La croissance du marché du tourisme d’affaires

By 15 October 2012

1.3 Perspectives : la croissance du marché du tourisme d’affaires

Comme nous venons de le voir, la concurrence sur le marché du tourisme d’affaires est très intense, à l’échelle planétaire. Les associations organisant des congrès par exemple, disposent d’une offre abondante d’infrastructures et des services de qualité, que l’on retrouve dans toutes les grandes villes européennes, nord-américaines, asiatiques, et sur les bateaux de croisières.

L’offre est tout aussi considérable, sinon plus, pour les entreprises tenant des réunions d’affaires ou des séminaires de formation dans des centres de villégiature, des stations balnéaires et des grandes villes. Même si le marché européen est solidement positionné, il se doit de rester au niveau de la concurrence mondiale.
C’est donc une bataille de qualité et du service que se livreront les principales destinations concurrentes sur le plan international dans les prochaines années. Les critères de sélection des sites, quelle que soit leur localisation, porteront sur l’image et la notoriété de la destination, son accessibilité, la qualité des services offerts et le rapport qualité – prix.

L’enjeu est de taille puisque le tourisme d’affaires n’a pas encore atteint le stade de la maturité comme secteur économique à part entière. Il importe en conséquence de rallier prioritairement les efforts de tous les acteurs dans ce sens.
Tous les marchés géographiques comptent et chacun a ses particularités. Il faut avoir à l’esprit que plus des deux tiers des dépenses des touristes d’affaires et de congrès en PACA proviennent de personnes qui résident à l’extérieur de la région. Avec plus de 16% des nuitées, l’Ile de France tient la tête des régions d’origine de la clientèle affaires en PACA.
En ce qui concerne la clientèle étrangère, c’est l’Italie avec 6.7% des nuitées affaires qui est au premier rang en PACA, suivi de l’Allemagne avec 4.2%, puis la Grande Bretagne avec 3.2% et les Etats Unis avec 2.7% des nuitées.

A la lumière de ces éléments, nous nous intéresserons donc de plus près au comportement de ces clientèles, et plus particulièrement sur le marché de l’incentive. En effet, le marché de l’incentive constitue un segment particulier du tourisme d’affaires.

Aux vues de son développement et de son poids économique, on s’y intéresse seulement depuis quelques années. Il générait en Europe 6.4 milliards de dollars en 1990, soit 38% du marché mondial (USA 52%). Le marché de stimulation approchait les 3 900 millions d’euros en 1995 soit 12.6% du secteur du tourisme d’affaires22. En 1996, les entreprises européennes organisaient environ 1.5 million de voyages incentives par an, contre 5.7 pour le seul marché des Etats-Unis (près du quart de ces voyages s’effectuant à l’étranger).
Cette clientèle est particulièrement prisée par les destinations et les prestataires, car elle engendre une contribution moyenne très supérieure à celles des autres segments du tourisme d’affaires, de l’ordre de 400 à 800 euros par jour et par participant23.

La France est, avec le Royaume Uni, l’Allemagne et l’Italie, un pays leader sur ce marché. De plus, l’Europe constitue un réservoir de clientèle considérable et encore peu exploité. Enfin, pour des raisons de coût et d’image en période de récession, les entreprises privilégient les destinations moins prestigieuses et onéreuses, et mettent l’accent sur la qualité de l’organisation et le contenu du programme.

Il semblait donc intéressant d’apporter un éclairage sur les déterminants de la demande incentive. Cette approche peut en effet positionner le tourisme d’affaires comme filière à part entière du Comité Régional du Tourisme PACA. Le tourisme d’affaires pourrait alors s’inscrire comme produit touristique à part entière et faire ainsi l’objet d’une stratégie différenciée dans le futur Plan Marketing du CRT PACA.

Lire le mémoire complet ==> (Le tourisme d’affaires en Provence alpes côte d’azur: un enjeu pour l’avenir)
Mémoire de DESS en Economie et Gestion du Tourisme – Faculté des sciences économiques et de gestion
Université de la Méditerranée AIX-MARSEILLE II – CEDERS