La méthode de comptabilité Activity Based Costing

By 14 March 2012

La méthode Activity Based Costing – Chapitre 1 :

Dans ce chapitre, nous présentons le contexte comptable qui est celui des TPE et PME, distinguons la comptabilité générale de la comptabilité analytique, et en décrivons brièvement quelques méthodes avant de détailler la méthode de comptabilité analytique Activity Based Costing (ABC). Ensuite, sur base d’un exemple inspiré d’une entreprise réelle, nous élaborons la mise au point d’une application de la méthode ABC qui servira de base au travail informatique que nous présenterons dans les prochains chapitres.

1– Contexte comptable :

Toute entreprise se doit de répondre aux obligations légales en matière de comptabilité.
Dans le plus classique des cas, la démarche comptable suivie par les TPE et PME – nous considérons le cas des structures de petite taille, qui ne sont pas dotées d’un service de comptabilité interne – en matière de gestion comptable, consiste à remettre les pièces comptables (factures de ventes et factures d’achats) à un comptable externe, qui est chargé de tenir une comptabilité.
Le comptable externe, outre la tenue de la comptabilité, établi mensuellement ou bien trimestriellement, une « déclaration à la TVA », qui est un résumé des « opérations à la sortie » (opérations de vente – TVA due à l’administration) et des « opérations à l’entrée » (opérations d’achat – TVA due et déductible); le but de cette déclaration est de déterminer la différence entre TVA due et TVA déductible.

Une « déclaration à l’impôt » est établie une fois par an.
Nous mentionnons ces deux déclarations car elles sont l’occasion pour l’entreprise d’avoir accès à ses résultats comptables.
Outre le fait de pouvoir évaluer l’ampleur du bénéfice (ou la perte), ces résultats permettent de prendre conscience du poids des postes de charge dans le résultat.
Ils ne permettent par contre pas d’appréhender la rentabilité effective des produits ou services de l’entreprise.
Il est cependant tout à fait possible, à partir de ces mêmes pièces comptables, de déterminer la rentabilité de chacun de ces produits ou services.
C’est ce que nous tenterons de réaliser au fil de ce mémoire.

2- Méthodes de comptabilité

Il existe différentes formes de comptabilité.
Nous distinguerons la comptabilité générale qui est encadrée par la loi, de la comptabilité analytique.
Nous les présentons ci-dessous.

3- La comptabilité générale

La comptabilité générale est un classement par nature des pièces comptables, qui offre une vue sur les mouvements financiers, permet de comparer les situations comptables entre périodes et entreprises, et l’élaboration de statistiques économiques.
La comptabilité générale est encadrée par la loi, qui impose depuis le 17 juillet 1975 à toute entreprise de tenir une comptabilité conforme aux dispositions en matière de comptes annuels et de présentation.
Les comptes annuels: à partir de pièces comptables probantes, les factures d’achat et de vente, sont établis les bilans, comptes de résultats et annexes.

Pour ce qui concerne la présentation, la législation défini un plan comptable, le « Plan Comptable Minimum Normalisé » (PCMN).
Signalons que sous réserve d’être considérée comme une PME ( occuper moins de 250 employés, et soit moins de 40 millions d’Euro de chiffre d’affaire ou soit moins de 27 millions d’Euro au total du bilan et respecter le critère d’indépendance), une entreprise peut utiliser un schéma comptable abrégé.
Les commerçants et personnes physiques peuvent tenir une comptabilité simplifiée si leur chiffre d’affaire annuel ne dépasse pas 500.000 Euro (hors TVA).
Pour le développement ultérieur de ce mémoire, nous retiendrons de la comptabilité générale la notion de « Plan Comptable Minimum Normalisé » (PCMN).

4- La comptabilité analytique

La comptabilité analytique peut contribuer à déterminer le prix de revient d’un produit, un service ou une commande.
Elle utilise la notion de charges directes et indirectes.
Les charges directes sont celles qui peuvent imputées directement au prix de revient du produit ou service de l’entreprise.
Ce sont les matières premières ou fournitures que l’on retrouve dans le produit final de l’entreprise ainsi que des coûts salariaux de production.

Les charges indirectes sont les frais n’intervenant pas directement dans le produit final. Nous y trouvons les frais relatifs à l’immeuble où opère l’entreprise, les coûts de son outil de production, les frais publicitaires,etc…
Les charges indirectes sont liées à l’ensemble de l’exercice de l’entreprise, et doivent donc être transformées pour intégrer le prix de revient du produit final.
La comptabilité analytique propose un classement par destination.
Exemple: en première destination, nous avons l’entretien d’un ascenseur, qui en seconde destination sert dans le cadre de la production..
La comptabilité analytique qui est un outil interne à l’organisation, n’est pas encadrée légalement.
La comptabilité analytique revêt diverses formes ou méthodes.
Nous présentons quelques méthodes de détermination de prix de revient.

5- La méthode des coûts complets

Elle prend en compte toutes les charges affectables à un produit/service, de sa production à sa commercialisation, tant les charges directes que les charges indirectes, qu’une analyse de l’entreprise juge opportune d’y incorporer.
Cette méthode est lourde à mettre en oeuvre, et la répartition des charges indirectes entre unités de production par des clés de répartition est arbitraire et peu précise, voire peu objective.

Principe de fonctionnement de la méthode des coûts complets : les charges directes sont réparties parmi les produits de l’entreprise (produire le meuble « a » a consommé une quantité « x » de charges directes, le meuble « f » une quantité « y »).
Les charges indirectes sont ensuite réparties selon des clés de répartition comme la proportion de matière première consommée.
C’est une méthode très ancienne qui répondait à des formes d’entreprises (manufactures) qui deviennent plus rares de nos jours, et n’avaient pas de contraintes de marchés…

6- Les sections homogènes :

Les charges directes sont imputées aux produits de l’entreprise.
Pour répartir les charges indirectes au sein de ces produits, l’entreprise est divisée en sections (ateliers, magasins,…)
A chaque section correspondent des coûts (des charges indirectes); ces charges indirectes sont réparties dans toutes les sections proportionnellement à l’effort qu’elles (les sections) ont consacré aux produits de l’entreprise (exemple: l’atelier représente 48% des charges indirectes des produits de l’entreprise, le magasin 17%, etc..).
Une distinction est opérée entre sections principales (atelier, service commercial,..) et sections auxiliaires (gestion, entretien,..).

Les sections auxiliaires sont réparties au sein des sections principales selon des clés de répartition (la section auxiliaire entretien se réparti dans les sections principales atelier et service commercial).
Le coût de chaque section est connu, il reste à le diviser par la quantité de produits ayant été traités. Ce sera l’unité d’oeuvre de la section considérée, et son coût.
La somme des unités d’oeuvre de chacune des sections donnera le prix de revient indirect du produit.
Homogène car chaque section est bien délimitée et ne peut être confondue avec une autre. La section homogène est une forme de coût de revient complet.

7- Le Direct Costing

Direct Costing utilise les notions de coûts variables et coûts fixes.
Les coûts fixes sont ceux qui ne dépendent pas du volume fabriqué; typiquement, l’outil de production qu’il faut payer, qu’on l’utilise ou pas.
Les charges variables sont celles qui varient quand varie le volume de l’activité; une charge variable peut être une charge directe ou une charge indirecte.
Le Direct Costing permet de connaître combien coûte de produire une unité supplémentaire (marginale).
Le Direct Costing impute aux produits les seuls coûts variables.
Dans cette optique, l’entreprise doit couvrir ses frais fixes, qui sont connus, par la marge réalisée sur ses produits: prix de vente – coût variable.
Cela permet de connaître le volume de vente à réaliser pour couvrir ces coûts fixes.

8- La méthode Activity Based Costing

La méthode Activity Based Costing propose de répartir les charges au sein des produits, services d’une entreprise, proportionnellement à ce qu’ils en ont réellement consommé.
La méthode Activity Based Costing fait intervenir les concepts d’« activités » et de « processus ».
Activity Based Costing découpe une entreprise en entités consommatrices de ressources (services, départements,…).
Ces entités effectuent diverses tâches, qui lorsqu’elles sont complémentaires, sont regroupées au sein d’« activités ».
Une « activité » peut donc être définie comme étant un ensemble de tâches complémentaires.

Enfin, un processus est un ensemble d’ « activités » complémentaires menant l’entreprise à atteindre son objectif final, qui est généralement de produire et vendre des biens et/ou services.
Plusieurs processus peuvent intervenir simultanément ou successivement.
Lorsqu’ont été définies les activités, les charges de l’entreprise y sont distribuées.
Les activités ont alors un coût.
Il convient de répartir ce coût au sein des produits ou services de l’entreprise au prorata de ce qu’ils en ont consommé.
Pour cette répartition, des fractions d’« activités » sont créées.
Par exemple, une heure de production, une heure de travail administratif, etc… Ces fractions sont des « unités d’oeuvre », qui ont un coût.
Il suffit alors de procéder à des mesurages au fil du(es) processus d’élaboration suivi par tel produit ou commande jusqu’à son aboutissement, afin de comptabiliser le nombre d’unités d’oeuvre des différentes « activités » qui ont été utilisées.
La somme de la multiplication des quantités consommées d’« unités d’oeuvre » par leur coût respectif permet de connaître la part de coût indirect à attribuer à la commande ou au produit.

9- Mise en oeuvre de la méthode Activity Based Costing

A titre d’exemple, nous prenons le cas d’une TPE active dans le secteur des énergies renouvelables, plus précisément la vente et placement d’installations solaires thermiques.
Il s’agit d’un secteur ayant probablement de l’avenir, mais dont le démarrage est lent. Le mode de fonctionnement en est la réalisation à la commande.

C’est à dire qu’un prix est fixé par avant pour réaliser tel type de commande, il ne variera pas quels que soient les aléas de production.
Activity Based CostingNotre choix porte sur la méthode Activity Based Costing pour son côté dynamique.
Les méthodes que nous décrivions précédemment sont plus adaptées à des entreprises qui, dans le passé, pouvaient planifier à moyen voire long terme.
Alors que le domaine de l’entreprise en exemple permet de planifier à quelques mois.
La notion de processus au fil duquel sont réparties les charges, comme le propose Activity Based Costing, permet d’envisager une modification de ce processus sans devoir repenser intégralement la méthode d’analyse de coûts en place.

10- Application pratique

Les ouvrages que nous avons consulté pour cette partie ABC prenaient des exemples de type
« General Electric », « Renault », « La Poste », et d’autres entreprises de taille moindre, mais qui ne sont pas des PME.
Nous devons donc simplifier la méthode en ce que nous qualifierons d’application de la méthode Activity Based Costing.
En matière de processus, nous sommes tentés de définir l’entièreté de l’entreprise comme un seul processus. Il n’y a pas de département, ni division, l’entreprise est une seule entité.
Il y a par contre bel et bien des activités.
Notre application consistera donc en un processus qui comporte des activités.
Notre démarche sera la suivante:
– En une première étape, nous déterminons quelles sont les charges indirectes.
Nous regroupons ensuite ces charges indirectes par destination en « famille de coûts ».
– En seconde étape, le fonctionnement de l’entreprise est examiné afin d’en cerner le processus.
– Du processus sont déduites les activités au sein desquelles devront être réparties les familles de
coût.

11- Charges indirectes et familles de coût

Afin de créer les familles de coût, nous nous appuyons sur la classification de la comptabilité générale, classification correspondant au plan comptable minimum normalisé (pcmn).

