Formation professionnelle, Alternative éducative pour enfants au travail

By 25 June 2012

“… problématique générale des enfants au travail à travers l’histoire de cette pratique sociale, de la typologie des enfants travailleurs, de l’identification des acteurs institutionnels et sociaux y prenant part, et enfin, de la relation entre le travail, la formation et la scolarité.

Pour essayer de comprendre la réalité des enfants travailleurs péruviens, nous allons présenter dans le deuxième chapitre, l’évolution historique du Pérou, sa diversité géographique et culturelle et son développement socio-économique et sociopolitique. Nous allons aussi considérer la relation entre l’éducation et la pauvreté ainsi que les objectifs et les instruments de la politique nationale à l’égard du travail des enfants.

Nous allons présenter dans le troisième chapitre, le modèle de financement de l’éducation publique péruvienne et le niveau de participation de l’Etat, des familles et de la communauté locale et internationale aux dépenses en éducation, ceci pour comprendre l’importance de trouver de nouvelles …”

Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education

Mémoire de licence

La formation professionnelle duale comme alternative éducative pour
les enfants péruviens qui travaillent
– volontés, enjeux et barrières –

Dana Torres
Carmen Vulliet

Commission de mémoire
Directeur de Mémoire :
M. Siegfried Hanhart

Membres du Jury :
Mme Soledad Pérez & Mme Marie-Noelle Schurmans

Novembre 2001

Introduction :
En arrivant au village d’Ollantaytambo (Cuzco-Pérou), un groupe d’enfants âgés de 7 à 12 ans s’approcha pour nous offrir leurs services de guide. Ils se disputaient le poste entre eux. Nous choisîmes un des plus petits qui avait l’air sérieux. Il disparut et quelques minutes plus tard réapparut habillé en costume typique, un livre sous le bras et tenant une baguette de professeur. En s’exprimant dans un espagnol presque incompréhensible et en mélangeant la tradition populaire aux faits historiques et à sa propre fantaisie, il nous raconta l’histoire de ces ruines incas. Il chanta en sa langue (le quechua), dansa, nous montra des photos du livre dont il se servait pour rendre crédible son histoire. Ce fut un spectacle formidable.

Nous ne savons rien sur cet enfant, s’il était un enfant de la rue, s’il avait une famille, s’il allait à l’école. Mais il y a deux choses qui nous ont frappées de cette rencontre. Tout d’abord, voir un enfant de son âge travailler en marge de tout cadre légal, cadre qui pourrait, d’une certaine manière, lui assurer la jouissance de ses droits fondamentaux. Ensuite, la façon dont il assumait son travail : il aimait ce qu’il faisait et le plus important, il se formait lui-même pour le faire sérieusement.

Nous avons toujours gardé l’image de cet enfant dans notre esprit et lors de choisir notre sujet de mémoire nous n’avions qu’une certitude : essayer d’approcher la réalité des enfants qui travaillent et de mener une réflexion sur le rôle de l’éducation et des différents acteurs sociaux et institutionnels s’y rapportant.

 

Domaine et intérêt de l’étude

Après une phase de croissance économique basée sur une stratégie d’industrialisation par substitution aux importations, durant les années 80, l’Amérique Latine a traversé une période de dégradation profonde des conditions économiques et sociales.

En effet, la dynamique économique, essentiellement interne aux pays, conduisit au développement de la classe moyenne et à la salarisation d’une partie importante de la force de travail; toutefois, elle généra également des déséquilibres : inflation, déficit budgétaire, déficit de la balance commerciale, endettement extérieur. L’aggravation de ces déséquilibres et la crise financière qui en résulta, ainsi que le besoin d’adapter la structure économique aux nouvelles conditions de production et de concurrence du marché international imposèrent la mise en œuvre de programmes de stabilisation et d’ajustement structurel parfois drastiques. L’adoption de ces nouveaux programmes, loin de favoriser le développement économique, ont plutôt aggravée la crise déjà existante : apparition d’une hyper-inflation, gonflement de la sphère spéculative, tendance à la désindustrialisation. Ainsi, durant ces deux dernières décennies, la misère et la pauvreté ont pris une ampleur considérable.

Au niveau social, une des conséquences les plus directes et flagrantes de cette crise économique est le recours au travail des enfants. Certes, la pauvreté n’est pas la seule raison pour laquelle une famille fait appel au travail des enfants mais elle en est sans doute la cause principale (OIT, INTERDEP/CL/1993/2, p.2). A l’heure actuelle, malgré tous les accords internationaux de défense des droits des enfants, de plus en plus, les familles pauvres doivent compter sur le travail de leurs enfants pour essayer d’obtenir les ressources nécessaires à leur survie. Dans ce contexte, les entreprises, les entrepreneurs informels et les artisans, par exemple, utilisent les enfants comme main-d’œuvre bon marché, dans le but de mieux rentabiliser leurs investissements. Ce faisant, ils tirent leur profit des besoins des plus pauvres.

