Hospitalité institutionnalisée de l’enseignement supérieur Britannique

By 26 March 2013

3.1.1 L’hospitalité institutionnalisée de l’enseignement supérieur Britannique

L’accueil que reçoit un étudiant Erasmus dans une université britannique est extrêmement organisé, structuré, agencé, d’après les commentaires des étudiants relevés dans les questionnaires et entretiens d’enquête. Tout dans les dispositifs spatiaux, temporels et les protocoles d’approches, tend à effacer l’asymétrie entre « accueillants » et « accueillis » qui règne dans le schéma classique de l’hospitalité10. Les prospectus distribués aux étudiants étrangers exaltent l’internationalisme des universités, gomment les différences de traitement qui peuvent exister entre étudiants britanniques et étrangers, comme le prix de l’inscription universitaire. Mais l’asymétrie demeure présente et s’observe tout d’abord par le fait que les étudiants étrangers sont incités à se rendre à l’Université plusieurs jours avant le début des cours et l’arrivée des étudiants britanniques, ensuite parce que, comme nous l’avons préalablement noté, il existe des centres, des offices destinés à accueillir et aider ces hôtes, mais aussi parce que des activités particulières leur sont réservées par ces intermédiaires. Loïc parle ainsi de réception à la gare routière, de « bus affrété », de cours à disposition dès l’arrivée et Mevegni de fléchage, de plans, de multiplies documents envoyés:

« L’accueil à l’Université, ça a été vraiment bien organisé. Il y avait deux jours prévus justement pour les étrangers, parce qu’ils reçoivent, je ne sais plus, mais quelque chose comme 2000 étudiants étrangers, des quatre coins du monde, des européens, des chinois, des américains, des africains, ‘fin tout, tout, tout ! Donc, il y a deux jours prévus, un week- end et ils nous récupéraient, soit à la gare, soit à la gare routière. Donc, il y avait des étudiants, qui étaient là, qui nous réceptionnaient, avec leur petit panneau et tout, donc ils venaient nous chercher, et il y avait un bus affrété pour nous spécialement, ils nous amenaient jusqu ‘à la fac. A la fac, il y avait un accueil organisé, où ils nous expliquaient, ils nous donnaient tout, remise des clefs, des draps pour les lits et tout, le magasin était ouvert spécialement, pour que l’on puisse faire les courses. Donc, l’accueil, c’était vraiment bien fait. Il y avait des cours à disposition, des cours d’anglais gratuits. »
Loic, 21 ans

9 Rappelons ici que nous ne souscrivons pas aux constructions typologiques qui s’imposent, une fois établies, comme des cadres rigides, des frontières intangibles, des substituts à des théories interprétatives. La typologie est une commodité méthodologique pour rendre compte à un certain moment du parcours de recherche, de convergences de sens, de proximités de formes, capable d’articuler les nombreuses et microscopiques observations empiriques en unités de comportements collectifs comparables.
10 Schéma que Anne Gotman décrit avec beaucoup de finesse dans la première partie de son ouvrage.

« C’était vraiment très impressionnant. Tout était vraiment cadré, fléché, tout était fait pour que l’on ne se perde pas ! Bon, déjà, d’avance, ils nous avaient envoyé beaucoup de documents avec, où faut-il s’arrêter quel train il faut prendre, ou faut-il s’arrêter, quel arrêt demander, avec un plan où il y avait même le souterrain qui te montrait l’accès à l’Université. Quand tu arrivais, il était indiqué où il fallait que tu ailles, avec une grosse flèche qui te montrait le bâtiment…. Etc. Et vraiment, je n’ai pas eu de problème pour les inscriptions, parce que c’était tel jour, tu allais dans telle salle, on te donnait ton dossier et on te disait : va dans le bâtiment Arts E.. Si tu faisais une mine surprise, on te disait, « vous avez un plan ?», oui, alors vous allez là, là… « vous avez bien compris ? » Tu y vas, tu suis, non vraiment ça c’est bien passé ! »
Mevegni, 22 ans

