Investissement financier et développement des réseaux nationaux

By 21 April 2012

III.2.c. L’investissement financier considérable exigé par le développement des réseaux nationaux

La longue marche vers la rentabilité et les difficultés que nous avons abordé précédemment constituent une interrogation majeure pour les actionnaires de réseaux : produire des services de proximité sur Internet coûte cher. De plus, la course de vitesse engagée sur ce nouveau média rend périlleuse toute tentative de recul et plusieurs réseaux n’ont à ce jour pas encore trouvé les financements nécessaires pour rester dans la compétition.

Dans cette course où l’on ne peut regarder en arrière, les choix stratégiques pris lors du lancement des différents produits, qu’ils soient d’ordre techniques, financiers ou éditoriaux, s’avèrent décisifs après une ou deux années de compétition. Le départ tardif de la PQR ne permet pas encore d’évaluer avec recul la pertinence de son front uni ni d’envisager le bien-fondé de la course en solitaire des autres.

Tandis que certains réseaux ont renouvelé la confiance de leurs investisseurs ou possèdent suffisamment de réserves pour continuer leur activité, affirmant qu’il seront rentables durant l’année 2002, d’autres acteurs de l’Internet de proximité n’ont pu éviter un coup de frein brutal : Webstub a ainsi revendu son réseau, Vivalaville, Webcity et M6ville ont procédé à des licenciements, CityVox a procédé à une « recentralisation » de ses services. En revanche Viapolis reste dans une phase de développement et envisage même le rachat de son concurrent et prédécesseur Vivalaville.

III.2.d. Perspectives

Les city-guides créés par la PQR semblent posséder un avantage évident sur la concurrence en terme de notoriété (partenaires, généalogie sponsors et clients connaissent déjà le support papier), et de synergie promotionnelle avec le papier. Chaque quotidien papier incite par de nombreux biais récurrents le lecteur à poursuivre sa recherche d’information dans l’édition électronique du journal, à réagir à un sujet d’actualité sur le forum d’un city-guide partenaire… Aujourd’hui chaque nouveau service en ligne est cependant assujetti à une perpective de retour sur investissement à cours ou moyen terme.

Pour les City-guide issus du Web, la tentation de s’allier à un groupe possédant une bonne implantation physique sur leur zone de couverture est grande, elle constitue parfois l’unique porte de sortie. C’est par exemple la solution qu’ont choisi les actionnaires du réseau BestofCity en vendant au groupe NRJ leurs parts. Ces derniers ont ensuite étudié un rapprochement avec Maville : « Nous avions entamé des discussions avancées avec Spir Communication dans ce sens », affirme un dirigeant de BestofCity sans que ces négociations aient toutefois abouties. L’ensemble des protagonistes s’accordent à dire que l’association d’un média physique à Internet est un atout majeur en terme de communication et de commercialisation.

A l’alternative représentée par de nouveaux acteurs, les internautes semblent dans l’ensemble avoir préféré le contenu abondant mais institutionnel de protagonistes traditionnels du paysage médiatique local. Les indépendants, tel ViaNice, qui ont réussi à tirer leur épingle de la compétition, sont parvenus à déloger sur Internet les leader historiques en concentrant leur énergie sur une zone de couverture étroite, ce qui leur a permis de bénéficier d’une identité communautaire forte et de conserver leur ligne éditoriale originale. En effet, malgré une parfaite connaissance du terrain et un maillage inégalé, la PQR souffre d’un déficit important d’image auprès des jeunes générations qui attendent d’Internet un renouvellement des mentalités ainsi que l’expression d’une culture proche de la leur.

Il s’agit là du paradoxe difficilement surmontable auquel se trouvent confrontés les réseaux centralisés à vocation locale qui ne peuvent, en raison de leur gestion centralisée du contenu, trouver une identité convaincante. C’est pourtant dans cette voie que le réseau Webcity voudrait se développer grâce à un rapprochement « vertical » avec le géant de la distribution Carrefour. Le réseau Toutenville lancé par Voilà.fr constitue également une alliance de services de proximité à un portail généraliste.

