Le profil des femmes entrepreneuses libanaises

By 16 January 2013

II.2.2.2 Le profil des femmes entrepreneuses libanaises

Pour ce qui est de l’éducation et de la formation des femmes, le Liban a obtenu un score de 58,9, ce qui le classe 58e mondial et 11e parmi les pays asiatiques (EIU, 2010). Pendant les deux dernières décennies, le niveau d’illettrisme de la population libanaise a baissé de 31.8% en 1970 à 11.6% en 1997. Toutefois, le modèle est resté le même : les femmes analphabètes sont deux fois plus nombreuses que les hommes, avec une plus grande concentration dans les groupes d’âge avancé (Administration Centrale de la Statistique, 1998). Une étude sur la participation féminine dans l’agriculture libanaise (2004) réalise une analyse comparative des niveaux d’instruction des deux genres et constate que les femmes ont un niveau plus faible que celui des hommes (Abi-Chebel, 2004).

Quant à l’accès des femmes et des hommes aux programmes de formation professionnelle, technique, et spécialisés, l’information disponible par l’Administration Centrale de la Statistique (1998) montre que l’inscription de femmes aux programmes de formation professionnelle et technique est limitée en comparaison avec celle des hommes. Toutefois, le pourcentage d’étudiantes inscrites à ces programmes est monté à 34.2% depuis 1994, comparé à 17.5% en 1982. Les femmes constituent 34% du total de l’effectif des élèves en écoles techniques et professionnelles (1995-1997). Depuis 1998, nous estimons que 8 % des femmes libanaises ont obtenu leurs diplômes universitaires, contre 5% dans l’ensemble de la région arabe. Le pourcentage de filles enregistrées dans les cycles académiques avancés est de 51% du total de nombre d’étudiants. Par ailleurs, le pourcentage de femmes en université a augmenté durant les quatre dernières années. Quant à la spécialisation universitaire, l’information disponible indique que les filles sont toujours majoritaires dans les spécialisations d’alphabétisation, humanitaires, sociales, pédagogiques, artistiques et informatiques, en comparaison avec une présence réduite dans les domaines des sciences pures ou d’ingénierie. Les statistiques de 1996 indiquent que la majorité des femmes actives qui détiennent des diplômes universitaires sont spécialisées à 30.4% dans le domaine de l’art et des sciences sociales, et à 18.4% dans le domaine de l’économie et de gérance commerciale. Toutefois, comme montré dans la section précédente, le niveau d’éducation considérablement élevé des femmes n’a pas nécessairement abouti à une diversification fondamentale de leurs spécialisations. L’inscription de femmes à l’université reste toujours concentrée dans les domaines « féminins », indépendamment des besoins du marché.

En ce qui concerne l’utilisation de la technologie, l’Administration Centrale de la Statistique (1998) révèle que 80,6% des femmes entrepreneuses ont des téléphones cellulaires, 60,8% possèdent des ordinateurs et 48,3% des fax. « Par rapport à l’usage d’Internet et du courrier électronique la majorité des interviewées ont déclaré qu’elles les utilisent souvent que ce soit pour suivre les infos, entrer en contact avec les membres de la famille… seules 21,6% ont affirmé qu’elles utilisent le courrier électronique pour échanger des documents avec leurs fournisseurs et leurs clients, 11,6% recourir à Internet pour réaliser des transactions commerciales et 19% avoir réalisé un site web de leurs entreprises » (IFC et CAWTAR82, 2008)

Lire le mémoire complet ==> (L’intention entrepreneuriale des étudiantes )
Thèse de Doctorat ès Nouveau Régime Sciences de Gestion de l’Université de NANCY 2
Institut D’administration Des Entreprises