Configuration du système monétaire international

By 9 September 2012

Les autres enceintes – Section 3 :

Plusieurs autres organisations jouent un rôle distingué dans la configuration du système monétaire international :

I- Groupe des Sept

Le G-7, groupe des sept plus grands pays industrialisés, organise des sommets économiques (réunions des chefs d’État et de gouvernement) une fois par an depuis 1975. Au niveau des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale, le G-7 a remplacé le G-5 comme principale instance de coordination politique en 1986-1987, notamment après la signature de l’Accord du Louvre en février 1987 par les membres du G-5 et le Canada, confirmé ensuite par le G-7. Depuis 1987, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G-7 se réunissent au moins deux fois par an pour faire le point sur l’évolution de l’économie mondiale et évaluer les politiques économiques.

Pays membres du G-7
Allemagne _ Italie _ Canada _ Japon _ États-Unis _ Royaume-Uni _ France

II- Groupe des Huit

L’appellation G-8 est apparue à l’occasion de la première participation de la Russie au Sommet du G-7 qui s’est tenu à Naples en 1994. En 1997, la Russie a de nouveau pris part au Sommet de Denver, pour des débats politiques, après la conclusion du sommet économique du G-7. La Russie a été admise comme membre à part entière au Sommet de Birmingham tenu en 1998, marquant la création du Groupe des Huit (G-8). Une fois par an, le G-8 organise des sommets durant lesquels les chefs d’État et de gouvernement des grands pays industrialisés débattent des grandes questions économiques et politiques à l’ordre du jour.

Pays membres du G-8
Les pays membre au G7 ET la Russie

III- Groupe des Dix

Le Groupe des Dix (G-10) fait référence au groupe des pays qui ont décidé de participer aux Accords généraux d’emprunt (AGE)

Les AGE ont été mis en place en 1962, lorsque les gouvernements de huit États membres du FMI et les banques centrales de deux autres, l’Allemagne et la Suède, sont convenus de mettre des ressources à la disposition du FMI pour permettre aux participants et, dans certaines conditions, à des non-participants, d’effectuer des tirages. Les AGE ont été renforcés en 1964 avec l’association de la Suisse, qui n’était pas encore membre du FMI, mais l’appellation G-10 n’a pas changé. Les organisations internationales suivantes ont le statut d’observateurs officiels dans le cadre des activités du G-10 : Banque des règlements internationaux (BRI), Commission européenne, FMI et OCDE.

Pays membres du G-10
Allemagne Japon Belgique Pays-Bas Canada Royaume-Uni États-Unis Suède France Suisse Italie

IV- Groupe des Vingt

La mise en place du Groupe des Vingt (G-20) qui a remplacé le Groupe des 33 a été officialisée lors de la réunion des ministres des finances du G-7 du 26 septembre 1999. Le G-20 a tenu sa première réunion les 15 et 16 décembre 1999 à Berlin. Il a pour vocation de constituer un forum de coopération et de concertation sur les questions qui relèvent du système financier international. Il permet aux grands pays industrialisés et aux pays émergents de favoriser la concertation et l’examen des questions de politique économique en vue de promouvoir la stabilité financière internationale et de rechercher des solutions aux questions qui débordent le cadre des compétences respectives de chaque organisation.

Pays membres du G-20
Afrique du Sud _ Brésil _ États Unis _ Japon _ Allemagne _ Canada _ France Mexique _ Arabie _ Saoudite _ Chine _ Inde _ Royaume Uni _ Argentine _ Corée _ Indonésie _ Russie _ Australie _ Italie _ Turquie.

V- Groupe des Vingt-quatre

Le Groupe des Vingt-quatre (G-24), émanation du G-77, a été mis sur pied en

1971 pour coordonner la position des pays en développement sur les questions qui ont trait au système monétaire et financier international et pour veiller à faire valoir leurs intérêts dans les négociations monétaires internationales. Le groupe, qui est officiellement dénommé Groupe intergouvernemental des Vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement, n’est pas un organe du FMI, bien que le FMI fournisse les moyens administratifs pour en assurer le secrétariat. Le G-24 se réunit en règle générale deux fois par an, avant les réunions du CMFI et du Comité du développement, pour permettre aux pays en développement d’aborder au préalable les points inscrits à l’ordre du jour. Afrique du Sud _ Algérie _ Argentine _ Brésil _ Colombie _ Congo _ Côte d’Ivoire _ Égypte _ Éthiopie _ Gabon _ Ghana _ Guatemala _ Inde _ Iran _ Liban _ Mexique _ Nigeria _ Pakistan _ Pérou _ Philippines _ Sri Lanka _ Trinité-et-Tobago _ Venezuela.

VI- Club de Londres

Est un groupe informel de banques commerciales qui se réunissent pour négocier ensemble leurs créances sur un débiteur souverain. Le débiteur engage un processus selon lequel un «Comité consultatif» du Club de Londres est constitué. Ce Comité est présidé par un établissement financier de premier plan et réunit des représentants des autres banques exposées. À la signature de l’accord de restructuration, le Comité est dissous.

VII- Club de Paris

Le Club de Paris est un groupe informel de créanciers officiels — pays industrialisés pour la plupart — qui recherchent des solutions pour les pays endettés en proie à des difficultés de paiements. Les membres du Club de Paris consentent à rééchelonner les dettes qui leur sont dues. Bien que le Club de Paris n’ait pas d’existence juridique, ses membres conviennent de règles et de principes qui visent à faciliter la conclusion d’accords concertés de rééchelonnement de dette rapides et efficaces. L’existence de ce groupe volontaire remonte à 1956, époque à laquelle l’Argentine a accepté de rencontrer ses créanciers publics à Paris. Depuis lors, le Club de Paris et ses différents groupes ad hoc ont conclu plus de 400 accords avec 84 pays débiteurs. Le FMI et le Club de Paris entretiennent des contacts étroits, ce dernier exigeant en général des pays qu’ils soient engagés dans un programme appuyé par le FMI pour être habilités à bénéficier d’un accord de rééchelonnement.

VIII- L’organisation de coopération et de développement économiques

L’OCDE constitue l’un des principaux lieux de confrontation des politiques économiques et monétaires des pays industrialisés. Ses prévisions et ses avis font autorité, dans ce domaine. Son groupe de travail N°3 (sous entendu du comité de politique économique de L’OCDE) est particulièrement chargé d’analyser les développements et politiques qui affectent les balances des paiements ; sa composition coïncide avec celle du groupe des dix.

IX- La banque des règlements internationaux18

La BRI est une banque de droit privé bénéficiant d’une charte des autorités suisses, garantie par un accord international, et dont les institutions ne sont pas des gouvernements, mais des banques centrales. Son siège est à Bale.

Des fondations anciennes (1930), la BRI n’a jamais eu pour mission de surveiller le fonctionnement du système monétaire international. A l’origine, elle était chargée d’une mission technique et bancaire liée aux problèmes des réparations allemande.

Sa dissolution avait été recommandée à Bretton Woods, mais la BRI n’a cessé, depuis lors, de justifier son utilité par diverses activités et mission d’ordre technique, comptable, bancaire et par sa participation discrète a la coopération monétaire internationale.

Lire le mémoire complet ==> (Le système financier international en temps normal et en temps de crise : Quelles réformes ?)
Ecole doctorale management international des entreprises
Mémoire de magistère – Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestions

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18 Op.cit. page 143