Région PACA, destination affaires : enjeu touristique pour l’avenir

By 16 October 2012

3 Perspectives de la région PACA face au marché du tourisme d’affaires

De part sa situation géographique, la région Provence Alpes Côte d’Azur constitue une interface privilégiée entre l’Europe et la Méditerranée.

L’importance de ses infrastructures aériennes et portuaires, le potentiel remarquable de l’enseignement supérieur et de la recherche, le rôle non négligeable de l’agriculture et de la forêt, et l’importance du secteur tertiaire classent l’économie régionale parmi les premières françaises. Elle est cependant fragilisée par la situation difficile de l’emploi, et les mutations industrielles qui l’ont durement touchée.

De plus, le développement ne s’est pas toujours fait dans une perspective durable, d’autant que les risques naturels et les atteintes à l’environnement sont importants.
Avec plus de 36 millions de visiteurs accueillis en 2002 (prévisions Observatoire CRT PACA), le tourisme constitue une activité majeure, notamment en terme d’emplois, qui place la région au premier rang des pôles touristiques français. Il concerne en effet tous les espaces, et s’étale sur une grande partie de l’année, du fait notamment de la complémentarité mer/montagne et du tourisme d’affaires.

Marseille et sa région

Le tourisme, avec la Provence, la mer et la montagne tient une place prépondérante dans l’économie. 3ème région touristique française en terme de concentration d’établissements hôteliers, elle est connue pour son patrimoine culturel, son histoire et ses nombreuses activités sportives. Ensoleillement record, réserves et parcs naturels, intense vie culturelle, mer et montagne, constituent les atouts indéniables de la Provence.

Marseille gagne aujourd’hui en notoriété. La Coupe du Monde de football en 1998 a eu un effet très positif sur l’image de la ville. Depuis, Marseille devient la destination de choix pour les organisations d’événements, de congrès et de réunions. Ainsi, elle a accueilli récemment des congrès très importants comme le congrès des HLM, celui des notaires.
Mais cet élan rejoint en fait un ensemble d’événements corollaires. Marseille est de plus en plus la cible de paysage pour le cinéma (il est plus facile d’obtenir des autorisations à Marseille qu’à Paris, et le beau temps joue aussi son rôle). Les studios de la Belle de Mai vont contribuer à renforcer ce phénomène.

Marseille a passé son tour depuis tant d’années que le nouvel élan, essentiellement sur l’image du nautisme avec la plongée, la photo sous-marine l’accueil des courses nautique de voile contribuent à donner une image « mer » de Marseille et non plus seulement de port de commerce.
L’ambition marseillaise et les grands projets de développement en cours seront aussi un atout supplémentaire pour le tourisme d’affaires, déjà très dynamique.

La position de Marseille sera confirmée et renforcée, par le projet Euroméditerranée, visant à projeter l’agglomération marseillaise comme pôle tertiaire structurant, au cœur d’une zone d’échanges internationaux reliant l’Union Européenne à l’ensemble de la Méditerranée. Dans ce projet, l’accent est placé sur les activités scientifiques et tertiaires liées à l’ouverture internationale et maritime de Marseille : télécommunications, transports portuaires, banques et assurances, services liés au commerce international, coopération Nord – Sud, environnement maritime, océanographie, préservation des milieux littoraux…

Le projet Euroméditerranée est considéré comme la grande opération d’aménagement du territoire à caractère national du début du 21ème siècle, qui constituera un véritable tremplin pour la région, et devra modifier considérablement le paysage économique, géographique et éducatif actuel de Marseille et de son environnement.
Marseille est par conséquent en passe de devenir la capitale incontournable du Sud de l’Europe. Alliant art de vivre et dynamisme, elle a la volonté de rayonner dans toute la zone méditerranéenne et bien au-delà.

3.1 LA REGION PACA, DESTINATION AFFAIRES : UN ENJEU TOURISTIQUE POUR L’AVENIR

Le tourisme d’affaires a un impact important sur l’économie touristique régionale. En effet, il génère une activité tout au long de l’année, en dehors de la haute saison estivale. Partant de ce constat, le Comité Régional du Tourisme PACA a engagé quelques actions au cours des années passées sur ce thème. Il a notamment conclu en 1999 un partenariat avec la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie. Il a également adhéré en 2000 au Club Français du Tourisme d’Affaires de Maison de la France.49

Pour la seconde année consécutive, le CRT a participé à l’un des principaux salons professionnels en matière de tourisme d’affaires, l’EIBTM de Genève, du 29 au 31 mai 2001. Ce salon, incontournable pour les professionnels du tourisme d’affaires, des congrès et des incentives, existe depuis 10 ans.
Il fonctionne sur la base d’acheteurs, responsables de très haut niveau, qui sont invités par les organisateurs pour rencontrer les prestataires de services et les professionnels du tourisme exposants. Les demandes visent souvent le haut, voire le très haut de gamme, mais aussi des produits sportifs “actifs” ou “insolites” et pas nécessairement très coûteux. La région PACA est très demandée. Provence-Méditerranée-Congrès a également participé à cette opération aux côtés du CRT.

