Les limites et faiblesses de l’Internet : une information volatile

By 27 September 2012

Les limites et faiblesses de l’Internet – Sous section 2 :

Internet présente comme toute technologie un certain nombre de faiblesses qui devraient être connues et contrôlées par l’utilisateur. Lorsque ce dernier réserve un usage professionnel à l’Internet, la maîtrise des faiblesses est une condition sine qua none de la réussite de cette utilisation. Nous essayons dans les paragraphes qui suivent de traiter de certaines de ces faiblesses.

§ 1 : Une organisation peu autoritaire

Aujourd’hui, l’Internet est une confédération et son organisation est très peu autoritaire, voire quasi anarchique. Les différents réseaux doivent cependant travailler ensemble et la standardisation des protocoles est un aspect majeur. Il existe tout de même un organisme dirigeant d’Internet : l’Internet Architecture Board (IAB)26. Créé en 1983, il comprend aujourd’hui une douzaine de membres. L’un de ses groupes de travail est l’Internet Engineering Task Force (IETF) qui est responsable de l’évolution à court et moyen terme des standards d’Internet.

L’absence d’une autorité juridique à l’échelle mondiale a favorisé l’existence de certains abus dans les pratiques d’information et de communication. Nous citons par exemple l’attaque des boites e-mail des internautes par des messages de publicité sauvages. Ces e-mails non désirés sont appelés les spams et font que les messages dont a vraiment besoin l’internaute soient perdus dans un nombre important de spams.

26 Organisme en charge de la définition et de l’évolution du réseau Internet et de ses protocoles.

§ 2 : Une information dispersée et volatile

Pour un débutant, chercher une information sur Internet, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Internet offre souvent trop d’informations sur un sujet donné, plutôt que pas assez. Si vous faites une recherche avec un mot-repère, Internet risque de vous trouver 10 000 documents contenant le mot en question.

Internet n’est pas régi par une autorité centrale chargée de l’assujettir à un système cohérent d’indexage et de catalogage. En fait, Internet dépend de la capacité des particuliers, des institutions et des entreprises d’organiser leurs informations et de respecter la logique des autres systèmes de classification et d’information. La majorité des pages Web est indexée par des outils de recherche tels que des répertoires et des moteurs de recherche. Les répertoires sont créés par des humains qui fournissent l’adresse Web de leur site et des détails sur ce dernier; le site est ensuite classé dans une ou plusieurs catégories.

§ 3 : Un contenu de différentes qualités

Internet est un réseau ouvert. Tout le monde peut publier ce qu’il souhaite sans se soucier de la qualité. En effet, l’information trouvée sur Internet peut être de bonne ou de mauvaise qualité. Le chercheur est donc livré à lui-même pour distinguer le bon et le moins bon. Cette situation engendre l’absence de l’assurance de la fiabilité de l’information trouvée et constitue une limite sérieuse à un avantage certain.

La mise en place d’un organisme pour le contrôle des publications est quasi impossible vu le nombre très important des publications chaque jour. La solution réside alors dans la recherche de l’information elle- même. Le chercheur devrait cibler les sites ayant une notoriété certaine.

§ 4 : La sécurité sur Internet

La sécurité des renseignements et transactions financiers préoccupe ceux qui utilisent Internet pour des motifs commerciaux. L’entreprise offrant un service où le consommateur à la recherche d’un produit particulier veut savoir quoi faire pour empêcher l’interception non autorisée de données confidentielles. Comment envoie-t-on de l’argent par la voie électronique sans qu’une personne autre que le destinataire ne le détourne? 27

La sécurité numérique intéresse tout particulièrement les secteurs bancaires et financiers qui travaillent d’une manière continue pour la création et l’amélioration de logiciels garde-barrière et de systèmes fiables de chiffrement des données. Des ordinateurs « protégés » envoient et reçoivent régulièrement des renseignements sur le crédit, et la probabilité qu’un tiers les intercepte est nulle sinon minime. Avec la mise au point d’outils de chiffrement toujours plus perfectionnés, la sécurité des renseignements confidentiels sera de moins en moins problématique dans l’avenir.