Enfin, à l’instar du marché américain, de nouveaux rapprochements pourraient voir le jour jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un ou deux acteurs principaux sur le marché des services de proximité. Le tableau suivant offre de ce point de vue de nombreuses interprétations quant aux multiples jeux d’alliances possibles.

Couverture nationale des city-guides sur 12 villes françaises

(Population la plus élevée en terme d’agglomération, ou population étudiantes importante)
Septembre 2001 :

Webcity Vivalaville Viapolis Maville Cityvox Bestofcity
Paris Oui Oui Oui N Oui Oui
Lyon Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Marseille Oui Oui N Oui Oui Oui
Lille Oui Oui Oui N Oui Oui
Toulouse Oui N Oui N Oui Oui
Nice Oui N N Oui Oui Oui
Bordeaux Oui Oui Oui N Oui Oui
Nantes Oui Oui Oui Oui Oui Oui
Strasbourg Oui Oui N N Oui Oui
Toulon N N N N N Oui
Grenoble Oui N N N Oui Oui
Montpellier Oui Oui N Oui Oui Oui
Total villes 37 15 11 39 36 77

Conclusion :

Successivement, chaque nouveau média s’est approprié une place dominante dans la diffusion de l’information. La presse écrite, la radio puis la télévision se sont imposés comme médias préférés des français. En tant que dernier né, il est naturel d’accorder à Internet une position prépondérante dans les années à venir. Il convient néanmoins de noter que l’émergence de nouveaux supports n’a dans l’histoire des médias jamais conduit à la disparition des autres médias mais au contraire les ont amené à se transformer, à évoluer, y compris dans fondements. La presse ne fait pas exception, elle a du délaisser sa fonction d’annonce événementielle pour privilégier l’analyse et la mise en perspective, avantage intrinsèque du papier sur des supports éphémères.

Séduite par les attraits nombreux de l’Internet, la presse quotidienne française semble en avoir saisi les enjeux et opportunités multiples. C’est un outil pour les journalistes qui y trouvent documents, archives et sources complémentaires d’information. Internet est aussi un moyen de communication instantanée permettant aux journalistes et correspondants de se rapprocher de leur rédaction, renforçant la réactivité géographique de celles-ci. Les obstacles et distances qui paraissaient hier infranchissables sont ainsi surmontés par le réseau. Cependant, il est vrai que la presse écrite souffre face à la concurrence née d’Internet d’une forte inertie technologique et culturelle qui l’obligent à se moderniser avec lenteur. Mais le support, pour un média en situation de crise, représente aussi l’espoir d’un remède miracle. La presse écrite, avec Internet, a conscience de négocier un virage décisif.

L’engouement des internautes pour des services dont la presse croyait posséder la main mise a participé à sa prise de conscience. Il était pour elle vital de ne pas laisser filer vers d’autres le marché publicitaire ainsi que celui des petites annonces. La source importante de revenus représentée par la publication payante des petites annonces est aujourd’hui remise en cause par la concurrence électronique. La PQR s’est doté par une alliance nationale des moyens de préserver son avance sur ce marché sans pour autant garantir la rentabilité dans les années futures du secteur. De même, la presse devra sans doute renoncer définitivement à une partie des recettes liée à la vente des informations car les internautes ne sont pas prêts à payer pour lire un journal en ligne. Chacun tente donc de mettre en place un modèle de revenus fiable.

Mais la principale interrogation pour la presse réside dans les conséquences journalistiques induites par l’évolution technologique de la transmission de l’information. L’Internet a considérablement exacerbé le désir d’immédiateté des lecteurs. Le manque de recul sur l’information et le nouveau renforcement des agences de presse se heurte en effet à la mission historique de vérification des sources, de recoupement de l’information et d’analyse que s’est fixée la presse quotidienne. Pour les journalistes, Internet pose ainsi des problèmes de tous ordres y compris juridiques mais renouvelle également sa relation avec le lecteur.