En ce qui concerne les conditions de travail, la plupart des enfants qui travaillent n’ont aucune protection sociale. Ils sont parfois l’objet d’une véritable exploitation et leurs activités se déroulent dans des conditions qui attentent souvent à leur sécurité et leur santé (OIT, INTERDEP/CL/1993/2). En particulier, il est un fait que l’incorporation précoce des enfants au marché du travail limite leur accès à l’éducation. En effet, la grande majorité n’aura pas la possibilité de suivre une formation complète, qu’elle soit scolaire ou technique, car il n’existe pas de formation adaptée à leur spécificité d’enfants qui travaillent et à leurs horaires (UNICEF, Estado Mundial de la Infancia 1999 : Education, p. 47). Sans aucune formation adéquate, dans leur vie d’adulte, ils n’auront accès qu’à des travaux sans qualification; la probabilité de trouver un emploi salarié sera donc presque inexistante.

Si comme nous l’avons vu, la pauvreté est la cause principale du travail des enfants et de leurs mauvaises conditions de travail, il s’agit d’une force si puissante que la lutte directe contre celle-ci est sans espoir. Il s’avère donc nécessaire de chercher de nouvelles pistes pour essayer de mieux aider les enfants qui travaillent à sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent.

Une des approches envisageables est de mieux articuler le travail et la formation, en reconnaissant certaines formes de travail infantile. La promotion des activités génératrices de revenu depuis les écoles, permettrait aux enfants de combiner des contenus pédagogiques avec une formation professionnelle sur le tas. Ainsi, à travers l’éducation, les enfants au travail auraient la possibilité d’une certaine amélioration sociale à moyen terme, et en même temps, celle de répondre à l’urgence économique d’augmenter les revenus familiaux à court terme (ALARCON, cité dans OIT, INTERDEP/CL/1993/2). En particulier, l’idée d’une formation professionnelle sous forme d’un d’apprentissage adapté à leur situation particulière serait une alternative pour ces enfants car il s’agit d’une formation alternant travail rémunérateur et enseignement.

Dans certains pays européens, l’apprentissage, en tant que formation duale, est un dispositif éducatif qui rapproche l’univers de l’école et celui du travail. Ce type de formation offre aux jeunes travailleurs la possibilité de suivre une formation théorique et pratique en vue de l’obtention d’une qualification professionnelle sanctionnée par un diplôme de l’enseignement technique. Dans le cas européen, l’apprentissage est une filière de formation complète qui suit la scolarité obligatoire. Il demande donc certaines connaissances de base et fixe l’âge minimum d’entrée à 15 ou 16 ans. Ces deux caractéristiques font de l’apprentissage européen une alternative totalement inadaptée aux enfants obligés à travailler dans les pays du tiers monde. Ayant la plupart entre 6 et 16 ans (OIT, INTERDEP/CL/1993/2), ces enfants n’ont ni l’âge – et beaucoup d’entre eux – ni la possibilité matérielle de finir une formation scolaire générale préalable.

D’autre part, cette modalité éducative, étant organisée sous forme de partenariat entre l’entreprise et l’établissement scolaire, fonctionne dans le cadre d’une économie formelle qui lui confère son caractère légal. Dans les pays du Tiers Monde où l’activité économique repose essentiellement sur le secteur informel – secteur où l’on retrouve la grande majorité des enfants au travail -, une telle légitimité ne peut lui être accordée (BACHELARD et ODUNLAMI, 1997, p. 9).

Toutefois, d’une manière générale, la formation professionnelle, quelle que soit l’organisation qui l’encadre, est considérée à l’heure actuelle comme un facteur décisif d’évolution de la qualification du marché du travail et un régulateur essentiel des rapports sociaux (MERLIN, 1995, cité dans POUPARD, LICHTENBERGER, LUTTRINGER & MERLIN, p. 153). Du point de vue de l’éducation, la formation en « alternance sous statut scolaire » – initiale et continue – représente le premier enjeu de la modernisation du système d’enseignement professionnel (MATHEY-PIERRE, 1994, pp. 60-62).

De ce fait, nous nous demandons dans notre étude, quelles sont les possibilités d’introduire un type de formation duale comparable au système de l’apprentissage, dans le contexte péruvien, et plus particulièrement adapté au cas des jeunes enfants qui sont obligés de travailler.

Cette idée est suggérée par le constat suivant : la formation obligatoire, tel qu’elle est organisée actuellement, n’offre pas aux enfants qui travaillent la possibilité de profiter de leur expérience pour obtenir une qualification professionnelle dans le métier qu’ils ont exercé (ou un autre), et avoir ainsi de meilleures chances d’évolution socioprofessionnelle.

