Impact de la crise des subprimes 2008 sur l’Algérie

By 10 September 2012

Impact de la crise des subprimes d’octobre 2008 sur l’Algérie – Section 2 :

La crise des subprimes n’as pas eu d’incidences majeures sur la trésorerie de l’Algérie c’est ce qu’a déclaré le gouverneur de la banque d’Algérie.

« la réduction de la dette publique extérieure, l’accroissement soutenu du niveau des réserves officielles de change, leur gestion prudente au terme de risque ainsi que la diversification des devises de placement depuis 2004 ont permis à la banque d’Algérie de faire face, dans une grande mesure aux turbulences sur les marchés financiers internationaux. «En particulier, il importe de rappeler que l’Algérie a fait bon usage de ses réserves de change en consacrant une partie au remboursement par anticipation de la dette extérieure entre 2004 et 2006, c’est- à-dire à la veille de la crise financière internationale», souligne la Banque d’Algérie, ajoutant qu’une position financière extérieure confortable demeure requise pour s’assurer de la bonne réalisation du programme d’investissements

1. L’impact de cette crise sur les cours du pétrole

Parmi les effets de la crise sur l’Algérie, la chute des cours de pétrole de 50%, la baisse continue du dollar qui constitue la monnaie de facturation des exportations du pétrole, occasionnent un manque à gagner de plus de 650 millions de dollar.

Afin de maintenir le niveau des prix à la hausse, L’OPEP dans sa dernière réunion décida de diminuer la production du pétrole de 1,5 million de Barils à 500 000 barils par jour.

Le dinar algérien n’est pas convertible, ce qui a permis de le renforcer quant à sa prudence à l’égard de l’entrée des flux de capitaux à court terme, qui sont considérés très volatils et dont les reflux auraient pu ruiner l’économie algérienne si ceux-ci s’avéraient brusques et massifs.

En ce qui concerne leur réseau bancaire, il est dominé par des banques à 90% par des capitaux nationaux. Il est vrai que certaines banques étrangères (Société Générale, BNP Paribas, Natexis…) implantées ont leur banque mère touchée par la crise, cependant, les répercussions sur le système bancaire algérien ne sont pas significatives compte tenu de leur part de marché, qui demeure faible, et au final de la maîtrise de la situation par les banques mères. En revanche, le processus de privatisation partielle du CPA qui devait se réaliser au début de l’année 2008 a été retardée puis écartée lorsque la crise des subprimes a éclaté vers la fin 2007.

2. Impact sur l’économie réelle :

-La baisse des IDE en Algérie : selon l’agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), la baisse est de 7,6 milliards d’euros d’IDE en 2008.

-La réduction des exportations des hydrocarbures qui s’explique par l’effet volume mais aussi par l’effet prix. Il s’avère que la demande mondiale de pétrole accuse, selon l’Agence Internationale de l’Energie –AIE-, un net recul (-2,9%) en 2009. Aussi, le pétrole dont le prix du brent était de 140 $ à fin juillet 2008 du fait de la forte demande des pays émergents (notamment chinoise), des tensions anticipées sur les marchés pétroliers mais aussi de la lente réaction de l’offre, a chuté à moins de 60$ en septembre 2008 puis à moins de 40 $ au début février 2009, et se situe à moins de 60$ le baril en juillet 2009, il enregistre ainsi un effondrement de plus de 50%.

Les exportations de produits pétroliers (pétrole brut et produits raffinés) pourraient être moins touchées que les exportations de GN, car elles sont diversifiées à l’échelle mondiale.

Cependant, les exportations algériennes de GN sont destinées avant tout à l’Europe (Italie, Espagne, France, Royaume-Uni) et ne peuvent pas être facilement redéployées vers d’autres marchés. Une récession plus aiguë en Europe pouvait donc freiner davantage les exportations de GN. Mais les réserves devraient continuer de couvrir plus de deux ans d’importations. Notons enfin, que les pertes sur les exportations des hydrocarbures sont plus importantes avec un dollar, principale monnaie de paiement, qui baisse.

On conclut de ce qui précède que la faible intégration de l’Algérie au système financier mondiale la protégé de la contagion, en effet Le marché financier de l’Algérie, est réduit et pas intégrés, raison pour laquelle la crise mondiale n’a atteint les rives du pays que lorsqu’elle a commencé à toucher l’économie réelle.

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions