Créer une entreprise : Du projet à la concrétisation

By 31 July 2012

1.2 Du projet à la concrétisation

1.2.1 Le projet professionnel

Quel que soit le projet envisagé, une étape doit être faite pour permettre la cohérence entre le projet de création et le projet professionnel. On parle alors de la « cohérence homme-projet ». Pour cela, le créateur doit établir un bilan personnel en dégageant ses contraintes personnelles, ses motivations et objectifs, et ses compétences. N’est pas chef d’entreprise qui veut, il faut entre autre avoir une personnalité forte, un potentiel, des compétences et des techniques, et une expérience acquise. Cette idée est partagée par Bill Gates, le fondateur de Microsoft. En effet, lors d’un interview du 1er février 2007 pour le journal L’entreprise, il déclare :

« Un entrepreneur doit être un mélange de différents talents. Il faut connaître son métier et être bon vendeur, c’est-à-dire convaincre ses clients mais aussi les banquiers ou les employés que l’on cherche à recruter. Le facteur essentiel pour réussir, c’est de savoir s’entourer. Mais, pour une petite entreprise, ce n’est pas toujours évident. Etre entrepreneur, c’est donc avoir l’esprit de persévérance.»

Le créateur devra se poser une multitude de questions afin de pouvoir confirmer la cohésion entre envie personnelle et professionnelle ; des questions essentielles telles que : Qu’allez-vous vendre ? A qui allez-vous vendre ? A quels besoins correspond votre produit ou service ? Quels sont vos concurrents ?… La réalisation du projet exige également une connaissance claire des contraintes liées au projet. La détermination des contraintes propres au produit ou service, au marché, ou des contraintes législatives, va permettre d’anticiper et de prévoir des solutions. Suite à cette période de réflexion, certains entrepreneurs peuvent renoncer à leur projet car ils jugent un écart trop grand entre leurs compétences et la lourdeur autant professionnelle que financière du projet.

1.2.2 Les outils d’aide à la création

Deux études doivent être réalisées pour passer du projet à la concrétisation. Il s’agit de l’étude de marché et du business plan. Ces deux outils doivent être complets et soignés car ils vont permettre de communiquer à l’extérieur et convaincre notamment les banques d’accorder des financements.

1.2.2.1 L’étude de marché

L’étude de marché a pour objectif de connaître les débouchés pour le produit ou le service que vous voulez commercialiser, c’est-à-dire de vérifier la fiabilité commerciale du projet. L’étude de marché est une étape assez technique et commerciale qui nécessite des connaissances dans ces domaines. Le créateur peut donc faire appel à un cabinet-conseil ou solliciter une « junior entreprise », ce sont des étudiants qui réalisent ce type de travail dans le cadre de leurs études. L’aide de ces « junior entreprises » peut être utile et intéressante car ils ont souvent une bonne connaissance des outils commerciaux et des milieux économiques locaux. Bien que la réalisation d’une étude de marché par l’intervention d’organismes extérieurs s’avère en général riche et complète, le principal inconvénient reste le prix. Or, les jeunes entrepreneurs ont des moyens financiers limités. Ils peuvent alors réaliser eux-mêmes leur propre étude de marché. Pour cela, ils doivent connaître quelques éléments fondamentaux. L’étude de marché doit suivre une méthodologie ordonnée et structurée. La première phase sera la recherche d’informations par l’intermédiaire de divers organismes (l’ONISEP4, l’APCE5…), la presse professionnelle, les organisations professionnelles (le Medef6, l’APCM7…), les fichiers d’entreprises, les statistiques officielles, les cabinets d’études… Les sources de documentation et d’information sont très nombreuses et facilement accessibles. La recherche d’information peut également passer par la réalisation de questionnaires. Un questionnaire permettra d’interroger la clientèle ciblée par une enquête sur le terrain et ainsi de mieux cerner les besoins et attentes des clients. On peut aussi envisager la réalisation d’entretiens. Une fois les informations collectées, une synthèse et une analyse doivent être effectuées. Il est alors nécessaire de vérifier la véracité des informations recueillies. Il faut noter qu’il est plus judicieux d’avoir des informations provenant de sources différentes. Enfin, la rédaction d’un rapport permettra de mettre en avant les opportunités et menaces du marché et de définir ses atouts. Cette étude va aboutir sur la fixation d’un chiffre d’affaires prévisionnel et des comptes prévisionnels. De plus, l’entreprise devra définir sa stratégie commerciale en étudiant en particulier le marketing mix : produit, prix, place et promotion. Ainsi, il pourra évaluer la pertinence dans le choix de ses actions de prospections. Cette étape est donc nécessaire pour vérifier la faisabilité commerciale du projet.

