L’instabilité de la finance internationale : Mutation financière…

By 9 September 2012

Fragilité Du Système Financier International Et diffusion Des Crises
Deuxième partie

Introduction :

La dernière décennie laissera dans les ouvrages de l’histoire économique la trace d’importantes et fréquentes crises dans le système financier international, Ces crises financières ne sont pas seulement d’un type nouveau ; elles révèlent une fragilité de la sphère financière internationale. En effet, dans le contexte actuel de globalisation, les crises financières en le plus souvent présenter un caractère global. C’est la multiplication de ces crises et leurs conséquences mondiale qui suggèrent l’existence d’une fragilisation du système financier international.

Dans un premier chapitre, Nous allons aborder les principaux facteurs de fragilisation du Système Financier International puis Nous exposerons le déroulement des grandes crises financières que le monde a connues depuis le début des années quatre-vingt-dix, aussi bien dans les régions émergentes que dans le monde occidental enfin on va voire dans le troisième chapitre la crise des subprimes qui a touché l’économie mondiale en 2008 nous encadrons théoriquement cette crise afin d’expliquer ses facteurs de déclenchement ainsi pour la rapprocher aux modèles des crises précédentes.

Chapitre 1 : facteurs de fragilité du système financier international

Section 1 : Mutation, libéralisation et globalisation chemin vers l’instabilité de la finance internationale :

I- La mutation financière

– au milieu des années 70 l’économie mondiale est entrée dans l’ère des déséquilibres, âpres une stabilité qui a durée 15 années sous l’égide de BRETTON WOODS cette mutation a été causé principalement par les fluctuations du dollar, la pression exercée par la dette sur les pays tiers monde mais aussi l’explosion des marchés des capitaux.

Actuellement l’économie internationale connait plusieurs changements et mutation très importante qui se manifestent par les différentes formes.

En effet la libéralisation financière est a l’origine de ces mutations du SFI elles s’articulent autour de la libre circulation des capitaux dans les marchés concurrentiels : les marchés qui sont libre et non administres de toutes les interventions publique ce qui explique pourquoi le monde de BRETTON WOODS, ou les règles du jeu étaient édictées et contrôlées par les acteurs publiques, a été renversé par la montée des acteurs financiers privés.

II- libéralisation des mouvements des capitaux et financiarisations des déficits

En ce qui concerne la libéralisation des mouvements des capitaux, il est eu contestable que les prêt a court terme (par nature volatils) accordées aux pays émergents leur sont de peu utilité pour financer des investissements. Pourtant ces pays ont profité de la libéralisation du marché des capitaux pour y faire appel, ce qui a accru sensiblement le risque global et empêché une baisse significative des niveaux de taux d’intérêt. Comme le souligne Joseph Stieglitz, on peut même aller plus loin en considérant que ces capitaux spéculatif ont été un facteur favorable à la croissance. Ce paradoxe est liée au fait que l’on conseil aux pays émergents qui font appel à des capitaux à court terme étrangers de posséder des réserves en devises. La financiarisation est une autre source d’instabilité. Dans les années quatre-vingt, la restructuration de la dette souveraine des pays en difficulté impliquait pour l’essentiel des banques commerciales. Comme le rappelait Anne Kreuger dans l’une de ses interventions officielles au FMI, une quinzaine de créditeurs environ possédaient, dans le cas standard, environ 85% de la dette des structures comme le club de pari pour les créances publiques et le club de Londres pour les créances privées garanties pouvaient à cette époque assez facilement coordonner les efforts de restructuration.

Aujourd’hui les créanciers sont innombrables et, en conséquence, très difficiles à coordonner. Par ailleurs, les émissions de titres des pays émergents ont augmenté à un rythme quatre fois supérieur à celui des crédits bancaires syndiqués. On a donc assisté à une double diversification : celle des créanciers et celles des supports de financement (bon du trésor, papier commercial, obligations privées etc.). Dans ces conditions, bien des Etats ont cherché à repousser le plus longtemps possible la date des procédures de restructuration, craignant aussi bien leurs couts économiques et financiers qu’une éventuelle difficulté ultérieure a accéder au marché international des capitaux privés.

III- La globalisation :

Une autre cause de la fragilisation actuelle du système financier mondial a souvent été évoquée dans la littérature: la globalisation financière permet à une économie dont le déficit des paiements courants est sévère de continuer pendant des périodes très longues de financer ces déficits. En d’autres termes, les forces de rappel qui existaient dans les anciens systèmes financiers internationaux ont disparu. Dès lors, l’endettement d’un pays peut prendre des propositions considérables avant même que des mesures de redressements soient prises. C’est ainsi qu’a la fin du XXe siècle, selon l’OCDE, la dette extérieure totale représentait 301,6% des revenus d’exportations au Brésil, 420,7% en Argentine,

198,5% en Indonésie, 120,7% en Russie, 99% en Thaïlande et 59,8% En Chine. Cette constatation s’applique non seulement aux économies émergentes, mais aussi a la première économie du monde, A la fin du 20e siècle, la position nette extérieure des Etats-Unis était de -1240 milliards de dollars et le FMI prévoyait qu’elle atteindrait 30% du PIB américain dès 2004.

La globalisation financière est indissociable de la fragilité actuelle du système financier international. Comme le fait remarquer Dominique Plihon, cette fragilité apparait dans le contexte d’une règle des trois « D » : désintermédiation, décloisonnement des marchés et déréglementation.

1- La désintermédiation :

Outre la légèreté de leur réglementation qui fragilise sans doute le système financier international, les marchés euro obligataire ou sur lesquels s’effectuent ces opérations sont exemptées de taxes; de plus, les souscriptions d’euro obligation sont anonymes. Tous ces facteurs favorisent leur forte expansion. Il est vrai que ces marchés sont sélectifs : ils sont réservés à des emprunteurs présentant un faible risque.

2- Le décloisonnement :

Tout déséquilibre apparu dans un compartiment de marché financier soit « les marché des changes, des swaps, des options etc. Contamine les autres compartiments exemple, la baisse des investissements directs dans les pays émergeants n’est pas sans lien avec les difficultés rencontrées par les monnaies d’un certain nombre de ces pays. Par exemple, la baisse des investissements directs des pays émergents constaté dans les années 2000 n’est pas sans lien avec les difficultés rencontrées par les monnaies d’un certain nombre de ces pays.

3- La déréglementation :

La libéralisation financière n’est évidemment pas compatible avec une politique monétaire autonome et des changes stables (triangle d’incompatibilité de Mundell). Ainsi, les pays du système monétaire européen qui ont essayé comme la France, la Grande-Bretagne et l’Italie de conservé une politique monétaire autonome en 1992-93 ont été confrontés à une spéculation contre leur monnaie qui les a obligés soit à abandonner l’autonomie de leur politique économique (France), soit à quitter le système monétaire européen (l’Italie, la Grande- Bretagne).

La globalisation financière n’est cependant pas le seul facteur de fragilisation de l’économie mondiale. Elle ne fait qu’amplifier des risques qui se sont greffés sur une structure financière mondiale déséquilibrée.

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions