La stabilisation du système financier international

By 11 September 2012

Stabilisation du système financier international, Quelques résolussions – Chapitre 4 :

Section 1 : Participation du secteur privé à la prévention et à la résolution des crises

Une participation accrue du secteur privé à la prévention et à la résolution des crises peut limiter l’aléa moral, renforcer la discipline de marché en facilitant une meilleure évaluation des risques, et améliorer les perspectives des débiteurs et des créanciers.

Les efforts de prévention doivent être axés sur la mise en œuvre de politiques avisées, le renforcement des systèmes financiers et l’établissement d’un dialogue constructif avec les créanciers privés.

Le Fonds Monétaire International FMI encourage ses pays membres à profiter des périodes de relative accalmie pour mettre en place des mécanismes pouvant faciliter la résolution ordonnée des crises, tels que les clauses d’action collective dans les contrats d’émissions obligataires et les lignes de crédits préventives.

Lorsque des crises se produisent, ce qui est inévitable, il importe que les créanciers privés restent impliqués. Dans certains cas, on peut jouer de l’effet catalytique des concours du FMI ou d’autres sources officielles pour convaincre les créanciers privés de maintenir leurs engagements. Dans d’autres, il peut être nécessaire de recourir à des mécanismes tels que la restructuration de la dette pour faire en sorte que les programmes d’ajustement des pays soient intégralement financés, sans recours excessif aux sources de capitaux officiels.

D’autres initiatives visant à consolider les systèmes financiers nationaux de même que le système international consistent à aider les pays à prendre la mesure de leurs vulnérabilités externes et à se doter de régimes de change appropriés.

Section 2 : Redonner à la Bourse sa fonction initiale

Il s’agit d’apporter de l’argent frais aux entreprises, donc à l’économie réelle. Car, avec le temps, cette mission est passée au second plan et la Bourse est devenue un lieu de spéculation. Pire, les Bourses ont cessé de financer les besoins des entreprises et ont, au contraire, commencé à exiger des entreprises des efforts en vue de mieux rémunérer actionnaires et spéculateurs.

– Mieux encadrer l’encours des produits dérivés, voire supprimer les plus risqués pour la finance internationale. Déjà, par le passé, les dégâts provoqués par ces produits ont conduit les pays du G7 à recommander un suivi de leur évolution au niveau mondial.
– Confier la régulation du système financier international à un organisme proche de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) plutôt que du Fonds monétaire international (FMI), dont la vocation principale est d’aider les pays demandeurs à trouver des solutions au déficit de leur balance des paiements.
– Mettre en place une réglementation sévère pour sanctionner les délits d’initié.
– Mettre également en place une réglementation qui réprime les manipulations d’informations visant à embellir les comptes des entreprises cotées pour susciter, à tort, la confiance des investisseurs et des épargnants, à l’instar de ce qui s’est passé dans l’affaire Enron ou World Com. Cette réglementation doit réprimer les agissements de certaines agences de notation qui ont contribué à la diffusion des risques à l’échelle mondiale dans la crise des subprimes.
– Le Prix Nobel français Maurice Allais propose, quant à lui, en plus d’une réforme en profondeur des règles régissant l’octroi des crédits, une réforme du système financier qui aboutirait à la création d’une monnaie internationale. Pour lui, en effet, l’utilisation du dollar comme monnaie de référence a pour effet de financer les déficits des USA par la communauté internationale.

Section 3 : Régime du change viable

On a souvent associé les crises financières au manque de cohérence entre le régime de change et les autres politiques économiques. Les discussions portant sur l’architecture ont mis l’accent sur la tendance des pays à opter pour des solutions tranchées : soit le flottement libre du taux d’échange, soit un régime strict de parité fixe. L’expérience a démontré que les systèmes intermédiaires parité ajustable ou flottement étroitement contrôlé doivent, pour être viables accompagnés par les politique extrêmement rigoureuses.

Même dans ces conditions, les régimes de parité fixe peuvent être durement éprouvés par les mouvements de capitaux lorsque ses derniers sont libéralisés sans préparation adéquate ou bien ordonnée. Comme l’expérience récente l’a démontré, la décence de régimes de parité fixe ou leur abandon dans des circonstances incontrôlées peuvent être très couteux.

Le FMI conseil donc à chacun de ses membres de choisir le régime de taux de change qui répond le mieux a ses besoins, compte tenu des caractéristiques et des circonstances de son économie et du niveaux de développement de ses institutions. Toutefois, quel que soit le régime retenu, c’est la rigueur des politiques sous-jacentes et la solidité des institutions qui, en dernière analyse, seront garantes d’une croissance soutenue et la stabilité financière.

Section 4 : Renforcement de la supervision financière et de la régulation

Un Conseil de la stabilité financière se substituerait au Forum de stabilité financière(FSF) (instance de coopération et de discussion créé en février 1999 à l’initiative des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G7. Le FSF regroupe les autorités monétaires et financières, les superviseurs et les régulateurs des grandes places financières, ainsi que diverses institutions ou organisations internationales). Il sera chargé, en coopération avec le FMI, d’établir un mécanisme d’alerte sur les risques macroéconomiques et financiers et de proposer des mesures pour y faire face.

La supervision serait étendue à tous les acteurs du marché, notamment aux hedges funds. Les agences de notation seraient régulées. Le “hors-bilan” des banques devra être intégré dans le calcul des ratios prudentiels, de sorte que l’endettement des banques n’échappe plus à tout contrôle.

Section 5 : Détection et contrôle de la vulnérabilité externe

Dans le cadre de son mandat de surveillance des politiques économiques et leur évolution à l’échelle internationale, le FMI porte une attention particulière aux facteurs qui rendent les pays vulnérables aux crises. La surveillance qu’il exerce est devenue plus directe, plus constante et plus centrée sur la santé du secteur financier. Le FMI élabore en outre un cadre analytique pour l’évaluation de la vulnérabilité externe et travail a la mise au point des systèmes d’alerte avancée qui lui permettront de détecter les risque découlant des problèmes qui surviennent dans les pays membre et de suivre en permanence l’évolution des marchés internationaux. L’absence de données fiables (notamment sur les réserves de changes) était au cœur des crises survenu aux Mexique en 1995 et en Thaïlande en 1997 et c’est la raison pour la quel le FMI insiste sur l’importance de disposé en tant voulu de statistiques exactes et complètes.

Les travaux d’amélioration du système de données et des dispositifs institutionnels entreprise dans chaque pays dureront dans bien des cas de nombreuses années. Il s’agit la d’un domaine où l’assistance technique et particulièrement importante évidemment la qualité des données et un contrôle permanent ne suffisent pas. Comme toujours, il reste essentiel que chaque pays mène une politique macroéconomique saine et maintienne ses réserves internationales à un niveau adéquat.

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions