Les motivations, la proactivité et l’attitude entrepreneuriale

By 17 January 2013

II.2.3 Les déterminants de l’attitude

* Motivation

Pour Weber (1964), les motivations structurent les attitudes. L’impact des motivations sur l’intention entrepreneuriale est formulé à travers deux composantes : motivation psychologique et motivation professionnelle. La première renvoie au besoin de responsabilité, d’argent, de satisfaction et d’autonome. La deuxième concerne la recherche de flexibilité, et l’échappement au chômage .Ces deux facteurs explicatifs et prédictifs sont opérationnalisés sous forme de variables quantitatives, il convient donc de procéder à des analyses de régression multiple.

Cette dernière, détaillée dans le tableau suivant, indique pour l’échantillon de référence une corrélation multiple satisfaisante entre la motivation et l’attitude entrepreneuriale. La force de cette relation est évaluée à .399 (R). La part de la variance de l’intention entrepreneuriale expliquée par la motivation est égale à 0.154%; la qualité de l’ajustement de la relation obtenue par la régression multiple est donc acceptable et le lien s’en trouve significatif (la valeur calculée de F est supérieure à la valeur critique observée sur la table statistique : F calculé = 28.198 ; sig. = 0,00 ; F critique = 3,92, au seuil α = 0,05 pour 2et 297degrés de liberté.

Notons que le lien entre la motiv 2 et l’attitude des étudiantes est négative (Bêta : -4.216). Plus la motivation professionnelle (la demande de flexibilité et l’échappement au chômage est fort), plus l’attitude envers l’entrepreneuriat est faible. Nous pouvons expliquer ce résultat par le fait que l’entreprise demande aussi de temps que la femme ne trouve plus de flexibilité. Ce résultats confirme que la femme a un rapport au temps singulier (Levy-Tadjine et al., 2006) et affirme que la majorité des femmes envisage une carrière entrepreneuriale pour satisfaire plutôt des besoins d’indépendance et d’autonomie, d’accomplissement personnel ou de défi (Adrien, Kirouac et Sliwinski, 1999; Buttner 1993; Hughes, 2003). Ceci explique notre résultat, plus les étudiantes ont une motivation psychologique (motiv 1), plus forte est leur attitude entrepreneuriale.

De même, le fait que les libanais échappe au chômage par l’immigration sans voir l’entrepreneuriat comme solution (cf. étude exploratoire) diminue leur attitude à l’entrepreneuriat, surtout que le chômage s’explique par une situation économique et politique difficile au Liban. Pour creuser ce résultat, nous avons remarqué que 53.3% considère, l’entrepreneuriat féminin un défi pour la femme libanaise et non pas une opportunité. Ce résultat confirme les difficultés recensés au chapitre trois concernant le financement, l’expansion, l’Inégalité d’accès et de participation économique au niveau du genre, les lois du travail, le système de sécurité sociale.

En se fondant sur le test de la régression multiple, l’hypothèse H2.1a: les motivations influencent l’attitude des étudiantes envers l’entrepreneuriat, n’est pas rejetée au sein de l’échantillon de référence

Tableau 59. Résultats de la régression du modèle attitude= f (motivations)

Analyse de la variance
Somme des carrés DF Carré moyen Valeur F sig
Modèle 47.715 2 23.858 28.198 .000(a)
Erreur 251.285 297 .846
Total corrigé 299.000 299
.160
R² ajusté .154
Analyse des coefficients
Variable Bêta Valeur du t sig
Motiv 1 .331 6.215 .000
Motiv 2 -.224 -4.216 .000

* Proactivité

Selon les arguments développés dans l’hypothèse 2.1 (la proactivité influence l’attitude des étudiantes envers l’entrepreneuriat), deux types de risques sont distingués : la propension à prendre les risques sociaux, le deuxième axe détermine la propension à prendre les risques plutôt environnementaux. Les résultats de l’analyse en composantes principales ont mis au jour cette double composante que nous avons respectivement représentée par les variables. Celles-ci étant d’essence quantitative, nous allons donc procéder à des analyses de régression linéaire multiple.