La formation professionnelle duale en apprentissage, exige de façon fondamentale l’établissement de partenariats entre les différents acteurs institutionnels concernés : Etat, pouvoirs publics, école, entreprises, organisations professionnelles. Ces partenariats doivent répondre à un intérêt commun identifié. L’objectif de ce travail est donc d’analyser les possibilités d’établir des partenariats entre les différents acteurs institutionnels concernés pour offrir aux enfants qui travaillent une formation alternative, sous forme d’apprentissage dual, adaptée à leur spécificité, et qui garantisse leur sécurité et leur développement physique, psychologique et social.

Les enjeux sont considérables si l’on tient compte que le développement d’un pays ou d’une région est étroitement dépendant du développement de ses systèmes de formation. Le processus conduisant à un tel changement est difficile et comporte plusieurs aspects :

* sur le plan socioculturel : la prise de conscience de la problématique des enfants au travail, de l’environnement socio-économique de la région et de la possibilité de concevoir un projet collectif de formation;

* sur le plan politique et organisationnel : le remaniement des relations entre les différents acteurs institutionnels et sociaux pour rendre possible la mise en place d’un programme de formation duale, malgré l’existence d’intérêts spécifique différents – ex. logique de production, logique de formation;

* sur le plan socio-économique : le développement de nouvelles formes de participation pour résoudre des problèmes jusqu’alors considérés comme hors de portée, tel que l’autofinancement du nouveau système.

I. Plan de travail

Pour bien mener notre étude, nous allons la diviser en deux parties : la première sera une mise en contexte général de la problématique des enfants travailleurs et de la réalité péruvienne, et s’attachera à démontrer l’importance de créer une formation en apprentissage pour les enfants péruviens qui travaillent; la deuxième, une étude du terrain pour évaluer les possibilités de mettre en place cette formation duale dans une région particulière du pays. Pour tenter de vérifier notre hypothèse générale, nous avons choisi la province de Trujillo, département de La Libertad, car elle présente toutes les caractéristiques du contexte national dans une zone géographique plus limitée et, en même temps, permet d’analyser les possibilités de décentralisation des pouvoirs administratifs.

La première partie comporte cinq chapitres. Le premier essaie de décrire la problématique générale des enfants au travail à travers l’histoire de cette pratique sociale, de la typologie des enfants travailleurs, de l’identification des acteurs institutionnels et sociaux y prenant part, et enfin, de la relation entre le travail, la formation et la scolarité.

Pour essayer de comprendre la réalité des enfants travailleurs péruviens, nous allons présenter dans le deuxième chapitre, l’évolution historique du Pérou, sa diversité géographique et culturelle et son développement socio-économique et sociopolitique. Nous allons aussi considérer la relation entre l’éducation et la pauvreté ainsi que les objectifs et les instruments de la politique nationale à l’égard du travail des enfants.

Nous allons présenter dans le troisième chapitre, le modèle de financement de l’éducation publique péruvienne et le niveau de participation de l’Etat, des familles et de la communauté locale et internationale aux dépenses en éducation, ceci pour comprendre l’importance de trouver de nouvelles sources locales de financement pour la formation professionnelle, dans le but de décentraliser le pouvoir de décision budgétaire.

Pour chercher de nouvelles approches de solution aux problèmes confrontés par la formation professionnelle au Pérou, nous allons présenter dans le quatrième chapitre l’évolution de la formation professionnelle dans ce pays, le financement de la formation professionnelle au Brésil et l’organisation de la formation professionnelle en Suisse. Pour le financement de la formation, nous avons choisi le cas du Brésil car il présente les mêmes caractéristiques socio-économiques que le Pérou. Au niveau de l’organisation, la Suisse est un exemple du bon fonctionnement du système dual.

Pour essayer de déterminer les possibles avantages que peuvent tirer les enfants au travail de la formation professionnelle duale, dans le cinquième chapitre, nous allons effectuer une analyse comparative coût-bénéfice pour les enfants qui travaillent, d’une formation scolaire traditionnelle et d’une formation en apprentissage.

La première partie nous conduit donc à mettre en évidence en quoi un système dual d’apprentissage pourrait constituer une bonne alternative dans le contexte étudié.

Pour bien expliquer les orientations adoptées pour la démarche de la seconde partie, l’étude de terrain, nous allons d’abord faire une parenthèse théorique mettant en place le cadre conceptuel qui nous a guidé. Les deux axes thématiques sur lesquels nous allons travailler sont : l’action collective et le développement régional endogène. La possibilité d’entreprendre une action collective est étudiée au travers de ses dimensions socioculturelle, socio-économique, politique et organisationnelle (chapitres 2, 3 et 4); tandis que le développement régional est étudié au travers du niveau de participation des groupes de base, enfants et parents, dans les projets qui concernent les enfants (chapitre 5).

La deuxième partie est donc constituée de cinq chapitres. Le premier décrit brièvement les caractéristiques communes au contexte national et régional et essaie de mettre en évidence les facteurs de dysfonctionnement entre l’offre et la demande de formation au travers de l’analyse de la population économiquement active et de l’emploi local ainsi que les tendances en matière d’éducation. Nous allons compléter cette analyse avec la présentation du profil des enfants et adolescents qui travaillent dans cette région.

Pour analyser la reconnaissance sociale (dimension socioculturelle) de la formation professionnelle, nous allons présenter dans le deuxième chapitre, les orientations de la nouvelle politique éducative, et les résultats des questionnaires passés aux professeurs, aux parents et aux enfants au travail. Il s’agit ici de connaître la perception de ces différents acteurs à l’égard de la formation générale, la formation technique et professionnelle et l’apprentissage dual.

Le troisième chapitre étudie l’aspect socio-économique de la formation professionnelle duale au travers du niveau d’acceptation du projet de formation pour les enfants travailleurs et les conditions de participation des petites et moyennes entreprises ainsi que les ressources humaines dont ces entreprises disposent pour développer ce type de formation. Pour y parvenir nous allons analyser l’opinion que les entrepreneurs se font de l’école obligatoire, la formation technique et professionnelle, le besoin de qualification dans leur secteur d’activité, la formation duale, les avantages et inconvénients d’accueillir des apprentis, le type d’activités qu’ils proposent et les conditions d’engagement des apprentis, et enfin, le niveau de qualification professionnelle des entrepreneurs et de leurs collaborateurs.

Le quatrième chapitre se rapporte au niveau d’organisation de la région pour développer des relations partenariales entre les acteurs institutionnels prenant partie dans la formation professionnelle en apprentissage dual. Nous allons analyser ici les actions entreprises par les différentes institutions offrant des programmes de formation professionnelle et les possibilités de créer un réseau d’interaction entre celles-ci. Les institutions prises en considération sont : le ministère de l’éducation, le ministère du travail et de la promotion sociale, la chambre de commerce et les associations professionnelles. Pour mesurer le degré d’acceptation du projet au niveau des acteurs sociaux représentant ces institutions, nous allons aussi tenir compte de l’opinion des enseignants et des entrepreneurs concernant la participation de l’entreprise dans la formation, et concernant le problème des enfants qui ont besoin de travailler.

Pour suivre la logique du développement régional endogène, ou auto-développement, le cinquième chapitre tente d’examiner le degré de représentativité des parents et des enfants dans les différentes institutions qui sont censées défendre les droits des enfants. A cet effet, nous allons présenter la position de quatre institutions à l’égard du travail des enfants et de leur formation, et vérifier dans quelle mesure les programmes et dispositions adoptés par ces institutions répondent aux attentes des enfants qui travaillent, et de leurs parents.

Les deux parties de notre travail comportent leurs conclusions respectives. Pour finir, en guise de conclusion générale, nous essaierons de dégager les difficultés identifiées pour la mise en place d’une formation en apprentissage et les perspectives dans la région étudiée. Enfin nous apporterons d’éventuelles propositions ainsi que d’autres pistes de recherche.

II. Démarche et limites de la recherche

Dans notre étude nous essaierons, dans un premier temps, de faire comprendre la problématique des enfants qui travaillent et celle de l’éducation dans le contexte péruvien ; et ensuite, à travers une étude sur le terrain, nous tenterons de mettre en évidence les difficultés à surmonter pour mettre en place un programme de formation adapté aux enfants qui ont besoin de travailler. Ainsi, pour rendre compte des différents aspects que nous considérons comme étant essentiels lors de la mise en place d’un projet de formation professionnelle en apprentissage dual, nous privilégierons la présentation globale de ces différents aspects au détriment de l’étude approfondie d’un seul. Bien que les possibilités de mesure de cette problématique complexe soient multiples, en raison des limitations logistiques et économiques ainsi que du cadre dans lequel cette recherche s’inscrit (mémoire de licence), nous avons choisi les indicateurs suivants :

* la reconnaissance sociale de la formation duale dans la communauté en question, analysée en comparant la valeur accordée à trois types de formation : l’éducation générale et technique de base, la formation professionnelle et technique et la formation duale.
* Le niveau de participation des PMEs locales dans la formation, analysée à travers l’intérêt porté par les entrepreneurs à former des apprentis et les conditions d’engagement proposées.
* La capacité pédagogique des PMEs, mesurée au travers du niveau éducatif des entrepreneurs et de leurs collaborateurs. Même si le développement technologique et la capacité installée de l’entreprise sont des facteurs déterminants pour mettre en place une formation sous forme d’apprentissage, nous ne les avons pas pris en compte dans le cadre de ce travail, car ils méritent une recherche plus approfondie qui sort de notre propos.
* Le niveau d’organisation de la communauté, évalué à travers le niveau d’interaction des institutions concernées dans la formation professionnelle duale.
* Le niveau d’organisation des enfants, évalué à travers du niveau de représentativité des enfants dans les institutions censées défendre leurs droits.

Pour évaluer les possibles avantages d’une formation en apprentissage dual pour les enfants au travail, nous allons réaliser une analyse coût-bénéfice pour l’élève, de la formation en apprentissage, selon l’optique de l’enfant travailleur. Cependant, cette analyse est approximative car les données économiques correspondent à un cas particulier et non à des statistiques officielles. L’analyse coût-bénéfice pour l’entreprise n’est pas prise en compte dans ce travail car il est très difficile de mesurer ce qui n’existe pas (il n’y a actuellement pas de formation en apprentissage en entreprise).

Dans notre étude, le mot enfant désigne les garçons et les filles en dessous de 16 ans, à la différence de la Convention de droits de l’enfant qui prend comme limite supérieure de l’enfance l’âge de 18 ans. L’enfant travailleur est pour nous tout enfant qui participe à des tâches productives, qu’elles soient rémunérées ou non.

III. En bref : Objectif, hypothèse générale et question de recherche

1. Objectif :

L’objectif principal de notre recherche est d’analyser la possibilité de trouver une solution partielle au problème – légalement très délicat – des enfants qui travaillent au Pérou, par la mise en place d’un système de formation alternée inspiré de l’apprentissage. Cette mise en place se ferait grâce à un partenariat entre les acteurs sociaux et institutionnels concernés (enfants, parents, entreprises, école, Etat) dans une logique de développement régional endogène.

2. Hypothèse générale :

Compte tenu de l’énorme pression socio-économique qui est à l’origine de la situation illégale des enfants au travail, toute action visant à supprimer cet état de fait ne pourrait avoir qu’un effet très limité. La seule façon de tenter d’apporter un certain secours à ces enfants est de reconnaître la situation comme inévitable, malgré son caractère illégal, et de proposer des solutions compatibles avec le travail infantile. L’amélioration de la formation de ces enfants ne peut donc se faire que sous une forme leur permettant de continuer à travailler. La formation alternée entre une entreprise et l’école, similaire à ce qui se pratique sous forme d’apprentissage dans beaucoup de pays (mais à un autre niveau d’âge et d’éducation) est une solution qui semble correspondre à la problématique péruvienne.

Cependant les conditions qui permettraient l’introduction de ce type de formation ne sont pas réunies :

* Il existe un rejet d’origine socioculturelle de ce type d’éducation.
* Les faibles ressources économiques, que ce soit des enfants et de leurs parents, des entreprises concernées, ou des institutions (Etat, Ecole) sont un obstacle majeur à l’établissement de ce type de programme.
* L’environnement organisationnel présent rend très difficile les négociations nécessaires pour ce genre de projet.
* L’existence même d’un groupe de base qualifié représentant les enfants n’est pas garantie.

Ainsi, la mise en place de négociations entre différentes parties pour l’établissement de partenariats visant à instaurer des formations en apprentissage, est rendue très difficile par des raisons non seulement légales, mais aussi d’ordre culturel, économique, social et organisationnel. Cette hypothèse sera détaillée juste avant la deuxième partie.

3. Question de recherche :

Quelles sont les mesures qui permettraient de surmonter, au moins partiellement, les facteurs limitant ou empêchant au Pérou l’établissement de partenariats entre les écoles, les entreprises, les pouvoirs publics et les associations professionnelles et communautaires pour mettre en place un programme de formation professionnelle, de type dual, adressé aux jeunes enfants qui sont obligés à travailler?

IV. En pratique : L’étude de terrain

Pour essayer de répondre aux différentes sous-questions de recherche qui seront posées lors de la présentation du cadre conceptuel, nous avons procédé comme suit :

1. Pour analyser la perception sociale de la formation en apprentissage, nous avons adressé des questionnaires semi-ouverts à 20 enseignants, 28 parents d’enfants travailleurs et 28 enfants au travail. Les questions se rapportent à la valeur accordée à l’école et aux différentes filières de formation en place, ainsi qu’à la possibilité de créer un programme de formation professionnelle de type dual pour les enfants qui travaillent.

Pour couvrir les différents niveaux éducatifs des enfants, nous avons décidé d’interroger 10 enseignants du niveau primaire, 5 du secondaire général et 5 du secondaire technique.

Quant aux parents interviewés, il s’agit de 13 hommes et 15 femmes dont 19 ont entre 20 et 39 ans et 9 de 40 à 59 ans. La distribution des parents selon le secteur d’activité est la suivante : 6 pères et 13 mères travaillent dans le commerce et les services; 5 et 2 pères dans l’industrie et le service technique respectivement; et 2 mères sont des femmes au foyer. De plus 10 n’ont pas fini l’école primaire (dont 8 provenant du secteur commerce et service) et 6 sont analphabètes. Des 5 ayant fini l’école secondaire, 4 sont des hommes repartis dans les trois secteurs économiques indiqués. Ces caractéristiques n’ont pas été prises en considération préalablement au choix des interviewés, elles ressortent des informations fournies par les parents, et nous ont paru confirmer la représentativité du groupe étudié.