1.2.2.2 Le business plan

Le business plan, dossier de présentation du projet de l’entreprise, est une « carte de visite » lors des relations avec différents partenaires : banquiers, fournisseurs, clients… Le créateur est le plus approprié pour concevoir ce business plan car il connaît bien son projet. Comme pour l’étude de marché, la réalisation du business plan nécessite de suivre un plan spécifique.

Le business plan se décompose en différentes parties essentielles :
– Le résumé opérationnel (executive summary) : il présente de façon synthétique les grandes lignes du projet. Y sont notamment précisés les objectifs à atteindre et les moyens pour y parvenir. C’est également dans cette partie que sera faite une description des produits et services vendus et des besoins auxquels ils répondent.

De plus, le porteur du projet notera l’ensemble de l’équipe qui le suivra dans son projet ainsi que les principales orientations stratégiques. Pour finir, une partie évoquera les prévisions financières (chiffre d’affaires, bénéfice envisagé…). L’objectif est de présenter clairement mais synthétiquement l’objet du projet.

– Le portrait de l’entreprise, management (le curriculum vitae) : on aura dans cette partie la présentation des porteurs du projet, leur profil, leurs expériences professionnelles et leurs compétences.
– La présentation détaillée du projet : il s’agit de faire une présentation plus en détails et plus précise du projet.
– Les aspects économiques : ils consistent en une présentation détaillée de l’offre de produits et/ou de services ainsi que l’indication du prix proposé. Une étude environnementale décrira également la nature du marché, de la clientèle et de la concurrence.
– Les aspects juridiques : ils touchent plus clairement la forme juridique de l’entreprise, l’évolution du capital social et la protection industrielle.
– Les aspects financiers : cette partie est essentielle dans l’élaboration d’un business plan. Elle précise les besoins de financement global, le montant des fonds recherchés et la rentabilité de l’investissement. Le chef d’entreprise devra notamment présenter le plan de financement et le compte de résultat prévisionnel sur 3 ans.
– Les annexes : elles sont de natures diverses :
* commerciale : étude de marché, analyse de la concurrence, brochures publicitaires des produits et/ou services…
* organisationnelle : curriculum vitae des membres de l’équipe de direction, statuts (ou projet de statuts) de la société, organigramme, brevets et marques déposés.
* financière : états financiers détaillés, bilan d’ouverture, budget d’investissement, copie des contrats importants avec fournisseurs et clients.
* autres annexes : liste des équipements de production, liste des véhicules, extrait du registre foncier, permis de construire…

1.2.3 Les éléments financiers

1.2.3.1 Les prévisions financières

Au cours de cette étape, il convient de définir financièrement le coût du projet afin de déterminer la rentabilité de celui-ci. Prévoir ses dépenses et ses recettes permet de vérifier la viabilité de son entreprise, en se projetant sur une période pertinente et suffisamment lisible, à savoir, trois ans. Cinq points principaux devront être établis. Les capitaux nécessaires à la réalisation du projet apparaîtront dans un plan de financement initial. Ce tableau différenciera les besoins financiers durables de l’entreprise des ressources financières durables. La rentabilité de l’entreprise pourra être connue grâce au compte de résultat prévisionnel des trois premières années. On distinguera alors les charges et les produits. Le compte de résultat prévisionnel permet de connaître l’activité prévisionnelle de l’entreprise et de savoir si les recettes seront suffisantes pour couvrir les charges de l’entreprise. Il est également nécessaire de connaître l’équilibre de la trésorerie mois par mois. Le plan de trésorerie indique l’ensemble des décaissements et encaissements de l’entreprise et met ainsi en avant les recettes et dépenses réelles de l’entreprise. A côté de cela, il est également intéressant pour l’entreprise de déterminer le point mort8. Enfin, un plan de financement sur 3 ans évaluera l’évolution des besoins financiers durables et des ressources financières stables. L’élaboration des comptes prévisionnels est un travail sérieux qui nécessite d’avoir des résultats proches de la réalité et crédibles.