L’analyse de régression exposée dans le tableau suivant indique des coefficients de corrélation et de détermination linéaire satisfaisants (R= 0,348% et R²= 0,121%). En outre, le coefficient F observé (20,478; sig. = .000) est supérieure au F calculé pour 2 et 297 degrés de liberté (F = 3,92 ; sig. = 0,05). Il en résulte que la proactivité avec ses deux composantes (sig Pro1= 0.000 et sig Pro2= 0.000) a d’impact sur l’attitude avers l’entrepreneuriat.

L’hypothèse 2.1b, la proactivité influence l’attitude des étudiantes envers l’entrepreneuriat n’est pas rejetée. Donc, la prise de risque est une dimension qui doit être retenue dans la définition de l’entrepreneuse. C’est une caractéristique psychologique qui influence le degré d’évaluation favorable ou défavorable que l’individu fait du comportement auquel il aspire, bien qu’elle ressort comme discriminante dans les recherches sur l’intention entrepreneuriale, notamment les travaux de Douglas (1999) et Raijman (2001). Certains suggèrent qu’il existe peu de différences entre les entrepreneurs de sexe masculin et les entrepreneurs de sexe féminin de propension de prise de risque (Schubert, Brown, Gysler et Brachinger, 1999 ; Sonfield, Lussier, Corman et McKinney, 2001).

Tableau 60. Résultats de la régression du modèle attitude= f (proactivité)

Analyse de la variance
Somme des carrés DF Carré moyen Valeur F sig
Modèle 36.234 2 18.117 20.478 .000(a)
Erreur 262.766 297 .885
Total corrigé 299.000 299
.121
R² ajusté .115
Analyse des coefficients
Variable Bêta Valeur du t sig
pro 1 .287 5.268 .000
pro 2 .198 3.633 .000

* Expériences de travail

L’impact de l’expérience sur l’attitude entrepreneuriale est formulé à travers trois types d’expérience : expériences entrepreneuriales, expériences professionnelles, expériences associatives. L’influence de l’expérience sur l’attitude entrepreneuriale se vérifie par le biais de la technique de l’ANOVA à un facteur particulièrement adaptée au cas d’une variable explicative qualitative et d’une variable à expliquer quantitative.

Le calcul se fait en transformant les deux variations (intergroupe et intragroupe) en un rapport de variance qui s’obtient en divisant chacune d’elle par le nombre de degrés de liberté qui convient. Nous obtenons ainsi un coefficient F de FISHER-SNEDECOR dont les propriétés statistiques sont connues. Nous comparons la valeur calculée de F à sa valeur critique, à un seuil α fixé et pour le nombre de degrés de liberté correspondant.

Expériences professionnelles

Pour l’échantillon de référence, la table de FISHER-SNEDECOR donne pour α = 0,05 et 1 et 298 degrés de liberté, une valeur de 3,87. Celle que nous avons calculée (2,096) lui est largement inférieur.

Nous concluons donc que les donnés recueillies permettent de se prononcer en faveur d’une influence non significative (F = 33,089 et sig.= 0,149) de l’existence d’une expérience professionnels sur l’attitude entrepreneuriale.

Tableau 61. Résultats de l’ANOVA du modèle attitude = f (expériences professionnelles)

Sommes des carrés df Moyenne des carrés F Sig.
Inter-groupesIntra-groupes

Total

2.088296.912

299.000

1298

299

2.088.996 2.096 .149

Expériences Entrepreneuriales

L’impact de l’expérience entrepreneuriale sur l’attitude entrepreneuriale influence positivement l’attitude entrepreneuriale.

Ces perceptions sont opérationnalisées sous forme de variable qualitative, nous allons donc effectuer une analyse d’ANOVA. Celle-ci laisse apparaître une influence significative de l’expérience entrepreneuriale sur l’intention des étudiants. La table statistique donne pour α = 0,05 et 1 et 189 degrés de liberté, une valeur de F égale à 3,89 ; celle-ci est inférieure à la valeur observée de cet indicateur (F = 5.190; sig. = 0,024).

Donc, à l’instar de Krueger (1993), Krueger et Casrud (1993) le fait d’avoir eu une expérience entrepreneuriale a une influence sur l’attitude des étudiantes envers l’entrepreneuriat. Conformément à la revue de littérature sur l’entrepreneuriat féminin 80% préfèrent avoir une expérience entrepreneuriale dans le secteur de service (Kuratko, 2004).

