Intégration de la France au système financier international

By 11 September 2012

L’Intégration financière internationale et la vulnérabilité d’un pays aux crises
Chapitre 3 : Cas de la France
Section 1 : Intégration de la France au système financier international

1. Ouverture de la France au commerce extérieur

L’économie française est une économie ouverte sur l’extérieur : elle exporte une part croissante de son produit intérieur brut (PIB) et ses importations alimentent une part croissante de la consommation et de l’investissement. Les échanges avec le reste du monde portent sur des marchandises mais aussi sur des services et des capitaux.

Le commerce extérieur de la France désigne l’ensemble des échanges de biens et services entre la France et le reste du monde.

La France est une grande nation commerçante : 4ème place des exportateurs de marchandises, avec 6% des exportations mondiales et 5ème place des importateurs dans le secteur des services. Le taux d’ouverture est de 23%

Graphique III-3-1 : Evolution des échanges de la France (2001-2009)
Evolution des échanges de la France

Graphique III-3-2 : répartition des exportations par zone géographique
répartition des exportations par zone géographique
Source : http://lekiosque.finances.gouv.fr/APPCHIFFRE/Etudes/tableaux/apercu.pdf

La France réalise plus de 62% de son commerce extérieur avec des pays européens ayant la même monnaie. Son premier partenaire commercial est l’Allemagne.

En dehors de la zone euro, la France établi des échange commerciaux très dynamique avec l’Asie, en l’occurrence avec la chine, les pays européens ne faisant pas partie de l’union européenne.

2. Développement du marché boursier

La modernité de la place financière parisienne a ouvert la voie aux investisseurs étrangers. Ils sont aujourd’hui très présents à la Bourse de Paris. Un chiffre : en quelques années, leurs achats de valeurs mobilières françaises ont été multipliés par quatre. On estime que les étrangers comptent entre le tiers et 40% de la capitalisation boursière des sociétés cotées en France.

Le marché des actions se place dans le groupe de tête du palmarès mondial, avec une capitalisation boursière qui dépassait les 5.400 milliards de francs à la fin du mois de mai 1998. Et la cote ne cesse de s’enrichir de nouveaux titres, avec les privatisées parmi les plus grosses sociétés, comme France Telecom qui, à lui seul, a représenté plusieurs dizaines de milliards de francs de titres mis sur le marché boursier.

La cotation est effectuée par informatique, la criée ayant disparu depuis plusieurs années au profit d’un système informatique. Le système électronique a été introduit à la Bourse de Paris dès juin 1986 dans une Bourse qui avait vécu des décennies de criée, avec ses groupes de cotation et sa fameuse corbeille disparue au milieu de 1987.

b. Les indices boursiers à la Bourse de Paris

Euronext Paris diffuse différents indices de marché ainsi que des indices sectoriels. À l’occasion de la fusion des différents compartiments actions (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché) qui ont donné naissance à Eurolist, de nouveaux indices ont vu le jour afin de rendre mieux compte de l’évolution des marchés.

Il s’agit essentiellement de CAC 40 qui a été créé en 1987 avec 1000 points de base. Il est aujourd’hui le principal indice boursier de Paris. Il est calculé à partir de l’évolution du cours de cotation des 40 sociétés les plus actives du marché parisien. Le CAC40 représente un échantillon significatif des entreprises cotées à Paris en termes de capitalisation boursière, mais également en terme sectoriel pour donner une meilleure visibilité du marché.

Accessoirement au CAC 40, d’autres indices boursiers ont aussi vu le jour à l’instar de CAC Next 20, CAC Mid 100, CAC Small 90, CAC Mid&Small190, IT.CAC, IT.CAC20 SBF 80, SBF 120, SBF 250.

3. Flux de capitaux étranger

Avec l’annonce de 523 implantations en 2008, les investisseurs ont maintenu un niveau relativement équivalent de projets (-3 % par rapport à 2007). Selon le Baromètre annuel Ernst & Young de l’attractivité européenne (http://www.ey.com/Publication/vwLUAssets/Etude_Attractivite_France_2009/$FILE/Etude%20Attractivite%20France%202009.pdf), la France reste ainsi à la deuxième place pour l’attraction des IDE après le Royaume-Uni et avant l’Allemagne.

Selon la base de donnés ORBIS, quelque 22 510 entreprises étrangères étaient présentes en France en 2008, employant 2,8 millions de personnes, soit 10 % de la population active.

La France est en 2009 la troisième destination mondiale des flux d’investissements directs étrangers, derrière les Etats-Unis et la Chine, selon la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), avec un flux entrant de 63,5 milliards de dollars40. Cependant, ces flux d’IDE comptabilisent également les flux de rachat d’entreprises françaises par des entreprises étrangères et ne représentent pas réellement l’investissement productif réalisé sur le territoire français.

4. L’inflation

a) En 2006 l’inflation en France était de 1,6 % (moyenne des 12 mois)

b) L’année 2007 fut très contrastée avec les 8 premiers mois à +1.2% et une envolée en fin d’année avec décembre qui termine à +2.6%. tout de même l’inflation moyenne était de l’ordre de 1,5%.

Evolution par nature de dépenses :
– les services +2.6% (42% du budget moyen)
– les produits manufacturés +0% (31% du budget moyen)
– l’alimentation +1.4% (17% du budget moyen)
– l’énergie +1.7% (8% du budget)

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions

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40 Les multinationales investissent davantage dans les pays de l’OCDE », dans Le Monde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Monde) du 30/06/2006