L’analyse SWOT de la communication interne

By 25 December 2012

4.5.1. L’ANALYSE SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) de la communication interne.

Cette dernière partie permet d’avoir un tableau de l’état de la communication interne au sien de la mairie de Pont-de-l’Arche. Elle souligne:

Les forces et les faiblesses: ce sont les avantages compétitifs de la mairie mais aussi les faiblesses de sa communication.

Opportunités et menaces: c’est le domaine d’action dans lequel la communication municipale peut espérer jouir d’un avantage. Elle correspond aux éléments spécifiques de la ville, de son organisation, mais aussi des risques pouvant nuire à la bonne communication municipale.

FORCESUne organisation administrative souple.

Une ville à la taille humaine (Pont de l’Arche est une petite ville stable socialement et économiquement comparée aux autres grandes villes françaises).

L’absence de groupes de pression pouvant influencer les décisions ou les discréditer.

Un environnement social stable

Une population très demandeuse d’informations et moins critique vis-à-vis des élus en personne

FAIBLESSESForte individualisation des services municipaux (le cloisonnement des services ne favorise pas une bonne circulation de l’information).

Faible implication des acteurs locaux (associations acteurs politiques et économiques) dans l’offre du service public (ils peuvent être un relai pour la mairie).

Le service communication territoriale moins visible dans  l’organisation interne.

OPPORTINUITESPermettre le décloisonnement des services.

Favoriser la promotion de la ville à l’extérieur et une attractivité de la ville aux investisseurs et des entreprises.

Favoriser la visibilité de l’action politique;

Améliorer la transparence de la gestion du service public

Impliquer la population aux décisions politiques

Favoriser la connaissance mutuelle des services, facteur de lien social entre les agents.

Peut jouer un rôle stratégique en accompagnant les élus et la direction générale.

MENANCESL’opposition politique engagée dans une campagne de discrédit des actions de l’équipe municipale en place (blog internet des opposants politiques).

Un service de communication non intégré dans une vision plus globale de la politique public.

Une perception assez techniciste des agents en ce qui concerne le rôle de la communication.

Conclusion :

La communication publique est aujourd’hui un des axes majeurs de la gestion du service public et un point fort de la gouvernance locale. Elle est au cœur des organisations territoriales. En effet, les élus sont de plus en plus conscients des enjeux de la communication mais surtout de l’impact de celle-ci dans la gouvernance des villes et des territoires. Cependant, celle-ci est souvent victime de l’instrumentalisation à des fins politique. Dans les villes, elle est intimement rattachée au pouvoir exécutif, cela montre la proximité qui existe entre la politique et la communication. Étant donné que l’utilisation des supports médiatiques constitue aujourd’hui un axe fort de la communication territoriale, les élus ne manquent pas l’occasion de se servir de ces supports.

Ainsi, la politique partisane transforme la communication comme un simple outil d’instrumentalisation en faveur des voix électorales. Cependant, la distinction entre la communication et information n’est pas souvent faite par les élus. Cet amalgame pose la question des enjeux de la communication dans la gouvernance locale. Par ailleurs, la communication publique n’est pas extérieure au milieu à laquelle elle s’applique. Elle reflète l’organisation, le milieu social, économique, culturelle et politique.

C’est dans cette perspective que nous avons abordé cette étude, nous pensons en effet, qu’il est difficile voire impossible de conduire une l’étude de communication territoriale sans pour autant comprendre le fonctionnement global des collectivités locales, de la structure sociale et démographique de la ville où elle a lieu. Ainsi, nous l’avons démontré tout au long de ce mémoire, que la fonction de la communication publique est de faire connaître la ville à l’extérieur, expliquer le projet politique, favoriser l’attractivité du territoire à l’extérieur. En interne, elle permet de développer le sentiment appartenance. Elle a aussi le rôle de décloisonner les services publics qui sont réputés être cloisonnés. Ainsi, elle favorise la connaissance mutuelle des services et des métiers.

La communication publique contrairement à la communication politique est un outil de management public, elle développe un sentiment d’appartenance à la ville. Ainsi, elle permet la visibilité de l’action publique des élus et des agents. En outre, elle représente un vecteur stratégique pour la politique publique locale.