Rien n’est donc laissé au hasard, tout est planifié, programmé, établi d’avance. Mais l’exercice de l’hospitalité ne se réduit pas au temps de la réception. Tout au long de l’année les espaces d’accueil gardent leurs portes ouvertes et les accueillants organisent de multiples activités, qui vont du traditionnel Tea time (l’heure du thé), aux voyages organisés en passant par des visites de lieux de la ville. Dans presque tous les discours étudiants cet encadrement est apprécié, mais certains voient cette organisation aussi comme un confinement, une légitimation de la vie communautaire. C’est ce que met en évidence notamment Pascal :

« J’avais un petit peu l’impression de temps en temps qu’ils voulaient vraiment que l’on reste ensemble. D’autant plus qu’après j’ai participé, ‘fin, j’ai été choisi au hasard pour donner mon avis sur la vie du campus etc. aux relations internationales de l’université, quelque chose comme ça. Alors, on était quatre ou cinq étudiants étrangers à participer, dont deux français. Et ils nous demandaient un peu notre avis sur l’organisation de la vie à la fac, l’organisation des soirées, les avantages, ce que l’on avait retenu et éventuellement les critiques, ‘fin, c’était moins attendu, pas vraiment demandé, mais euh… Moi, je leur ai bien fait remarquer que c’était bien organisé, ça il n’y avait aucun problème, mais moi, j’avais quand même l’impression que c’était organisé pour qu’il y ait les étudiants anglais et puis après à côté, il y avait les étudiants étrangers entre eux, Erasmus. Mais tout est un peu comme ça en Angleterre, il y a beaucoup de classement, rien qu’entre les résidences, il y avait une hiérarchie…. Bon, ils ont retenu la remarque et je ne sais pas s’ils ont fait quelque chose…. Mais, je n’étais pas le seul à penser cela, ‘fin, je n’étais pas le seul, l’autre française disait un peu la même chose. »
Pascal, 24 ans

On relève également dans les discours des étudiants ayant séjourné en Angleterre, des conflits de rôles et de cohabitation, qui émaillent la vie quotidienne. Les étudiants Erasmus sont souvent logés dans des résidences universitaires ou des maisons étudiantes et cohabitent parfois avec des autochtones, même s’ils sont plusieurs étrangers, ils sont très souvent aux prises avec un voisinage dont l’âge et le statut sont bien différents des leurs. Car au Royaume-Uni existe une assez grande homogénéité des processus de décohabitation, contrairement à la diversité observable au sein de l’ensemble de la population Erasmus Européenne. Les logements universitaires jouent, pour les étudiants britanniques de première année, le rôle de transition vers une indépendance résidentielle. Le départ du foyer familial lors de l’entrée à l’université en Angleterre semble se faire en plusieurs étapes distinctes, permettant d’assurer une transition entre la dépendance et la réelle autonomie résidentielle : du foyer parental au logement universitaire et de ce dernier à l’appartement en collocation, puis seul ou en couple.

Mais pourquoi parler de transition ? Parce que chaque établissement d’enseignement supérieur possède une structure et un personnel dont les charges ne sont pas uniquement administratives, mais aussi reliées explicitement au contrôle social, en particulier pour le directeur (Warden) et aux fonctions de socialisation (« socializing » functions). Joan

Brothers et Stephen Hatch11, après avoir interviewé plusieurs gérants d’établissements de diverses universités, notent d’ailleurs que les devoirs du directeur ou de la directrice, liés au contrôle social, peuvent être en contradiction (au moins partiellement) avec les objectifs de socialisation dans les résidences, mais tous soulignent le besoin pour les étudiants de se sentir appartenir à une communauté. Les résidences universitaires assurent ainsi le passage entre un foyer parental où il est très peu demandé aux enfants de participer aux tâches ménagères et collectives, et un appartement au centre ville où l’étudiant doit prendre en charge toutes ces besognes lui-même. En effet, toutes les résidences garantissent une maintenance en cas de problèmes techniques, s’occupent du paiement des charges (chauffage, électricité…) et pour certaines proposent même des services de restauration compris dans le prix du loyer. Pour ce qui est de l’Université de Bristol, toutes possèdent également une salle informatique, mettent à disposition des lieux de travail ou de réunions, ont des bureaux ouverts aux étudiants avec un personnel chargé de l’écoute des problèmes éventuels. Ainsi, la résidence peut agir comme un groupe secondaire, intercalé entre l’individu et l’université et suffisamment près de l’étudiant pour l’attirer fortement dans sa sphère action. De plus, les halls of residence tenus par l’université, contrairement à nos cités universitaires ou collegi italiens, n’accueillent pas prioritairement des individus issus de milieux défavorisés. Selon l’étude de Joan Brothers et Stephen Hatch12, la proportion d’étudiants vivant dans ces établissements qui poursuivent leurs études au-delà de la licence y est relativement faible (11%), contrairement là encore aux établissement publics français et italiens. Il y a en général deux priorités alternatives que se donnent les universités britanniques anciennes. L’une vise à placer tous les étudiants en première année dans les résidences et ainsi, à les modeler, à les intégrer au monde universitaire. L’autre donne la priorité à la création d’une communauté à l’intérieur du hall, à la continuité par le maintien des anciens membres dans la résidence. L’étude révèle qu’une université sur trois, opte explicitement pour la première politique, donnant la priorité aux étudiants en première année et aux étrangers. C’est le cas de l’université de Bristol.

11 BROTHERS (J), HATCH (S), Residence and student life, Tavistock publication, 1997

Ainsi nous avons pu intégrer une résidence, observer et parfois partager le mode de vie communautaire et ritualisé des étudiants (pour une très large majorité « fresher », c’est-à- dire nouvellement inscrits).13 Comme le mettent en avant ces deux auteurs, dans ces résidences, les groupes religieux n’y sont pas rares et bien souvent (de manière compensatoire à la politique d’accueil non discriminatoire et globale des étudiants en première année) ceux qui restent dans la même résidence pour leur deuxième année consécutive, sont des membres actifs d’associations qui permettront de contribuer à la vie de l’établissement et de souligner son caractère particulier. Les étudiants Erasmus se retrouvent ainsi à côtoyer une catégorie jeune, encadrée rigoureusement et plutôt aisée d’étudiants natifs. De même, les étudiants Erasmus britanniques lors de leur séjour à l’étranger, à la différence de la plupart de leurs homologues latins, auront ainsi passé davantage d’étapes dans le processus de décohabitation.

12 Op. cit. Page 120 (Residence and student life.)
13 Les étudiants acceptés en première année à l’université de Bristol, reçoivent dans le courant du mois d’août, plusieurs livrets et documents leur présentant leurs résidences, leurs programmes d’études, les premiers événements importants. On leur donne par exemple le jour fixé de leur arrivée en résidence, décidé par ordre alphabétique en fonction de leur nom de famille pour faciliter les arrivées. Puis une fois tout le monde installé, tout un programme de réunions leur est remis, auxquelles ils doivent assister obligatoirement, avec la présentation de divers membres de la résidence, des tuteurs, des locaux et des consignes de sécurité leur sont soumises (avec distribution de bombes d’alerte !) Etc. Un programme de divertissement leur est aussi proposé durant toute une semaine, tous les soirs afin qu’ils fassent connaissance et s’intègrent à leur nouvel environnement (nommé fresher’s week). Au sein de chaque département la même organisation se met en place, on leur distribue des prospectus, des plans, on les invite à se rendre dans le bâtiment qui abrite les locaux de l’UBU, le syndicat étudiant de l’université, qui lui-même aménage des journées de présentation de ses clubs et fixe les dates de grands forums et réunions à venir.