Tableau62. Résultats de l’ANOVA du modèle attitude = f (expériences entrepreneuriales)

Sommes des carrés df Moyenne des carrés F Sig.
Inter-groupesIntra-groupes

Total

2.837103.306

106.142

1189

190

2.837.547 5.190 .024

Expériences associatives

L’impact des aptitudes entrepreneuriales acquises par le biais des responsabilités associatives sur l’intention entrepreneuriale est formulé au sein de l’hypothèse 6c (“les aptitudes entrepreneuriales que les étudiants acquièrent avec les responsabilités associatives influencent positivement l’intention entrepreneuriale”). Pour appréhender cette influence, nous nous sommes fondées sur la méthode d’ANOVA à un facteur car la variable explicative est qualitative.

L’influence sur l’attitude entrepreneuriale de l’expérience associative est non significative. La valeur observée du coefficient de FISHER-SNEDECOR (F = 0,000; sig = 0,995) est nettement inférieure à la valeur critique (3,84 au seuil α = 0,05, pour 1 et 298 degrés de liberté).

Contrairement a ce qui est rependu, les étudiantes sont peu engagé dans des structures associatives 68% ne sont pas engagées dans des structures associatives. Ceci nous laisse poser des questions sur le rôle sociétal de la femme libanaises éduquées. Malgré l’éducation libre (60% considèrent leurs éducations reçues libres), les étudiantes ne sont pas conscientes de leurs places et leurs rôles dans la vie sociale et dans leurs univers qui est l’université (55.8% sont engagées dans des associations hors l’université).

Tableau63. Résultats de l’ANOVA du modèle attitude = f (expériences associatives)

Sommes des carrés df Moyenne des carrés F Sig.
Inter-groupesIntra-groupes

Total

.000299.000

299.000

1298

299

.0001.003 .000 .995

L’expérience associative et professionnelle n’influence pas le degré d’évaluation favorable ou défavorable, que l’étudiante fait du comportement entrepreneurial. Ainsi, pourque l’expérience ait une influence sur l’attitude entrepreneuriale comme le soulignent Davidsson (1995) et Learned (1993), elle doit êtreentrepreneuriale.

* Evaluation des conséquences

Les résultats de la régression de l’attitude entrepreneuriale par rapport à des l’évaluation des conséquences de l’acte d’entreprendre donnent une valeur du coefficient F égale à 5.564, pour un sig. = 000. La table de FISHER-SNEDECOR en indique une qui lui est inférieur (pour α = 0,05, 4 et 295 degrés de liberté, F critique = 2,4).

Nous concluons donc sur la base des informations collectées et conformément à nos attentes, qu’il y a une influence significative de l’évaluation des conséquences de l’acte entrepreneuriale sur l’attitude entrepreneuriale.

Ce résultat rejoint le modèle d’Ajzen (1987, 1991). Ceci peut être relié au fait que 60.7% estime avoir le goût de risque et que 58.70% ont une perception positive de l’échec en le considérant une expérience utile pour le futur. Ces résultats ne sont pas conformes à la revue de littérature qui caractérise la femme par une aversion faible au risque (Hudgens et Fatkin, 1985 ; Sexton et Bownan-Upton, 1990 ; Ansic, 1997). Néanmoins plusieurs chercheurs ont recensé le goût du risque des femmes entrepreneuse (Woo, Cooper et Dunkelberg, 1991 ; Julien et Marchesnay, 1996, Filion, 1997 ; Miner, 1997).

Ainsi, l’hypothèse, H2.1d : l’évaluation des conséquences (positives ou négatives) influence l’attitude des étudiantes envers l’entrepreneuriat, n’est pas rejetée au sein de l’échantillon de référence

Tableau 64. Résultats de l’ANOVA du modèle attitude = f (évaluation des conséquences)

Sommes des carrés df Moyenne des carrés F Sig.
Inter-groupesIntra-groupes

Total

20.976278.024

299.000

4295

299

5.244.942 5.564 .000

L’attitude n’est pas seulement influencée par les croyances comportementales et l’évaluation des conséquences à l’instar de la théorie du comportement planifié d’Ajzen (1987, 1991). Nous avons construis de nouvelles relations : l’attitude est fonction de la motivation, de la proactivité, de l’expérience entrepreneuriale et de l’évaluation des conséquences.