En ce qui concerne les enfants, nous avons choisi 12 filles et 16 garçons ayant entre 6 et 17 ans : 2 entre 6 et 8 ans, 23 entre 9 et 14 ans, et 3 entre 15 et 17 ans. Bien que le programme de formation duale envisagé s’adresserait principalement au enfants de moins de 16 ans, nous avons aussi prévu d’interroger 3 jeunes de plus de 16 ans pour comparer leur avis sur la scolarité obligatoire (en supposant qu’ils ont déjà fini l’école) avec celle des enfants encore en formation. Il nous faut signaler que 15 enfants travaillent dans la vente ambulante d’articles divers (glaces, journaux, nourriture, bonbons, fleurs, etc), 2 font de ménages, 1 aide dans un restaurant, 1 s’occupe de la vente dans un magasin, 1 est employée comme bonne à tout faire, 2 travaillent dans la réparation de chaussures, 2 en menuiserie, 2 dans la fabrication des produits artisanaux, 2 dans le service technique et 1 dans un atelier de couture.

Les questionnaires ont été complétés sur les lieux de travail des personnes interrogées. Les zones prises en considération sont les districts urbains marginaux de El Porvenir, La Esperanza, Florencia de Mora, ainsi que le centre de Trujillo.

2. Pour mesurer le degré d’adhésion de l’entreprise au projet de formation duale pour les enfants au travail, nous avons passé 20 questionnaires semi-ouverts à 14 entrepreneurs du secteur formel et 6 du secteur informel. La distribution selon la taille de l’entreprise est la suivante : 2 micro entreprises formelles et 2 informelles; 8 petites entreprises formelles et 4 informelles; et 4 entreprises de taille moyenne formelles et 4 informelles. La dénomination de micro petite et moyenne entreprise correspond ici respectivement aux entreprises ayant 2 travailleurs, de 3 à 5 travailleurs, et de 6 à 10 travailleurs. Les secteurs pris en considération sont : 6 du secteur industriel (3 fabriques de chaussures, 1 boulangerie, 1 menuiserie, 1 usine de produits artisanaux), 19 du secteur des services (4 consacrées à la restauration, et 9 à la vente d’articles divers -fruits, légumes, matériels pour la fabrication des chaussures, chaussures, etc.), et 1 du secteur des services technique (réparation de chaînes hi-fi). Nous avons essayé de couvrir certains secteurs considérés comme importants dans l’économie régionale.

Les questions posées aux entrepreneurs se rapportent à la valeur accordée aux différents types de formation, aux besoins de main d’œuvre qualifiée dans leurs secteurs d’activités, à la perception de la formation duale ainsi qu’aux avantages et inconvénients de former des apprentis. Nous avons aussi tenu compte du niveau et du type de formation autant des entrepreneurs que des travailleurs pour estimer les entreprises qui pourraient disposer d’éventuels maîtres d’apprentissage.

3. Pour évaluer l’interaction entre les institutions prenant part dans la formation professionnelle, nous avons interviewé plusieurs représentants du secteur public et privé. Les points traités dans les entretiens sont : la problématique de l’enfant qui travaille, la formation professionnelle, la participation du secteur privé dans la formation, le besoin de main d’œuvre qualifiée dans la région, la possibilité d’élaborer un projet commun de formation en apprentissage pour les enfant qui ont besoin de travailler, ainsi que le type de relations entretenues entre les différentes institutions. Pour mesurer le degré d’identification des acteurs sociaux avec les politiques institutionnelles, nous avons aussi interrogé sur ces mêmes points les enseignants et entrepreneurs au travers des questionnaires.

Les autorités et dirigeants régionaux interviewés sont :
Prof. Ramiro Guevara, Spécialiste en éducation, Direction Technique et Pédagogique du Ministère de l’Education;
Ing. Otto Vargas, Chef d’Inspection d’Hygiène et Sécurité (occupationnel) du Ministère du Travail;
Ing. Jorge Alcantara, Coordinateur régional du programme PROJOVEN;
M. Luis Alor, Codirecteur du programme PASE;
M. Ricardo Albújar, Administrateur de la Chambre de commerce et de l’industrie de Trujillo;
M. Carlos Seijas, Directeur des Associations Professionnelles des Services Spécialisés de la Chambre de commerce de Trujillo;
M. Luis Ocas, Président d’une Association des guides officiels de tourisme;
Mme Yolanda Pagador, Présidente d’une Association de fabricant de chaussures;
M. Manuel Torres, Coordinateur du programme de formation des informateurs de tourisme.

