L’agriculture des pays développés : une agriculture familiale

By 4 December 2012

II.2.2 L’agriculture des pays développés : une agriculture familiale

Pour évaluer quels sont les modes d’organisation qui prédominent en agriculture, des critères opérationnels de définition de l’agriculture familiale sont nécessaires. La définition de ces critères est un enjeu important à la fois pour les travaux empiriques et pour la définition des politiques publiques. En effet, la compréhension des évolutions des formes d’organisation en l’agriculture et la comparaison de leur efficacité relative nécessitent de pouvoir distinguer ces formes selon des critères pertinents et disponibles. Comme le rappelle G. Djurfeldt [1996], « l’opérationnalisation » de la définition de l’agriculture familiale est la condition nécessaire pour que l’économie et la sociologie rurales « soient en mesure de répondre au problème basique de la discipline : celui de la prévalence, du développement et du futur possible de l’agriculture familiale ».

Nous présentons, dans un premier temps, un certain nombre de critères qui ont été retenus dans la littérature pour étudier les formes d’organisation de l’agriculture des pays développés. Nous montrerons dans un second temps que, quel que soit le critère choisi, l’agriculture familiale reste la forme d’organisation majeure des agricultures de ces pays.

a) Les critères opérationnels de définition de l’agriculture familiale

L’analyse des différentes formes d’organisation de l’agriculture présente une difficulté empirique importante.

D’une part, certaines définitions de l’exploitation familiale sont difficilement « opérationnalisables ». L’« opérationnalisation » de la question de la propriété ou du contrôle des actifs pose notamment quelques problèmes. En effet, la location des terres et/ou l’endettement transfère une grande partie du contrôle sur des agents extérieurs à l’exploitation [Djurfeldt, 1996]. La propriété des terres a parfois été utilisée comme critère de définition de l’exploitation familiale [Rodefeld, 1978]. Pourtant, comme nous le verrons par la suite, ce critère est discutable puisque beaucoup d’exploitants louent des terres à des membres de leur famille [Lifran, 1989].

D’autre part, les données statistiques disponibles coïncident rarement aux définitions théoriques. Les données sur les modes d’organisation sont extrêmement rares et correspondent le plus souvent à des définitions de types juridiques sans réel lien avec la forme d’organisation à proprement parler. Certains travaux empiriques, notamment sur l’efficacité des exploitations, utilisent des classifications juridiques [Hallam et Machado, 1996 ; Mathijs et Swinnen, 2001]. Ainsi, en étudiant l’efficacité technique des exploitations laitières portugaises, Hallam et Machado [1996] considèrent les exploitations individuelles (selon la classification du RICA européen29) comme étant des exploitations familiales, par opposition aux autres types d’exploitation (formes partenariales comme les GAEC30 ou formes sociétaires comme les SARL31 ou les SCEA32). Or les statuts juridiques des GAEC ou des SCEA peuvent recouvrir des exploitations familiales associant père et fils pour les GAEC ou époux pour les SCEA [Barthélemy et Dussol, 2002]. On voit, dès lors, la limite de l’utilisation des statuts juridiques pour définir l’exploitation familiale. I. Vogeler [1981] avait déjà souligné le caractère trompeur des sociétés en agriculture, celles-ci correspondant, la plupart du temps, à des exploitations familiales.

L’opérationnalisation du critère du travail familial est plus facile et a été largement utilisé.

B. Hill [1993] propose de classer les exploitations selon la part de travail fournie par la famille et celle fournie par la main d’œuvre salariée.

Encadré 1- Critère pour définir l’exploitation familiale selon B. Hill [1993]

UTF= unité de travail effectué par la famille (plus précisément par les non-salariés dans les données du RICA européen utilisé par B. Hill)
UTA= unité de travail annuel total de l’exploitation
L’unité de travail correspond au travail agricole effectué par une personne employée à temps plein sur l’exploitation (1 600h)

Exploitation familiale : UTF/UTA >0,95
Exploitation intermédiaire : UTF/UTA 0,5;0,95
Exploitation non familiale : UTF/UTA <0,5

Ce critère pose un problème important : il est identique quel que soit le système de production considéré et ce malgré les différences d’intensité en travail. Il est à noter, de plus, que, du fait des données utilisées par B. Hill (celles du RICA européen), la définition de la famille est problématique : l’égalité posée entre la catégorie statistique de la « main-d’œuvre non salariée » et la famille pose question étant donné que les membres de la famille peuvent avoir le statut de salarié.

Ce critère s’apparente à celui que M. Gervais et al. [1976] proposent pour l’agriculture française : « les exploitations qui, du point de vue de la nature du travail utilisé, méritent l’appellation d’exploitation familiale sont les établissements qui n’emploient aucun ouvrier, ceux qui emploient un ouvrier et ceux sur lesquels le travail familial est plus important que le travail salarié. »

D’autres critères de ce type ont été proposés comme celui de P.M. Raup [1986]. Celui-ci considère qu’une exploitation peut-être qualifiée de familiale si la quantité de travail salarié employé sur cette exploitation n’excède pas une personne et demi par an. R. Nikolitch [1972] avait déjà proposé ce critère pour étudier l’agriculture américaine.

G. Djurfeldt [1996] opérationnalise ses deux critères de définition, le critère de travail familial et le critère de reproduction à partir du concept de « travail salarié net » et à partir de l’analyse du budget des ménages agricoles (voir Encadré 2).

Encadré 2- Critères pour définir l’exploitation familiale selon G. Djurfeldt [1996]

Critère de travail familial :
Critères pour définir l’exploitation familiale selon G. Djurfeldt

Critère de reproduction :

– Critère calculatoire : les revenus de l’exploitation suffisent à couvrir les besoins de consommation du ménage (évaluer à partir du salaire moyen agricole ou industriel) et les besoins de reproduction de l’exploitation elle-même (achat d’intrants, de machines…).
– Critère déclaratif : les exploitants classent leurs sources de revenus par niveau d’importance.

Le concept de « travail salarié net » est emprunté à U. Patnaik [1987] qui étudie les exploitations agricoles indiennes dans lesquels il est courant que la famille travaille à l’extérieur de l’exploitation en tant que salarié agricole et, simultanément, emploie des travailleurs salariés sur sa propre exploitation. Dans ces exploitations, les familles sont à la fois demandeuses et offreuses de travail. Le concept de « travail salarié net », défini comme la différence entre la quantité de travail salarié employée sur l’exploitation et celle offerte hors de l’exploitation, permet, dès lors, de classer les exploitations. G. Djurfeldt [1996] reprend ce concept dans les contextes américain et européen en considérant la pluriactivité des ménages agricoles, c’est-à-dire, l’exercice par au moins l’un des membres de la famille d’une activité ou d’un emploi non agricole.

Les différents critères opérationnels sont donc en partie fonction du contexte agricole qu’ils étudient. Dans le contexte américain, le critère de définition de l’USDA33 est relativement simple [USDA, 2007] : une exploitation est familiale tant qu’il n’existe pas de gérant ou de dirigeant salarié.

Ces différents critères ont permis d’étudier les formes d’organisation de l’agriculture et plus particulièrement la place de l’agriculture familiale dans les pays développés.

b) La place prédominante de l’agriculture familiale dans les pays développés

L’ensemble des travaux sur les formes d’organisation de l’agriculture dans les pays développées s’accorde à dire que l’agriculture familiale reste une forme d’organisation majeure de l’agriculture de ces pays.
Pour G. Schmitt [1991], l’importance du déclin de la main-d’œuvre salariée par rapport à la main-d’œuvre familiale tout au long du XXe siècle est la preuve de la prédominance de l’agriculture familiale dans ces pays.
G. Djurfeldt [1996] montre, à partir de ses deux critères opérationnels appliqués à l’agriculture suédoise, que les exploitations familiales prédominent et se maintiennent entre 1930 et 1990 avec cependant un renforcement sensible des exploitations salariales à partir de 1960.

Le Tableau 3 présente les résultats du travail de B. Hill [1993] sur les exploitations agricoles de certains pays européens. Selon le critère de travail familial, en 1989, 70% des exploitations européennes sont des exploitations familiales (elles emploient donc moins de 5% de travail salarié). Près de 95% des exploitations européennes emploient moins de 50% de travail salarié.

B. Hill [1993] note cependant la grande disparité rencontrée entre les pays. Les exploitations familiales représentent entre 70% et 80% de l’ensemble des exploitations en France, en Allemagne et en Italie. Elles sont responsables, dans ces pays, de près de 60% de la production et représentent près de 60% du travail agricole. À l’inverse, la part des exploitations familiales est beaucoup plus réduite en Grande-Bretagne. Alors que dans la plupart des pays européens, les exploitations non familiales représentent moins de 10% de l’ensemble des exploitations, en Grande-Bretagne, elles représentent près de 25% de l’ensemble des exploitations et plus de 55% de la production. Si, dans l’ensemble des pays de l’Europe des douze, la place des exploitations familiales s’est légèrement réduite entre 1981 et 1989, elle augmente dans certains pays, comme en France et en Grande-Bretagne.

Tableau 3- Répartition des exploitations de certains pays européens (Europe des 12) selon le critère de B. Hill en 1989

États membres Exploit. familiales Exploit. intermédiaires Exploit. non-familiales Total
Allemagne % Nombre en 1981 71,3 23,9 4,8 100
% Nombre en 1989 67,7 27,9 4,4 100
% Production (€ 89) 54 35,6 10,4 100
% Travail (UTA 89) 57,6 36,7 5,7 100
France % Nombre en 1981 76,1 19,5 4,4 100
% Nombre en 1989 78,9 17 4,1 100
% Production (€ 89) 66,2 22,9 11 100
% Travail (UTA 89) 66,5 24,4 9,1 100
Grande- Bretagne % Nombre en 1981 31,8 33,9 34,3 100
% Nombre en 1989 41,1 35,1 23,6 100
% Production (€ 89) 16,3 28,4 55,4 100
% Travail (UTA 89) 24,5 34,9 40,6 100
Italie % Nombre en 1981 80 17 3 100
% Nombre en 1989 79 18,2 2,9 100
% Production (€ 89) 69 23 8 100
% Travail (UTA 89) 72,2 22,2 5,7 100
Total Europe des 12 % Nombre en 1981 74,9 19,9 5,2 100
% Nombre en 1989 70,4 22,9 6,8 100
% Production (€ 89) 54,4 27,1 18,5 100
% Travail (UTA 89) 63,8 23,7 12,5 100

Sources : RICA européens 1981-1989 selon B. Hill [1993] (p.363)

Le critère de propriété des terres a été relativement peu utilisé pour définir les exploitations familiales en Europe. Le Tableau 4 présente la proportion de la surface agricole utile exploitée en propriété dans différents pays européens.

Tableau 4- Proportion de la surface agricole utile exploitée en propriété en 2000

Pays % de surface agricole utile en propriété
Allemagne 37
Belgique 33
Espagne 73
France 37
Italie 77
Pays-Bas 72
Portugal 74
Royaume-Uni 66

Sources : European Communities 2003 cité par M. Calus [2009]

Il montre le faible lien qu’il peut exister entre le pourcentage de terres en propriété et le caractère familial des exploitations. En effet, le taux de terre en propriété est fort au Royaume-Uni (66%) et faible en France (37%) alors que les exploitations familiales semblent plus nombreuses en France qu’en Grande-Bretagne [Hill, 1993]. Le critère de propriété des terres semble peut fiable. Comme le montre R. Lifran [1989] dans une étude sur le contrôle réel des terres en France, si seulement 44% de la surface agricole utile est en propriété du ménage exploitant, 65% des terres sont en fait propriété de la famille puisque 21% des terres sont en location familiales (avec ou sans redevance).

Dans son article, B. Hill [1993] précise que, selon lui, le critère de propriété des actifs ne peut être discriminant dans les pays européens : toutes les exploitations auraient en effet été considérées comme familiales selon ce critère.

Aux États-Unis, et comme le montre un certain nombre de travaux [Nikolitch, 1972 ; Rodefeld, 1978 ; Reinhardt et Barlett, 1989 ; USDA, 2007], les exploitations familiales restent majoritaires en nombre même si la part de la production réalisée par des exploitations non familiales est conséquente. À la fin des années 70, selon un critère de travail familial et de propriété des terres, les exploitations familiales représentaient encore 80% des exploitations américaines [Rodefeld, 1978]. En 2004, selon le critère de l’USDA qui considère le statut de salarié ou non des dirigeants, 98% des exploitations américaines sont des exploitations familiales [USDA, 2007].

Bien que les critères de définition puissent varier sensiblement, l’agriculture des pays développés semble donc être constituée en grande partie d’exploitations familiales.

Nous étudions plus précisément la situation française.

c) La place de l’agriculture familiale en France

Comme le montre les données de la statistique agricole française (les différentes bases de données nationales sont présentées plus largement dans l’Annexe 1), la part du travail familiale dans le secteur agricole français reste prédominante encore aujourd’hui.

Le Tableau 5 présente la répartition du travail entre les différents types de main-d’œuvre agricole dans les exploitations françaises en 2007. Les différentes catégories de main-d’œuvre agricoles sont explicitées dans l’Encadré 3.

Encadré 3- Définition de la population et de la main-d’œuvre agricole selon la statistique agricole française (Sources : Agreste)

Les recensements agricoles considèrent quatre types de population et de main-d’œuvre :
– La population agricole familiale qui regroupe les chefs d’exploitations et co-exploitants, les membres de leur famille vivant avec eux ainsi que les membres de leur famille travaillant de façon régulière sur l’exploitation qu’ils vivent ou non avec eux.
– La main-d’œuvre non familiale salariée permanente qui regroupe les salariés non membres de la famille du chef d’exploitation ou des co-exploitants qui effectuent un travail régulier tout au long de l’année, quelle que soit la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail effectif.
– La main-d’œuvre saisonnière ou occasionnelle qui regroupe toutes les personnes qui occupent un emploi occasionnel ou saisonnier indépendamment des caractéristiques de leur éventuel contrat de travail. Les travaux effectués occasionnellement par les membres de la famille vivant loin de l’exploitation y sont inclus.
– Le travail effectué par les Entreprises de Travaux Agricoles (ETA) ou par les Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA).

Les actifs agricoles peuvent être employés de la production jusqu’à la commercialisation des produits (travaux des champs, travaux liés à l’élevage, transformation, stockage et conditionnement des produits, travaux de direction, de gestion et de comptabilité…).

Le chef d’exploitation est la personne physique qui assure la gestion courante et quotidienne de l’exploitation. Il s’agit de la personne qui prend les décisions au jour le jour. Par convention, on ne retient qu’une seule personne comme chef d’exploitation : celle qui assure la plus grande part de responsabilité. Les autres personnes physiques qui participent à la gestion courante sont des co-exploitants dans le cas des formes sociétaires (GAEC, SCEA…).

Les membres de la famille du chef de l’exploitation et de chaque co-exploitant comprennent :
– les conjoints du chef d’exploitation ou des co-exploitants même s’ils ne travaillent pas sur l’exploitation
– les autres actifs familiaux ou autres membres de leur famille (ascendants, descendants et autres apparentés) qui travaillent de façon régulière sur l’exploitation qu’ils vivent ou non avec le chef d’exploitation ou les co-exploitants.

Certains actifs familiaux peuvent percevoir un salaire pour leur activité sur l’exploitation (feuille de paie et paiement de cotisations sociales de salariés). Ils sont alors considérés comme des actifs familiaux salariés. Le chef d’exploitation peut éventuellement être salarié. La distinction entre membres familiaux salariés et non salariés n’apparaît qu’en 1979 dans les recensements.

