Facteurs de la logistique de distribution

By 9 February 2013

II.3.2.Facteurs de la logistique de distribution

L’organisation logistique permettant d’acheminer les produits d’un industriel jusqu’au lieu de point de vente dépend de plusieurs facteurs intéressants à analyser :

Nature des produits : Il faut tenir compte de la variété de produits qui ne possède pas les même caractéristiques marketings et logistiques. En outre, il existe des différences plus ou moins importante entre les produits de marques de fabricants, les premiers prix, les MDD, les produits en promotion…

Conditionnement et manutention : La diversité des surfaces commerciales entraîne également une grande diversité de pratiques logistiques. En effet, les moyens de conditionnement et de manutention sont multiples : palette « 60×80 », palette « euro 80×120 », conteneurs grillagés, rolls, palette multirotation, bacs plastiques « 60x 40 »….

Responsabilités : Extrêmement diverse d’une entreprise à une autre, la responsabilité d’achat, de logistique et d’approvisionnement a varié également selon l’évolution des relations « Industriels-Distributeurs ». Certaines enseignes vont considérer le chef de produit responsable de l’ensemble des flux depuis les achats jusqu’à la mise en rayon. D’autres enseignes considèrent les acheteurs comme seul négociateur du référencement des fournisseurs. Par ailleurs, les évolutions récentes de l’ECR ont conduit à un repositionnement de certains métiers de la grande distribution.

Exemples :
o L’acheteur à devenir davantage connaisseur de ses produits, marchés, merchandising et logistique en se spécialisant en « category manager ».
o Le chef de rayon doit assurer désormais la gestion des approvisionnements et de la négociation des budgets d’animation au détriment de l’acheteur.

Organisation et informatique : La prise de conscience de l’importance de la logistique dans les directions générales ont amené ces derniers à créer des directions logistiques centralisées et à mettre en place des systèmes informatiques importants et coûteux permettant une meilleure maîtrise des coûts logistiques.

Entreposage et plate-forme : Durant les années 90, la création de nombreux moyens logistiques régionaux par les distributeurs permettaient de bénéficier de nombreux avantages :

o Une réduction des coûts par un meilleur positionnement de leurs entrepôts à proximité de leurs surfaces commerciales, avec une diminution des tournées et l’obtention de meilleures conditions de transport jusqu’à leur entrepôt.

o La possibilité de renégocier les contrats avec leurs fournisseurs en cernant mieux la part des transports dans le prix du produit

o La possibilité de s’approvisionner auprès de fournisseurs qui ne disposaient pas d’une organisation logistique suffisante, par exemple pour la livraison des produits frais.

Au cours de la période la plus récente, on va assister à une réduction des stocks dans ces entrepôts régionaux de telle sorte que l’on verra apparaître des plate-formes sans stocks où l’on procède soit à l’allotement des marchandises, soit au simple transfert des marchandises alloties au préalable par le fournisseur (cross-docking au sens strict du terme).

En marge de ces entrepôts régionaux, des entreprises nationales vont commencer à voir le jour répondant à des besoins bien particuliers. Exemple Entrepôts d’importation, spécialisés par type de produit, de stockage d’opportunité (produits saisonniers, promotion…).

Depuis quelques années, se développe une nouvelle sorte de plate-formes dites « réserves déportées ». Ce sont des réserves d’arrière magasin représentant une grande importance pour un magasin qui ne peut pas s’étendre sur son point de vent faute de surfaces disponible ou d’autorisation. L’idée est alors de déporter la réserve à quelques kilomètres de la surface commerciale. Cette réserve dispose de fonctionnalités plus importantes qu’une réserve arrière classique avec la possibilité d’agrandir ses airs de réception, de réexpédition, et de faciliter les travaux de préparation de produits à la vente ( mise sous antivols, étiquetage, mise sur cintre…).

Il peut même arriver dans certains cas que le stock reste la propriété du fournisseur et que le transfert de propriété s’effectue au fur et à mesure des besoins du distributeur. Cette pratique est née des Etats Unis avec le grand distributeur Wall Mart.

* Transports

Dans le domaine du transport, le recours à l’externalisation et à la sous traitance s’est généralisé. Le moyen de transport est principalement routier et il est difficile pour les distributeurs de posséder leur propre flotte. D’ailleurs, le marché français des transports routiers est caractérisé par sa surcapacité et la distribution peut obtenir sans trop d’effort des coûts largement plus faibles que ceux que le distributeur pourrait avoir avec sa propre flotte.

Dans les liaisons de proximité, on pratique plus facilement des contrats de longue durée avec des obligations fortes du partenaire alors que pour les transports longue distance, on pratique plus volontiers des « affrètements spots ».

Certains distributeurs ont tendance à imposer à leurs fournisseurs des conditions logistiques extrêmement strictes et particulièrement sur les horaires et les délais de livraison. Il s’agit pour eux de gérer au mieux les quais et les moyens de déchargements à l’entrée des entrepôts, des plates-formes et des magasins. D’ailleurs, on a donc vu se développer ces dernières années des normes ou des chartes de bonnes conduite entre les transporteurs routiers et les distributeurs.

Dans le cadre d’une stratégie ECR, le choix de l’externalisation logistique est il la solution optimale pour répondre aux besoins de la collaboration « industriels/distributeurs »?
Mémoire de fin d’étude – Master 2 Sciences du Management
Otto Marie – Odile – Spécialité Logistique