Etude des risque bancaires : crédit, taux global et opérationnel

By 3 February 2012

L’étude et évaluation du risque bancaire – Section 2 :
De part leur nature d’intermédiaire financiers, les banques sont exposée depuis toujours à une série de risque classés en trois grands catégories : risque  de crédit, risque de marché et risque opérationnel.

A- Le Risque de crédit

1- Définition de crédit :
Le risque de crédit est le risque que l’emprunteur ne rembourse pas sa dette à l’échéance fixée, s’il était à l’origine une préoccupation pour les seuls organismes bancaires, il concerne pour toutes les entreprises (notamment via les créances qu’elles accordent à leurs clients, qui sont des formes de prêts à court terme), et nombreuses sont aujourd’hui amenées à l’intégrer dans leur gestion afin de minimiser. Ce risque ce dernier est en effet lourd de conséquence pour toute entreprise : toute dette non remboursée est économiquement une perte sèche que supporte le créancier.

Très tôt, les entreprises ont donc cherché à s’immuniser contre le risque de crédit, et ce de deux manières. En amont le risque peut faire l’objet d’une évaluation grâce à les entreprises disposent ensuite de différents moyens de protection pour minimiser voir annuler ce risque.

Après cette définition du risque crédit, nous essaierons de présenter les risques liés aux relations banque – entreprise.

2- Risques liés aux Entreprises :

Le crédit bancaire a généralement un impact positif pour les différentes parties quand celles-ci respectent leurs engagements mutuels : le déblocage du crédit par le ou les banques, et le remboursement dans les termes convenus par le débiteur.

Toute fois, la situation peut parfois négativement dégénérer pour les banques notamment dans le cas où le débiteur  ne peut faire face à ses obligations dans les délais prévus ( risque d’immobilisation des fonds prêtés) ou lorsqu’il ne peut pas effectuer le remboursement ( risque de non paiement) les situations de non paiement ou d’immobilisation des fonds peuvent résultes soit à la conjoncture (risque général) à l’activité (risque professionnel), à la situation et à la personnalité de celui ci (risque particulier).

a-  Le risque général :
– Le risque général est difficile à prévoir, car il peut tenir de la conjoncture politique, économique, sociale, ou même des évènements naturels.
– Les crises politiques qui peuvent entraîner des représailles économiques à savoir les suspensions de paiement de fourniture …
Les crises économiques réduisant considérablement les échanges peuvent menacer la pérennité des entreprises (financement fragiles)
– Les crises sociales qui peuvent paralyser l’activité d’un secteur ou d’une entreprise.
– Les évènements naturels graves et imprévisibles qui peuvent considérablement frapper l’économie d’une région.

b- Le risque professionnel
Lié à l’activité même de la clientèle, le risque  professionnel peut se réaliser et s’aggraver lors de brusques mutations ou de profonds changements affectant les habitudes d’une profession tels que :
-Les changements de mode
-Le progrès technologique ou informatique
-La fermeture des marchés extérieurs
-Les variations importantes dans les prix mondiaux, dans le cours des devises, dans les matières premières ou les produits finis …

c-  Le risque particulier à une affaire
Dans le cadre de l’affaire en elle même le risque peut être fonction de :
-La personnalité des dirigeants : moralité expérience compétence et intérêt porté à la gestion de leurs entreprises
-Leur surface : fourniture personnelle
-Sa structure financière de l’affaire : fonds de roulement autofinancement, endettement ».

Son activité commerciale : dynamisme des ventes rotations des stocks implantations commerciales…

Son adaptation aux contraintes économiques : évolution des techniques, investissements, amélioration des procédures, productivité …

B- Le risque global de taux :
1- Définition de risque global de taux
Le risque de taux global est ce qu’un établissement perderait en cas d’évolution défavorable des taux. Il diffère du risque de crédit car l’établissement est non seulement exposé à un risque de perte mais aussi à des possibilités de gains non prévus , si l’évolution des taux lui est favorable.

Le risque de taux comporte en effet à la fois un risque de perte et une opportunité de gain, ce risque de gain est une composante du résultat des  salles de marché qui permet souvent un risque de taux délibéré, dit position «  directionnel » c’est pourquoi le règlement 97-02 sépare le risque de taux des activités de marché, du risque de « taux global ». Le risque de marché s’applique à certaines activités,  suivies quotidiennement et pour les quelles une exigence en fonds propres spécifiques à été institué. Quant au risque de taux «  structurel » inhérent aux opérations de crédits et de dépôts des réseaux bancaires, il est généralement suivi par la gestion actif passif et plus généralement à la structure du bilan.

2- Analyse des risques des taux relatifs aux différents blocs
Les opérations bancaires de nature à générer un risque de taux peuvent être regroupées en trois familles présentant des caractéristiques voisines :

a-  Les opérations de marché du portefeuille de négociation
Le risque de taux des opérations du portefeuille de négociation fait déjà l’objet d’une mesure réalisée selon un modèle standard ou un modèle interne après validation par les autorités de contrôle. Ces calculs reposent sur des caractéristiques spécifiques comme la possibilité de valoriser à la valeur de marché, de déterminer une distribution de probabilités, sur la pertinence d’une durée de détention de 140 jours et d’une période d’observation d’un an.

 b-  Opérations commerciales et leurs adossements
L’approche ci-dessus n’est pas généralisable aux opérations commerciales, notamment celles faites avec la clientèle de particuliers pour cette catégorie d’opération la détermination du risque de taux laisse une large place à une gamme variée d’hypothèses sous jacentes.

Pour les produits les plus complexes, certains établissement disposent d’outils avancés reposant sur des analyses statistiques, comportant une part non négligeable d’anticipations sur des modifications de l’environnement (évolution de la réglementation bancaire ou fiscale, du comportement de la clientèle,…) ces outils fournissent donc une information utile à la gestion des risques et à la détermination des couvertures appropriées. Ils permettent d’établir les écharnements, mais ne donnent pas une évaluation absolue du risque de taux encoure puisque cette évaluation dépend des hypothèses d’anticipation.

A la différence des opérations de marché, les caractéristiques des opérations commerciales sont essentiellement liés à des facteurs locaux et même dans certains cas à des facteurs spécifiques à chaque établissement, qui les mènent non fongibles internationalement. Il est donc fondamental que les régulateurs nationaux disposent d’une large discrétion pour fixer des bonnes de modélisation par type d’instrument applicables à tous les établissements (nationaux ou non) actifs sur ce type de produit, pour éviter les distorsions de concurrence.

Parallèlement, il apparaît important que le régulateur national valide les outils de gestion, la cohérence de leurs évolutions dans le temps et s’assure de l’absence d’intention spéculative et d’un objectif global effectif de couverture. Les adossements relatifs à ce genre d’opérations commerciales peuvent comprendre des éléments externes identifiés (prêts, emprunts, swaps fond propres, portefeuille titres, …) ou des opérations internes réalisées avec les autres blocs[1].

Le risque de crédit bancaireEn l’absence d’intention spéculative une part résiduelle de risque peut être toléré correspondant à l’erreur admissible liée ou degré d’incertitude des outils.

c-  Autres opérations
Cette catégorie recouvre toutes les opérations générant un risque de taux, et notamment la part de fonds propres, des immobilisations, des prêts et emprunts de trésorerie et des portefeuilles d’investissement non directement affectée à la couverture des opérations commerciales. Une leur caractéristique commune comme est l’intention de conservation jusqu’à leur maturité.

La méthodologie de calcule des exigences de fonds propres de l’activité de négociation n’est cohérente avec cette intention et pose des problèmes théoriques en particulier sur la détermination et la couverture des résultats futurs.

Parmi les différentes méthodes possibles, la sensibilité des couvertures de ces impasses apparaît comme le meilleur compromis entre l’indispensable simplicité de mise en œuvre et la souhaitable pertinence.

Certains établissements ne différencient pas les opérations commerciales des autres opérations, soit parce qu’ils ne traitent pas avec la clientèle de particuliers et couvrent intégralement leurs positions sur le marché, soit parce que leur taille ne nécessite pas la mise en place d’une gestion par bloc homogène . Ils doivent déterminer des impasses sur l’ensemble des opérations hors portefeuille de négociation. Il leur est donc possible de calculer la sensibilité de leur couverture aux variations de taux.

C- Le risque opérationnel :
Le risque opérationnel est un risque important de l’activité bancaire. Il recouvre tout risque de mauvaise exécution, de fraude, de contestation, de panne et peut générer des pertes directes ou indirectes élevées.

Traditionnellement, on le résume en évoquant le risque de procédure (mauvaise exécution d’une opération), le risque informatique  (vols, fraudes, pannes) et le risque juridique (contestation de la validité de contrats …). Si ce risque se manifeste dans les comptes, ou l’image de la banque, il reste difficile à cerner à priori tant il dépend de la nature des activités exercées et de la qualité des dispositifs de contrôle interne. La mesure du risque opérationnel est encore plus délicate et il est difficile de calculer un ratio entre le volume d’opérations et la survenue de sinistres.

Ainsi une estimation de sa charge en fonds propres serait a fortiori difficile à fonder.

Ainsi, conscient  des problèmes de mesure, le comité envisage une mesure forfaitaire. Celle-ci a été présentée d’une manière précise dans le projet de la commission.

Elle pourrait être basée sur :
– Le total actif du hors bilan.
– Le produit net bancaire (PNB).
– Les commissions.
– Les coûts de fonctionnement.
– Les actifs gérés.
– éventuellement les modèles internes.

En effet, ces éléments, liés à l’activité de l’établissement, ont un rapport avec le volume des risques opérationnels potentiels.

La profession bancaire ne conteste pas le principe d’évolution de la mesure réglementaire de fonds  propres vers une version permettant de mieux prendre en compte l’ensemble des risques encourus par les établissements financiers.

Elle juge cette évolution nécessaire mais émet toutefois les réserves suivantes :
-L’ajout d’une charge en fonds propres spécifique au titre des « autres risques » dans les ratios de solvabilité devrait être précédé d’un affinement de la définition prudentielle des risques de crédit et de marché, démarche qui n’a pas encore été menée à terme.
-Une charge forfaitaire de fonds propres ne doit pas pénaliser arbitrairement les établissements qui ont mis en place des dispositifs de maîtrise de leurs risques opérationnels.
-Une exigence en fonds propres forfaitaire serait réductrice :
Une exigence en fonds propres réglementaires aux titres des autres risques sur la base d’un calcul forfaitaire reposant sur des indicateurs globaux n’inciterait pas les établissements financiers à améliorer leur procédure.

Il convient de noter que :
– La définition du risque opérationnel est encore loin d’être standardisée au sein des établissements.
– La liste des risques visés par l’exigence réglementaire fait encore l’objet d’interprétation très divergente.
– Le degré de prudence attendu dans la couverture réglementaire de ces risques est encore à clarifier

Une exigence en fonds propres sur le risque opérationnel désavantagerait les banques par rapport à des compétiteurs non régulés et au sein des banques, défavoriserait les banques ayant des bilans.

« Lourds » ou dépend de banques n’ayant pas de stocks mais des flux.
L’effet de cette disposition serait d’orienter certaines activités réalisées par les banques en dehors du secteur bancaire.
Chapitre I : Le crédit et les risques bancaires
PARTIE II : Relation Banque – Entreprise

Lire le mémoire complet ==> (Banque – entreprise : pour quels types de relations ?)
Mémoire de fin d’études – Relations Banque-Entreprise
– Structure et organisation du système bancaire Marocain

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[1] – pour les opérations internes, les éléments constituer de ces opérations sont dissocier et rattachés, chacun pour leur part au bloc qui les concerne : par exemple une opération interne de prêt emprunt constitutif d’un refinancement par la trésorerie d’activités commerciales sera intégré à l’analyse du risque de taux des opérations de banque commerciale côté emprunt entant que couverture d’ opérations commerciales et intégré à l’analyse du risque de taux des autres opérations coté prêt en tant que position isolée..