L’utopie de l’accompagnement professionnalisant

By 3 February 2013

3. L’utopie de l’accompagnement professionnalisant

Pour terminer cette présentation du métier d’accompagnateur, il est important de dire qu’il agit sur des artistes amateurs ou en voie de professionnalisation. Rien ne les prédestine à monter jusqu’en haut de la pyramide de notoriété. L’accompagnement professionnalisant est une étape dans la carrière d’artiste. Le directeur de Mars précise qu’il « hors de question (que l’écluse) fabrique des musiciens. De toute façon, s’ils se créent, c’est eux- même. On peut les aider à avoir des outils de compréhension du monde dans lequel ils vont évoluer »135. Un musicien ne gravit pas cette pyramide en passant forcement pas cette étape d’accompagnement. D’autres voies mènent à la consécration. Certains ont été “découverts” par le phénomène Myspace. Ce réseau communautaire mondial a permis à quelques dizaines d’artistes d’émerger de la masse. C’est aujourd’hui plus un moyen de communication et un outil économique qui fait partie de la sphère marchande des télécommunications.

L’accompagnement de projets amplifiés ne promet donc pas à une carrière de renommée. Ce n’est pas une science exacte. On aura beau appliquer toutes les méthodes de réussite de carrière à un projet, rien ne permettra de penser que le groupe atteindra le statut d’artiste souverain. Premièrement, l’économie du spectacle vivant est saturée. Il est impossible de dénombrer ce phénomène tant il y a de groupes qui souhaitent vivre de leur musique. L’action d’un accompagnateur sur un projet ne suffit pas à faire ressortir ce groupe. Deuxièmement, le facteur chance est une donnée non maîtrisable. « La chance c’est qu’une oreille, une radio, un public les désignent comme son époque »136. Les professionnels des musiques amplifiées ont un statut d’expert et peuvent participer à la consécration d’un groupe. Mais ils ne sont pas les seuls détenteurs de ce pouvoir : médias, publics, institutionnels, maisons de disques … La commercialisation des musiques actuelles a entraîné des enjeux que le secteur associatif ne maîtrise pas. « Il y des groupes qui sont merveilleux, avec des propos terribles, mais qui ne gagneront jamais un kopeck, qui ne partiront jamais en tournée, même si musicalement c’est ce qu’il y a de plus subtil. (…) On veut des groupes qui marchent, qui font un certain nombre d’entrées, des groupes la plupart du temps complètement aseptisés, avec un discours dans le sens du poil. (…) C’est des groupes qui marchent, qu’on professionnalise, qui font du développement »137. Ce constat sur l’impossible lutte contre le secteur marchand des musiques amplifiées laisse deviner que l’accompagnement professionnalisant n’est qu’un leurre. Si les groupes souhaitent atteindre le sommet de la pyramide de notoriété, ils ont tout intérêt à se tourner vers ce secteur marchand. Les lieux de vies musicales mènent le combat de la diversité culturelle. C’est pourquoi ils continuent d’œuvrer pour le développement d’artistes. Leur mission est de représenter toutes les formes que peuvent prendre les musiques amplifiées. S’ils doivent encourager un projet artistique, il le feront tout en prévenant le groupe qu’il n’a aucune chance d’accéder à la notoriété. Le discours à tenir aux groupes en développement dans le secteur associatif : « ça va louper à 99% de chances, même plus ! Il vous reste 0,1%. Par contre ces 0,1%, si vous avez envie d’essayer, nous on va être là »138.

