La situation régionale : la province de Trujillo – La Libertad

By 4 July 2012

“… paragraphes qui suivent, il convient de ne pas oublier le contexte de pauvreté et la disparité urbano-rurale dans lesquels se situent les observations que nous ferons.

Plusieurs indicateurs illustrent le niveau de pauvreté de La Libertad : 47,7% des foyers, par exemple, ont au moins un des besoins de base non satisfait ; 47,5% des enfants de la 1ère classe primaire souffrent de malnutrition chronique ; 17% des foyers n’ont ni eau potable ni égouts ; et 43% n’ont pas l’électricité (La Libertad, Plan de desarrollo regional 2000, pp. 57-58.).

De même que dans d’autres régions du pays, la disparité urbano-rurale des indicateurs de pauvreté est …”

Etude de terrain – Deuxième partie

« C’est un signe de médiocrité que d’être incapable d’enthousiasme ».
Honoré de Balzac

La Libertad
La Libertad
Fiche signalétique de la Libertad

Localisation : au nord du Pérou, entre les 7° et 9° Latitude sud et 77° et 79° Longitude Ouest du Méridien de Greenwich.
Superficie : 25 499 90 Km2, (1,8% de la superficie totale du pays).
Densité de la population : 53 56 habitants par Km2 (plus de 18,63% du pays).
Régions naturelles : la côte, les Andes et la forêt amazonienne.
Température : entre 18° et 12°.
Capitale : Trujillo.

Profil Démographique Population (recens. 1993) :Taux de croissance :

Taux de natalité :

Taux de mortalité :

Taux de fécondité :

Proportionnalité de sexes :

1 465 970 hab. (5,7% totale nat.).2,0%

28,2%

5,8%

3,8%

Hommes : …………………49,0%

Femmes : …………………51,0%

Comp. de la pop. par tranches d’âge (1996) : 0 – 14 ans : ………………36.6%15 – 64 ans :……….……..58,5%

65 – à plus : .. ………………4,8%

Distribution politique (1998) : Trujillo ………………. 732 592 hab.(50% total dep.)

Ascope ………………… 109 922

Bolívar …………………… 18 776

Chepén ………………….. 64 894

Gran Chimú …….………. 30 191

Julcán ……………………. 40 281

Otuzco …………………… 89 368

Pacasmayo ……………… 93 062

Pataz …………………….. 70 491

Sánchez Carrión ……… 121 109

Santiago de Chuco ………51 995

Virú …………………………43 289

Profil Socioculturel Analphabétisme (1998) :Taux d’abandon scolaire :

Nombre d’élèves par enseignant :

Taux de scolarité :

9,3 %11%

22

62,49%

Taux d’immatriculation scolaire : Educ. Initiale : ……………. 10,26%Educ. Primaire : …………… 53,18%

Educ. Secondaire : ……….. 24,86%

Form. Profes. : ………………2,51%

Educ. Sup. Tech. : ………….. 2,40%

Alphabétisation : …………….. 4,26%

Niveau d’instruction atteint* : Sans niveau ……………….… 12,6%Préscolaire ………………….… 0,4%

Primaire ……………………… 35,9%

Secondaire ……………….….. 32,1%

Supérieur ………………….…. 19,0%

Profil Socio-économique Revenu mensuel par habitant (sept. 2000) ** :Taux d’occupation :

Taux de sous-emploi :

Taux de chômage :

Niveau de pauvreté :

Niveau d’extrême pauvreté :

302 US$89,7%

70%

10,3%

47,7% (8° national)

22%

Contribution au PIB national :Activités économiques : 5,5%Services*** ………..……..… 35,.2%

Industrie …………………..… 29,9%

Agriculture ………..….…..… 24,8%

Construction ……………….… 5,2%

Mines ………………………….. 4,8%

Pêche …………………..…….. 0,1%

* Comprend la population de 15 ans et plus et exclut les personnes qui n’ont pas déclaré leur niveau d’instruction.
** INEI, Encuesta nacional de sueldos y salarios a empresas privadas de 10 y mas trabajadores.
*** Comprend : Commerce, Restaurant, Hôtels et autres services.

Source : La Libertad, Plan de Desarrollo regional 2000.

La situation régionale : la province de Trujillo – departement de la Libertad – Premier Chapitre :

D’une manière générale, le département de La Libertad présente les mêmes caractéristiques que celles identifiées au niveau national : prédominance d’une population urbaine, notamment dans la région de la côte, qui place la capitale du département, Trujillo, comme la province la plus peuplée. Les provinces les moins développées sont situées dans la région de la sierra d’où les habitants émigrent en quête de meilleures possibilités socioéconomiques. La ville de Trujillo, de même que la capitale du pays, concentre d’importantes activités productives, politiques et administratives et représente le principal centre d’immigration. En comparant les fiches signalétiques du Pérou et de La Libertad (p. 36 et 102) nous pouvons constater les similitudes au niveau du profil démographique, socioculturel et socio-économique.

Dans les paragraphes qui suivent, il convient de ne pas oublier le contexte de pauvreté et la disparité urbano-rurale dans lesquels se situent les observations que nous ferons.

Plusieurs indicateurs illustrent le niveau de pauvreté de La Libertad : 47,7% des foyers, par exemple, ont au moins un des besoins de base non satisfait ; 47,5% des enfants de la 1ère classe primaire souffrent de malnutrition chronique ; 17% des foyers n’ont ni eau potable ni égouts ; et 43% n’ont pas l’électricité (La Libertad, Plan de desarrollo regional 2000, pp. 57-58.).

De même que dans d’autres régions du pays, la disparité urbano-rurale des indicateurs de pauvreté est considérable. En milieu urbain 31,7% des foyers présentent au moins un besoin de base insatisfait tandis qu’en milieu rural cette proportion est de 83,2%. De plus, si l’on tient compte de l’indicateur de pauvreté extrême, on observe que celle-ci touche 22% de la population totale du département, mais presque 50% de la population totale rurale.

I. Population économiquement active et emploi

La population économiquement active (PEA) de la province de Trujillo, en 1993, est estimée à 201,213 habitants, dont 89,7% travaillent et 10,3% sont au chômage (Plan de Desarrollo Metropolitano – 2010, Municipalidad Provincial de Trujillo, 1996, p. 40). 59% de la PEA occupée travaille dans de petites entreprises dont 30% correspondent au secteur commercial et à l’industrie manufacturière. 10% de la PEA travaille dans les secteurs de l’éducation, des services sociaux et de la santé, de l’hôtellerie et de la restauration. Ces différents secteurs représentent, en fait, les activités économiques qui sont en expansion au niveau macro-régional.

Le département de La Libertad fait état d’une tendance à la tertiarisation de l’économie : dans le secteur des services (électricité, commerce, hôtellerie, restauration, transport, établissements financiers, service communal, éducation, santé). La PEA de 15 ans et plus a augmenté de 30,4% en 1972 à 40% en 1993. Par contre, pendant la même période, la PEA consacrée à des activités du secteur primaire (agriculture, élevage, sylviculture, chasse, pêche et mines) et secondaire (industrie manufacturière et de la construction) a diminué respectivement de 50% à 34,5% et de 20% à 16%.

Au cours des dernières années, la participation du secteur informel, commercial et industriel, notamment au niveau de la micro-entreprise (entreprises occupant moins de 5 personnes) a favorisé l’augmentation du taux d’emploi. Toutefois, 70% de la PEA occupée se trouve sous-employée, soit à cause du niveau de revenu, soit parce que le travail constitue moins de 4 heures par jour, soit car ils travaillent dans d’autres métiers que ceux de la formation suivie. Le sous-emploi par revenu insuffisant atteint une situation critique car la grande majorité de la PEA ne perçoit pas le minimum vital, et le salaire n’arrive même pas à couvrir 40% de la corbeille familiale (Plan de Desarrollo Metropolitano – 2010, Municipalidad Provincial de Trujillo, 1996, p. 40).

D’une manière générale, malgré la flexibilité de reconversion industrielle et la représentativité dans la PEA des PME (elles absorbent 52,77% de la PEA au niveau du département), leur développement accuse de sérieux problèmes au niveau des techniques de production, de gestion administrative, de financement, et de connaissance du marché national et international. Ces problèmes se traduisent dans la qualité déficiente de leurs produits. Ainsi, la fabrication des chaussures, l’artisanat et le tourisme, par exemple, n’atteignent pas le niveau de qualité et de production demandé par le marché national, et surtout, international (Plan de Desarrollo Metropolitano, pp. 70-71).

Ceci démontre qu’il existe une inadéquation entre la formation de la population, qui n’est pas employée correctement malgré sa formation (quand elle existe), et la demande de qualification des entreprises qui ne peuvent pas produire à un niveau de qualité suffisant pour être compétitives.

II. Education

A Trujillo, le niveau éducatif de la population de 15 ans et plus est réparti de la manière suivante: 32,9% se trouve à l’école primaire; 39,6% au niveau secondaire; et 27,5% au niveau supérieur. Or, 84,1% de la PEA de plus de 15 ans présente un niveau de formation de base. La grande majorité n’atteint que le niveau primaire, 7,9% a fini une formation supérieure universitaire et 8% une formation supérieure non-universitaire.

L’abandon scolaire atteint 49%, avec plus d’incidence dans les zones urbaines marginales et rurales. La couverture éducative est de 47,7% pour l’éducation primaire et 31,0% pour la secondaire.

La formation supérieure technologique capte 3,3% de la population. Les professions qui concentrent le nombre d’inscriptions le plus important sont l’infirmerie technique, la comptabilité, l’obstétrique et l’informatique. L’attention éducative pour les professions de la branche industrielle est soumise aux tendances du développement du secteur du commerce et de services, secteur qui concentre la majeure partie de la population active, à l’exception du secteur de la santé.

La formation professionnelle atteint 2,85% de la population. Les formations les plus demandés par les élèves sont l’industrie du vêtement, le secrétariat, les langues et la conduite de véhicules à moteur.

Les centres d’éducation secondaire à variante technique offrent des formations dans les secteurs industriels, commerciaux, des communications, agropastoraux et artisanaux. La préférence des élèves se concentre dans les variantes commerciales et industrielles.

La déficience des programmes d’enseignement, inadaptés aux demandes du marché du travail ainsi que l’obsolescence et la déficience des équipements sont les principaux problèmes qui limitent en grande mesure l’efficacité de la formation technique et professionnelle quelle que soit la voie de formation choisie (Etude socio économique réalisée par le programme PASE,1996). Ces facteurs conditionnent aussi le manque d’intérêt porté à ces types de formation.

Lire le mémoire complet ==> (La formation professionnelle duale comme alternative éducative pour les enfants péruviens qui travaillent )
Mémoire de licence
Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education