Prépondérance numérique des PME dans secteurs de production

By 26 February 2012

La prépondérance numérique des PME dans les divers secteurs de production et leurs inéga les réparations – Section 3:
Les recherches qui sont effectuées auprès des PME ont montré que plus des deux tiers sont constitués sous formes individuelles. Cela tient au fait que la majorité des « petites et moyennes entreprises recourent à cette forme juridique simple, dans la quelle une seule personne physique assure la direction et perçoit les bénéfices et supporte les risques ».

La place prépondérante des PME dans le contexte économique marocain peut être perçue au regard de trois critères retenus par les données statistiques portants sur l’ensemble des entreprises patentées, celles qui présentent un bilan à l’administration fiscale ou qui sont affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale.

§1- La prépondérance numérique des PME dans les divers secteurs secteurs de production :
Les PME au Maroc se regroupent en trois grandes catégories principales : les entreprises patentées, les entreprises représentant un bilan fiscal et les entreprises affiliées à la caisse nationale de sécurité sociale

A)- Les entreprises patentées :
Entre 1988 et 1995, le nombre des entreprises patentées est passé de 392.300 à 527.500, soit 135.200 créations d’entreprises ou une progression annuelle moyenne de 19.300 entités.

Cependant, selon les données de 1988, les entreprises comprenant moins de 50 salariés et pouvant être rangées dans la catégorie des PME représentaient 99.6% de l’ensemble des entreprises, dont 63%exerçaient dans le secteur informel. La tendance des données statistiques entre 1995 et 1998 permet de conclure, que sur les quelles 600.000 entreprises, 200.000 environ relève du secteur formel..

B)- Les entreprises présentant un bilan fiscal :
Le nombre des entreprises, toutes activités confondues, présentant un bilan à l’administration fiscale s’élevait à 42.600 en 1995 dont 92% étaient considérées comme des PME car elles réalisaient un chiffre d’affaires annuel inférieur à 10 millions de dirhams.

C)- Les entreprises affiliées à la Caisse nationale de sécurité sociale :
Leur nombre est passé de 60.000 en 1996 à 76.000 en 1998. En partant de l’hypothèse que le nombre des entreprises affiliées, mais ne cotisant plus à la CNSS s’élève à 4.500 et que le nombre des grandes entreprises est d’environ 1.500, il est possible de conclure que le nombre des PME encore affiliées est de 70.000, soit 92% du total des entreprises 7

En définitive, la prépondérance numérique de la PME dans le tissu productif marocain est notoire quel que soit le critère d’identification retenu ou la source consultée.

§2- L’inégale répartition sectorielle et géographique des PME :
A)- L’inégale répartition sectorielle :
Les données de la Direction des statistiques révèlent que sur les 39.200 PME recensées en 1998, 1% seulement exercent dans le secteur primaire. Cela tient sans doute au fait, pour des raisons culturelles et individualistes, que la constitution de société au sens formel du terme n’est pas encore enracinée dans les mœurs rurales. Cela tient aussi au fait que la majorité des exploitations agricoles sont de petites superficies en raison du morcellement dû aux successions, et que l’exploitation s’effectue soit à titre individuel, soit dans le cadre familial.

En revanche, les PME sont très fortement concentrées dans les activités commerciales et de services. Si 72% des PME travaillent dans le secteur tertiaire et 27% dans le secteur secondaire, on peut considérer que le développement du secteur tertiaire au Maroc suit la tendance générale observée au cours de l’évolution des pays industrialisés.

Selon les données de la Direction de la statistique – Ministère de la prévision économique et du plan, l’analyse sectorielle de 1999 permet de conclure que les activités primaires (agriculture, sylviculture et pêche) ont représenté 16.6% du PIB, 29.7% pour les activités secondaires (mines, énergie et industries), 37.4% pour le secteur tertiaire (commerce, droits et taxes à l’importation, transports et télécommunications, services des institutions financières, hébergement et autres services) et enfin 17% pour les administrations publiques. A un niveau plus détaillé, on précisera que les mines ont contribué pour 2.1%, l’énergie et l’eau pour 8.2%, l’industrie pour 17.2%, les bâtiments et travaux publics pour 4.5% et les transports et communications pour 5.9%. Dans l’industrie, l’agro-alimentaire occupe 35%, les textiles et cuir 17%, la chimie et parachimies 33%, l’industrie mécanique et métallurgique 12% et l’industrie électrique et électronique 3%.