136 Forumag, les musiques dans tous leurs états, 2005, p1.
137 Entretien avec Fabrice Parmentier, p129.

Au final, la plupart des groupes n’atteignent jamais le statut de musicien souverain. Nous avons vu quelles sont les possibilités d’avenir qu’ils ont. Ils peuvent diversifier leur activité de musicien, mais restent des professionnels intermédiaires. La plupart des groupes abandonnent. Certains s’accrochent au statut de musicien et vivent du RMI. Lorsque je demande à Fabrice ce que font les groupes à la sortie de l’écluse, il me répond simplement :

« ils cherchent des dates et puis … il en trouvent pas et ils arrêtent le groupe. (…) Faut pas rêver. (…) Tous ces petits groupes, c’est des durées de vie en moyenne de quelques années »139. Cette vision pessimiste de la fin de carrière peut questionner sur l’intérêt qu’ont les lieux de vies musicales à soutenir des groupes sans avenir de professionnalisation. On peut d’abord rappeler leur mission de diversité culturelle. Ensuite, on peut remarquer que malgré la fatalité de la situation, l’espoir persiste. Chacun est conscient que la plupart des projet soutenus par les accompagnateurs de perdurera pas. Mais une part de rêve leur permet de continuer l’action menée. Rémi Breton s’explique :

« À partir du moment où je me dis que l’association Mars, (va) porter ce groupe, forcement, j’imagine le mieux pour eux. Et pour moi, le mieux c’est de devenir musicien professionnel et d’avoir mille fans qui hurlent et arrachent leur tee-shirt en voyant les groupes. C’est une caricature. Mais (…) je ne ferais pas ça si j’étais pas un peu rêveur »140. Et lorsque on demande à Solène si Soyuz a une visée de professionnalisation, elle me répond : « Non, la démarche (…) n’est pas professionnelle. Après, si un jour ça fonctionne et que ça plaît aux professionnels, pourquoi pas »141.

Il est difficile d’évaluer les résultats du travail d’un accompagnateur. Le métier nécessite des compétences sur des domaines très différents les uns des autres. Les personnes qui occupent actuellement ces postes ont des parcours variés et leurs compétences changent en fonction du fonctionnement de chaque lieu de vies musicales. La définition d’un cadre législatif est retardée par le manque de légitimation de ce métier. Les propositions sont d’ailleurs déséquilibrées entre le secteur public et le privé. On ne peut pas non plus se baser sur la réussite des groupes suivi pour justifier le travail d’un accompagnateur. Le facteur chance prend trop de place dans la carrière artistique. Cependant, on retiendra que ce qui symbolise au mieux les qualités d’un accompagnateur, c’est sa capacité à divulguer son savoir, son expérience. Cette transmission ne peut se faire sans notion d’échange avec les acteurs des musiques amplifiées. Leur expérience est basée sur un parcours individuel, une histoire, des valeurs communes au monde des musiques amplifiées.

139 Entretien avec Fabrice Parmentier, p127.
140 Entretien avec Rémi Breton, p147.
141 Entretien avec Solène Lasnier, p105.

Conclusion :

Le phénomène de musicalisation a marqué l’évolution de la société occidentale. La musique est omniprésente dans nos quotidiens. De ce constat, les politiques culturelles se sont succédées. Démocratisation culturelle avec Malraux. Décentralisation culturelle accompagnée par Landowski. Démocratie culturelle initiée par Lang. Le vrai déclic concernant les musiciens amateurs est insufflé par l’enquête sur les pratiques culturelles des français de 1981142. La musique et la danse sont à cette époque gérées par Maurice Fleuret, fervent défenseur de la diversité culturelle. Les notions d’éducation populaire sont reprises. Le domaine des musiques actuelles prône des valeurs communautaires. La construction professionnelle du secteur se base sur une collaboration tripartite : l’État, les collectivités territoriales et les acteurs culturels. Les professionnels s’organisent en réseaux associatifs. Peu à peu, l’environnement des musiques amplifiées se structure. L’État participe en encadrant le secteur. Les labels se succèdent : les cafés-musique et Zéniths d’abord; les Smac ensuite. Pourtant, des problèmes économiques et idéologiques persistent. La précarité du milieu est directement liée à la double économie publique et commerciale. Des problèmes inhérents au domaine amplifié empêchent l’avancement de sa légitimation. Les militants sont partagés entre la nécessité du soutien public et la protection de leur liberté décisionnelle. Les pratiques amateurs manquent aussi de légitimation. On évalue pourtant à 500 000 le nombre de praticiens143. Le statut d’amateur n’est défini que par défaut au statut professionnel. La sur-professionnalisation économique opposée au manque de légitimation des musiques amplifiées laisse l’avenir des pratiques musicales et de ses acteurs en suspens.