L’entreprise en exemple utilise les postes pcmn suivants pour l’imputation des charges indirectes.
601300: outillage
606140: frais transport
611130: location outillage
611150: location véhicule
611300: entretien locaux
611350: entretien véhicule
612000: énergie immeuble
612160: carburant|
612300: documentation
612400: imprimés fournitures bureau
612500: petit mat. bureau 613250: honoraire comptable 613530: assurance véhicule 613540: assurance RC
613550: assurance immeuble 615100: frais représentation 615200: publicité annonces 615220: foires expositions 616100: frais postaux
616200: téléphone
616300: gsm
616400: internet
630210: dotation amortissement immeuble
630220: dotation amortissement outil
630231: dotation amortissement mobilier
630232: dotation amortissement mat. roulant
640100: taxe vehicule
640200: précompte immobilier
Nous pouvons distinguer des charges indirectes relatives au véhicule/transport, à un immeuble, à de la télécommunication, à de la publicité, à l’outil de production, des assurances.
Nous créons des familles de coût en regroupant les charges indirectes par destination.
Sauf exception, il n’est pas cohérent de regrouper des amortissement de véhicule et des factures ayant trait à l’immeuble.
Il est par contre logique de rassembler les frais relatifs à l’amortissement de véhicules avec des frais de maintenance véhicule, carburant véhicule et assurances véhicules.

Famille1: publicité
615100: frais représentation 615200: publicité annonces 615220: foires expositions

Famille2: bureau
612400: imprimés fournitures bureau 612500: petit mat. bureau
616100: frais postaux
630231: dotation amortissement mobilier

Famille3: immeuble
611300: entretien locaux
612000: énergie immeuble
613550: assurance immeuble
630210: dotation amortissement immeuble 640200: précompte immobilier

Famille4: formation documentation
612300: documentation

Famille5: honoraires
613250: honoraire comptable Famille6: transport.
606140: frais transport
611150: location véhicule
611350: entretien véhicule
612160: carburant|
613530: assurance véhicule
630232: dotation amortissement mat. roulant 640100: taxe véhicule

Famille6: outil et production.
601300: outillage
611130: location outillage
613540: assurance RC
630220: dotation amortissement outil

Famille7: telecommunication.
616200: téléphone 616300: gsm
616400: internet
Ces regroupements effectués, nous constatons avoir des frais d’immeuble et de bureau.
Bureau et immeuble sont liés, dès lors que ce qui a trait à un bureau se pratique dans un immeuble. Nous somme tentés de relier ces frais, et créons un regroupement charges indirectes bureau + charges indirectes de l’immeuble.
L’immeuble a toutefois un second utilisateur: il tient également lieu de stockage.
Nous créons un second regroupement: charges indirectes stockage + charges indirectes de l’immeuble.
Les charges indirectes de l’immeuble étant divisées, nous choisissons une proportion de répartition qui sera : 40% pour le bureau et 60% pour le stockage, soit la proportion des superficies d’utilisation respectives.
Notons que nous avons choisi de ne pas intégrer les coûts de téléphonie parmi les frais relatifs au bureau.
Ce choix est guidé par le fait que ce poste (téléphonie) est relativement important, et que son utilisation ne se confine pas au domaine du « bureau ».
Nous créons la « famille stock », et supprimons la famille3 immeuble; les charges indirectes relatives à l’immeuble sont intégrées dans la famille2 bureau et identiquement dans la « famille stock » qui devient famille3 stock
Les familles de coût 2 et 3 deviennent:

Famille2: bureau
611300: entretien locaux
612000: énergie immeuble
612400: imprimés fournitures bureau 612500: petit mat. bureau
613550: assurance immeuble
616100: frais postaux
630210: dotation amortissement immeuble 630231: dotation amortissement mobilier 640200: précompte immobilier

Famille3: stock
611300: entretien locaux
612000: énergie immeuble
613550: assurance immeuble
630210: dotation amortissement immeuble 630231: dotation amortissement mobilier 640200: précompte immobilier
Le poste pcmn 630231 « dotation amortissement mobilier » se réparti entre les Famille2: bureau, et Famille3: stock.
Nous choisissons un taux de répartition de 80% en Famille2: bureau, et 20% en Famille3: stock.

