Escroqueries sur internet, Cybercriminalité

By 4 April 2012

Escroquerie sur Internet : Paragraphe 2 :

Depuis la vulgarisation de l’Internet, les fraudeurs font des ravages, même si ces derniers restent difficiles à évaluer. Avant qu’Internet soit entré dans l’usage public, les fraudeurs utilisaient, dans les années 1980 où certains situent l’origine de ces actes, le fax ou la voie postale. Le processus était plus lent, plus coûteux aussi. Et sans doute moins rentable. Mais, ça fonctionnait. En révolutionnant la manière de travailler des fraudeurs, l’Internet a multiplié leurs gains.

A présent, en un clic, ils ont la possibilité d’atteindre, pour l’envoi de leurs correspondances, des milliers de personnes. Sans frais de timbre, sans enveloppe et sans papier à lettre. Même si 98 % ou 99 % mettent ces courriers à la poubelle de leur PC, les 1 ou 2 %, ou même beaucoup moins, suffisent pour faire des affaires. Et certains en font !

Il n’existe pas de possibilité de limiter les agissements par lesquels sont commises les actions d’escroquerie sur Internet.

Pour cette raison on va se contenter de donner quelques exemples pris de par le monde entier.

Il y a au moins un domaine «économique» où l’Afrique n’est pas classée parmi les dernières de la classe. C’est dans le genre d’escroquerie via l’Internet connue sous le nom de «fraude nigériane». On l’appelle aussi «Advance Fee Fraud» (1).

Pourtant, les autorités, aussi bien nigérianes que d’autres pays, ne cessent de mettre en garde contre de telles arnaques. Le site officiel de l’Etat nigérian (www.nigeria.gov.ng), dès sa page d’accueil, à la rubrique «Information» et au lien «War Against Advance Fee Fraud», met en garde le public, «dans son propre intérêt, à ne pas être dupe de ces frauduleuses sollicitations», prenant soin de préciser également que «ni la Banque centrale ni le gouvernement fédéral du Nigeria ne peuvent être tenus pour responsables des conséquences issues de transactions frauduleuses effectuées dans une intention criminelle». Le site publie en outre des modèles de lettres frauduleuses et des conseils de la Banque centrale sur la manière d’éviter d’en être victime.

Aux Etats-Unis où ces lettres font aussi de nombreuses victimes, les autorités leur consacrent du temps, et des mises en garde sont régulièrement faites dans le cadre de la lutte globale contre les fraudes sur Internet. Dans le dernier rapport conjoint du National White Collar Crime Center et du FBI («IFCC 2001 Internet Fraud Report – January 1, December 31, 2001»), la fraude nigériane, avec 15,5 % des plaintes enregistrées aux Etats-Unis, arrivait en troisième position, derrière les plaintes contre les fraudes sur les ventes aux enchères (42,8 %) et les fraudes sur les marchandises non livrées ou paiements non effectués (20,3 %). Le même rapport révèle que quelque 2.600 personnes, aux Etats-Unis, ont eu des problèmes avec la fraude nigériane durant l’année 2001. De ce chiffre, 16 ont reconnu des pertes financières totalisant 345.000 dollars.

En Espagne, la police espagnole démantèle un réseau d’escrocs qui opéraient sur Internet. Deux Italiens et trois Roumains, soupçonnés d’escroqueries sur Internet en Espagne et aux États-Unis, ont été arrêtés par la brigade d’investigation technologique de la police espagnole, a annoncé le ministère de l’Intérieur espagnol par le biais d’un communiqué.

L’enquête se poursuit actuellement aux États-Unis où se trouvent la plupart des victimes. Profitant de la célébrité du portail www.escrow.com (le mot anglais escrow veut dire argent ou biens placés) – interface entre acheteurs et vendeurs sur le Web – les escrocs avaient mis en place un portail nommé www.escrow-agent.org qui captait des fonds d’acheteurs sans les reverser aux vendeurs.

D’après la police espagnole et dans l’attente de nouvelles plaintes aux États-Unis, le montant de l’escroquerie s’élève pour le moment à 20.000 dollars. Selon la police, un des prévenus circulait en Ferrari, ayant un train de vie particulièrement élevé. (2)

En France, et après six mois le SRPJ de Nancy a interpellé quatre ressortissants roumains professionnels de l’arnaque sur le site aux enchères eBay. Ils ont été présentés à un juge d’instruction pour escroquerie en bande organisée à partir d’Internet. Leur arnaque était simple. Ils proposaient à la vente, à des prix défiant toute concurrence toutes sortes d’appareils électroniques parmi les plus récents et demandés : appareils photos numériques, téléphones mobiles, ordinateurs…Seulement, ils ne possédaient pas les produits proposés.

