Crédits : Définition du crédit, formes et risque de crédit

By 24 March 2012

Audit de la fonction crédit – Section 5 :
1-Définition de crédit :
L’opération de crédit est tout acte par lequel une personne agissant à titre onéreux met ou permet de mettre des fonds à la disposition d’une autre personne, ou prend, dans l’intérêt de celle-ci, un engagement par signature tel qu’un aval, un cautionnement, ou une garantie (1).

2- Les formes de crédit :
Aux particuliers :
2-1-1-crédit-bail :
Leasing
Location-vente

le crédit-bail ou le leasing est un contrat par lequel une des parties s’engage à fournir à l’autre partie la jouissance d’un bien meuble corporel à un prix déterminé, que cette dernière s’engage à payer périodiquement. Ce type de crédit contient une option d’achat en fin de contrat. (Exemple: la location d’une voiture avec possibilité de l’acquérir en fin de contrat)

– le crédit à la consommation :
Crédit ou prêt affecté, exemple : crédit auto
Achat à crédit, ou vente à tempérament

La vente à tempérament est définie comme tout contrat de crédit qui doit normalement porter sur acquisition d’un bien meuble corporel (électroménager, véhicule, etc.) et dont le prix s’acquitte en versement périodique, en trois payements au mois, sans compter l’acompte. Un acompte d’au moins 15% du prix de vente doit être versé au vendeur à la signature du contrat. Tant que l’acompte n’est pas payé. La vente n’existe pas.

Aux entreprises

2-1 crédits d’exploitation :
Escompte commercial
Ouverture de crédit
Facilité de caisse
Lettre de crédit, ou crédit documentaire

Prêt à court terme concernant une opération donnée ou un besoin saisonnier

2-2 crédits d’investissement :
Prêt d’équipement
Ligne de crédit d’investissement.

2-3 Crédit-bail :
Crédit-bail d’équipement
Crédit –bail immobilier

Selon la durée :
A très court terme (jusqu’à 3 mois)
A court terme (jusqu’à 2 ans)
A moyen terme (jusqu’à7 ans)
A long terme (jusqu’à 20 ans)
A très long terme (au-delà de 20 ans)

3-Définition du risque de crédit :
La notion du risque de crédit est immédiatement associée au risque contrepartie ; pour un dossier donné, il est en effet clair que le risque majeur réside dans la volonté, mais aussi dans la capacité de l’emprunteur de faire face à ses engagements (2).

Le risque de crédit est le premier risque auxquels la banque est confrontée ; c’est le faite de ne pas être remboursé. Et encore il y a plu- sieurs autres risques connexes au risque crédit.

4-Les risques liés à la fonction crédit :
En dehors des risques liés au monde de l’entreprise, les banques doivent faire face à des risques propres à leur secteur.

Ces risques peuvent se distinguer comme suit :
4-1-Risque de taux
Il s’agit du risque des prêts-emprunts. En fait, il doit être mis en relation avec l’évolution des taux de crédit.

Par exemple, si un établissement est emprunteur sur un taux variable, et que les taux augmentent, il se retrouvera en difficulté puisque le coût du prêt sera plus cher. De même, si une banque emprunte à taux fixe, et n’a pas anticipé la baisse des taux, il se retrouvera aussi en risque de taux en payant un crédit plus cher que s’il l’aurait souscrit à un taux variable.

Pour les banques, ayant des prêts à long terme à taux fixe financés par des ressources à taux variable (court terme), le risque est de voir le taux variable dépassé brutalement le taux de ses prêts.

Il est à noter que des instruments financiers qui (permettent de couvrir ces risques de « crédit » entre deux établissements par exemple, vous anticipez une hausse des taux, et que vous avez un crédit à taux variable ; vous pouvez mettre en place un mécanisme d’échange avec un autre établissement qui a un crédit à taux fixe et qui a une autre anticipation que vous (baisse de taux).

Risque de contrepartie
Il s’agit du non-respect par un client d’un engagement pris (non-paiement, non remboursement…).

Les seuls moyens de limiter ces risques sont de demander des garanties auprès des clients (cautions…) et de diversifier au mieux les engagements pris afin de ne pas mettre en péril l’établissement sur la possible défaillance d’un seul client.

Différentes méthodes ont été mises en place pour tenter d’anticiper ce risque.

Risque de liquidité
Il s’agit d’un décalage entre les sommes prêtées et les dépôts (disponibles) lorsque ces derniers sont insuffisants.

Si par effet de mimétisme tout le monde souhaite vendre, et aucun acheteur ne se présente, la panique se propage et le cours du sous-jacent s’effondre (cas de la crise de 1929). Par exemple, dans le cas d’une vente d’un actif financier (ou immobilier), si aucun acheteur ne se présente, on se retrouve dans l’incapacité de vendre ou de réaliser une perte. Par rapport à la première crise financière moderne de 1929, il ya eut des cas de risque de liquidité lorsque des établissements ne pouvaient faire face à certains de leurs engagements.

Notamment, ce fut le cas lorsqu’une banque ne pouvait pas parer à tout moment aux décaissements éventuels de la clientèle.

Ces risques sont les piliers du filet de sécurité des banques et toutes les autres entreprises financières.

Risque de fraude :
Multi forme, il peut s’agir par exemple de concours consentis à de faux clients, donc il est bien évident, que le crédit est irrécouvrable.

Risque pays :
Bien connu des grands établissements, il se manifeste lorsqu’un pays étranger ne dispose plus de réserves suffisantes pour faire face aux engagements en monnaie étrangère de ses ressortissants.

Le risque légal et réglementaire :
risque de créditL’activité de crédit est étroitement réglementaire et le non-respect de nombreuses dispositions peut conduire l’établissement à supporter des pertes, soit directement, soit en raison de l’impossibilité de mettre en œuvre une garantie.

Chapitre 2 – Le contenu d’un audit bancaire:

Lire le mémoire complet ==> (L’historique et l’évolution de l’audit bancaire en Algérie)
Mémoire de fin d’études sur l’audit bancaire