1.2.3.2 Les moyens de financement

Une fois les prévisions financières établies, l’étape suivante est la recherche de financements. En effet, le principal obstacle auquel se trouvent souvent confrontés les futurs créateurs est le financement. Un projet basé sur un financement correct favorisera les chances de pérennité de l’entreprise.

Panorama Des Moyens De Financement

Type de financement Sources de financements
¡ Epargne personnelle Le créateur et ses associés
¡ Aides ou subventions à la personne L’Etat, les collectivités locales et les fondations
¡ Prêts d’honneur, c’est-à-dire sans garanties, et crédit solidaire Les plates-formes d’initiatives locales (PFIL), le

réseau Entreprendre, l’ADIE, France-Active, les collectivités locales, les autres organismes de prêts d’honneur ou de développement économique, fondations, certains employeurs…

¡ Prêts bancaire personnel Certaines banques commerciales
¡ Participation dans le capital Les organismes de capital-risque, clubs

d’investisseurs, sociétés de reconversion, investisseurs individuels, associations…

¡ Primes, subventions à l’entreprise L’Etat et les collectivités locales
¡ Prêts à moyen/ long terme à l’entreprise Les banques, les sociétés de reconversion, le prêt

à la création d’entreprise (PCE)

¡ Crédit-Bail Les banques et organismes spécialisés.

(« Création d’entreprise : les bonnes pistes », I-solo n°22-Décembre 2006/janvier2007)

L’apport personnel est indispensable car il permet à la fois de mettre en confiance les banques surtout lors d’une demande de crédit, et il peut être également utile pour l’autofinancement de certains besoins durables non pris en charge par les banques.

L’épargne personnelle peut être placée dans un Livret Epargne Entreprise (LEE) pour l’octroi ultérieur d’un prêt ou dans un Plan d’Epargne en Actions (PEA) pour investir dans les titres d’entreprises côtées ou non.

Les aides et subventions proviennent en général de l’Europe, de l’Etat ou des collectivités locales. Nous allons donc voir plus en détail les principaux réseaux et les principales aides auxquelles peuvent bénéficier les entreprises dans la partie qui suit.

Les prêts sont généralement accordés par des banques. Cependant, dans la majorité des cas, elles ne prennent en charge le montant des investissements qu’à hauteur de 70%. Pour pallier ce problème, OSEO BDME propose aux créateurs un Prêt à la Création d’Entreprise (PCE). Cette aide est un prêt sans garantie ni caution personnelle qui peut financer les frais relatifs au lancement de l’entreprise. Il faut tout de même noter que le prêt n’est accordé que lorsqu’un crédit à moyen ou long terme est octroyé en parallèle par une banque.

Le crédit-bail peut être mobilier ou immobilier. Dans tous les cas, son but est de financer un bien professionnel dans sa totalité. Le crédit-bail est en fait une location éventuellement assortie d’une option permettant de devenir propriétaire du bien en fin de contrat à un prix avantageux.

1.2.3.3 Les aides financières

L’Etat a mis en place un certain nombre d’aides financières qui se sont développées ces dernières années. La situation professionnelle de la personne en phase de création va déterminer les aides dont elle dispose.

Nous dresserons tout d’abord la liste des aides accessibles aux demandeurs d’emploi, ce qui concerne un grand nombre de créateurs :

*x* L’ ACCRE 9
Elle consiste en une exonération de charges sociales pendant un an. Elle est donc intéressante pour toute entreprise qui emploie des salariés et pour le créateur lui- même. Les bénéficiaires doivent cependant répondre à certains critères. Il faut savoir que tout jeune de 18 à moins de 26 ans sans autre condition peut obtenir cette aide. Néanmoins, il faut noter que l’exonération ne concerne que la partie des revenus ne dépassant pas 120% du SMIC. D’autre part, les cotisations relatives à la CSG-CRDS, à la retraite complémentaire, au Fnal10, à la formation professionnelle continue et le 10 Fond national d’aides au logement versement transport ne sont pas exonérés. Les micro-entrepreneurs peuvent bénéficier sous certaines conditions d’une prolongation de la durée de l’exonération.