Une fois la vente amorcée, ils contactaient les acheteurs potentiels par email ou par téléphone pour les mettre en confiance et les convaincre de les payer par mandat postal plutôt que par carte bancaire, le système d’eBay étant sécurisé. Une fois l’argent reçu, ils disparaissaient et n’envoyaient jamais l’objet attendu. « C’est très bête mais ils travaillent à grande échelle.sur le nombre, il y a toujours des gens qui marchent » a souligné Clarisse Taron, substitut du procureur. Ils opéraient depuis un cybercafé. Ils ont fait 200 victimes dans une vingtaine de pays, leur ont volé au moins 150000 euros. (3)

Ces derniers temps, la presse fait écho d’un nouveau type d’escroquerie sur Internet: le “phishing”. Des personnes mal intentionnées cherchent à récupérer les données d’accès de clients utilisant des solutions bancaires en ligne. Le “phishing” veut dire la récupération de données d’accès des clients qui effectuent des opérations bancaires en ligne.
La technique généralement utilisée est la suivante: le client reçoit un e-mail semblant venir de sa banque (adresse, logo, signature, etc.). Au moyen d’un lien, il est dirigé vers un site ressemblant à s’y méprendre à celui de la banque en question.Sur ce faux site, on demande au client d’entrer ses données confidentielles, telles que numéro d’utilisateur, mot de passe ou code de la BCV Access Card. Ces données peuvent donc être récupérées par les personnes qui ont mis en place le faux site (4).

Cybercriminalité, Escroqueries sur internetUn autre type de fraude : fraude des cartes de payement.

Quand vous remettez votre carte à un commerçant dans la vie réelle, il dispose de votre numéro de carte. Un autre moyen pour se procurer des numéros de carte valides est d’utiliser des programmes générateurs. Ces programmes sont aisément récupérables sur le Web. Les numéros de cartes de crédit ont des structures très précises, et quand vous fournissez votre numéro, cette structure est vérifiée. Si le numéro n’est pas valide, le paiement est bien entendu refusé.

Ces programmes génèrent automatiquement des numéros valides que l’escroc n’a plus ensuite qu’à utiliser. Enfantin.

Dernièrement, des escrocs ont aussi installé des caméras minuscules dans les distributeurs automatiques de billets. Ces caméras récupèrent toutes les informations, y compris le code secret. Elles transmettent ces informations à un relai installé dans un véhicule garé à proximité (des vélos ont mêmes été utilisés pour cela !). Le relai n’a plus ensuite qu’à les acheminer jusqu’à leur destination finale (5).

Un exemple sur ce type de fraude, un étudiant français a passé en 5 mois pour environ 36.500 euros de commandes frauduleuses sur Internet réglées à l’aide de codes de cartes bancaires relevés sur des facturettes récupérées aux caisses d’un magasin de son quartier.
L’étudiant en physique-chimie de 22 ans, a été mis en examen pour “emploi de manoeuvres frauduleuses, usage de faux noms et fausses adresses dans le but de tromper diverses sociétés de vente par correspondance”.
Il utilisait, le soir, un ordinateur de son université pour passer ses commandes sur des centrales d’achats en ligne.
Une perquisition à son domicile a permis aux policiers de découvrir de nombreux jeux vidéo, DVD et livres, qu’il s’était fait livrer à des adresses différentes et sous de fausses identités.
La police a été alertée par une société de vente en ligne qui avait constaté que de nombreuses commandes frauduleuses émanaient de Saint-Martin-d’Hères. L’enquête a permis d’identifier une centaine de victimes. (6)

Lire le mémoire complet ==> (Le piratage informatique: Définition et problèmes juridiques
)
Un mémoire pour l’obtention du diplôme D’Études Approfondies en Droit Interne et International des Affaires
Université Libanaise – Faculté de Droit et des Sciences – Politiques et Administratives
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(1) Quotidien le soleil – Sénégal escroquerie sur Internet : les ravages de la «fraude nigériane» – (dossier publié le jeudi 31 juillet 2003)
(2) Canoë Techno-Mégagiciel Cyberactualités – « Escroquerie sur Internet » 28/12/2002
(3) LCI.fr. « Une escroquerie découverte sur eBay » le 24 juin 2004
(4) E-SIDER_COM on-line trading « A propos de la Sécurité sur Internet »
(5) IVRE MALIN « Sécurité et fraude des cartes de paiement sur Internet, sécurité des achats en ligne »
(6) Web O Concept, le site des Concepteurs de sites Web l’actualité du Web 16/10/2002