Le crédit de fonctionnement de la trésorerie et des stocks

By 4 February 2012

Les Banques assument une part sans cesse élargie le financement des entreprises qu’il s’agisse de l’investissement ou des besoins de fond de roulement. L’effort de l’investissement encore plus considérable dans les périodes de mutation.

Section I : Le crédit de fonctionnement :
Les crédits de fonctionnement sont accordés aux entreprises pour satisfaire leurs besoins temporaires en capitaux et soutenir ainsi le déroulement normal de leur activité.

Appelés aussi crédit d’exploitation ils sont pour objet de financer les actifs circulants en complètement du fonds de roulement cette destination conditionne leur durée qui est inférieur à 2 ans et peut même être beaucoup plus courte selon la nature des besoins à financer.

Dans notre  développement nous distinguerons les crédits de fonctionnement par rapport à leur destination en les classant en :
-Crédits de financement de la trésorerie
-Crédits de Financement des stocks

A- Les crédits de financement de la trésorerie
Les crédits de financement de la trésorerie peuvent être subdivisés en trois grandes catégories.
-Les crédits par caisse.
-L’escompte du papier commercial.
-Les cautions bancaires.

1- Les crédits par caisse
Appelés également avances en compte, les crédits par caisse sont accordés aux entreprises pour répondre à des besoins passagers en capitaux afin de soutenir le fonctionnement normal de leur activité et de soulager leur trésorerie.

Ces crédits peuvent prendre la forme soit d’une facilité de caisse, soit d’une découverte, soit d’un crédit relais.

a- Facilité de caisse :
La facilité de caisse est une avance de très courte durée qu’a  pour objet de permettre à l’entreprise de faire à des décalages de trésorerie remboursables dans les quelques jours qui suivent l’utilisation du crédit.

Elle est destinée à combler l’intervalle qui sépare les paiements de l’entreprise et ses entrées, coïncidant le plus souvent avec les échéances de fin   du mois à l’occasion notamment de la paie des salaires.

La banque autorise son client a passer en « rouge » dans la limite d’un plafond arrêté à l’avance ce plafond est déterminé en fonction des besoins de l’entreprise il correspond  généralement à un mois de son chiffre d’affaire.

b-  Découverte :
La découverte peut être définie comme le concours bancaire qu’est destiné à supplier aux moyens de financement d’une entreprise pendant un certain temps en vue de lui permettre de couvrir des besoins immédiats par anticipations à des rentrées futures certaines.

Le découvert peut avoir ainsi pour objet :
–  Soit de pallier les insuffisances de trésorerie s’étalant  dans le temps comme par exemple celles qui sont engendrées par une activité saisonnière.
– Soit de compléter le financement d’opérations ponctuelles, accidentelles ou exceptionnelles comme par exemple l’exécution d’une commande inhabituelle ou d’un marché important nécessitant l’acquisition de quantités de matières premières ou de marchandises élevées par rapport à l’activité normale d’une affaire.

Et contrairement aux crédits de facilité de caisse, la durée de découvert peut s’étaler sur plusieurs mois.

 c-  Crédit relais :
Le crédit relais est un crédit de soudure qui permet à une entreprise d’effectuer des dépenses en attendant des rentrées escomptées dans un certain délai retardée soit par les formalités, soit par des délais de réalisation.

Les rentrées ainsi relayées peuvent concerner les derniers propres de l’affaire comme par exemple ceux qui sont relatifs à une augmentation du capital en numéraire. Elle peuvent également avoir trait a des fonds devant  provenir d’organismes externes comme   les taxes  a récupérer ou les emprunts a moyen et a long terme en attendant l’accord…..

2- L’escompte du papier commercial
L’escompte est une opération de crédit de modélisation. En  d’autre terme l’escompte est un crédit et non une garantie de paiement de l’effet de commerce, le risque de non paiement est supporté par le client bénéficiaire.

L’escompte du papier commercial occupe une place de premier ordre dans l’activité quotidienne de la banque.

Pour avoir bénéficier d’un crédit par escompte, un client doit en principe avoir une fiche d’escompte ou autorisation consentie en la matière par une banque. Le plafond de cette fiche est déterminé par le banquier en tenant compte des besoins théoriques maximums du client et des corrections qui peuvent y être apportés.

Le réescompte est une technique analogue à celle de l’escompte qui permet à un banquier de recouvrir de la même façon Bank Al-Maghreb pour renflouer ses moyens de trésorerie.

Processus d’escompte et de réescompte :
Processus d’escompte et de réescompte

Crédit du compte de la Banque « A »
Crédit du compte de la banque « B »
Banque « B »
Banque « A »
Escompte
(Recouvrement d’effets réescomptés) Réescompte
Bank Al-Maghreb
Crédit du compte du bénéficiaire
Crédit du compte du tireur.
Prestation de service
Remise d’un effet
Cédant (bénéficiaire)
Tireur (fournisseur)
Livraisons
Marchandises
Effet de commerce.
Tire

3- Les cautions bancaires
On peut définir le cautionnement d’une banque comme l’acte par lequel elle s’engage envers un tiers à remplir l’obligation contractée par son client si ce dernier n’y satisfait pas lui même.

Les cautions bancaires allègent la trésorerie des entreprises dans la mesure où elles suppléent aux débours qui devraient être normalement effectués par celles-ci à dans le cadre de certaines opérations comme par exemple :
– La constitution d’une provision en numéraires en garantie de l’exécution d’un marché public, de l’obtention d’une concession.
– Le paiement des droits de douanes au moment où les marchandises importées sont destinées a été réexportées ou mises à la consommation après un certain temps.

Les banquiers sont habituellement plus souples à l’octroi des cautions parce qu’elles ne nécessitent que leur signature et soulagent, par ailleurs, leur propre trésorerie en évitant ou en différent les décaissements de leur clientèle.

B- Le crédit de financement des stocks
Les financements bancaires des valeurs d’exploitation interviennent généralement en complément des ressources propres des entreprises (fonds de roulement) et des crédits fournisseurs qui leur sont habituellement consentis. Les différents concours accordés par les banques dans le cadre de ces financements ont essentiellement pour objet :
-De soutenir les activités dont  la production ou la commercialisation est saisonnière (crédit de compagne)
-Supplier aux moyens de celles qui nécessitent des stockages importants ou dont la fabrication s’étale sur une langue période (avances sur marchandises)
-De faciliter la réalisation d’opérations présentant un intérêt économique, social ou stratégique particulier (financements spéciaux)

1- Crédit de compagne
C’est un crédit de financement a caractère saisonnier c’est à dire seules les entreprises qu’ont une activité saisonnière qui en bénéficient

Il est courant de classer les entreprises utilisatrices de ces crédits en deux catégories :
Les banquiers -Les affaires dont les besoins sont importants en début de compagne et qui nécessitent par conséquent des décaissements élevés au départ en attendant la réalisation progressive des ventes, comme c’est le cas des entreprises agro-industrielles (sucreries, huileries conservées …)
-Les affaires dont les besoins s’échelonnent, au contraire,  sur une langue période en engendrant des décaissements moins élevés mais suivis dans l’attente de l’écoulement massif des produits sur une durée relativement brève.

Exemple : une entreprise agricole fabrique des parapluies, huiles et produits solaires, maillots de bains …)

La durée du crédit de compagne est généralement comprise entre 6 et 9 mois. Il convient aussi de noter que la pratique de ces crédits permet au banquier de connaître les périodes de forte utilisation et de remboursement et de suivre par conséquent la sortie de ses concours.

2- Les avances sur marchandises « A S M »
Les avances sur marchandises peuvent être définies comme les crédits bancaires qu’ont pour objet de procurer à certaines entreprises industrielles au commerciales les capitaux complémentaires  nécessaires au financement de leur besoins importants en stockages : Approvisionnement en matières premières, achat de marchandises, constitution de stocks de produits fabriqués, maintien de stockages de sécurité etc. ….

La durée des avances sur marchandises est généralement de 6 mois à 1 an sous forme de crédit revolving (renouvelable) dans les plupart des cas. Les avances sur marchandises sont opérées en tenant compte par ailleurs de la marge de garantie arrêtée et du plafond autorisé. Elles sont mobilisées par des billets à ordre. Les fonds correspondants sont directement versés sur le compte du client.

3- Les crédits spéciaux
Les crédits spéciaux regroupent les financements bancaires qui revêtent un intérêt économique ou social particulier et qui, de ce fait, font intervenir activement l’Etat et les autorités monétaires.

Les financements bancaires encouragés sont ceux qui bénéficient de la garantie de l’Etat, il s’agit :
Des avances sur conserves de sardines.
Des avances sur coton.
Des avances sur céréales légumineuses et graines oléagineuses.

Les financements imposés aux Banques comprennent à la fois les avances sur céréales, légumineuses et graines oléagineuses accordées aux organismes coopératifs agricoles « OCA », les avances sur coton et les concours consentis aux Etablissement Régionaux d’Aménagement et de Construction «  ERAC ».
Chapitre II : Techniques de financement des entreprises marocaines.
PARTIE II : Relation Banque – Entreprise

Lire le mémoire complet ==> (Banque – entreprise : pour quels types de relations ?)
Mémoire de fin d’études – Relations Banque-Entreprise
– Structure et organisation du système bancaire Marocain