Pour une meilleure gestion du service public en particulier le service public municipal, les communicants doivent s’attendre à répondre aux attentes des habitants. Ceci par la prise en compte des contingences extérieures liées à la structure de l’économie locale, de la taille de la ville, de la composition de la population ainsi que la situation de l’emploi. La connaissance de ces éléments permet aux élus et l’ensemble des communicants de la ville d’apporter des réponses adéquates aux questions sociologiques que pose la communication.

En effet, cette étude a cherché de mettre en relief la dimension sociologique de la communication territoriale de la ville de Pont de l’Arche. Cet apport sociologique permet aux communicants de disposer des données représentatives de sa population. Cela constitue à notre sens un des paliers d’une bonne conduite de communication en faveur de la gouvernance locale. En effet, l’expertise sociologique que nous avons apportée à celle-ci servira à faciliter le choix des supports (magazine, site internet, panneaux lumineux, encart pub, affichage public etc.). Cela favorisera aussi le choix des thèmes.

C’est ainsi que la prise en compte des éléments contingents propre à la sociologie de la ville permet de mettre en place les bases du processus de communication territoriale en particulier à la mairie de Pont de l’Arche.

Par ailleurs, la distinction entre communication et information reste encore la grande question qu’il va falloir régler. Communiquer est un processus interactif de construction du sens. Elle est donc un processus concerté, un lieu d’interaction entre l’individu ou le groupe émetteur et l’individu ou groupe récepteur. A partir de là, nous voyons clairement le point sur lequel les communicants de la ville devront se focaliser. Il s’agit de faciliter cette interaction entre les l’administration et les administrés autour du projet de développement de la commune de Pont de l’Arche.

Pour favoriser cela, les élus de la ville et l’ensemble des acteurs municipaux doivent entrer en interaction avec les habitants, et susciter chez eux le sentiment d’appartenance qui pourrait favoriser le partage du projet collectif du territoire. Ainsi, les visites de terrain, les commémorations, l’implication des associations dans la production des idées pour le projet commun des archépontains sont les premières étapes à faire.

L’analyse SWOT de la communication internePar contre, l’information prend une signification, pour un acteur donné, au travers d’une communication. Elle consiste à une transmission d’un message, c’est-à-dire qu’elle n’a qu’un but purement informatif. Informer signifie alors permettre à tous ceux qui s’intéressent à la ville de disposer d’une information pratique concernant l’usage du service public. En effet, c’est encore le travail de tous les services municipaux à travers le service de communication qui est nécessaire. Autrement dit, le décloisonnement des services donc la coordination des actions pour permettre un bon usage du service public municipal.

Cette distinction est possible par la spécialisation des supports de communication par thème et par média. Ainsi, le site internet de la ville et l’ensemble des affichages municipaux constitueront les médias d’information de la ville tandis que le magazine municipal et les visites de terrain seront les vecteurs de communication interactive.

Nous avons voulu procédé de la sorte car les résultats que nous avons obtenus lors de notre étude montrent clairement que le site internet reste un support le moins accessible pour les habitants et suscite moins d’intérêt pour eux.

Ainsi donc, cela permettra aux communicants de Pont de l’Arche de fournir une information pratique concernant l’accès des services publics à travers le site internet et les affichages municipaux alors que le magazine municipal va jouer le rôle de fédérateur autour des valeurs du territoire. Il va jouer le rôle de rassembleur autour de l’histoire, le patrimoine historique ainsi que l’identité culturelle de la ville. Il nous semble que par cette spécialisation, les communicants de la ville de Pont de l’Arche pourront fluidifier le circuit de l’information et permettre l’interaction nécessaire pour une communication en faveur de la gouvernance locale.

En définitive, l’étude concernant le diagnostic des outils de communication et globalement celui de la communication municipale à la ville de Pont de l’Arche nous a permis d’avoir une meilleure lisibilité de celle-ci. Elle m’a permis d’observer, d’écouter et d’analyser l’ensemble des formes de communication existantes.

Ainsi, j’ai réussis à tirer un enseignement enrichissant et dégager des pistes d’amélioration pour une continuité d’une bonne politique de communication au service de la gouvernance locale. En effet, au niveau interne, l’enquête a révélé qu’il y avait une réelle sensibilité des élus en ce qui est de la place de communication dans la gestion du service public.