Face à la multiplication des services proposés sur Internet par la presse, le journaliste risque de noyer sa crédibilité dans le mélange des genres : l’information journalistique, institutionnelle, pratique et promotionnelle ayant tendance à être présentées sans frontières distinctes sur Internet. Proposer son contenu comme un service électronique correspond pour la presse régionale à la volonté de préserver son rôle de lien social. Mais le succès de city-guides non soutenus par des empires de presse écrite a mis à jour des lacunes encore non surmontées sur Internet par la presse.

Tandis que la PQR peine à séduire des Internautes qui ne font pas partie de son lectorat traditionnel, la presse nationale tente de trouver un second souffle éditorial. Comme le souligne Philippe Quéau, directeur de l’information de l’Unesco, le journaliste doit accomplir le rôle inédit d’hypermédiateur : « …si tout le monde a accès aux informations brutes, la presse devra se caractériser, se signaler par l’excellence de sa critique, de ses choix éditoriaux, de ses recoupements ».

Dans le monde médiatique nouveau, numérisé, interconnecté et rapide de l’Internet, la presse quotidienne tentée par l’exhaustivité aura du mal à conserver une identité spécifique et des règles déontologiques stables. La volonté de se substituer à la multiplicité des city-guide ou à tout autre site diffusant de l’information de proximité, tels que les forums communautaires, les pages perso, le web associatif ou les sites institutionnels ne peut qu’éloigner la presse de sa vocation et de ses principes fondateurs. Son expérience et sa fonction démocratique demeurent toutefois les gages de son adaptation à un nouveau support. Un tel enjeu dépasse la seule survie commerciale des groupes de presse français car c’est l’existence même de publications indépendantes, capables d’informer de manière crédible et massive des citoyens aux origines sociales et culturelles diverses qui est remise en cause par le bouleversement économique et technologique du paysage médiatique français.

Lire le mémoire complet ==> Mutation de la presse issue de l’émergence des NTIC – Internet
Mémoire de DESU, diplôme d’études supérieures universitaires
Réseaux câblés et technologies de communication
Université Paris VIII – Vincennes – St Denis

GLOSSAIRE

AUDIENCE
L’audience des sites sur l’Internet se mesure principalement selon deux critères : « le nombre de visites » et « le nombre de pages vues ».
– LE NOMBRE DE VISITES mensuelles comptabilise la consultation d’une ou plusieurs pages du site. Que l’internaute consulte l’ensemble du site ou une seule page, cette consultation sera assimilée à une seule et même visite.
– LE NOMBRE DE PAGES VUES prend en compte la consultation de chaque page du site. Si l’internaute ne consulte que la page d’accueil, la société de mesure comptera une page vue. S’il se rend sur une dizaine de pages du site, la dizaine de pages vues sera prise en compte.

Les chiffres des « pages vues » sont donc nécessairement plus élevés que ceux des « visites ».
– VISITEURS UNIQUES : Nombre d’individus distincts ayant accédé au contenu d’un site spécifique ou d’un service en ligne (le visiteur n’est comptabilisé qu’une seule et unique fois, même s’il visite le même site plus d’une fois).

AUDIENCE PUBLICITAIRE

– PAP : Pages avec publicité vue sur site : ( nombre de )
Pages vues sur lesquelles figurent l’offre de l’annonceur (bandeau publicitaire, objet; icône).

– CPM-PAP : Coût au mille pages avec publicité vues sur site
Coût d’achat d’espace publicitaire d’un site principal ramené à une base de 1000 pages avec publicité vues sur site. Cet indicateur permet d’évaluer et de comparer les tarifs publicitaires des différents sites en fonction du nombre de pages avec publicité vues.

B to C ou B2C
Business to Consumer concerne le commerce en ligne traité d’entreprises à particuliers.

B to B ou B2B
Business to Business concerne les transactions entre les entreprises. En français « CEEE » (devenu « C3E ») correspond aux lettres initiales de « Commerce Électronique Entre Entreprises ».
BUSINESS MODEL
Modèle de revenu
CHAT
Messagerie en temps réel, un service disponible sur Internet permettant la discussion à plusieurs en temps réel. Les utilisateurs s’échangent des messages (en les saisissant au clavier) qui s’affichent instantanément à l’écran.