La place des musiciens amateurs prend malgré tout une part croissante dans l’activité générale du secteur amplifié. La pyramide de notoriété illustre l’évolution de la carrière artistique par ses différentes étapes : le mélomane, l’auditeur averti, le musicien amateur, le collectif amateur, l’intériorisation de la profession de musicien, le musicien intermédiaire ou souverain. Chaque étape représente l’apprentissage d’éléments cognitifs et pratiques des musiques amplifiées. L’évolution sur la pyramide dépend plus d’une volonté de se sentir musicien que d’une pratique assidue menant à l’excellence instrumentale. Chaque phase du développement de carrière est pris en charge par les espaces dédiés à ces musiques. Ce suivi révèle la difficulté de différencier l’amateur du professionnel. À quel moment d’une carrière un musicien est défini comme professionnel ? Pour palier à ce vide, le concept de groupe en développement est avancé. Il représente un passage d’incertitude quant à la continuation de la carrière. Ce moment prend fin avec l’acceptation par le musicien et ses pairs du statut de musicien professionnel. Il n’amène pas pour autant à la consécration artistique : être musicien professionnel de concert. Ces étapes dans la pratique musicale de chaque musicien peuvent être accompagnés de conseils, de mise en pratique dans les lieux de vies musicales. Plus que des espaces de diffusion et d’accompagnement des pratiques musicales, ce sont des lieux d’expression d’une citoyenneté. Les militants qui gèrent ces structures proposent un regard sur le monde par des actions culturelles. Avec la professionnalisation du secteur, les associations deviennent de véritables entreprises tant les budgets et les enjeux sont élevés. Deux missions principales leur incombent. La diffusion et l’accompagnement des pratiques musicales sont tournés vers trois types d’utilisateurs : les professionnels, les artistes en développement et les amateurs. Précisons que la pratique amateur est érigée au centre des activités de ces espaces. L’association Mars est une illustration parfaite des visées que peut espérer un lieu de vies musicales. L’écluse est le pilier sur lequel doivent s’appuyer les pratiques amateurs. Malgré tout, on a noté une incapacité à étendre cette action à tout un territoire. La question des missions de l’accompagnateur dans un dispositif d’accompagnement comme celui-ci se pose alors.

142 Ministère de la Culture, Service des études et de la recherche, Pratiques culturelles des Français, description socio-démographique, évolution 1973-1981, Paris : Dalloz, 1982.
143 Marc Touché, Mémoires vives, 1998.

Si le métier d’accompagnateur n’existe pas sur le papier, on le retrouve pourtant dans de nombreuses établissements. Il est malgré tout sujet à une professionnalisation. Le processus est lent, retardé par des problèmes étiques liés aux musiques actuelles. Le secteur public a su récupérer le système d’accompagnement développé par les accompagnateurs en place à l’époque. Les conservatoires développent leur département de musiques actuelles en formant des professeurs. Mais le secteur associatif revendique les valeurs d’autodidactisme et de partage des savoirs. La formation privée des accompagnateurs est désorganisée. Le métier semble ne toujours pas être défini. Lorsqu’on s’attarde sur les qualifications requises, on appuie une vision utopiste d’un individu multi- compétent, capable d’orienter des musiciens sur des domaines variés : artistique, économique, technique, organisationnel. On peut conclure que chacune de ces compétences peut être comblée par un entourage professionnel expérimenté et diversifié. L’individu multi-compétent n’existe pas. L’accompagnateur compétent s’entoure des bonnes personnes, s’appuie sur ses expériences personnelles variées et son attachement à sa mission de développement et de diversification des pratiques musicales. Lorsqu’il suit un groupe en développement, il n’a pas pour principal objectif la consécration de ce dernier. Ce serait impossible tant les paramètres d’accès au sommet de la pyramide de notoriété sont vastes. L’accompagnateur a donc un rôle minime dans la carrière d’un artiste. Il est un des facteurs chance qui mènera un groupe vers la consécration artistique. La nécessité de son action est toute autre. Elle est complémentaire de la mission générale des lieux de vies musicales : transmettre des savoirs, des valeurs, inculquer la curiosité artistique, défendre la diversité culturelle, assurer le cheminement d’une carrière, faire vivre culturellement un territoire.