*x* L’EDEN 11
Le ministère en charge du travail a mis en place un dispositif appelé EDEN qui correspond à une avance remboursable. Les bénéficiaires sont les jeunes de moins de

30 ans ainsi que ceux embauchés à ce titre et dont le contrat de travail a été rompu. D’autres personnes peuvent également profiter de cette aide selon certaines conditions (bénéficiaires de revenus de solidarité…). L’avance remboursable est en fait un prêt sans intérêt. Sa durée peut aller jusqu’à 5 ans et son montant jusqu’à 6098 euros par bénéficiaire. La condition principale à l’obtention de ce dispositif est la création ou la reprise d’une entreprise. Un organisme mandaté ou un établissement de crédit devra compléter cette aide d‘un montant au moins égal à la moitié de l’avance remboursable.

*x* Le chèquier-conseil
Les bénéficiaires du chèquier-conseil sont les personnes éligibles au dispositif ACCRE. Les chéquiers-conseils permettent d’obtenir des conseils d’organismes spécialisés sur la préparation, le démarrage, les problèmes techniques particuliers rencontrés lors du lancement de l’entreprise. Les conseils peuvent être d’ordre financier, technique, juridique, comptable ou commercial. Cependant, les informations générales sur la création d’entreprise et les tâches de gestion courante après la création ne rentrent pas dans le champ d’application des chéquiers-conseils. L’avantage de cette aide pour les créateurs est que les chéquiers sont pour une grande partie pris en charge par l’Etat. En effet, sur un coût de 60,98 euros pour six chèques, l’entreprise n’aura à verser seulement 15,24 euros. Un chèque équivaut à une prestation d’une heure. Afin d’obtenir cet avantage, le bénéficiaire devra adresser une demande écrite à la DDTEFP12. Cette demande devra être accompagnée d’une description sommaire du projet et des besoins en conseil. Le créateur devra également indiquer le lieu prévisible de l’implantation. Enfin, il devra fournir les justificatifs de sa situation. Une entreprise peut obtenir jusqu’à trois chéquiers pour un même projet dont deux au maximum avant la création. En revanche, le créateur pourra utiliser ces chèques uniquement auprès des organismes « habilités » par le préfet du département. Le chéquier-conseil est valable 12 mois à compter de sa délivrance.

*x* Le Cumul ASSEDIC et statut créateur
Un créateur peut continuer à percevoir une partie de ses allocations ou bénéficier d’une aide versée par l’ASSEDIC. Deux possibilités s’offrent à lui : soit l’ASSEDIC peut verser une aide à la création qui permet au créateur de bénéficier d’un capital dès son début d’activité, soit elle va maintenir une partie de ses allocations chômage pendant la phase de démarrage. Tant que l’activité envisagée n’en est qu’au stade de projet, les allocations d’aide au retour à l’emploi sont maintenues intégralement. L’ASSEDIC peut également accorder des aides à la validation des acquis de l’expérience (VAE), des aides à la formation.

*x* Prime de retour à l’emploi
Cette prime concerne seulement les bénéficiaires de minima sociaux. Il s’agit des personnes allocataires du RMI, de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation de parent isolé (API) et de l’allocation adultes handicapés (AAH). L’attribution de la prime s’accompagne de conditions liées à la situation de la période durant les années antérieures. Elle s’élève à 1000 euros s’il y a reprise du travail, création ou reprise d’entreprise. La prime est due à compter du 4ème mois suivant la création, reprise de l’entreprise ou l’embauche. Cette prime est versée par la Caisse d’allocations familiales (CAF) pour le RMI, l’API ou l’AAH, ou par l’ASSEDIC pour l’ASS.