CO-BRANDING et PARTENARIAT
Le ” co-branding ” est une association entre plusieurs marques mettant en commun leur production, leur contenu. Une information ” co-brandée ” (de l’anglais ” co-branded “) émane de plusieurs marques partenaires. Par exemple, l’information fournie pas le site ” Europeinfos ” est ainsi co-brandée par Le Monde, Europe 1 et le fournisseur d’accès Club Internet. Le ” co-branding ” est une pratique courante sur les sites ” portails “, qui fournissent des services élaborés et labellisés par d’autres.

COURRIEL
Abréviation (québécoise) de ” courrier électronique “, synonyme de e-mail, ou mél.
FAQ
Frequently Asked Questions en anglais, Foire Aux Questions sur certains sites français, les FAQ sont des pages Web regroupant des questions fréquemment posées par les internautes et les réponses correspondantes d’un webmestre.

FORUM
Il existe plusieurs types de forums sur le Web et sur les sites des quotidiens.
– Les SALONS DE DISCUSSIONS (ou ” chat room ” ou encore ” babillage “) permettent aux utilisateurs de discuter en direct, leur message s’affichant soit à destination de l’ensemble des utilisateurs, soit en privé uniquement vers un ou quelques utilisateurs. La discussion se fait en direct, sans filtre et sans intermédiaire. C’est par exemple le cas de “l’Agora” mise en place sur le site du Monde.

– Les GROUPES DE DISCUSSION (ou ” newsrooms “, généralement appelés ” forums ” par les sites) fonctionnent en différé. Les contributions des utilisateurs sont consultables par tous les internautes sur la page de ” news “. Elles transitent préalablement, sur les sites des quotidiens, vers un ” médiateur ” ou un ” modérateur “. Les messages peuvent ainsi être classés, triés et sélectionnés par un médiateur. C’est le cas des ” Forums ” du Monde, de L’Humanité et de Libération : la rédaction se réserve le droit d’exclure les contributions violentes ou illégales.

FTP
File Transfer Protocol – Protocole de transfert de fichiers permettant de transférer des données entre un ordinateur local et un ordinateur distant

HTML
Hyper Text Markup Language : Langage de description de pages utilisé dans le World Wide Web.

HTTP
HyperText Transfer Protocol : Protocole de communication utilisé dans le World Wide Web.

HYPERMEDIA
L’hypermédia est un concept qui permet de se déplacer d’un document numérique contenant du son, de l’image ou du texte à un autre par le biais de liens (zones sensibles ou pointeurs sur le document).

Introduit en 1967 par Theodor Holm Nelson, le terme HYPERTEXTE désigne l’application du concept d’hypermédia à des textes non-linéaires. L’hypertexte permet d’accéder facilement à un ensemble de données textuelles par navigation. Il modifie le parcours de lecture linéaire traditionnel.

MARKETING VIRAL
Technique marketing visant à encourager le bouche à oreille électronique, afin de maximiser l’exposition d’un site Web par le biais des visiteurs agissant comme agents de propagation bénévoles. La technique du marketing viral n’est toutefois pas dépendante des TIC, dans la mesure où elle peut s’appliquer à tout produit dont le marketing passe par l’implication des clients.

NETÉTIQUETTE
Guide de bonnes manières à suivre dans l’utilisation des technologies Internet.

NEWSLETTER
Les newsletters (listes de diffusion, littéralement « lettres d’information ») fonctionnent généralement par courriel. Après s’être inscrit (le plus souvent, il suffit de communiquer son adresse électronique) sur un site fournissant ce type de service, l’utilisateur recevra à intervalles réguliers un courriel, contenant des informations, un sommaire… Libération, La Tribune et Les Echos proposent un service de ce type.

Les Echos ont développé par ailleurs un système d’alerte proche de ce concept, mais en continu et personnalisé selon des critères déterminés par l’utilisateur.