II.2.3 Les déterminants de la norme sociale

* Singularité perçue

La singularité perçue étant opérationnalisée sous forme de variables quantitatives, il convient de procéder à une régression linéaire. L’analyse factorielle a émergé trois composantes de la variable « singularité perçue ». Ainsi, nous procédons à une régression multiple. Cette dernière, détaillée dans le tableau, montre une corrélation acceptable entre la singularité perçue et les normes sociales perçue des étudiantes. L’intensité de cette relation est évaluée à 18,3% (R). La part de la variance de la norme sociale expliquée par la singularité perçue des étudiantes est égale à 2.4% (La qualité de l’ajustement de la relation obtenue par la régression multiple est donc acceptable et le lien en est significatif. la valeur calculée de F est supérieure 3.411 à la valeur critique 2,63, au seuil α = 0,05, pour 3 et 296 degrés de liberté.

Pour s’enquérir sur les variables qui influencent significativement la norme sociale perçue, nous avons calculé les valeurs du coefficient de régression Bêta. Ce test permet, le cas échéant d’éliminer les variables explicatives dont la contribution au modèle de régression ne serait pas significative. L’examen des valeurs de ce coefficient, détaillée dans le tableau suivant, indique pour l’échantillon de référence une corrélation négative satisfaisante entre la norme sociale et le troisième composant de la singularité perçue lié au facteur psychologique de la femme (Bêta : -0,140).

Nous pouvons conclure que plus l’identité féminine de l’étudiante libanaise est forte plus elle considère que l’opinion de l’entourage envers l’entrepreneuriat féminin n’est pas favorable. Ce résultat est expliqué par le fait que 60% des étudiantes considèrent, qu’au Liban, les femmes sont désavantagées par rapport aux hommes en tant que propriétaires d’entreprise. De plus l’étude de Sawma et Levy-Tadjine (2010) sur une population étudiante libanaise confirme ce résultat. Les réponses de l’étude reflètent un certain doute (plus marquée chez les hommes) sur la possibilité qu’une femme puisse devenir entrepreneuse au Liban. Ce doute provient autant de facteurs culturels que de la faisabilité économique du projet comme le suggèrent les résultats relatifs aux discriminations perçues.

Les deux composantes liées à la situation de la femme libanaise et à la discrimination sexuelle ont des sig supérieure au seuil α = 0,05 (sig1=0.074, sig2=.320). À cet effet, ces composantes n’ont pas d’impact sur les normes sociales perçues de la femme libanaise. L’hypothèse H2.2a est partiellement validée. Le fait que 61.40%122 affirment qu’elles ont reçu une éducation libre, 50.3% seulement soulignent qu’elles vivent dans une société masculine et 46% notent qu’il existe une discrimination sexuelle qui influence leurs comportements en tant que femme peuvent affiner ce résultat.

L’hypothèse H2.2a sera : la singularité psychologique (l’identité féminine) perçue de la femme influence négativement les normes sociales perçues des étudiantes envers l’entrepreneuriat.

Tableau 65. Résultats de la régression du modèle singularité perçue = f (normes sociales)

Analyse de la variance
Somme des carrés DF Carré moyen Valeur F F
Modèle 9.991 3 3.330 3.411 .018(a)
Erreur 289.009 296 .976
Total corrigé 299.000 299
.033
R² ajusté .024
Analyse des coefficients
Variable Bêta Valeur du t sig
SINGP 1 .103 1.794 .074
SINGP 2 -.057 -.996 .320
SINGP 3 -.140 -2.454 .015

* Rôle du modèle

Pour mettre en exergue le lien significatif entre la connaissance de modèles d’entrepreneur que les étudiantes souhaiteraient imiter et les normes sociales perçues. Nous considérons que la connaissance par les étudiantes de modèles d’entrepreneur qu’elles souhaiteraient imiter agit positivement sur la norme sociale. Nous nous sommes fondés sur l’analyse d’ANOVA à un facteur. Nous avons réparti ces modèles d’entrepreneur selon qu’ils font ou non partie de l’entourage immédiat. La table de FISHER-SNEDECOR donne pour l’échantillon de référence au seuil α = 0,05 pour 1 et 298 degrés de liberté, une valeur de 3,87, laquelle est supérieure à celle calculée et reprise dans le tableau (F = 0.106 pour un sig. = 0,745). Ces résultats permettent de conclure, au vu des données collectées dans l’échantillon de référence, à l’influence non significative de la connaissance de modèles d’entrepreneur dans l’entourage que les étudiants souhaiteraient imiter sur les normes sociales perçue. L’hypothèse H2.2b : le modèle d’entrepreneur influence les normes sociales des étudiantes envers l’entrepreneuriat, est rejetée.