12- Processus et activités

Nous devons identifier les activités que nous utiliserons pour l’analyse ABC.
Ces activités comme décrit plus haut, ressortent de l’examen du processus de l’entreprise. Nous examinons ce processus ci-après.

Activité1 communication
Un mix publicitaire est le préambule à ce secteur d’activité , comme la présence lors d’événements commerciaux, une présence internet, l’établissement contacts commerciaux, etc.
Il en ressort des contacts avec des clients potentiels.

Activité2 démarchage
La demande du contact est étudiée: visite sur place, étude de faisabilité technique, rédaction de une ou plusieurs offre(s), et ensuite si passation de commande il y a, des réunions ont lieu.

Activité3 logistique
Une commande est passée à l’entreprise.
Une sélection du matériel nécessaire est établie, suivie de passation de commande chez divers fournisseurs.
Une partie du matériel est stockée dans les locaux de l’entreprise, d’autres composants sont livrés sur les lieux d’exécution de la commande.

Activité4 transport
Le transport de personnes et matériel est une composante non négligeable dans l’exercice de ce type d’entreprise.

Activité5 production
La production qui assure la réalisation de la commande est l’activité principale de l’entreprise.
Ces cinq activités sont une interprétation du processus de l’entreprise.
Cependant, pour être complet, nous choisissons d’y ajouter deux autres activités qui n’apparaissent pas dans le processus décrit ci-dessus.

Activité6 comptabilité / ABC
Une Activité comptabilité / ABC qui sera l’utilisation de la solution que nous tentons de développer, et qui additionnée au coût du comptable externe, nous permettra d’appréhender le budget d’une démarche comptable de qualité.
Répercussion ou pas dans les commandes passées à l’entreprise?
Nous choisissons d’imputer ce coût dans les commandes, par le biais des factures de vente émises qui relèvent de la comptabilité.

Activité7 télécommunication
Nous évoquions plus haut le coût important de ce poste télécommunication. Nous en faisons une activité à part entière.
Remarques.
Nous appliquerons un coût horaire à l’activité production.
Par contre, nous choisissons de ne pas répercuter de coût horaire aux autres activités. Ce choix est motivé par les raisons suivantes.
D’une part, durant un exercice fiscal, la majorité des heures prestées le sont dans le cadre de l’activité5 production. Le coût horaire est alors une charge salariale, et donc une charge directe au même titre que les matières premières.
D’autre part, en ce qui concerne les autres activités, comme la plupart des TPE, l’entreprise dont exemple n’utilise pas de personnel administratif ou marketing; ces taches sont souvent réalisées en dehors des heures de production par les administrateurs / gérants, et sont très souvent non rémunérées.
Nous ne les rémunérerons pas et n’en tiendrons pas compte dans les mesurages.

13-La valeur des activités.

Pour déterminer la valeur des activités, nous devons y incorporer les familles de coûts (dans
lesquelles nous avons incorporé les charges indirectes).
Seule la connaissance de l’entreprise permet d’en fixer les règles.
Plusieurs familles de coûts peuvent entrer dans une activité, la même famille de coût peut faire partie de plusieurs activités.
Plusieurs solutions sont possibles, nous retenons la suivante.

L’ activité1 communication est composée de la Famille1: publicité, d’une partie de la Famille2: bureau, et d’une partie de la Famille4: formation documentation.

L’activité2 démarchage est composée d’une partie des coûts de la Famille4: formation documentation, d’une partie de la Famille2: bureau.