Les aides sont moins nombreuses pour les créateurs ayant le statut de salarié :
*x* Congé ou période de travail à temps partiel
Les salariés des entreprises du secteur privé désirant créer ou reprendre une entreprise peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d’un congé pendant lequel leur contrat de travail est suspendu ou d’une période de travail à temps partiel. Ces conditions d’accès sont les suivantes : le salarié doit avoir au moins 24 mois d’ancienneté, consécutifs ou non, dans l’entreprise requise et, il ne doit pas avoir bénéficié de ce dispositif au cours des 3 dernières années. La demande de congé ou de période de travail partiel s’adresse à l’employeur. Le salarié devra rédiger sa demande par lettre recommandée avec accusé de réception au moins 2 mois à l’avance par rapport à la date choisie. L’employeur devra alors répondre à cette demande dans les 30 jours qui suivent. S’il ne respecte pas ce délai, alors l’accord est réputé acquis. Dans les entreprises de moins de 200 salariés, l’employeur peut refuser le congé ou le passage à temps partiel. La transformation du contrat de travail à temps plein en temps partiel doit faire l’objet d’un avenant au contrat de travail. Une prolongation d’un an du congé ou de la période de travail à temps partiel est possible. Le salarié devra alors en informer son employeur par lettre recommandée avec accusé de réception, 2 mois avant le terme de la 1ère année.

Afin de favoriser le développement des entreprises récentes, l’Etat accorde des aides aux « jeunes entreprises » :
*x* L’avance remboursable IDECLIC POTENTIEL
Cette aide s’adresse aux entreprises de moins de cinq ans, et ayant un effectif de moins de 250 salariés. Proposée par le conseil régional Rhône-Alpes, l’avance remboursable est à un taux de 0 % et est comprise entre 25 000 euros et 40 000 euros. Le remboursement se fait après deux ans de différé, en trois annuités. Cette aide doit être assujettie à l’obtention d’un prêt bancaire d’au moins 36 mois, d’un montant équivalent à celui de l’avance réclamée.

*x* Les aides fiscales pour les entreprises nouvelles
Différents dispositifs ont été mis en place pour décharger les entreprises de certaines charges fiscales. On peut notamment parler de la réduction d’impôt en faveur des contribuables souscrivant au capital des PME ou de l‘exonération de l’imposition forfaitaire annuelle (IFA), pendant 3 ans, pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés qui s’adressent à toutes les entreprises quel que soit leur lieu d’implantation. D’autres aides fiscales sont prévues uniquement pour les entreprises qui s’implantent dans des zones prioritaires d’aménagement du territoire :
– zone de redynamisation urbaine (ZRU),
– zone franche urbaine (ZFU),
– territoires ruraux de développement prioritaire (TRDP). Ces territoires recouvrent les zones de revitalisation rurale (ZRR).

Ces aides consistent principalement en des exonérations d’impôt sur les bénéfices, de taxe professionnelle et de taxe foncière sur les propriétés bâties.

*x* Mesures fiscales pour les dirigeants et associés
Les dirigeants et associés peuvent toujours, sous certaines conditions, bénéficier d’allégements fiscaux d’ordres divers :
• Réduction d’impôt sur le revenu pour les souscriptions en numéraire, effectuées par des personnes physiques, au capital de sociétés non cotées soumises à l’impôt sur les sociétés. (Réduction = 25 % des versements effectués).
• Réduction d’impôt sur le revenu accordée aux personnes physiques qui s’endettent pour acquérir, dans le cadre d’une opération de reprise, une fraction du capital d’une PME. (Réduction = 25% du montant des intérêts d’emprunt).
• Déduction des pertes en capital subies par les personnes physiques qui ont souscrit en numéraire : au capital d’une société nouvelle ou à une augmentation de capital réalisée par une société dans le cadre d’un redressement judiciaire.

*x* Jeune entreprise innovante
Les jeunes entreprises innovantes bénéficient d’un régime fiscal et social de faveur si elles répondent à certaines conditions.

Enfin, les personnes handicapées reconnue par la COTOREP bénéficient également d’aides à la création d’entreprise. Elles peuvent en effet recevoir des subventions à la création d’activités et à l’installation.

La région Rhône-Alpes propose aussi un grand nombre d’aides pour appuyer les entreprises dans leur création.

Lire le mémoire complet ==> (Création d’entreprise : le parcours à suivre)
Mémoire de stage, Licence professionnelle gestion et création des PMO
Université Jean Moulin Lyon 3

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4 Office national d’information sur les enseignements et les professions
5 Agence pour la création d’entreprises
6 Mouvement des entreprises de France
7 Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat
8 Le point mort représente le niveau d’activité qui permet, grâce à la marge réalisée d’avoir les moyens de payer toutes les autres charges de l’exercice
9 Aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise
11 Encouragement au développement d’entreprises nouvelles
12 Direction Départementale du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle