De l’intention à l’action : l’autorégulation, motivation efficace

By 24 July 2012

C. De l’intention à l’action : l’auto-régulation

Le 1er élément de réponse est le BUT. Il n’y a pas de motivation sans objectifs.

Les théories abordées concernent la manière dont les conduites sont volontairement orientées vers la réalisation de buts, proches ou lointains…et la nature des mécanismes cognitifs qui permettent de comprendre comment buts et comportements sont liés.On veut comprendre plus généralement la façon dont chacun gère ses activités et son effort en fonction de ses objectifs et des autres caractéristiques de sa situation au travail.

L’idée forte chez tous les théoriciens qui ont étudié la motivation sous cet angle est que « le but est un élément central dans les processus d’auto-régulation parce que la capacité d’un individu à se représenter de manière symbolique ses objectifs sous la forme d’un but précis est essentielle pou qu’il puisse exercer un contrôle efficace sur ses comportements ».

1. Apport de Locke : la puissance de motivation du but

L’apport de Locke se définit le but comme le désir d’atteindre un certain niveau de performance. Il démontre que les buts sont de puissants déterminants de l’effort et de l’activité qui conduisent à cette performance, -et ceci même si le but lui-même n’est pas et ne peut pas être atteint. En outre, cet effet motivant du but est totalement indépendant de l’existence de récompenses qui pourraient être associées au fait d’atteindre un objectif donné. Les deux attributs du but sont le contenu et l’intensité. Le contenu concerne le résultat recherché (matériel ou psychologique variant à l’infini en fonction de chaque individualité) ; on peut avoir une quantité importante de buts ou bien très peu ; ils peuvent être proches ou éloignés de nous ; ils sont plus ou moins difficiles à atteindre, plus ou moins clairs.

2. L’auto-régulation

En percevant la motivation non plus comme un état, mais comme un processus, il convient de prendre en compte le fait que, tout au long de l’action, en fonction de l’effort accompli et des résultats, et également en fonction de la manière dont ses informations sont communiquées et interprétées, la motivation peut se tarir ou se réactiver.

Les théories élaborées à partir de cette problématique affirment que :
– La régulation des comportements de travail dirigés vers un but est un processus dynamique, continu et holistique en ce qu’il met en jeu les ressources et les caractéristiques de l’individu, et pas seulement ses besoins actuels.
– Le traitement de l’information (interprétation) font évoluer la motivation
– Ces informations sont comparées avec les objectifs à atteindre (« feed for forward ») et les résultats antérieurs (« feed back ») : on compare avec ce qu’on a fait et avec ce qu’on désire et peut faire ( ce qui implique une dimension plus large, à long terme, sous forme de projets personnels).

L’auto-observation, l’auto-analyse, l’auto-évaluation sont des facteurs de régulation de nos conduites, donc de la motivation.

Transition

Ce rapide tour d’horizon des différentes dimensions que l’on peut associer à la motivation va nous permettre par la suite de poser des sous-hypothèses construites à partir de certaines caractéristiques de la motivation qui se retrouvent dans certains attributs d’Intranet. Pour ce faire, il convient maintenant d’étudier Intranet et plus particulièrement ses attributs susceptibles de rentrer en compte dans le processus motivationnel. Ces attributs se déduisent de certaines missions de communication interne ayant la caractéristique de favoriser implicitement la motivation, missions qu’Intranet, en tant qu’outil, peut remplir.

Lire le mémoire complet ==> (L’impact de l’intranet sur la motivation dans l’entreprise)
DESS Communication des Entreprises, des Administrations et des Institutions
Université de Marne la Vallé

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Levy-Leboyer, Claude, op.cit

Locke, E.A. et Latham, G.P., A theory of goal setting and task performance, Englewood Cliffs, Prentice Hall, 1990