B)- L’inégale répartition géographique des PME :
Celle-ci tient aux conséquences de la politique d’aménagement du territoire mise en place par Lyautey qui mettait l’accent sur la distinction entre le « Maroc utile et le Maroc inutile » en privilégiant l’aménagement de la région du Centre Atlantique.

Le nouveau découpage territorial, intervenu en 1996, a donné lieu à l’institution de 16 régions économiques. Il a tenté de corriger les disparités héritées du découpage administratif antérieur, mais faute de ressources financières locales suffisantes, la décentralisation au niveau communal comme au niveau régional demeure impuissante pour assumer les nouvelles charges que l’Etat lui a transférées. L’examen de la faible répartition des PME par région économique s’explique par la persistance de grandes inégalités inter et intra- régionales.

Ces disparités se traduisent par une très forte concentration des PME dans la région du Centre.

Les données de la Direction des statistiques de 1998, révèlent que le Grand Casablanca regroupe 41% des PME-PMI, les régions de Tanger -Tétouan 9%, de Rabat-Salé-Khémisset 8%, de Meknès-Fès 9% et que les 33% restants se répartissent sur les 14 dernières régions.

secteurs de productionAinsi, près de la moitié des établissements œuvrant dans les secteurs industriels, commercial et des services est implantée dans la région du Grand Casablanca qui représente également la part prépondérante dans la majorité des grandeurs économiques relatives à ces secteurs.

L’analyse par province et préfecture fait ressortir que la préfecture de AïnSebaâ-Hay El-mohammadia prédomine avec 21% de la production industrielle globale et 15% du nombre des établissements, suivi de la préfecture de Sidi Bernoussi-Zenata avec respectivement 13% et 5%, puis la préfecture d’El Jadida avec 6% de la production industrielle et enfin la province de Safi avec 5%.

En somme, pour réduire les inégalités sociales, relancer la croissance et créer du travail, il faut mettre en place une politique d’aménagement du territoire qui incite à la délocalisation des entreprises et une stratégie qui favorise l’investissement et incite les PME à se regrouper pour constituer des grappes.

Conclusion de chapitre:
Cette présentation rapide des PME n’est utile que pour prendre une vision sur le l’évolution des petites et moyennes entreprises depuis les années 1789 jusqu’aujourd’hui et pour savoir l’histoire de ces dernière.

Aujourd’hui, les petites et moyennes entreprises sont définies comme étant des unités des productions ayant un seul centre de direction qui est le propriétaire et qui emploient moins de 500 personnes.

Vu leur importance dans le développement de tissu économique du pays et leur prépondérance dans les divers secteurs de production, les PME doivent être bien soutenir par le gouvernement marocain en encourageant les nouvelles petites et moyennes entreprises qui ont débuté leurs activités. Ainsi d’intervenir dans le découpage des régions pour que répartition des PME soient égale afin de participer dans le développement propre de chaque région et en suite le développement national.

Néanmoins, compte tenus du taux de croissance démographique dans notre pays.

Par rapport à celui des pays développés, ainsi que l’existence d’une main d’œuvre abondante, la création de nouvelles petites et moyennes entreprises s’avère obligatoire pour diminuer le taux de chômage et d’accroître le développement économique du pays.

Pour cela, un deuxième axe, sera consacré à l’ensemble de disposition mise au point par le gouvernement marocain en faveur des PME.
Les petites et moyennes entreprises : Evolution et caractéristiques – Chp1:

Lire le mémoire complet ==> (Les performances des P.M.E marocaines: Etude empirique)
Mémoire de licence en sciences économiques et gestion
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7– Evaluation du secteur des PME au Maroc dans le cadre du programme « Empretec maroc »,2000.p :1