Si nous observons corrélativement l’ambiance dans les résidences universitaires britanniques, l’analogie avec le voyage organisé nous paraît assez explicative, car il existe une similitude de rapport vérifiable objectivement entre ces deux univers. En effet, l’animation est toujours prise en charge par un groupe de personnes dont l’organisation définit les rôles. Les étudiants, comme les vacanciers dans certains clubs, ne mettent pas en place eux-mêmes leur propre dynamique de groupe et participent passivement, mais gaiement (pour la plupart) aux activités ludiques proposées. Il existe ainsi un fort encadrement et un système très hiérarchisé, qui va de l’influence de l’organisation sur les agissements des « animateurs », à l’imposition par ces derniers d’un mode d’amusement unique et particulier aux usagers. L’objectif affirmé est aussi similaire, c’est la distraction, la socialisation et l’agrandissement du cercle de relations affectives et amicales des individus. Le but latent est quant à lui la fidélisation et l’intégration sécuritaire (« être entre nous ») des personnes à un univers particulier et aux règles qui l’accompagnent. Dans les clubs de voyage, ceci permet aux organisations de garder une clientèle attitrée. Mais parmi les résidences universitaires, c’est aussi compréhensible dans un contexte de concurrence entre universités. Les gérants mettent ainsi en place des politiques qui fondent l’identité de chaque établissement, afin d’attirer les étudiants avec les caractéristiques souhaitées agréant sa perpétuation. Il n’est pas rare d’entendre les étudiants classer eux-même les résidences en fonction de leur composition sociale (working-class, middle-class or upper- class residence), ni même de les entendre dire : « ma résidence » ou « les fêtes de ma résidence » sont « les plus sympathiques », les « moins guindées » ou encore « je n’aimerais pas vivre là-bas » etc.

Malgré ces différences visibles dans une société qui valorise le communautarisme et exhibe les différences, les modalités de décohabitation communes, (résidence en première année, appartement partagé par plusieurs étudiants par la suite), la vie festive et les loisirs participent à une sous-culture qui se justifie, selon les étudiants, par la particularité de ces années libérées de la tutelle familiale, des pressions exercées par les professeurs du secondaire et écartées des futures responsabilités d’un travail rémunéré, au sein d’un monde universitaire peu compétitif. Ces caractéristiques, nous le verrons, varient en tous points avec la réalité résidentielle des étudiants français et italiens, mais nous informent sur l’accueil et le cadre dans lequel les étudiants Erasmus seront amenés à tisser des liens. Le système sélectif anglais se fait par parrainage, nous l’avons souligné, et la quasi-absence d’une sélection par compétition ne pousse pas les étudiants à cultiver l’art du sérieux et des loisirs culturels. Tout ceci a conduit certains auteurs britanniques, comme George Bernard Shaw14 à qualifier sévèrement la communauté étudiante « d’élèves semi- émancipés » et de « non-émancipés pédants »15. Les étudiants Erasmus interrogés déclarent eux-aussi des relations pas toujours faciles ou superficielles, de nombreuses incompréhensions et un manque de circonspection chez les étudiants anglais.

Ian Lewis, dans une étude par observation participante de « l’expérience étudiante »16, décrit d’une manière très détaillée les premières semaines de vie universitaire. Il note une tendance aux actions communes, à une sorte de suivi du « leader. » Semblablement à ce que nous avons observé, il montre que le sexe prend une place considérable dans les conversations à l’université. A relever aussi, dans le forum du syndicat étudiant (University of Bristol Union) le nombre de bars sur le site universitaire et les drinking events (de to drink : boire et events : évènements). De l’analyse du manuel distribué par ce syndicat, (qui donne un résumé écrit de tout ce que les clubs proposent, qu’ils soient sportifs, politiques ou religieux), il ressort que les « sociétés » qui n’exposent pas cet aspect festif et éthylique par des phrases comme « lots of pub visits » ou « fantastic socials with cheap drinking opportunities»17, sont peu nombreux. Dans les extraits d’entretiens suivants Sophie et Pascal exposent les principaux facteurs corrélés qui expliquent selon eux leurs difficultés à communiquer avec des étudiants britanniques : La différence d’âge, le problème de la langue, les pratiques festives et le contenu des conversations:

