Types de contrôle et limites du contrôle de gestion classique

By 27 March 2012

Quelques types de contrôle dans les organisations

* Contrôle a priori et contrôle a posteriori
Ce sont les formes les plus anciennes de contrôle. Situer le contrôle avant ou après l’action revient à se demander si la situation, après l’action, est irréversible ou non. Le contrôle de gestion emprunte ceux deux modalités.

** S’il s’agit d’autocontrôle, la réflexion du responsable de gestion précède et suit l’action : cette présence constante du système de références est une des forces du contrôle interne, si la réflexion n’étouffe pas l’action.

** S’il s’agit de contrôle externe, le contrôle a priori semble aller à l’encontre d’un fonctionnement souple et sans heurts de l’entreprise. L’exigence d’une autorisation préalable pour chaque acte du responsable paraît devoir conduire au ralentissement, voire à la paralysie de l’activité. Si l’on se trouve devant des situations répétitives telles les dépenses d’exploitation.

** Le contrôle a posteriori :
Il implique une intervention après l’action,
Il inclut les systèmes de contrôle conçus comme moyen de surveillance,

Ses outils habituels : l’analyse des écarts budgétaires, les rations (comparaison des résultats avec des points de repère définis d’après des budgets ou des résultats passés).

* Contrôles préventifs :
** Les contrôles préventifs relèvent plus de la surveillance conçue comme étant une observation continue des organismes de gestion et donc de l’entreprises. Ce type de contrôles relève, dans une large mesure, du contrôle à priori. Bien conçus, ces contrôles sont intégrés dans les systèmes et deviennent des contrôles proactifs plutôt que de surveillance.

* Contrôle d’exécution :
Il consiste à surveiller l’exécution des opérations et à détecter les erreurs et les fraudes. L’objectif recherché par ce mode est la préservation du patrimoine et le maintien de systèmes de contrôle fiables.

* Le contrôle budgétaire classique :
Il a été conçu comme un instrument de surveillance des prévisions budgétaires qui servent de base à la formulation des plans budgétaires. Le processus de planification, qui va du sommet vers la base, est représenté au moyen d’une pyramide organisationnelle à trois niveaux :

** au sommet (contrôle stratégique), la direction est responsable de l’élaboration de la stratégie globale,

** au niveau intermédiaire (contrôle de gestion tactique), les cadres formulent des stratégies fonctionnelles qui découlent de la stratégie globale dictée par la direction.

Les limites du contrôle de gestion classique
Dans un environnement stable et prévisible, les techniques traditionnelles de contrôle de gestion étaient très pertinentes, très efficaces. Elles sont apparues au début du siècle dernier dans un contexte particulier (l’environnement simple et stable, structure centralisée et mécanique). Le contrôle de gestion classique est généralement conçu et pratiqué dans notre environnement comme un contrôle budgétaire. Or, il s’avère que les méthodes classiques d’élaboration des budgets, de décision budgétaire, d’analyse des écarts ne s’appuient pas suffisamment sur une connaissance solide des mécanismes profonds de formation des coûts et des résultats.

Les entreprises qui pratiquent réellement et régulièrement l’analyse des écarts sur coûts et résultats, s’aperçoivent que les méthodes classiques ne permettent pas d’aboutir à une identification stimulante des causes profondes constituant de véritables leviers ou ressorts pour l’action. On se borne à constater des écarts sur des éléments symptomatiques (matières, main-d’œuvre, prix, quantités) et non sur des variables d’action. Ensuite il entraîne la surveillance du personnel. Or, on ne peut mettre en place un système de surveillance budgétaire sans se préoccuper de l’aspect humain ; il est impératif de connaître son impact sur le comportement du personnel.

Le contrôle axé sur la surveillance et le commandement est également limité en ce qui a trait à la recherche de l’économie. En effet, le souci de rentabilité ne repose plus sur l’analyse des écarts sur prix. Le contrôle budgétaire par la surveillance et la détection des écarts par rapport à des standards préétablis est essentiellement un système policier. Le contrôleur de gestion est bien souvent perçu comme le chien policier, le chien de garde de la direction, prêt à sauter sur ceux qui ne respectent pas leur budget.

Depuis quelques années, cette image de l’entreprise vue comme une machine avec son lot de techniques traditionnelles du contrôle de gestion tend à disparaître. L’environnement n’étant plus ce qu’il était, il nous faut repenser à la fois notre façon de voir les organisations et leurs systèmes de gestion. Désormais, c’est en établissant un climat d’apprentissage, en stimulant les gestionnaires par l’intermédiaire d’un leadership vigoureux et en les orientant au moyen d’une information intégrant les dimensions du coût et de la valeur et visant à établir les conditions menant à l’efficacité, l’efficience et l’économie que la direction des entreprises atteindra les objectifs fixés.

a- Les facteurs d’évolution du contrôle de gestion

Les facteurs suivants peuvent être retenus :
La mondialisation de la concurrence,
Le progrès technologique,
L’accessibilité et la puissance de l’outil informatique,
Les aspirations des employés,
Les nouvelles pratiques en gestion.

b- Le renouveau du contrôle de gestion

Le renouveau du contrôle de gestion peut être résumé dans le tableau comparatif ci-après :

Le Contrôle de Gestion traditionnel Le Contrôle de Gestion renouvelé
Surveiller Stimuler
Programmer Orienter
Réactif Proactif
Méfiance Confiance
Exécutants Décideurs
Subalternes Collègues
Directifs Participatifs
Indicateurs financiers Indicateurs physiques et financiers
Richesse consommée Richesse produite et consommée
Maintenir les acquis Gagner du terrain

Conclusion :

Types de contrôle dansl'organisationUn bon système de contrôle de gestion devrait idéalement présenter les caractéristiques suivantes :
Favoriser l’efficacité, l’efficience et l’économie,
Produire rapidement l’information nécessaire,
Orienter la gestion,
Favoriser l’amélioration continue et la mise en œuvre de nouvelles activités,
Etre peu coûteux,
Etre facile à utiliser et à interpréter.

LES OBJECTIFS DU COURS :
Les visées du contenu de ce cours sont entre autres de vous permettre de :
1. Définir le contrôle de gestion,
2. Comprendre son évolution,
3. Le situer dans le processus de management des organisations,
4. Définir et analyser les coûts dans un contexte de prise de décision
5. Comprendre et maîtriser le processus budgétaire,
6. Concevoir des tableaux de bord de gestion,
7. Définir et mesurer la performance dans les organisations.

Lire le mémoire complet ==> (Le contrôle de gestion cours complet)