27 DAUVIL Claire, « Commerce électronique : préférez la sécurité des sites cryptés », Intérêts privés n° 550 mois 12/1998 page 38

La majorité des sites Web demandant des renseignements confidentiels précisent clairement de quelles mesures de sécurité ils sont dotés. Certains renseignements sont recueillis passivement, grâce à des « cookies ».

Les différents risques d’un système lié à l’Internet et les moyens à mettre en œuvre pour maîtriser ces risques seront examinés dans la deuxième partie de ce mémoire.

§ 5 : L’Ethique et Internet

L’IFAC28 s’est intéressé à l’Internet en traitant de l’éthique dans un monde virtuel. Les points suivants sont traités :

– L’Intimité :

En surfant entre les sites, nous constatons qu’il n’existe pas de limites pour accéder à n’importe quelle information, image ou autres. Ce qui soulève notamment la question de l’effet sur la moralité des internautes. En Tunisie, des restrictions d’accès ont été mises en place par l’agence tunisienne de l’Internet pour en atténuer l’effet.

– L’Identité :

Il appert que plus de 50% des internautes sont d’origine des USA. Si nous avons cru que le phénomène de l’Internet est synonyme de globalité, au vu de ce chiffre, il ne devient pas aussi global que nous l’avons cru.

– La Confiance :

Internet est bourré d’informations et de sites, mais dans quelles limites pouvons-nous croire tout ce que nous lisons, comment pouvons-nous savoir celui ou ceux qui divulguent ces informations et manipulent ces sites ? Des millions de sociétés offrent des services, comment pouvons-nous nous assurer de leur authenticité ?

28 MERRYWEATHER Judith, « Ethics in a cyber World », www.ifac.org visité le 2 mai 2000

La profession comptable a déjà réagi en développant un site Web qui offre certaines garanties aux internautes qui établissent des relations avec les sites « certifiés » par le WebTrust. (Consulter www.webtrust.com).

– La sécurité :

Les affaires sont basées sur la sécurité et la confidentialité notamment lorsqu’elles sont assorties d’engagements financiers (utilisation de référence d’un compte bancaire…). La création d’un climat de confiance devient une condition sine qua none en utilisant le commerce électronique;

– La propriété intellectuelle :

L’utilisation de l’Internet dans le monde a soulevé les problèmes de la propriété intellectuelle et du copyright. Comment pouvons-nous être sûr que les œuvres de certains ne sont pas utilisés à l’insu de leurs maîtres ?

– Le respect de la législation locale :

Internet peut être un moyen valable pour détourner la législation locale d’un pays. Il suffit d’héberger son site à l’étranger pour se permettre des pratiques dans le pays d’origine.

Il est sûr que cette liste n’est pas limitative et que plusieurs autres problèmes apparaîtront avec le temps.

§ 6 : Le coût de l’Internet

Aussi paradoxal que cela puisse apparaître, le coût de l’utilisation de l’Internet est à la fois un avantage et une contrainte à l’expansion de celui-ci.

En effet, l’utilisation du courrier électronique et la recherche d’information professionnelle sur le Net… permettent une économie substantielle de coût. Par ailleurs, le fait de ne pas pouvoir cerner le lieu où existent les informations à chercher, les risques associés à l’utilisation de l’Internet, le coût de développement et de maintenance du site Web marchand … peuvent aussi constituer des coûts qui dépassent ceux que le professionnel est prêt à supporter en utilisant des moyens traditionnels de communication et d’information.

En effet, la mise en place d’un site marchand constitue comme il sera exposé dans la deuxième partie du mémoire un investissement important en moyens humains et matériels. En plus et compte tenu du nombre relativement réduit des utilisateurs d’Internet qui peuvent s’intéresser à un site dynamique du cabinet, le retour direct sur investissement risque de tarder.

Lire le mémoire complet ==> (L’internet au service de l’expert-comptable : le site web dynamique du cabinet)
Mémoire en vue de l’obtention du diplôme d’expertise comptable – Commission d’Expertise Comptable
Université DE SFAX – Faculté des Sciences Economiques et de Gestion