Le déroulement d’une mission d’audit 

By 23 March 2012

Le déroulement d’une mission d’audit – Section 3 :

Une mission d’audit, c’est un travail temporaire que l’auditeur fait et pour cela il doit suivre une méthodologie qui se déroule en trois phases (1).

1- phase de préparation et d’identification
2- phase d’observation sur le terrain
3- phase de conseil de préconisation et la remise d’un rapport avec synthèse des recommandations et des informations

Ces phases se déroulent en six étapes :

A- l’acceptation de la mission
b- l’orientation et la planification
c- l’appréciation du contrôle interne
d- le contrôle direct des comptes
e- les travaux de fin de mission
f- les rapports

A- l’acceptation de la mission :

Avant d’accepter une mission, l’auditeur doit étudier s’il est apte à l’accomplir d’un point de vue d’indépendance, compétence et moyen.

L’acceptation de la mission doit être concrétisée par la signature d’une lettre de mission qui constituera le contrat décrivant les droits et devoirs de chacune des parties contractantes

Les conditions du contrat, à savoir :

– le travail à accomplir
– la durée de la mission
– les moyens à mettre à la disposition de l’auditeur
– l’objectif de la mission doit être clairement défini.

B- l’orientation et planification :

L’auditeur doit choisir la méthode la plus adaptée a la nature de sa mission il début ses travaux par une phase préliminaire qui va lui permettre de :

acquérir une connaissance générale de l’entreprise et son environnement afin d’identifier les risques propres a cette entreprise, identifier les systèmes et les domaines significatifs, qui permettront de déterminé les éléments sur lesquelles il va concentrer ses travaux
rédiger un plan de mission, pour préciser et formaliser la nature, et le calendrier des travaux.

C- l’appréciation du contrôle interne :

L’évaluation préliminaire du contrôle interne permet de mettre en évidence les points forts et les faiblesses dans les procédures

En conséquence, cette étape détermine l’étendue du programme de révision a fourni à l’auditeur l’occasion de discuter avec le client sur les faiblesses, faire des recommandations, pour améliorer les procédures défaillantes et entreprendre des actions correctives.

D – le contrôle direct des comptes :

Il consiste à comparer les chiffres des comptes annuels avec les justificatives probants et adéquat qui vont servir de preuve.

L’auditeur est le seul juge du nombre adéquat qui doivent être menés. En effet, il n’existe pas de normes d’audit indicatives en fonction du contrôle interne lorsqu’il estime que les procédures du contrôle interne sont satisfaisantes, l’auditeur procède à un contrôle allégé.

Dans le cas contraire il procède à des contrôles étendus.

d-1 l’observation physique :

L’observation physique est le contrôle le plus directe pour s’assurer de l’existence d’un élément comptabilisé, il s’agira ensuite de vérifier la propriété du bien constaté physiquement.

d-2 la confirmation directe auprès des tiers :

Elle consiste à demander à un tiers des liens d’affaire avec l’entreprise auditée de confirmer à l’auditeur des informations des soldes ou de lui donner tout renseignement nécessaire, c’est une preuve externe

d-3 l’examen des documents crées ou reçu par l’entreprise :

Cet examen porte sur les pièces, factures, lettres, dossiers et autres documents justificatifs permettant de vérifier une procédure.

La pièce à vérifier est choisie selon le plan de la mission, ou l’utilisation des techniques de sondage.

d-4 les procédés d’analyse :

Ils comprennent l’analyse d’éléments inhabituels .des estimations, des comparaisons des rapprochements et des recoupements qui permettent de vérifier la cohérence entre :

– les chiffres des comptes et la réalité traitée en comptabilité
– les chiffres des comptes, l’activité de l’entreprise et ses prévisions.

E- les travaux de fin d’année :

On pour objet de vérifier que les chiffres sont cohérents compte tenu de la connaissance des comptes annuel, du secteur d’activité et du contexte économique.

mission d’auditIl est également l’occasion de vérifier que les annexes respectent les dispositions légale et réglementaires et qu’elles comportent biens toute les informations d’importance significative sur la situation patrimoniale, financier et le résultat de l’entreprise.

F- les rapports :

Le rapport est le support de communication sur lequel sont consignés les résulta de la mission d’audit. il doit être claire et concis, mettre en évidence :

– les conclusions principale de l’audit et indique les mesures à prendre pour remédier aux lacunes détectées.
-les détails suffisants sur les faiblesses des systèmes utilisées et les recommandations claires des mesures nécessaires a prendre.
– un résumé des principes constatation et conclusion et formuler des recommandations.

Le rapport doit également décrire la méthode de suivi utilisé par l’auditeur pour vérifier si les mesures corrective ont été bien mise en œuvre.

Le personnel compétant de l’entreprise doit émettre un avis au sujet des erreurs ou sur les faiblesses lors d’une réunion récapitulative a la fin de l’audit pour confirmer l’appréciation de l’auditeur sur la nature de l’erreur ou de la faiblesse et permettre une discussion et un accord sur les actions correctives pour l’amélioration du system

A la suite de la conclusion de l’audit, les auditeurs rédigent un rapport pour que les entité audité soient en mesure de effacé les faiblesses .

Le rapport doit être envoyé aux entités auditées pour le commenter.

Le rapport final est établi à l’expiration du délai imparti pour les commentaires et tient compte. Un exemplaire est destiné au demandeur et ou hiérarchie de l’audit.

Conclusion :

L’audit est devenu une fonction d’assistance au management des entreprises il a pour but de fournir des diagnostiques, des appréciations, et des recommandations pour l’amélioration de l’entité audité, et pour cela l’audit à acquis une très grande importance au niveau des entreprises.

Il faut que toutes entreprises créent une cellule d’audit au niveau de sa direction ou bien elles forment un auditeur bien qualifier pour procédé à un audit au moins deux fois par ans et ça pour les différents intérêts que l’audit apporte à l’entité.

Lire le mémoire complet ==> (L’historique et l’évolution de l’audit bancaire en Algérie)
Mémoire de fin d’études sur l’audit bancaire
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(1) Olivier LEMANT, « la conduite d’une mission d’audit interne », op.cit,p : 189.