Implications du Knowledge Management KM sur l’organisation

By 2 August 2012

Implications du KM sur l’organisation – Section 5 :

5- 1- Changement organisationnel :

Le changement organisationnel ou ce qu’on appelle la transformation organisationnel et le processus par le quel une organisation change de structure, de culture, de rites, de mode de gestion et de relations (internes et externes).

La principale implication d’un projet de gestion de connaissances est la transformation de la structure en organisation en réseau. En fait, les structures traditionnelles (fonctionnelles par exemple) ne facilitent pas l’implantation d’un tel projet et ne favorisent pas la création des communautés de pratique et les espaces virtuels de collaboration.

L’idée des organisations en réseau repose sur la mise en cause de la hiérarchie et sur le principe de collaboration entre les membres de l’organisation dans un but de partage de connaissances et de synergies des idées et des efforts.

Implications du Knowledge Management KM sur l’organisation

Dans son ouvrage intitulé ‘Leading Change’, John P. Kotter (professeur à la Harvard Business School), propose une démarche de changement en 8 étapes, inspirée des expériences des grandes entreprises :
créer un sentiment d’urgence ;
former une coalition puissante ; développer une vision ; communiquer la vision ;
lever les obstacles au changement ;
démontrer des résultats à court terme ;
bâtir sur les premiers résultats pour accélérer le changement ;
ancrer les nouvelles pratiques dans la culture d’entreprise.

5- 2- Le coaching :

La notion de responsables hiérarchiques ne disparaît pas complètement avec la transformation organisationnelle ; les managers doivent se transformer en guides, en entraîneurs (dans le sens d’entraîneur d’une équipe, suivant le sens du mot anglais ‘coach’) qui doivent créer les conditions favorables pour que le jeu collectif conduise au résultat souhaité pour l’ensemble des acteurs (motivation des salariés).

« Le coaching est une forme de management qui tente d’apprendre aux salariés à apprendre par eux-mêmes plutôt que leur inculquer un savoir extérieur. Cette forme complète les quatre autres attitudes rencontrées habituellement : ordonner, persuader, partager ou déléguer. »*

La Direction Générale doit privilégier les actions qui sont sources d’apprentissage, celles qui mobilisent des savoirs multiples pour créer de la valeur : les projets et les processus.

Le développement de la “logique compétence” modifie également les évolutions de carrière : l’entreprise doit accepter de payer le prix de ces acquisitions de ces compétences métier, en terme de salaires et également en terme de mobilité.

Dans son livre “Le guide du coaching”, J. Whitmore reprend un exemple montrant que le pourcentage de savoir réellement retenu par rapport à l’information transmise passe de 10% (après un délai de 3 mois) à 65% lorsque cette transmission passe d’une simple transmission verbale à l’accompagnement de cette transmission par des démonstrations et surtout complétée par une expérimentation.

5- 3- proactivité et réactivité :

Les concepts de proactivité et de proactivité visent à établir chez l’entreprise une vision clairvoyante de ce qui passe à travers le temps, tant qu’au niveau de l’environnement interne qu’externe.

Par définition, la proactivité caractérise un phénomène » qui s’exerce d’amont en aval dans le temps » (Larousse). Elle se réfère à une progression continue et directe, prohibant tout aller- retour.

La réactivité relève résolument de l’évaluation : « elle se réfère à l’aptitude à manifester quelque opposition ou approbation » (Larousse). La réactivité est lié donc à la capacité d’une organisation à réagir face aux changement.

La proactivité et la réactivité sont deux composantes qui permettent l’anticipation du futur et des mutations de l’environnement. Les entreprises doivent adopter ces concepts pour une meilleure maîtrise du marché, et ce notamment à l’aide d’une gestion approprié de son capital intellectuel.

Conclusion :

La gestion des savoirs s’inscrit dans la réalité de l’entreprise : la connaissance est un enjeu économique majeur de demain. Créer, capitaliser et partager son capital de connaissances est une préoccupation de base de toute organisation performante.

Mais gérer son capital savoir ne consiste pas seulement à diffuser les informations par la mise en place de nouvelles technologies. C’est un programme à long terme qui part d’une volonté stratégique, qui passe par une bonne analyse de la nature même du savoir et du savoir- faire de l’entreprise, et qui aboutit à la mise en place d’outils variés et adaptés.

C’est ainsi que la connaissance prend une place nouvelle dans l’entreprise. L’entreprise n’est plus seulement une boîte noire destinée à transformer des matières premières et de l’information en produit ayant une valeur de marché. Elle est une organisation “apprenante ” qui crée de la connaissance en interne, source de nouvelle richesse qui lui assure une place prépondérante dans le monde économique.

Le management moderne se doit donc de prendre en compte cette nouvelle fonction de production dans sa stratégie d’entreprise.

Cette nécessité du ” Knowledge Management ” est d’autant plus cruciale que les entreprises sont confrontées à ce qu’on appelle “l’économie de la variété ” : globalisation de la concurrence, modification des critères de compétitivité, accélération de l’innovation, renouvellement des modes d’organisation, processus de production évolutifs et réactifs, extension de l’espace des productions possibles.

Elles ont donc besoin pour y répondre d’une gestion saine de leur capital connaissance qui assure une meilleure maîtrise de la complexité de l’environnement, et fournit un facteur de stabilité interne.

Cette maîtrise et cette stabilité peuvent s’établir lorsque l’implantation d’un projet de KM se complète par l’adoption par l’entreprise d’une stratégie fondée sur l’innovation et sur l’exploitation de ses compétences organisationnelles dans la recherche et développement.

En fait, la gestion des connaissances risque d’être sans intérêt si elle ne s’inscrit pas dans une logique de croissance et de développement. Cette logique se manifeste par le processus d’innovation de produit et de procédés qui aboutisse à une optimisation de la satisfaction du consommateur; La satisfaction du consommateur étant aujourd’hui la préoccupation essentielle des entreprises modernes qui maîtrise mieux le marché.

L’innovation s’avère aujourd’hui une puissante source de compétitivité, elle est un objectif stratégique pour les entreprises qui veulent conquérir des marchés, elle est même une stratégie à part entière.

Lire le mémoire complet ==> (Gestion des connaissances et Innovation)
Projet de fin d’études
Institut des Hautes Etudes Commerciales – Carthage