NIVEAUX DE LECTURE
Les articles de presse sont construits et mis en page selon plusieurs niveaux, correspondant à différentes étapes de la lecture.
– Le premier niveau correspond à la lecture des gros titres, photographies et illustrations.
– Le second niveau correspond à une lecture plus détaillée : le lecteur s’attarde sur les CHAPOS (ou chapeaux, petit texte précédant l’article), les INTERTITRES (titres intercalés entre les paragraphes d’un article, afin d’aérer un texte) et les légendes
– Suit enfin la lecture du texte. Dans un article imprimé, le texte comporte une attaque et une chute.

Sur le Web, la lecture change, mais ces différents niveaux sont conservés et complétés par l’hypertexte. Ils permettent au lecteur d’entrer progressivement dans un texte et d’éviter de charger un texte qui ne l’intéressera pas. La structure du texte est toutefois appelée à changer.

NOM DE DOMAINE
Les noms de domaine (ou Domain Name System) des sites, à la fois marques et adresses numériques, permettant d’accéder aux sites, sont composés d’éléments permettant d’identifier leur activité ou leur origine.

Le groupe de lettre le plus à droite de cette adresse détermine l’appartenance à un pays ou à une catégorie. Les adresses de sites se terminant en .fr s’identifient aux entreprises françaises. Les adresses en .com signalent une entreprise à activité commerciale, mais sont disponible pour tout le monde.

Parmi les quotidiens français en ligne, seul Libération a choisi un nom de domaine en .com, se signalant ainsi comme étant un site à vocation commerciale, mais aussi internationale. Les autres quotidiens ont adopté un nom en .fr, s’affichant comme des services français avant tout.

PAGE D’ACCUEIL
Plus qu’un sommaire, et plus qu’une Une papier, la page d’accueil (ou homepage) d’un site Web est censée permettre à l’internaute d’accéder progressivement à tous les services et à toutes les pages du site. L’adresse de la page d’accueil est généralement facile à retenir (au moins pour les sites commerciaux et les organisations) et peut être trouvée de manière intuitive.

PHP
Personal Home Page – Langage de scripting pour serveurs Web, ce langage (LINUX sur APACHE) permet de rajouter quelques commandes de traitement à un serveur web, sans mettre en place l’architecture très lourde des scripts CGI associé à un langage comme Perl. PHP permet l’interaction avec des bases de données. L’équivalent de PHP sur windows NT est l’ASP.

PLUG-IN
Petit programme venant se loger au coeur d’un navigateur pour offrir de nouvelles fonctionnalités. Netscape Navigator et Internet Explorer supportent les “Plugs-In”. Le plug-in permet d’étendre les capacités d’un navigateur pour écouter de la musique en ligne ou visionner de la vidéo, comme RealPlayer.

PORTAIL
Un site ” portail ” est censé permettre à l’utilisateur d’accéder aux multiples services de l’Internet. C’est un point d’entrée sur l’Internet. Ces sites donnent accès à de nombreux services pratiques (informations, météo, moteurs de recherche, annonces…). Ces portails servent de guide et orientent les utilisateurs vers d’autres sites. Ils comportent généralement des ANNUAIRES, qui répertorient un grand nombre de sites selon leurs thèmes, parfois selon leur qualité et leur intérêt.

PRÉ PRESSE
Désigne toutes les opérations conceptuelles, graphiques et techniques nécessaires à l’impression et au façonnage.

SERVEUR
Système informatique destiné à fournir des services à des utilisateurs connectés et, par extension, organisme qui exploite un tel système. Un serveur peut par exemple permettre la consultation et l’exploitation directe de banques de données.

SYNDICATION
Échange de contenu automatisé entre plusieurs sites. Présent de longue date dans la presse, puis dans les média audiovisuels, la syndication s’est répandue massivement en 2000 avec la flambée des sites portails soucieux de disposer de contenu.

TITRAILLE
Ensemble des éléments d’un titre (surtitre, titre principal, sous-titre), dont la diversité typographique est destinée à attirer le regard. Exemple : sur une ligne, en italique, le plus gros possible, en lettres capitales, sur une ou deux lignes etc. Puis viendra le chapô. Une accroche au centre de la page peut compléter cet arsenal de “niveaux de lecture”, censés faciliter l’entrée dans un texte.