Tableau 5- Répartition du travail agricole sur l’ensemble des exploitations françaises en 2007

Quantité de travail (UTA)
Chefs d’exploitation et coexploitants 419 559 56%
Conjoints non coexploitants 80 115 11%
Autres actifs familiaux 36 298 5%
Total actifs familiaux 535 972 71%
(Dont actifs familiaux salariés) 21 721 3%
Salariés permanents non familiaux 120 466 16%
Salariés saisonniers 86 681 12%
ETA, CUMA 8 035 1%
Total 751 154 100%

Sources : Agreste Enquête structure 2007, traitements de l’auteur

Champ : Exploitations agricoles professionnelles34

En 2007, les chefs d’exploitation et co-exploitants effectuent encore 56% du travail total. Le travail familial dans son ensemble représente 71% du travail agricole total.

Selon certains des critères opérationnels que nous avons présentés précédemment, la part des exploitations familiales dans l’agriculture française reste prépondérante (Tableau 6).

Tableau 6- Place des exploitations familiales en France selon différents critères de définition

Critères de définition de l’exploitation familiale Part d’exploitations familiales 1988
2000 2005
Critères touchant à la part de main-d’œuvre salariée
Moins de 1,5 UTA salariées sur l’exploitation (Critère de P. M. Raup [1986] )Moins de 5% de travail salarié sur l’exploitation (Critère de B. Hill [1993]))Moins de 50% de travail salarié sur l’exploitation (Critère de B. Hill [1993]))
95%69%

94%

92%63%

90%

91%60%

89%

Critère du statut juridique % d’exploitation individuelle (Critère de D. Hallam et F. Machado [1996]) 89% 70% 62%

Sources : Agreste Recensement agricole 2000, traitements de l’auteur

Bien qu’elle ait sensiblement diminué entre 1988 et 2005, elle reste toujours supérieure à 60% selon le critère de définition le plus restrictif, celui de B. Hill [1993]. En 2005, plus de 90% des exploitations françaises emploient moins de 1,5 UTA salariées (critère de P. M. Raup [1986]). Dans 89% des exploitations françaises la part du travail salarié représente moins de 50% du travail total (critère de B. Hill [1993]).

En considérant, comme D. Hallam et F. Machado [1996], que seules les exploitations de statut « Exploitant individuel » sont des exploitations familiales, en 2005, 62% des exploitations françaises sont des exploitations familiales. Nous l’avons vu, ce critère est très restrictif étant donnée que d’autres types de structures juridiques comme les GAEC ou les EARL35, qui représentent plus de 30% des exploitations françaises (Tableau 7), peuvent aussi être des exploitations familiales

Tableau 7- Statut juridique des exploitations agricoles françaises en 2005

Statut juridique % des exploitations professionnelles
Exploitant individuel 62,2%
GAEC 12,4%
EARL 18,8%
Groupement de fait 0,5%
Société civile (SCEA) 4,7%
Société commerciale ou coopérative (SARL) 1,3%
Autres 0,1%

Sources : Agreste Enquête structure 2005, traitements de l’auteur

Champ : Exploitations agricoles professionnelles

Ainsi, quel que soit le critère de définition de l’exploitation familiale, ce type d’exploitations est encore largement majoritaire en France à l’heure actuelle, malgré un léger recul depuis 1988.

Lire le mémoire complet ==> (Demande de travail salarié permanent et saisonnier dans l’agriculture)
Thèse présentée et soutenue publiquement pour obtenir le titre de Docteur en Sciences Économiques
MONTPELLIER SUPAGRO – Centre International d’Études Supérieures en Sciences Agronomiques
École Doctorale d’Économie et Gestion de Montpellier

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29 Réseau d’Information Comptable agricole (ou FADN Farm Accountancy Data Network). Cette base de donnée, que nous allons utiliser par la suite, est présentée plus largement dans l’Annexe 1.
30 Groupement Agricole d’Exploitation en Commun.
31 Société à Responsabilité Limitée.
32 Société Civile d’Exploitation Agricole.
33 United States Department of Agriculture.
34 Une exploitation agricole est dite professionnelle lorsqu’elle satisfait à deux critères : un critère de taille (supérieure à l’équivalent de 12 hectares de blé) et un critère d’emploi (elle doit aussi utiliser au minimum l’équivalent de 75% du travail fourni par une personne occupée à plein temps pendant une année) (voir Annexe 1 pour plus de détail).