Les normes sociales peuvent se concrétiser à travers la connaissance de modèles d’entrepreneur et le souhait de les imiter (Tounes, 2003). Le fait de se trouver dans un milieu culturel donné peut amener un individu à agir différemment, par l’observation du comportement des autres. Selon Maisonneuve (1971, p. 39), tout individu membre d’un groupe subit l’influence de modèles collectifs. Dans notre cas, les normes sociales perçues des étudiantes ne se sont pas matérialiser à travers la connaissance de modèles d’entrepreneur. Donc, la femme libanaise n’est pas influencée par le modèle de l’entrepreneur qui l’entoure et qui sont, en grand nombre, des hommes. Ce résultat remet en question le modèle de Tounes (2003) qui a exprimé les normes sociales par l’existence de modèles d’entrepreneur.

Tableau 66. Résultats de l’ANOVA du modèle normes sociales = f(modèle d’entrepreneur)

Sommes des carrés df Moyenne des carrés F Sig.
Inter-groupesIntra-groupes

Total

.106298.894

299.000

1298

299

.1061.003 .106 .745

* Influence de l’entourage

La mesure des normes sociales est fonction de la force des croyances normatives (vrai ou fausse) et de l’influence de l’entourage. Etudions l’échantillon de référence pour s’enquérir de la validité statistique de cette relation. L’analyse de régression (tableau 66) laisse apparaître que la corrélation entre l’influence de l’entourage et les normes sociales perçues des étudiantes envers l’entrepreneuriat est acceptable (36%). Le coefficient de détermination linéaire ajusté est aussi acceptable (R² ajusté = 0,30). En fait, le lien unissant ces deux variables est significatif (la valeur calculée de F est supérieur à la valeur critique observée sur la table statistique : F calculé = 5.562; sig. = 0,004 ; F critique = 3,03, au seuil α = 0,05 pour 2 et 297 degrés de liberté). L’hypothèse H2.2c n’est ainsi pas rejetée au sein de l’échantillon de référence.

L’examen des valeurs de coefficient, détaillée dans le tableau suivant, indique pour l’échantillon de référence une corrélation non satisfaisante entre les normes sociales et le deuxième composant de l’influence de l’entourage lié à l’entourage professionnel (Bêta : 0,045). Conformément aux résultats précédents, l’entourage de l’étudiante libanaise n’a pas d’influence sur sa norme sociale perçue à l’exception de son entourage proche composé de famille, ami, proche et conjoint. Ce résultat confirme le rôle important de la famille qui contribue à façonner les attitudes et comportements de ses membres (Berger et Luckman, 1967) et l’attachement fort de la femme libanaise à sa famille, surtout que 79.3% déclarent la présence permanente des parents, spécialement lorsqu’il s’agissait de leurs choix de carrière.

Dans ce sens, nous concluons sur une validation partielle de l’hypothèse H2.2c. Donc, l’influence de l’entourage proche influence les normes sociales des étudiantes envers l’entrepreneuriat.

Tableau 67. Résultats de la régression du modèle influence de l’entourage = f (normes sociales)

Analyse de la variance
Somme des carrés DF Carré moyen Valeur F sig
Modèle 10.795 2 5.397 5.562 .004(a)
Erreur 288.205 297 .970
Total corrigé 299.000 299
.036
R² ajusté .030
Analyse des coefficients
Variable Bêta Valeur du t sig
INF1 .185 3.242 .001
INF2 .045 .782 .435

Le rôle du modèle n’influence pas l’intention à travers les normes sociales perçues. Nous avons construis de nouvelles relations : la norme sociale est principalement fonction de la singularité psychologique perçue et de l’influence de l’entourage proche.

Lire le mémoire complet ==> (L’intention entrepreneuriale des étudiantes )
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion de l’Université de NANCY 2
Institut D’administration Des Entreprises