L’intégration de la Chine au système financier international

By 11 September 2012

L’intégration de la chine au système financier international
Chapitre 2 : cas de la chine
Section1 : Intégration de la chine au système financier international

1- Ouverture de la chine au commerce international

Contrairement à l’Algérie, le commerce extérieur chinois est rendu dynamique grâce au développement de l’économie productive excédentaire d’une part et la fluidité des procédures régissant les échanges internationaux d’autre part.

L’adhésion de la Chine à l’OMC en 2001 a confirmé sa place grandissante dans l’économie mondiale, se profilant comme un nouveau centre économique à l’instar des États-Unis, de l’Union européenne et du Japon.

« Elle s’est engagée à ouvrir son marché en libéralisant ses importations de biens et services, suivant un calendrier qui s’étend sur la période 2002-2006, et qui, en résumé, inclut :
– sur les produits industriels, une baisse des droits de douane (de 17 % actuellement à 8,9 % en 2005), la réduction des pics tarifaires, la suppression de tous les quotas et licences d’importation ;
– une réduction de la protection du secteur agricole, avec une baisse des tarifs dans le cadre d’un élargissement de quotas tarifaires ;
– l’ouverture des services aux investissements directs étrangers (IDE), jusqu’ici essentiellement cantonnés à l’industrie manufacturière et à l’immobilier ; dans certains secteurs (commerce de gros et de détail, export-import), la libéralisation des IDE est complète en 2005 ; dans d’autres services (télécommunication, assurances), une limite est maintenue à la participation étrangère au capital ; »30

Aussi, depuis 1979, la Chine a successivement créé les zones économiques spéciales, les villes littorales ouvertes et les zones d’exploitation, adoptant des mesures particulières plus souples et préférentielles en termes de contrôle de l’import-export, et de la politique sur les devises

a- Les exportations chinoises (http://fr.wikipedia.org/wiki/Exportation) :

Les exportations chinoises sont très compétitives et génèrent d’immenses réserves de change.

Graphique III-2-1 : exportations chinoises de biens et service entre 1970 et 2008.
exportations chinoises de biens et service entre 1970 et 2008
Source :http://perspective.usherbrooke.ca/

En moyenne, le volume des exportations a augmenté de 14% entre 1970 et 1999, et de 20,5% entre 2000 et 2008. Les importations ont progressé un peu moins vite : 13% par an pendant la décennie 1990, et 16% entre 2000 et 2008.

La Chine réalise environ 9% des exportations et 7% des importations mondiales en 2008, contre 1,2 et 1,1% en 1983.

La place de la Chine dans le commerce mondial varie selon les secteurs. Elle est plus grande pour les produits manufacturée, où le pays réalise 13% des exportations mondiales que pour les produits agricoles ou miniers. Au sein de l’industrie, il y a de grandes inégalités selon les produits. Ainsi, le pays effectue 33% des exportations mondiales de vêtement, mais seulement 3% de celles de denrées agroalimentaires et 2% de celles de produits automobiles. Un fait remarquable dans les années 2000 est la progression d’exportation à relativement forte teneur technologique. Ainsi, en 2008, la Chine a réalisé plus du quart des exportations en équipement de télécommunication mondiales.

b- Importations chinoise :

La Chine a eu une valeur totale de l’importation de 956 USD milliards en 2007, a raison de 25% d’augmentation annuelle moyenne depuis 2000. Cela est dû à l’augmentation du niveau de vie en Chine qui permet au peuple chinois d’importer des marchandises sur le marché international. En outre, l’influence de la hausse des prix sur le marché international et la baisse de la coutume résultats au niveau de l’impôt à la croissance de l’importation en Chine.

Graphique III-2-2 : importations de la Chine et de ses tendances de l’année 1980- 2007:
c- importations de la Chine et de ses tendances de l'année 1980- 2007
Source : www.starmass.com

2- Développement du marché boursier chinois

Qu’en est-il de la bourse chinoise ?

Il existe trois grandes bourses en Chine continentale : celle de Hong Kong, créée par les anglais au XIXe siècle, celle de Shanghai ou SSE, (en anglais: Shanghai Stock Exchange), La principale bourse du pays, créée en 1990, et celle de Shenzhen, créée la même année. Souvent, les grandes entreprises sont côtées en même temps à Hong Kong et à Shanghai : pour des raisons historiques et juridiques, la première attire davantage les investisseurs étrangers et la seconde les chinois.

Les fortes capitalisations boursières sont des entreprises contrôlées par l’État dans lesquelles ont été effectuées des ouvertures de capital. En mars 2009, sept d’entre elles figuraient parmi les vingt premières du monde. Il s’agit des banques ICBC, CCB et BOC, de l’opérateur téléphonique China Mobile ainsi que les groupes pétroliers Petrochina et Sinopec31.

La Bourse de Shanghai a flambé de 130% en 2006 puis de 97% en 2007, le dynamisme de l’économie de la Chine attirant alors des millions de nouveaux investisseurs sur le marché. En octobre 2007, le SSE Composite a culminé à 6 124 points. Depuis, l’impact de la crise financière s’est fait sentir avec un indice à 3189 au19/07/2009.

Graphique III-2-3 : Bourse Chine : évolution de l’indice SSE Composite sur 10 ans.
Bourse Chine : évolution de l'indice SSE Composite sur 10 ans
Source : www.bourse-investir.com

3- Flux des capitaux étranger :

Depuis son accession à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, la Chine est devenue l’une des principales destinations pour les investissements directs étrangers. « La Chine a attiré un tiers des IDE à destination des pays en développement dans les années récentes. En 2006, les IDE vers la Chine s’établissent à 69 milliards de dollars, soit 10% des flux mondiaux. »32

Aujourd’hui, la Chine est fréquemment surnommée « l’atelier du monde » car de nombreuses entreprises sous-traitent la fabrication de produits manufacturés et ainsi réduisent énormément leurs coûts. La plupart des usines ont à disposition une main-d’œuvre disponible en grand nombre et peu couteuse.

« Aujourd’hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises. »33

Les entrées de capitaux ont presque doublé depuis 2001, pour atteindre près de 80 milliards de dollars, ces dernières années. La balance des capitaux de la Chine est révélatrice des liens qui unissent l’empire du Milieu au reste du monde.

Graphique III-2-2 : Flux d’IDE vers la Chine: 1983-2006 (34)
Flux d’IDE vers la Chine: 1983-2006

Les investissements directs étrangers constituent donc la principale voie par laquelle la Chine accède aux marchés financiers internationaux. Comme le montre le Graphique III-2-2, les flux nets d’investissements directs étrangers suivent une tendance à la hausse relativement stable depuis l’intégration de la CHINE à l’OMC en 2001.

En revanche, les placements en valeurs mobilières et autres formes de flux de capitaux mesurés en termes nets étaient relativement restreints jusqu’à tout récemment et, du fait de leurs fluctuations, on ne saurait dire s’ils s’inscrivent à la hausse ou à la baisse.

Par ailleurs, la Chine a un peu assoupli ses mesures de contrôle concernant les sorties de capitaux. En août 2004, la Commission chinoise des valeurs mobilières a désigné les premiers investisseurs institutionnels chinois qualifiés (programme QDII). Les compagnies d’assurance dont l’actif est supérieur à cinq milliards de RMB peuvent désormais investir à concurrence de 80 % de leurs devises dans des marchés de capitaux étrangers, sous réserve de certaines restrictions. Les investisseurs individuels ne peuvent pas acheter de titres étrangers, mais, en août 2007, l’Administration nationale des changes a annoncé que les investisseurs chinois pouvaient ouvrir un compte à la succursale de Tianjin de la Banque de Chine, pour la négociation des titres inscrits à la Bourse de Hong Kong, et indiqué qu’elle étendrait ce privilège à d’autres banques. Cette décision a toutefois été renversée par le premier ministre Wen, pour deux raisons : premièrement, d’aucuns craignaient que les flux de capitaux ainsi créés submergent le marché financier de Hong Kong et, deuxièmement, on estimait nécessaire de reformuler la proposition. Il semble que les investisseurs parviennent à contourner les contrôles, aussi stricts soient-ils. Plus particulièrement, on a parfois constaté des entrées de capitaux destinées à tirer parti d’une appréciation attendue d’où l’énorme marge prévue pour les erreurs et omissions enregistrées dans les chiffres de la balance des paiements pour 2003-2004.

On conclue que la chine occupe une place prépondérante dans l’échiquier mondial. Toutefois, malgré la fluidité de son commerce extérieur, l’importance des investissements étrangers qu’elle attire, l’intégration de la chine n’est pas encore totalement acquise dans le système financier international car des progrès sont appelés à renforcer le marché financier par de l’innovation et l’introduction de nouveaux produits financiers.

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions

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30 Francoise LEMOINE in « la CHINE dans l’économie mondiale », page 5.
31 Financial times
32 Sandra PONCET in les investissements directes en CHINE
33 Quotidien : Le Monde du 23.05.2006
34 Sandra PONCET in les investissements directes en CHINE