4. Pour analyser le degré d’organisation des enfants au travail et la possibilité de compter sur un groupe semi-organisé défendant ses droit à l’éducation et au travail au travers d’une formation en apprentissage, nous avons rencontré des coordinateurs, régionaux et nationaux, de diverses institutions censées défendre les droits des enfants. Nous avons orienté l’entretien sur les actions entreprises par ces différentes institutions dans le but de garantir le droit à l’éducation et au travail des enfants travailleurs. Les personnes interviewées sont :

– Mme Lily Llap, Directrice du Bureau Municipal de la Défense de l’Enfant et de l’Adolescent (DEMUNA-Trujillo);
– Mme Zoila Taboada, Coordinatrice du programme d’éducateurs des enfants de la rue de l’Institut National du Bien-être Familial (INABIF-Trujillo);
– Mme Judith Villalobos, Directrice du Centre d’Adaptation et d’Education Familiale (CAEF), ONG Trujillo;
– Mlle María José Meléndez, Assistante sociale du CAEF;
– Mlles Nancy Huamán et Patricia Rivera, Responsables Nationales des délégués du Movimiento de Adolescentes y Niños Trabajadores Hijos de Obreros Cristianos (MANTHOC-Lima);
– M. Moisés Bazán, Coordinateur Géneral de l’Ecole de MANTHOC (Lima);
– M. Luis Rodríguez, Membre de l’équipe du programme de formation professionnelle des NATs (MANTHOC- Lima).

Afin de déterminer si la position idéologique de ces institutions et le projet de formation duale répondent aux attentes des enfants et de leurs parents, nous avons aussi interrogé ces deux acteurs au sujet du travail des enfants et du besoin d’une offre éducative adaptée à leur spécificité. Leur opinion étant à notre avis fondamentale car il ne servirait à rien d’élaborer un projet qui ne soit pas validé par la population directement bénéficiaire.

V. Difficultés rencontrées

1. Il fut très difficile d’accéder à l’information dont nous avions besoin, car la bureaucratie péruvienne est un obstacle important, surtout pour des péruviennes ! (il nous fut parfois nécessaire de demander des rendez-vous en utilisant un nom de famille étranger). Notamment l’instabilité politique totale dans le pays, provoquée par la fuite au Japon de l’ancien président, le climat de méfiance qui régnait lors de notre étude de terrain, exacerbé par la découverte d’un gigantesque réseau de corruption à l’intérieur du gouvernement et de la société en général, et la situation de confrontation politique propre aux campagnes présidentielles, n’ont pas facilité nos efforts !

2. L’information à laquelle nous avons eu accès manque parfois de transparence et de congruence. Dès que la question des ressources financières et des coûts des différents programmes visités apparaissait, nous nous sommes heurtées à une réluctance très forte à donner des chiffres.

VI. Remerciements

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont collaboré aimablement avec nous, en nous accordant leur temps pour répondre à nos questions ; et de manière spéciale les enfants travailleurs, qui nous montrent chaque jour un exemple de courage et d’enthousiasme. Un grand merci aussi à M. Hanhart, Mme Schurmans et Mme Pérez par leurs conseils pédagogiques; et à Maria José pour la passation des questionnaires.

Nous remercions également de tout cœur Véronique, pour sa précieuse aide en conseils et dans la correction de ce travail ainsi que pour le soutien qu’elle nous a accordé tout au long de notre formation.

Table des Matières :