L’activité3 logistique est composée des coûts de la Famille3: stock.

L’activité4 transport est composée des coûts de la Famille6: transport.

L’activité5 production est composée coûts de la Famille7: outil et production, et d’une partie de la Famille4: formation documentation.

L’activité6 comptabilité / abc est composée d’une partie de la Famille4: formation documentation, de laFamille5: honoraires.

L’activité7 télécommunication est composée de la Famille8: télécommunication.
télécommunication est composée de la Famille8: télécommunication

14-Proportion d’intervention des familles au sein des activités.

Nous devons choisir dans quelle proportion interviendront les familles de coût partagées entre plusieurs activités dans leurs activités respectives.
La famille regroupant les frais relatifs au bureau est partagée entre les activités « communication », « démarchage » et « comptabilité/ABC ».
Par connaissance de l’entreprise, nous choisissons une proportion de 30% en activité
« communication », 35% en activité « démarchage » et 25% en activité « comptabilité /ABC ».
La famille regroupant les frais « formation et documentation » se réparti entre les activités « démarchage », « comptabilité /ABC » et « production » .
Nous choisissons une proportion de 42% en activité « démarchage », 34% en activité « production », et 24% en activité « comptabilité /ABC ».

La famille regroupant les coûts « d’outil de production » se réparti entre les activités « production » et « logistique ».
Nous choisissons une proportion de 27% en activité « logistique » et 73% en activité « production »
Le tableau ci-dessous reprend les proportions de répartition des différentes familles de coût au sein des activités.

Act1 Act2 Act3 Act4 Act5 Act6 Act7
Fam1 1
Fam2 0,3 0,4 0,3
Fam3 1
Fam4 0,42 0,34 0,24
Fam5 1
Fam6 1
Fam7 0,27 0,73
Fam8 1

Exception.
La famille « honoraires » n’est destinée qu’à ABC. Nous supposons de façon simplifiée que seul un comptable présente ses honoraires.
Si un avocat devait présenter ses honoraires pour un litige lié à la production, une solution serait de répartir cet honoraire au sein de l’ activité5 production.
ABC est une démarche souple et dynamique…

15-Les unités d’oeuvre.

Nous devons choisir quelles seront les unités d’oeuvre utilisées pour chaque activité.

ACTIVITE Unité d’oeuvre
Activité1 communication Heure de communication
Activité2 démarchage Heure de démarchage
Activité3 logistique Article unitaire
Activité4 transport Kilomètre
Activité5 production Heure de production
Activité6 comptabilité / abc Heure de comptabilité ABC
Activité7 télécommunication Minute de télécommunication

L’unité revenant le plus régulièrement sera le temps, l’heure ou la minute.
L’heure de production, l’heure de démarchage, l’heure de communication, l’heure de comptabilité ABC.
Pour l’activité télécommunication, nous utiliserons la minute.
Pour l’activité logistique, la quantité d’articles utilisés.
En ce qui concerne cette activité, un choix a dû être déterminé.
Les articles volumineux ou chers sont livrés sur le lieux d’exécution de la commande en mode « just in time ».
D’autres articles sont livrés anticipativement au siège de l’entreprise et font l’objet d’un stockage. Enfin, une troisième catégorie d’articles provient d’un achat immédiat de dépannage chez un fournisseur local.
La première catégorie « just in time » ne coûte rien si ce n’est l’envoi d’un mail de confirmation. La seconde catégorie coûte l’utilisation du stockage.
La troisième catégorie est consommatrice de temps et de kilomètres.
A notre sens, nous avons le choix entre les unités d’oeuvre suivantes: la note d’envoi correspondant à un acte d’achat, ou l’article unitaire.
Il faut trancher: nous avons choisi l’article unitaire. Si l’expérience montre que ce n’est pas optimal, on peut en changer dans le temps.

16-L’application ABC XML.

