L’automobile : Une technologie sans cesse renouvelée depuis 120 ans

By 15 March 2013

B – Le produit

1. Une technologie sans cesse renouvelée depuis 120 ans

Le moteur à explosion est le seul qui n’ait pas connu de transformation depuis 120 ans. Pour le reste, la technologie a considérablement évolué et l’on a assisté progressivement au renforcement de l’électronique dans les voitures mises sur le marché. En effet, l’automobile n’était au début qu’un objet purement mécanique; l’électricité n’intervenait ainsi que pour l’allumage et l’éclairage. Mais, après la Deuxième Guerre Mondiale, les technologies qui ont bousculé notre style de vie, ont révolutionné l’automobile. Le développement technologique est ainsi devenu plus rapide que jamais, notamment sous l’influence d’un certain nombre d’éléments. Par exemple, le coût des processeurs a énormément baissé, ce qui explique que beaucoup de fonctions mécaniques sont aujourd’hui remplacées par de l’électronique. C’est ainsi qu’il existe aujourd’hui des turbo chargeurs électroniques. À noter que ces éléments peuvent, dorénavant, commencer à se parler, à communiquer alors que, à l’état mécanique, ils ne le pouvaient pas.

La technologie embarquée sur les véhicules a connu de nombreuses évolutions depuis un siècle. L’automobile est en effet un métier séculaire qui a démarré dans les années 1880/1890. Pendant presque 100 ans, l’industrie automobile a travaillé en monotechnologie sur le plan des matériaux, après avoir utilisé très brièvement le bois, la tôle et l’acier pour l’ensemble de la voiture. L’industrie de l’acier a été plus particulièrement sollicitée car elle a toujours été très performante, en proposant des prix relativement bas. Mais cela n’est pas la seule raison. En effet, le changement d’un matériau dans une entreprise automobile suppose que tout la chaîne soit compétente : il faut savoir dessiner, assembler et réparer en fonction du matériau. Et c’est également pour cela que la tôle et l’acier ont été fortement majoritaires pendant de nombreuses années. Par la suite, l’industrie automobile a travaillé le plastique pour des raisons plutôt économiques de diminution du prix de l’outillage.

Progressivement, le secteur automobile est ensuite entré dans une nouvelle ère, celle que nous connaissons aujourd’hui, où la voiture n’est plus monotechnologique mais multitechnologique. Nous arrivons à la « voiture patchwork ». Chaque partie de la voiture est examinée et, en fonction des missions qui lui sont attribuées, elle est fabriquée avec le matériau optimum. Tous les matériaux de la voiture sont choisis. Les matériaux nouveaux, en particulier toute la chaîne des composites et des plastiques thermodurcissables, permettent de pratiquer des intégrations de fonctions, c’est-à-dire de rendre les pièces plus simples parce qu’elles intègrent plusieurs fonctions, qu’elles coûtent moins cher et qu’elles sont plus légères. L’aluminium est principalement utilisé, ainsi que tous ses dérivés, mais également le magnésium pour un certain nombre de pièces.

L’industrie automobile française fabrique désormais 6 millions de véhicules par an (voitures particulières et véhicules utilitaires) dont toute la carrosserie est en composite, atteignant une qualité de surface et une aptitude à la peinture comparable à celle de l’acier. Et de nouveaux matériaux seront encore utilisés. Aujourd’hui, des pièces composites sont utilisées, mélanges de plastique et d’acier ou de plastique et d’aluminium, ce qui permet de réduire le poids et d’atteindre des niveaux d’insonorisation intéressants. L’acier reste cependant le matériau le moins onéreux, le composite et l’aluminium pouvant coûter jusqu’à quatre fois plus cher.

Cette palette de nouveaux matériaux offre de nouvelles possibilités en matière d’architecture. Alors que le volume était à l’origine réservé aux composants, de plus en plus d’espace est réservé à l’amélioration de l’habitabilité.

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Avis et rapports du conseil économique et social
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