Introduction
I. Plan de travail
II. Démarche et limites de la recherche
III. En bref : Objectif, hypothèse générale et question de recherche
1. Objectif :
2. Hypothèse générale :
3. Question de recherche :
IV. En pratique : L’étude de terrain
V. Difficultés rencontrées
VI. Remerciements
Première partie : Mise en contextePremier chapitre : Les enfants au travail : esquisse de la problématique
I. Vision historique
II. Typologie
III. Le cadre institutionnel
1. Les normes internationales
2. Les législations nationales
3. Le milieu associatif
4. Les opinions publiques
5. Les médias
IV. Les acteurs sociaux
1. Les enfants
2. Les parents
3. Les employeurs
V. Le travail, la formation et la scolarité
VI. Conclusions
Deuxième chapitre : Le Pérou : Contexte général et politique de l’Etat à l’égard du travail des enfants
I. Points de repères historiques
II. Diversité géographique
III. Diversité culturelle
IV. Développement économique et social
V. Développement sociopolitique
VI. Education et pauvreté
VII. Politique et cadre institutionnel pour les enfants qui travaillent
VIII. Conclusions
Troisième chapitre : Coûts et financement de l’Education publique
I. Les dépenses publiques en éducation
II. Les dépenses des familles et de la communauté dans l’éducation publique
III. La coopération internationale et l’éducation publique
IV. Conclusions sur le financement de l’éducation
Quatrième chapitre : organisation et financement de La formation technique et professionnelle dans différents contextes socioéconomiques
I. La formation technique et professionnelle au Pérou
II. La formation professionnelle au Brésil
1. Le SENAI : la formule bipartite de formation technique et professionnelle
a). Organisation
b). Financement
2. La formation professionnelle des enfants au travail : l’exemple du CESAM
III. La formation duale en Suisse
1. Les acteurs institutionnels
2. Les acteurs sociaux participant à la formation en apprentissage dual
a). Le conseiller en formation
b). Le maître d’apprentissage
c). Les commissaires d’apprentissage
d). L’expert
e). Les enseignants
IV. Conclusion
Cinquième chapitre : Couts et avantages de la formation en apprentissage : optique de l’enfant travailleur peruvien
I. Les couts monétaires
II. Le cout d’opportunité
III. Le total des coûts de formation
IV. Le total des revenus gagnés durant la vie active
V. Conclusion sur le rendement monétaire de l’éducation
Conclusions de la première partie parenthèse d’Introduction a la deuxième partie : Le Cadre conceptuel
1. L’action collective
a). Dimension socioculturelle
b). Dimension socio-économique
c). Dimension politique et organisationnelle
2. Développement régional endogène
Deuxième partie : étude de terrain
Premier Chapitre : La situation régionale : la province de Trujillo – département de la L-ibertad
I. Population économiquement active et emploi
II. Education
III. Profil Professionnel des enfants et adolescents au travail (NATs – Niños y adolescentes trabajadores)
1. Description
2. Approximation statistique
IV. Conclusions
Deuxième chapitre : Les enfants au travail et le choix de la filière de formation
I. L’Offre éducative officielle
II. Les enseignants
III. Les parents
IV. Les enfants
V. Conclusions
Troisième chapitre : La participation des PMEs A la formation professionnelle dE type dual des enfants qui travaillent
I. Perception de la formation
a). L’école obligatoire
b). La formation technique et professionnelle
c). Besoin de qualification dans le secteur d’activité
II. Participation à la formation professionnelle duale adressée aux enfants qui ont besoin de travailler
a). Avantages et inconvénients d’accueillir des apprentis
b). Population choisie, types d’activités proposées et conditions d’engagement des apprentis
III. Niveau de qualification des entrepreneurs
IV. Conclusions
Quatrième chapitre : Possibilités et OBSTACLES DANS l’établissement du partenariat entre l’école et l’entreprise
I. Les pouvoirs publics
1. Le Ministère de l’éducation
2. Le Ministère du travail et de la promotion sociale
II. Le secteur des entreprises
1. La Chambre de commerce et d’industrie
2. Les Associations professionnelles
a). L’association des guides de tourisme
b). L’association des producteurs de chaussures
c). Les entrepreneurs
III. Conclusions
Cinquième chapitre : Conditions pour l’Emergence de groupes organisés et SEMI ORGANISES des enfants au travail
I. Les institutions officielles défendant les droits des enfants
1. PROMUDEH – INABIF
2. La DEMUNA
II. Les organisations défendant les droits des enfants
1. Le CAEF
2. MANTHOC (Movimiento de Adolescentes y de Niños Trabajadores, Hijos de Obreros Cristianos)
III. Les enfants travailleurs et leurs parents
1. Les enfants
2. Les parents
IV. Conclusions
Conclusions de la deuxième partie
Conclusions générales
Annexes
Bibliographie

  1. Travail des enfants : esquisse de la problématique
  2. Les acteurs institutionnels à l’égard des enfants au travail
  3. Quels sont les acteurs sociaux de travail des enfants?
  4. Le travail des enfants, la formation et la scolarité
  5. Contexte politique à l’égard du travail des enfants au Pérou
  6. Développement sociopolitique, Education et pauvreté au Pérou
  7. Politique et cadre institutionnel pour les enfants qui travaillent
  8. Coûts et financement de l’éducation publique au Pérou
  9. La formation technique et professionnelle au Pérou
  10. Formation professionnelle au Brésil, et des enfants au travail
  11. Formation duale en Suisse, acteurs institutionnels et sociaux
  12. Coûts de la formation en apprentissage de l’enfant travailleur
  13. Le rendement monétaire de l’éducation
  14. La formation professionnelle en apprentissage du type dual
  15. Développement régional endogène et formation en apprentissage dual
  16. La situation régionale : la province de Trujillo – La Libertad
  17. Profil professionnel des enfants et adolescents au travail
  18. Les enfants au travail et le choix de la filière de formation
  19. Rôle des PME dans la formation dual des enfants qui travaillent
  20. Partenariat entre l’école et l’entreprise : Possibilités et obstacles
  21. Secteur des entreprises et partenariat entre l’école et l’entreprise
  22. Institutions officielles défendant les droits de l’enfant au travail
  23. Les organisations défendant les droits des enfants au travail
  24. Les enfants travailleurs et leurs parents
  25. Conclusion du mémoire, formation duale des enfants travailleurs

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Concept développé dans notre cadre conceptuel.
Le secteur informel est constitué par des unités de production qui se trouvent en dehors du cadre légal, qui travaillent avec peu de dynamisme et qui n’ont pas accès au capital. Il absorbe l’excédent de la force de travail qui ne peut pas être placée à l’intérieur du secteur moderne de l’économie.