Les signes de l‘écriture des mots arabes

By 12 April 2012

2 – Les signes de l’Écriture des mots arabes
La langue arabe est écrite de droite à gauche. L’un des faits caractéristique des langues sémitiques, particulièrement de l’arabe, est une prépondérance des consonnes : les racines y sont purement consonantiques et les voyelles n’y jouent que le rôle secondaire d’éléments de dérivation et de flexion.

Le caractère et les signes voyelles peuvent être considérés comme des signes-phonèmes.

2.1 – Signes-phonèmes consonnes
La forme des lettres arabes varie légèrement selon qu’elles sont initiales, médianes et finales (voir ANNEXE 1). Le tableau suivant indique seulement les formes initiales.

Arabe Transcription Notes
préférable au [ ‘ ]
ب [b]
ت [t]
ث [ṯ] interdentale spirante sourde comparable à th anglais [think]
ج [j] comme j de [jamais]
ح [ḥ] spirante sonore émise par le larynx dans la position de la voix  chuchotée
خ [ch] fricative sourde, comme le j espagnol [jota] ou le ch allemand de [Nacht]
د [d]
ذ [ḏ] consonne comparable à dh anglais [there]
ر [r] vibrante sonore R roulé comme en espagnol ou italien
ز [z]
س [s]
ش [š] comme ch français de [chat]
ص [ṣ] s emphatique
ض [ḍ] d emphatique
ط [ṭ] t emphatique
[ẓ] z emphatique
ع préférable au [ ‘ ] que l’on peut confondre avec le [ ‘ ] de hamza
غ [ḡ] spirante vélaire sonore est r grasseyé des Français
ف [f]
ق [q] occlusive arrière-vélaire sourde avec occlusion simultanée du gosier
ك [k]
ل [l]
م [m]
ن [n]
ه [h] souffle sonore, analogue à h tchèque véritablement aspirée
و [w] w anglais [well]
ي [y] y consonne comme dans le français [yeux]

2.2 – Signes-phonèmes voyelles

Les voyelles ne sont remarquées que dans les textes qui, par leur importance religieuse ou par les difficultés de leur interprétation (poésie, ouvrages techniques), doivent être l’objet d’une attention particulière.

Tableau des voyelles longues

formes isolées noms symboles
alif /a:/
wāw /ou:/
 ﻱ jā’ /i:/

Les voyelles longues /ou:/ et /i:/ sont notées par le wāw et par le jā’.

Tableau des voyelles brèves

formes noms symboles
 َ fatha /a/
 ۥ damma /ou/
 ِِ kasra /i/
Écriture des mots arabes BaBouBiB

Les voyelles brèves ont d’abord été notées par des points. Ces points ont été ensuite remplacés par trois signes qui sont des tracés simplifiés de [ ﺍ, ﻭ ,ﻱ ].

D’où [ َ ] au-dessus de la consonne pour /a/; [ ۥ ] au-dessus de la consonne pour /ou/; [ ِِ ] au-dessus de la consonne pour /i/.

2.3 – Doubles voyelles (tanwin)

La voyelle peut être brève ou doublée (selon la grammaire) à la fin de mot. Par exemple: la double consonne AN est toujours suivie d’un alif.

formes symboles
ً an
ٌ oun
ٍ in

NOUR AN
NOUR AN

NOUR OUN
NOUR OUN

NOUR IN
NOUR IN

2.4. Signes diacritiques

Ce sont le sukkūn, le wasla, le šadda.

Le sukkūn est un signe vocalique, le wasla est un signe syllabique et le šadda est un signe consonantique.

Le sukkūn, réalisé [ ْ ], note l’absence de /a/, de /i/ et de /ou/. Il peut être dit « voyelle zéro ». Par exemple ﺒْڪٽ báht « enquête, recherche ».

Le wasla est réalisé [ ۘ ]. Il indique que la consonne qui le suit est la marge droite de la voyelle, centre de la voyelle qui le précède.

Le šadda se place au-dessus des consonnes redoublées : [ ّ ]. Par exemple ﺒﺮّك pour ﺒﺮﺮك bérrek.

2.5- Chiffres

Les Arabes ont adopté les chiffres d’origine indienne : « 1 » ١ , « 2 »٢ , « 3 »٣, « 4 »٤, «5 » ٥, «6 » ٦, «7 » ٧, « 8 » ٨, « 9 » ٩, « 0 »٠ .

Les nombres sont écrits avec les chiffres dans le sens indien, de gauche à droite. Cependant, dans certatins pays, ils sont remplacés par les chiffres dits « arabes ».
Lire le mémoire complet ==> (Emprunts arabes en français : Arabe et Langues arabes)
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El KASSAS, D. Une étude contrastive de l’arabe et du français dans une perspective de génération multilingue [en ligne] –
http://www.olst.umontreal.ca/pdf/PhDElKassas2005.pdf ( pp 41 – 47)
ROMAN, A. Grammaire de l’arabe. Paris : Presse universitaires de France, 1990, p. 10
BEYERL, J. Arabský slovník. Praha: V RÁJI, 2000. ISBN 80-85894-74-2, p. 9 – 11
ROMAN, A. Grammaire de l’arabe. Paris : Presse universitaires de France, 1990, pp. 9 – 14