Cette présentation de la carrière d’un musicien dans le domaine des musiques amplifiées est assez pessimiste. Les groupes sont de plus en plus nombreux. Les moyens financiers, techniques et humains manquent. Les lieux de vies musicales peinent à accueillir ces artistes en herbes dans les meilleurs conditions et à les accompagner jusqu’au point culminant de la pyramide de notoriété. L’économie du secteur est instable, à cheval entre deux fonctionnements. D’un côté, l’économie marchande telle qu’on l’observe dans le domaine du disque, met à mal la diversité culturelle. Le spectacle vivant dans les musiques amplifiées ne peut avoir recours à ce procédé unique. D’un autre côté, le financement publique stagne : le budget 2008144 pour les musiques actuelles dans le spectacle vivant n’a pas augmenté. L’intérêt du ministère envers les musiques actuelles est plus que timide. La présentation du budget 2008 par la ministre Christine Albanel ne cite même pas cette discipline artistique. La plupart des lieux de vies culturelles sont en difficulté financière. Rares sont les entreprises capables d’assurer la survie de leur entreprise comme l’exigent les règles de comptabilité : ils jonglent avec les subventions et autres apports financiers. Les financements publics paraissent enrayés par les structures classiques, légitimées depuis fort longtemps. Il semble que les musiques amplifiées ne soient pas soutenues à la hauteur des espérances des fédérations du secteur. Cette situation interroge la possible reconnaissance de ce domaine artistique sur le long terme. Si l’on rappelle les trois “conditions de canonisation culturelle”145 évoquées précédemment (inscription dans le temps, légitimité politique et dimension sacrale de l’artistique), on peut s’inquiéter à propos d’une éventuelle légitimation totale des musiques amplifiées. Ce domaine artistique est jeune. Porté par ses valeurs populaires, il n’a jamais été soutenu par les élites culturelles. Le socle de construction de ces musiques est l’amplification, procédé physique ne faisant pas appel aux valeurs traditionnelles divulguées auparavant par des arts aujourd’hui nobles. La légitimation des musiques amplifiées est une impasse. De plus en plus de lieux ont recours à de nouveaux financements. La principale solution proposée actuellement est le mécénat. Mais un tel bouleversement économique est-il acceptable pour ces militants de la première heure ? Les volontés et compétences humaines sont là. Les équipements se multiplient. Ce secteur connaît une progression constante, excepté au niveau financier. Il est donc difficile d’imaginer le retrait progressif des financements publics et la survie du secteur sans bousculer les valeurs véhiculées par ce secteur à but non-lucratif. Plus que de nouveaux revenus, c’est un nouvelle organisation des musiques amplifiées qu’il faudrait proposer, pour mettre fin à cette précarité usante pour tous les acteurs des musiques amplifiées.

144 www.culture.gouv.fr, rubrique budget, page consultée en août 2008.
145 Géma, Politiques publiques et musiques amplifiées, actes des premières rencontres nationales d’octobre 1995 à Agen, 1997, p123.