URL
Uniform Ressource Locator : Syntaxe d’accès standardisé aux services Internet à partir d’un navigateur. Syntaxe : nom-DNS :no-port/ressource.

STREAMING
Diffusion en continu – Transmission d’informations entre serveur et client dans laquelle les signaux décodés sont transmis à l’étage audio ou vidéo sans stockage intermédiaire sur un support local, ce qui permet une diffusion en léger différé et sans occupation d’espace permanent sur disque, avec seulement une latence correspondant au buffer de synchronisation.

bibliographie :

OUVRAGES
AGNES Jean et SAVINO Josiane : Apprendre avec la presse, Éditions Retz – Centre de Liaison de l’enseignement et des moyens d’information (1999).

BARBIER Frédéric et BERTHO LAVENIR Catherine : Histoire des médias de Diderot à Internet, Armand Colin (juillet 1996).
CAPELLE Marc : Le guide de l’usage des médias, Les cahiers de l’ESJ n°5, ESJ Lille – ARPEJ (mars 1994).
CFPJ (ouvrage collectif) : La presse écrite 1992-1993, CFPJ – Collection Connaissance des médias (1994).
CHARON Jean-Marie : Carte de Presse, Enquête sur les journalistes, Stock coll. Au Vif (1993)
CHARON Jean-Marie : La Presse quotidienne , éditions La Découverte (1996)
CORNU Daniel : Ethnique de l’information, Presse Universitaire de France (P.U.F.), Collection Que Sais-Je ? (1997).
DE LAUBIER Charles : La presse sur Internet, Que sais-je n° 3582, PUF (2000)
GUERIN Serge : La cyberpresse, la presse et l’écrit off line, on line, Hermès (septembre 1996).
GUERIN Serge : Internet en questions, Economica, Collection Médias Poche (1997).
GUERIN Serge, ROBINET Philippe, « La cyberpresse : menace ou opportunité ? », La presse quotidienne, Paris, Flammarion, (1999).
GUERY Louis : La presse régionale et locale, Connaissance des médias, CFPJ (1992).
JEANNENEY Jean-Noël : Une histoire des médias, des origines à nos jours, Seuil (janvier 1996).
MOURIQUAND Jacques : L’écriture journalistique, P.U.F., Collection Que Sais-Je ? (1997).
WOLTON Dominique : Internet et après ? Une théorie critique des nouveaux médias, Flammarion (mars 1999).

REVUES :

CACCIA Fulvio : « Enjeux et perspectives de la syndication en France », MédiasPouvoirs – Trimestriel n°2 (1er trimestre 1998).
MARIE Pascale et GRAS Frédéric, « La presse française sera-t-elle sur Internet ? » Communications et langages, n° 118, (4° trimestre 1998).
REBILLARD Franck : « La presse multimédia. Une première expérience de diversification de la presse écrite sur cédérom et sur le Web », Réseaux, n° 101, (2000).
« Journaliste en 2010. Nouvelles technologies et nouveaux métiers dans la presse écrite », Cahiers de l’École supérieure de journalisme de Lille, no 6 (1994).
RESSOURCES SUR LE WEB
Rapports, dossiers et articles
LIBÉRATION – QUARTIER D’ÉTÉ : Au cœur de la presse régionale
« En perte de vitesse, les quotidiens régionaux ont entamé leur mutation. Finie la «presse de grand-papa», proximité doit se conjuguer avec qualité et modernité ». (Juillet 2001)
www.liberation.fr/ete2001/actu/0730presse.html