« […]Mais, c’est vrai que les conversations de tous les Français que j’ai vus là-bas, personne n’a eu vraiment des conversations précises, intéressantes… c’était tu sors ce soir ? oui, non… où ? etc. Puis, ils parlent vite, puis c’est dur l’anglais en fait, parce que tout le monde a son argot, nous surtout les jeunes, les Français aussi, on a nos petits mots, ben, là- bas, c’est pareil.. Donc, c’est vrai que c’était plus facile d’aller vers les Italiens qui parlaient moins bien anglais, mais qui faisaient des efforts, ‘fin, il y avait des efforts des deux côtés. Puis, c’est vrai que là-bas, sur le campus, c’est difficile parce qu’il n’y a que des premières années, donc, déjà ils ont 18, 19 ans, donc, les préoccupations.. ‘fin, on s’est quand même bien entendus avec, mais heureusement que l’on habitait des logements où il y avait plusieurs nationalités, donc, on a pu faire différentes connaissances. »
Sophie, 21 ans

14 SHAW (GB), Misalliance in Collected plays with their prefaces, The bodley head, m. Reinhardt, 1972
15 “A university community should be a community of adults, not that of a rowdy rabble of half emancipated school children and un-emancipated pedant”
16 LEWIS (I), The student experience of Higher Education, Croom helm, 1984
17 « Beaucoup de visites de pubs », « des opportunités sociales fantastiques, avec des consommations économiques ». Ce guide publié et distribué chaque année à l’ensemble des étudiants inscrits à l’Université de Bristol répertorie également un grand nombre de bars, pubs, discothèques…etc. Ainsi que de nombreux centres commerciaux que les auteurs (dont les noms et fonctions ne figurent nulle part) apprécient en fonction de critères tels que l’ambiance, les prix et la population qui les fréquente.

« La cohabitation, ça fait un peu drôle, parce qu’eux, ils sont jeunes on va dire par rapport à moi. Et puis, en plus ils découvrent l’univers de l’université pour la première fois, ils sont loin de leurs parents. Et comme à mon avis, ils sont assez serrés jusque là, alors c’est un peu l’année où ils font n’importe quoi, ils se lâchent quoi, ils organisent plein de fêtes, de beuveries plutôt ! (Rire) Etc, etc. Le début a été, je ne dirais pas difficile parce que je ne les ai pas trop vus, mais euh… Ils n’ont pas cherché spécialement à avoir un contact avec moi, alors que moi, j’essayais un petit peu d’engager la conversation mais comme ils voyaient que mon niveau d’anglais n’était pas très, très bon, ils n’ont pas fait beaucoup d’efforts pour aller vers moi. »
Pascal, 24 ans

Sophie et Pascal, étudiants en sciences d’Aix-Marseille, notent aussi le « peu d’efforts » que font les Anglais, qui peut être relié à une acceptation, une reconnaissance, une hospitalité laissées au bon vouloir des organismes et services universitaires où s’impliquent assez peu les étudiants individuellement, hormis les associations étudiantes chrétiennes. Le danger au processus d’hospitalité qu’Anne Gotman18 relève dans les sociétés contemporaines, semble être ce qui caractérise la rencontre de l’Autre dans les universités en Grande-Bretagne, c’est-à-dire les déviations vers des phénomènes de chronicisation, d’instrumentalisation et d’institutionnalisation de l’hospitalité. A la quantité de lieux d’accueil, à l’encadrement que les étudiants Erasmus apprécient, se juxtapose une critique de l’acceptation dans une société qui se cloisonne et crée, selon l’expression d’Anne Gotman des « étrangers proches ».

L’expérience de mobilité des étudiants ERASMUS
Les usages inégalitaires d’un programme d’«échange» Une comparaison Angleterre/ France/Italie
Thèse pour obtenir le grade de DOCTEUR EN SOCIOLOGIEO – UFR Civilisations et Humanités
l’Université AIX-MARSEILLE I & Università degli studi di TORIN