Cependant, les résultats de l’enquête montrent que le cloisonnement des services constitue un réel obstacle à la bonne circulation de l’information et de la communication interne. Ce facteur soulève un élément majeur concernant la place et les attributions du service de communication à la mairie. Ceci montre aussi que la communication n’est pas inscrite dans une stratégie globale de la municipalité. La communication à la mairie est réduite à sa seule fonction opérationnelle tandis qu’elle a plutôt une mission stratégique et d’accompagnement managérial.

En ce qui concerne la communication externe, il important de noter que les failles de celle-ci sont directement liées à celle qui s’effectue à l’interne. Le cloisonnement des services et l’absence de stratégie de communication rendent inefficace la communication externe.

La mairie doit mettre en place un plan de communication pour planifier ses campagnes de communication en direction des habitants, des entrepreneurs ou touristes.

Concernant les supports de communication, le magazine municipal constitue l’outil dominant parmi les supports utilisés. Cependant, celui-ci pourrait être amélioré en qualité d’information. Le risque de le politiser c’est de s’engager dans une logique de conquête d’un électorat.

De même, les services de proximité de la mairie pourraient avoir plus de visibilité si les agents qui y interviennent sont intégrés dans le processus communication. Ils pourraient être des co-auteurs de la communication. La mairie pourrait s’engager dans une démarche de coproduction surtout dans l’élaboration du magazine municipal en invitant les agents dans les services centraux comme le CCAS de participer à l’élaboration des articles. Enfin, c’est dans cette démarche de participation et de coproduction tant à l’interne (avec le personnel municipal) qu’à l’externe (le public) que la communication pourrait être efficace. Elle serait le vecteur de la visibilité de l’action politique et de la démocratie participative permettant une bonne gouvernance locale.

LEXIQUE DES TERMES COURANTS A LA MAIRIE DE PONT DE L’ARCHE.

ATSEM: Agent territorial spécialisé des écoles maternelles.

Agents territorial: Employé de la fonction public territorial. Le terme agent désigne dans le l’appellation administratif l’ensemble des employés titulaires et non titulaires des communes, départements ou régions.

Pôles de compétence : Les pôles de compétences regroupent les services internes et externes de l’administration municipale. Exemple le pôle Ressources regroupe le service Ressources humaines et le service finances de la mairie.

CCAS: Centre Communale d’Action Sociale.

Intercommunalité: La coopération intercommunale est apparue voici plus de cent dix ans (loi du 22 mars 1890) avec la création d’un syndicat intercommunal à vocation unique. Les lois du 6 février 1992 et du 12 juillet 1999 l’ont renforcé puis simplifier. Enfin, certaines dispositions de la loi du 13 août 2004 visent à améliorer son fonctionnement.

L’intercommunalité permet aux communes de se regrouper au sein d’un établissement public, (EP), soit pour assurer certaines prestations (ramassage des ordures ménagères, assainissement, transports urbains…), soit pour élaborer de véritables projets de développement économique, d’aménagement ou d’urbanisme. Depuis la loi de 1999, les communes ne peuvent pas adhérer à plus d’un établissement de coopération intercommunale. On distingue deux types d’intercommunalité : la forme souple ou associative (dite sans fiscalité propre) financée par les contributions des communes qui en sont membres et l’autre qui est la forme approfondie ou fédérative (dite à fiscalité propre)

Le Tremplin: est un service de la ville de Pont-de-l’Arche ouvert à toute la population. Il rassemble les services sociaux de la commune et les permanences des associations et des services à la personne dans le domaine social, éducatif, économique, sanitaire, juridique, culturel …

En clair, c’est un espace qui concerne toutes les générations et ce dans de multiples domaines. Ce lieu de rencontre et d’échange a pour but de favoriser le développement des liens familiaux et sociaux et, par conséquent, la vie locale et intercommunale.

Le SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) SCoT est un document cadre visant à mettre en “cohérence” les politiques de transport, d’urbanisme, d’habitat, d’économie et d’environnement. Ce document fixera les objectifs à atteindre pour un développement harmonieux et durable du territoire de vie au quotidien.

Lire le mémoire complet ==> (La communication publique territoriale au service de la gouvernance locale :
Diagnostic et préconisations appliqués à la ville de Pont de l’Arche.
)

Mémoire de fin d’étude : Master 2: Organisation et Développement : Diagnostic et Intervention en Entreprise
Université de Rouen – Pont De l’Arche