Lire le mémoire complet ==> Le métier d’accompagnateur dans la carrière musicale amplifiée
Master 2 Anthropologie spécialité Métiers des arts et de la Culture
Université Lumière Lyon 2

Table des matières :

Introduction page 5
A/ Sujet d’étude : les musiques actuelles et amplifiées page 5
1. Précis lexical page 5
Le territoire page 5
Les musiques rock, actuelles ou amplifiées page 6
Le groupe page
L’instrument page 7
Le bénévole page 8
L’amateur et le professionnel page 8
L’enseignement et l’accompagnement page 11
L’animation et la pratique musicale page 11
2. Le sujet d’étude page 11
Définition du terrain d’étude page 11
Les principaux usagers de l’étude page 12
B/ Protocole de recherche page 14
1. Genèse du questionnement, problématique et hypothèses page 14
2. Terrain d’enquête principal page 15
3. Méthodes d’enquête page 15
C/ Définition du plan d’étude page 17
Musicalisation de la société et conséquences page 18
A/ Rappel sur les politiques en faveur de la pratique des musiques actuelles page 18
1. Idéologie de l’éducation populaire page 19
2. Démocratisation culturelle page 19
3. Décentralisation culturelle page 20
4. Démocratie culturelle page 20
5. La déclaration universelle de l’Unesco sur la diversité culturelle page 22
B/ État des lieux des musiques actuelles page 24
1. Acquis structurels page 24
Acquis juridiques page 24
Labellisation des lieux de pratiques musicales page 25
Les réseaux professionnels page 27
2. Conséquences de structuration du secteur page 28
3. Précarité du milieu page 30
C/ La mise en lumière des pratiques amateurs page 3
Carrière d’artiste et structures d’accompagnement page 36
A/ Du mélomane à l’artiste souverain page 36
1. Les phases identifiées page 36
La découverte de la musique page 37
Le passage à l’acte page 37
La pratique en groupe page 39
L’envie de monter sur scène page 40
La professionnalisation page 41
Le musicien souverain page 42
2. Essai de définition de la carrière musicale amplifiée page 44
Une pyramide à gravir page 44
De l’amateur au professionnel page 45
B/ Les lieux de vies musicales page 47
1. Des espaces de vie adaptés aux spécificités des pratiques amplifiées page 47
Présentation du concept page 47
Des valeurs propres au domaine des musiques amplifiées page 47
2. Les missions communes des lieux de vies musicales page 50
La diffusion page 50
La pratique musicale page 52
La répétition page 52
Les filages et résidences page 53
Les ateliers et cours page 54
L’information et les formations page 54
L’enregistrement page 55
L’accompagnement des groupes page 57
Le bien être de l’amateur page 57
C/ MARS : exemple d’un lieu de vies musicales page 59
1. Présentation de l’association page 59
2. Les activités de l’association page 61
3. L’écluse page 65
Quel but avoué ? page 65
Les outils du dispositif page 66
Les outils artistiques page 66
Les outils techniques page 67
Les outils de gestion de carrière page 68
Les limites de l’écluse
Le métier d’accompagnateur page 73
A/ Essai de définition du métier d’accompagnateur en lieu de vies musicales page 73
1. Un nouveau métier ? page 74
2. État des lieux des postes actuellement occupés page 75
3. L’individu multi-compétent page 76
L’instrumentiste page 77
Le conseiller artistique page 77
Le technicien page 78
Le monteur de projets page 78
Le gestionnaire page 79
Le passeur page 80
Le relationnel page 80
B/ La professionnalisation du métier page 82
1. Professionnalisation publique page 82
2. Professionnalisation privée page 83
C/ Débats autour du métier d’accompagnateur page 87
1. La légitimité des fonctions de l’accompagnateur page 87
L’accompagnateur doit-il être un gestionnaire ? page 87
L’accompagnateur doit-il avoir des compétences d’animateur ? page 88
L’accompagnateur doit-il être professeur de musique ? page 88
2. Le mouton à cinq pattes page 90
La gestion page 90
La communication page 90
La technique page 91
3. L’utopie de l’accompagnement professionnalisant page 91
Conclusion