Aujourd’hui, en aval du démarrage du plan marketing du Comité Régional de Tourisme, on s’est interrogé sur l’opportunité de s’intéresser au segment affaires et sur les outils de promotion à mettre en place pour le soutenir.
Les éléments chiffrés évoqués ci-avant ne laissent paraître aucune hésitation sur l’intérêt de la filière affaires en PACA. Toutefois, il reste difficile d’évaluer une destination affaires du fait de la segmentation de ce secteur.

En effet, la problématique traitée plus haut sur la définition et la typologie du tourisme d’affaires est aussi valable sur un territoire comme la région PACA (ou périmètre CRT PACA). Tout au long des entretiens avec les professionnels de la région, il apparaît que la définition et la typologie du tourisme d’affaires ne raisonnent pas de la même façon pour tous. Certains éliminent les congrès de leur esprit (filière organisée par ailleurs) d’autres différencient les séminaires en fonction du nombre de participants (groupe de plus ou moins de 50 personnes…).
Malgré ces différences de langage, on peut suggérer sans trop d’hésitation que La Provence pourrait se positionner sur le marché du tourisme d’affaires. Elle a de bons produits répondant au besoin d’originalité et haut de gamme, mais les intéressés déclarent n’avoir aucune information ou très peu sur la région, ses activités, ses agences spécialisés dans l’incentive, sa capacité hôtelière.

Le secteur du tourisme d’affaires est encore plus sensible à l’organisation et à la qualité que le tourisme de masse. En effet, les « clients » sont tous des professionnels. Il est donc primordial d’avoir des partenaires fiables : cars à l’heure, guides qui se présentent pour les rendez-vous… Le nombre d’interlocuteurs doit être limité pour maximiser la réussite des opérations et coordonner les actions.
Faire un point sur le tourisme d’affaires, construire un projet et une stratégie sur cette filière présente d’autres difficultés. Après avoir résolu la barrière du vocabulaire, il faut présenter un panel de l’offre de séminaires.
Mais la région (au sens périmètre CRT PACA, c’est-à-dire sans la région niçoise) a un point faible. L’infrastructure reste le plus gros problème. Le déficit en chambre 4 étoiles et en salles de dîner de gala pouvant accueillir plus de 1000 personnes reste un point faible.50

Néanmoins, on constate ces dernières années une évolution du parc qui se caractérise par :
• Une hausse du nombre de chambres haut de gamme, avec un parc de 4* de 3 326 chambres51 (PACA hors Alpes Maritimes). Ce parc reste faible si on le compare à l’offre d’hôtels 4 étoiles de la région niçoise, qui est de 8298 chambres. Mais peu d’hôtels dans la région offrent une grande capacité permettant l’accueil de groupes.
• Une hausse de la qualité du parc.
• 62% de la capacité en chambres d’hôtel de la région, soit 45 260 chambres, toutes catégories confondues.
• Une tendance à la concentration des chambres : la région dispose de plus en plus de chambres et de moins en moins d’hôtels.
• Une concentration des chambres dans les villes (50% des chambres des Bouches du Rhône sont à Aix et à Marseille).

L’offre hôtelière du département des Bouches du Rhône en matière de séminaire est importante : on recensait en 2000 ,173 hôtels de séminaire dans les Bouches du Rhône, soit environ 40% des hôtels homologués du département. En comparaison, 26% des hôtels de séminaire de la région sont situés dans le Bouches du Rhône.

Le département des Bouches du Rhône se situe également au 2ème rang des départements de la région en nombre de salles de séminaires offertes : 22% des salles de la région. Les catégories 2 étoiles et 3 étoiles représentent 80% des hôtels homologués de séminaires du département.
L’offre séminaire est d’autant plus intéressante qu’elle correspond à celle qui intéresse les incentives. Il est donc important d’identifier cette offre et de choisir les moyens de promotion pour valoriser ce secteur. Les éléments qui suivent sont le reflet des différentes rencontres et entretiens des personnes interviewées au cours des quatre mois de stage effectués au CRT PACA.

Lire le mémoire complet ==> (Le tourisme d’affaires en Provence alpes côte d’azur: un enjeu pour l’avenir)
Mémoire de DESS en Economie et Gestion du Tourisme – Faculté des sciences économiques et de gestion
Université de la Méditerranée AIX-MARSEILLE II – CEDERS