Nous avons présenté en détail une application de la méthode ABC à un cas d’entreprise précis.
Pour la suite de ce travail qui traite de l’implémentation de la méthode ABC en utilisant des données comptables au format XML, nous devons retenir de la description ci-dessus les composants suivant.
– Les postes pcmn qui désigneront les charges directes et indirectes. – Les regroupement pcmn en familles de coûts.
– Les activités.
– Les unités d’oeuvre.
Nous devrons également procéder à différents calculs qui devront livrer le résultat de la commande. Ce résultat devra nous indiquer la marge brute et la marge nette avant impôts.
– Marge brute: Chiffre d’affaire de la commande – charges directes.
– Marge nette (avant impôts): Marge brute – charges indirectes.
Le chiffre d’affaire est connu, les charges directes facilement identifiables.
Nous devons donc calculer la part de charges directes imputable à cette commande, que nous appellerons « coût indirect ».
Notre application effectuera les transformations suivantes:
– Coût d’une famille: somme des montants « pcmn » imputés * proportion d’intervention du poste
pcmn dans la famille.
– Coût d’une activité: somme des familles qui la composent * proportion d’intervention de la
famille dans l’activité.
– Valeur de l’unité d’oeuvre d’une activité: coût total de l’activité divisé par la quantité totale
d’unités d’oeuvres se rapportant à cette activité.
– Coût indirect d’une commande: somme de (pour chaque activité utilisée, quantité d’unités d’oeuvre * valeur d’unité d’oeuvre)
– Calcul des marges brutes et nettes

17-Exemple chiffré.

Notre objectif n’est pas de produire un résultat portant sur l’encodage d’une année ou bien d’un trimestre de pièces comptables.
Nous créerons quelques commandes client, encoderons quelques charges directes et indirectes.

Les commandes.

1. Commande1 CA: 12000 Charges Directes: 4756 + 322
2. Commande3 CA: 1852 Charges Directes: 640
3. Commande2 CA: 2310 Charges Directes: 801
4. Commande4 CA: 6400 Charges Directes: 604

Nous utiliserons un tarif de 25€ par heure de production.
Ce montant est déterminé par les coûts d’assurance sociale, assurance vie et accidents, salaire,…
Nous imputerons les charges indirectes suivantes.
PCMN: 601300 montant: 850
PCMN: 611300 montant: 1150
PCMN: 615200 montant: 1600
PCMN: 615100 montant: 710.2
PCMN: 612400 montant: 466
PCMN: 612300 montant: 157.85
PCMN: 612160 montant: 310
PCMN: 630232 montant: 760
PCMN: 630220 montant: 350
PCMN: 630210 montant: 423
PCMN: 613250 montant: 600
PCMN: 612000 montant: 240
PCMN: 612160 montant: 211
PCMN: 616200 montant: 118.7
PCMN: 612300 montant: 560
PCMN: 611130 montant: 422
PCMN: 616300 montant: 58
PCMN: 616300 montant: 74.6
Les postes de dotation aux amortissements (630231, 630210, 630232, 630220): nous imputons des montants correspondant à 2/12 du total annuel.
La raison en est que nous prendrons en exemple des commandes dont la durée porte sur une période de deux mois.
Notons que nous travaillerons avec des montants sans TVA. Nous parlerons donc de montant hors TVA (htva).

Sources
– Professeur D.Helbois, Fucam: Syllabus « Comptabilité analytique d’exploitation » et « Techniques de calcul et de répartition ».
– F. Guerra E. DeHaan: « Comptabilité les procédures comptables et comptes annuels » ISBN 2- 8041-0954-2
– H.Bouquin: « Comptabilité de gestion » ISBN 2-7178-4026-5

Lire le mémoire complet ==> (Application de la méthode Activity Based Costing, technologies XML)
Mémoire présenté en vue de l’obtention du grade de Licencié en Informatique et Sciences humaines