Les contraintes des PME d’orde social, humain et financier

By 27 February 2012

§4 -Les contraintes des PME – D’orde social et humain :
An niveau de la force de travail, la petite et moyenne entreprise PME souffre de la rareté d’une main d’œuvre qualifiée. Plus grave encore, cette rareté est aggravée par l’attraction des possibilités de promotion offertes par la grande entreprise sur le marché de travail. La pénurie, en matière de main d’œuvre qualifié, est encore plus ressentie par les petites et moyennes entreprises PME victimes de dés économies et de surcoûts grevant la rentabilité prévisionnelle de la firme et compromettant dès lors ses possibilités de croissance future.

Sur un autre plan, le faible degré se syndicalisation au sein de la petite et moyenne entreprise PME se traduit par une absence quasi-totale de la protection sociale, chose qui accentue d’une façon durable l’inefficacité en matière d’organisation sociale.

Cette situation est aggravée par la structure des mentalités des entreprises fuyant les investissements risqués de l’industrie, du commerce de toute autre activité non stérile au profit d’un comportement économique rentier axé sur la recherche du gain facile et rapide et le maximum de sécurité.

§5 – D’ordre financier :
Sur le plan financier, il faut noter que la petite et moyenne entreprise PME marocaine se caractérise par une faiblesse des fonds propres qui est compensée par un surendettement à court terme, ce qui produira, ce qu’on appelle en gestion financière, un fond de roulement négatif ou besoin de financement global. Les réticences des PME vis-à-vis de l’endettemen à long et moyen terme ont autant de causes objectives que subjectives : vu la sensibilité des PME face aux fluctuations conjoncturelles.

Le recoure au crédit se pose alors chaque fois comme une décision isolé et non comme un élément d’une politique de financement courant de l’entreprise.

En outre, la volonté farouche de responsables de PME de préserver leur indépendance est une cause logique. Cette faiblesse de la demande des dettes à long terme est renforcée par une offre tellement modeste.

Certes, “ la banque intervient dans le financement des projets des PMI suivant une étude de faisabilité laquelle est fondée sur des données techniques et économico-financières. Si le projet est viable, la banque finance. Elle est instituées pour financer les projets et non pour refuser le financement“12. Toute fois, est de constater que bon nombre de projets agrées n’ont pu voir le jour ou connaître un achèvement avant tout en raison des complications de la procédure de financement bancaire. Tout en sachant que les petits promoteurs n’ont pas l’assise financière pour faire face aux tracas bureautiques et aux retards qui peuvent l’engendrer des renchérissements des coûts et des parties de responsabilité est à imputer aux banques commerciales du fait de leurs exigences en matière de garantie et de conditions spéciales souvent difficiles à satisfaire par les petites et moyennes entreprises PME.

La faiblesse, des petites et moyennes entreprises PME dans le domaine de gestion de trésorerie vient pour accentuer les problèmes financiers dont souffraient déjà. Cette ignorance de la gestion de la trésorerie commence souvent par l’absence d’un responsable clairement identifié pour assurer cette fonction. “ Elle se traduit par un défaut de prévision des besoins nette de trésoreries et une absence ne suivi en valeur des positions des comptes en banques. Plus coûteuses sans doute, est la mauvaise maîtrise des supports et des circuits de recouvrement de l’entreprise (facturation, encaissement,…etc.), notamment à l’exportation.

D’autre part, la plus part des petites et moyennes entreprises PME nationales ne remplissent pas les conditions d’accès au marché boursier. De ce fait, les chance de voire une petite et moyenne entreprise PME bénéficiaire des avantages accordés par le financement auprès du marché boursier sont extrêmement minimes.

Faiblesses des PME d’orde social, humain et financier§6- Autres faiblesses des petites et moyennes entreprises PME :
A)- Leur financement est difficile :
Capacité d’autofinancement plus faible ; accès limité financiers, coût plus élevé du crédit bancaire ; souci de préserver l’autonomie de gestion dans les entreprises familiales, crédit inter-entreprise défavorable,…etc.

B)- Les méthodes de gestion :
L’accès aux informations sur l’environnement sont souvent plus modestes que dans les grandes entreprises, faute de moyens et de disponibilité des dirigeants, parfois complètement accaparés par le fonctionnement “au jour le jour“14.

C)- Les limites endogènes à la croissance des PME familiales :
Certaines caractéristiques des petites et moyennes entreprises PME familiales créent des contraintes susceptibles de freiner leur développement15.

a-Le management peut freiner la croissance :
A partir d’une certains dimension, l’entreprise familiale de taille Moyenne arrêterait de se développer par ce que son dirigeant ne saurait plus la gérer efficacement ou par ce qu’il manque de confiance dans l’avenir pour prendre des décisions d’investissement irréversibles.

Ou encore par ce qu’il refuse de bouleverser la structure salariale, en recrutant des personnels hautement qualifiés nécessaire au développement.

b-Les finalités sont aussi patrimoniales :
Dans une entreprise familiale la croissance vient en concurrence avec le souci de constituer et de préserver le patrimoine familial, cette préoccupation est souvent prioritaire incite à la prudence et à des déplacements (terrains, bâtiments) plutôt qu’à des investissements industriels toujours risqués.
Structures, avantages, contraintes et stratégies des petites et moyennes entreprises PME – Chp2:

Lire le mémoire complet ==> (Les performances des P.M.E marocaines: Etude empirique)
Mémoire de licence en sciences économiques et gestion
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12 Azouzi BOUZID« PME et stratégie de développement au Maroc“
14 «Ces difficultés disparaissent dans le cas des PME appartenant à des grandes groupes. Elles réunissent alors des avantages de la taille. “et ceux q’apportent la grande dimension ».
15 Gilles Bressey & Christien Konkuyt«Economie d’entreprise »,. Edition Economica.1996.P : 24.