LE MONDE DIPLOMATIQUE
– « Les journaux face à la concurrence d’Internet – Nouveaux barbares de l’information en ligne » – Marc Laimé (juillet 1999)
www.monde-diplomatique.fr1999/07/LAIME/12207
– « Les nouveaux réseaux de communication, atout ou menace pour la presse ? Le journalisme au défi d’Internet » – Angelo Agostini (octobre 1997)
www.monde-diplomatique.fr1997/10/AGOSTINI/9299
CSA – MÉDIANGLES : Les Français et Internet, site du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (novembre 1999)
www.csa.fr/html/etude.htm
COLLECTIF: Journalisme et Internet, site réalisé par des étudiantes de Sciences Po Paris, dans le cadre d’une conférence de Bernard Benhamou, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris (1999).
www.multimania.com/elisecolette/accueil.htm
LA PRESSE LOCALE SUR INTERNET : Étude réalisé par 2 étudiants en journalisme de l’IUT de bordeaux
www.presse-locale.fr.st
Autres adresses utiles
CLEMI, Centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information
www.clemi.org
CLOUTIER Jean-Pierre : Les Chroniques de Cybérie, rubrique hebdomadaire publiée sur le site suisse Webdo et diffusée par courriel.
cyberie.webdo.ch
COURRIER INTERNATIONAL, site de l’hebdomadaire français, archives et annuaire des sites de presse dans le monde.
www.courrierint.com
E-PRESSE, site du Centre de Formation professionnelle de Journalisme (CFPJ), Paris
www.cfpj.com/epresse/epresse_index.html
L’EXPRESS MULTIMÉDIA : rubrique multimédia de l’hebdomadaire français en ligne.
www.lexpress.fr/multimedia
GROUPE BENCHMARK : Le journal du Net, l’actualité quotidienne de l’Internet.
www.journaldunet.com
LE MONDE DIPLOMATIQUE
www.monde-diplomatique.fr
MEDIA POCHE : les chiffres clefs de la presse quotidienne
www.media-poche.com/frame8.htm

ANNEXES

Annexe n°1
Juillet 1999 – 1ère version de ViaNice – perso.wanadoo.fr/francepage
ViaNice - http://perso.wanadoo.fr/francepage

Version actuelle : www.vianice.fr
Version actuelle : http://www.vianice.fr

La revue de presse
ViaNice : la presse en parle
FRANCE 3 Côte d’Azur : 8 décembre 2000
Reportage sur le 19/20
LE MONDE : 30 Mars 2000
La presse régionale lance la bataille des cityguides sur Internet
NOUVEL OBSERVATEUR : Janvier 2000 – N° 1839
– L’angoisse de la presse régionale
frigorix.sdv.fr/nouvelobs/archives/voir_article.cfm?id=25566&mot=vianice
– Plus près de toi… mon web. L’internet « de proximité » débarque en force. Et ce n’est qu’un début. Avec l’apparition de dizaines de sites locaux, on assiste à une véritable démocratisation du cybermonde.
frigorix.sdv.fr/nouvelobs/archives/voir_article.cfm?id=25606&mot=vianice
– Surfez local
frigorix.sdv.fr/nouvelobs/archives/voir_article.cfm?id=25602&mot=vianice
L’EXPRESS : 11 avril 2001
Les trophées de la nouvelle économie : les 30 qui font bouger la nouvel économie à Nice
www.tropheesdelanouvelleeconomie.com/vil/nice/hom/hom.htm
JOURNAL DU NET
Vendredi 28 janvier 2000 : ViaNice: des city-guides en ligne qui viennent du sud
www.journaldunet.com/0001/000128vianice.shtml
Mardi 6 juin 2000 : Le portail de proximité Vianice révise ses projets à la baisse
www.journaldunet.com/0006/000606vianice.shtml
17 juin 2000 : Papier bleu pour ViaNice…
www.journaldunet.com/confis/000617confis.shtml
Mercredi 9 mai 2001 : Vianice essaime dans la région Paca avec le lancement de Viacannes
www.journaldunet.com/0105/010509vianice.shtml
SOPHIANET.com
26 juillet 2000 : Information locale : ViaNice joue le Wap
www.sophianet.com/articles/7000114.html
15 janvier 2001 – Cityguides : vivanice.fr annoncé dans un marché encombré
www.sophianet.com/articles/7501031.html
9 mai 2001 : Médias : ViaCannes.com, petit frère de ViaNice
www.sophianet.com/articles/8500065.html
L’INTERNAUTE
07 décembre 2000 – Les « antis » prennent Nice d’assaut
www.linternaute.com/0redac_actu/0012_dec/001207nice.shtml