Microordinateur portable : étymologie, définition et historique

By 10 May 2012

Microordinateur portable : étymologie, définition et historique

1. Le contexte managérial
Cette première partie est consacrée à l’étude du marché du microordinateur portable pour le grand public et à celle de la société Dell France.

Après avoir défini, dans un premier chapitre, ce qu’est un microordinateur portable et en avoir fait un bref historique, nous décrirons, dans un second chapitre, les principales caractéristiques du marché du microordinateur portable pour le grand public et dégagerons les menaces et les opportunités qu’il présente. Dans un troisième chapitre, nous présenterons la société Dell France, filiale du groupe Dell, nous analyserons la place qu’elle occupe sur le marché du microordinateur portable pour le grand public et nous réaliserons à un diagnostic de ses forces et de ses faiblesses. La synthèse du contexte managérial à laquelle nous procéderons dans un quatrième chapitre, conclura cette partie.

1.1 Le microordinateur portable : étymologie, définition et historique.

Dans ce chapitre, nous allons préciser ce qu’est un microordinateur portable, à travers son étymologie, sa définition et son historique.

1.1.1 L’étymologie.

Le mot « microordinateur » est formé à partir du mot « ordinateur », lui-même dérivé d’un mot emprunté au latin de l’époque impériale « ordinator », signifiant « celui qui met en ordre, qui règle ». C’est le professeur Jacques Perret, professeur de philologie latine à la Sorbonne, qui a proposé de remplacer l’anglicisme « computer » par « ordinateur », dans une lettre en date du 16 avril 1955 adressée à Christian de Waldner, président d’IBM France, qui l’avait consulté dans le souci de franciser la dénomination de ses produits. Le professeur Jacques Perret justifiait ainsi son choix : « Que diriez-vous d’« ordinateur » ? C’est un mot correctement formé qui se trouve même dans le Littré comme adjectif désignant Dieu qui met de l’ordre dans le monde… L’inconvénient est que « ordination » désigne une cérémonie religieuse ; mais les deux champs de signification (religion et comptabilité) sont si éloignés et la cérémonie d’ordination connue, je crois, de si peu de personnes que l’inconvénient est peut-être mineur. D’ailleurs votre machine serait « ordinateur » (et non ordination) et ce mot est tout à fait sorti de l’usage théologique ».

1.1.2 La définition.

Dans son Répertoire terminologique, édition 2000, la Commission générale de terminologie et de néologie, placée sous l’égide la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, définit comme suit les mots « ordinateur » et « microordinateur ».

L’ordinateur est un « équipement informatique de traitement automatique des données comprenant les organes nécessaires à son fonctionnement autonome ». Le microordinateur est un « ordinateur de dimension réduite dont l’unité centrale est constituée d’un ou de plusieurs microprocesseurs », le microprocesseur étant un composant miniaturisé « destiné à interpréter et à exécuter des instructions ». Le microordinateur portable est donc un microordinateur conçu pour être transporté et utilisé dans des lieux différents et pouvant être exploité sans prise de courant électrique, grâce à une batterie d’accumulateurs.

1.1.3 L’historique.

Le premier microordinateur, Micral, a été conçu en 1972 C’est l’invention par Intel, en 1971, du microprocesseur qui a rendu possible la naissance du microordinateur en permettant de réduire la dimension et le coût de l’ordinateur. Le premier microordinateur, dénommé Micral, a été conçu en 1972 par une équipe française conduite par l’ingénieur M. François Gemelle, ingénieur à la société R2E à laquelle l’INRA avait demandé de mettre au point un système informatique à moindre coût, destiné à la recherche agricole, et qui puisse être transportable. Ce microordinateur a été un échec commercial, en raison notamment des réticences des informaticiens qui géraient alors les gros systèmes informatiques des entreprises et des erreurs Honeywell-Bull, acquéreur de la société R2E en 1978, qui n’a pas su exploiter le filon de la micro-informatique.

Il en fut différemment aux Etats-Unis où l’Altair, lancé en décembre 1974 par MITS, trouva un marché et fut vendu à quelques milliers d’exemplaires à un public d’amateurs passionnés d’informatique. Les premiers microordinateurs vraiment populaires n’apparurent qu’en 1977 avec l’Apple II de la société Apple, le TRS-80 de la société Tandy et le Commodore PET de la société Commodore International. La sortie par IBM, en 1981, de l’ordinateur personnel PC dont toute l’information technique était officiellement disponible, constitua un tournant. Son succès fut immédiat. Conçu à l’aide de composants disponibles dans le commerce que d’autres constructeurs pouvaient utiliser, il fut rapidement copié. C’est ainsi qu’apparurent les « compatibles », des machines fabriquées selon le même modèle par d’autres sociétés telles que Compaq, Digital et Olivetti.

Depuis lors, les performances des microordinateurs n’ont cessé de croître en raison des progrès des techniques, notamment dans le domaine des microprocesseurs dont la puissance a doublé tous les deux ans depuis 1971 conformément à la loi dite de Moore et dans celui des systèmes d’exploitation avec la sortie en 1990 par Microsoft de « Windows 3.0 ». Ce système d’exploitation a mis l’utilisation du microordinateur à la portée de tous, grâce à une interface homme machine simple d’emploi à la base d’icônes et de menus déroulants, et aux améliorations qui lui ont été apportés au rythme d’une nouvelle version, tous les deux ans en moyenne, jusqu’en 2001.

Ce fut également en 1981 qu’Adam Osborne mit au point le premier microordinateur portable. Il s’agissait, en fait, plus d’un ordinateur transportable que réellement portable, compte tenu de son poids (12 kilogrammes) et de l’absence d’une alimentation autonome.

Le véritable microordinateur portable, c’est-à-dire de faible poids et autonome, est apparu quelques années plus tard avec la commercialisation en 1989 par NEC du « NEC Ultralite », par Apple du « Macintosh portable » et par Compaq du « Compaq LTC ». De nouvelles technologies ont depuis favorisé l’essor de microordinateurs portables plus légers, de taille réduite, consommant moins d’énergie et possédant des capacités de traitement et de stockage de plus en plus élevées qui leur permettent l’accès à des fonctions multimédia de pointe (notamment les jeux vidéos et le traitement d’images en trois dimensions). La dernière innovation a été le lancement du « mini microordinateur portable » par la société Asus, en 2008, dont le succès a été immédiat.

Le marché du microordinateur portable pour le grand public
en France : le cas de Dell France

Mémoire de fin d’études
Institut National des Cadres Supérieurs de la Vente
Diplôme de Responsable commercial en vente ou mercatique
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Source : CNRS, « Trésor de la langue française », tome 12, CNRS Editions, 1986, 1338 pages.
Sigle américain désignant « International Business Machines Corporation », société américaine présente dans les domaines du matériel informatique, du logiciel et des services informatiques.
Source : lettre du 16 avril 1955 du professeur Jacques Perret adressée au président d’IBM France.
Source : Répertoire terminologique, édition 2000, publié au Journal officiel du 22 septembre 2000.
Idem.
Sigle désignant « Réalisation d’Études Électroniques ».
Sigle désignant « Institut national de la recherche agronomique ».
Sigle désignant « Réalisation d’Études Électroniques ».
Sigle américain désignant « Micro Instrumentation and Telemetry Systems ».
Sigle américain désignant « Personal Computer ».
Selon cette loi énoncée, en 1965, par l’un des chercheurs d’Intel, le nombre de transistors sur un processeur double tous les deux ans augmentant ainsi ses performances dans une même proportion.
Sigle en anglais désignant « Nippon Electric Company ».
Traduction du terme anglais couramment utilisé « netbook ».