L’Impact des filiales des firmes multinationales sur l’éco marocaine

By 14 July 2011

II- L’Impact de l’implantation des filiales des firmes multinationales FM sur l’économie marocaine :
Actuellement le nombre des firmes multinationales FM atteint environ 40000 sociétés dans le monde. Leur présence dans un pays est révélatrice de sa capacité à attirer des nouveaux investisseurs. Le Maroc ne semble pas trop mal s’entirer, bien qu’il accueil plus d’une centaine de filiale dans différents secteurs de production. Cette implantation a beaucoup d’effets sur les entreprises marocaines. Ainsi une relation pertinente et enrichissante s’est produite entre les entreprises marocaines et les firmes multinationales FM, relation qui se matérialise par la sous-traitance.

1-Atouts et handicaps de l’entreprise marocaine face aux multinationales :
Pour les pays du tiers monde y compris le Maroc, les firmes multinationales FM présentent théoriquement des avantages substantiels. Apports financiers et fiscaux, création d’emploi, transfert de technologie…

En contrepartie, elles présentent de nombreux inconvénients, évasions et fraude fiscale, transfert de technologie obsolète, concurrence accrue sur le marché intérieur sans oublier l’impact de celles-ci sur les structures sociales : changements au niveau des habitudes de consommation, des cultures…

Toutefois, les filiales des firmes multinationales FM présentent sur le territoire économique marocain ont des effets favorables sur l’emploi et le niveau de vie de leurs employés. Ainsi, les entreprises multinationales embauchent la majorité de la masse d’employés dans le secteur industriel dont elles sont fortement présentes (plus de 55% des sociétés). D’autre part, les marocains employés dans les filiales des firmes multinationales qui sont installés au Maroc touchent des salaires élevés par rapport à la moyenne nationale. En tous cas, ceux-ci dépassent largement le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), imposé par la législation sociale.

Dans l’analyse de la structure de l’entreprise marocaine, on constate qu’elle ne peut pas gagner le défi de l’ouverture de l’économie et la concurrence ardue sons avoir une volonté stratégique pour dépasser ses contradictions et ses points de faiblesse, parmi aux :
-Les facteurs propres aux managements des entreprises Absences de vision stratégiques,
-Un niveau modeste de planification, attention insuffisante aux besoins des marchés;
-La segmentation marketing, faible intérêt pour les questions de la qualité ;
-Les structures organisationnelles informelles;
-Faible délégation des pouvoirs et des responsabilités;
-Comptabilité non fiable et faible maîtrise des coûts;

Sous-capitalisation des entreprises ….

A’cet égard, les actions des entreprises marocaines pour résoudre ce fléau ont pris 2 volets essentiels: la fusion et les relations de sous-traitance.

2- l’Impact économique sur les entreprises marocaines:
a-Les relations de sous-traitance:
« La sous –traitance est le processus selon lequel une entreprise ( le sous-traitant ou preneur d’ordre) fabrique à la demande et selon les instructions d’autre entreprise (le donneur d’ordre) des pièces ou des produits qui , le plus souvent sans avoir subi d’autres transformations, s’intégrant dans le produit fini, du donneur d’ordre » .

Cette définition met en lumière les différents niveaux de la réalisation du travail par les sous–traitant en fonction des normes et des précisions énumérées par le donneur d’ordre étranger qui peuvent aller jusqu’à un simple travail d’exécution suivant un programme détaillé et préétabli (les sous-traitance de capacité).

Certes, la sous-traitance est un lieu de dépendance d’une petite entreprise à l’égard d’une grande société .Ainsi les PME/PMI sont à la base des relations de sous-traitance.

« La sous-traitance constitue donc un passage obligé pour l’amélioration de la compétitivité des PME/PMI marocaine afin de faire face aux perpétuelles mutations et changements qui caractérisent l’environnement international ».

Au départ les sous-traitances au Maroc a été initiée dans le secteur automobile, puis elle s’est étendue à d’autres secteurs.

En effet, la sous-traitance favorise:
*La mobilisation et la rémunération des factures de production. en faisant appel aux PME/PMI, en évitant d’une part aux grandes entreprises la réalisation des investissements peu productif (équipement sous utilisé, stock….)et d’autre par à investir dans des activités qu’elles peuvent sous-traiter dans des conditions meilleurs de qualité, de coûts et de temps .

*La modernisation du tissu économique et la propagation du propres technique des PME/PMI, d’une part, le donneur d’ordre peut aider le sous-traitant par une collaboration technique et financière pour améliorer sa productivité, d’autre part le sous-traitant est obligé de promouvoir l’investissement et l’innovation s’il veut tirer son épingle du jeu de la concurrence ( ).

Ainsi, et vue l’importance remarquable des relations de sous-traitance pour nos PME/PMI, les pouvoirs publiques doivent à cet égards, élaborer une législation qui réglemente avec précision la sous-traitance.

b-La fusion des entreprises :
La fusion des entreprisesL’une des stratégies entrepreneuriales répandue à l’échelle mondiale ces dernières années vienne la fusion des entreprises (totale ou partielle) pour la constitution des groupements d’intérêt économique forts et capables d’assurer une part du marché assez importante et gagner ainsi le défi de la concurrence de plus en plus accrue. Cette nouvelle voie, à caractère internationale vue la fusion des grandes firmes multinationales (Firmes transnationales)a par conséquent de minimiser le nombre des offreurs pour chaque type de produits ; (les avions; Boeing, Airbus, sports : Nike , Reebok, Adidas, boissons : Coca-cola, Pepsi…..)

Au Maroc, le processus de fusion des entreprises et l’absorption des petites sociétés par ses grands concurrents est très récent (généralement depuis 1998).

A ‘cet égard, on citera un bon exemple dans le secteur bancaire, à savoir, « ATTIJARI WAFA BANK » né de la fusion du BCM (Banque commerciale du Maroc) et WAFA BANK.

TIJARI WAFA BANK, le nouveau champion national ( )

Après avoir acheté une participation détenue par la famille fondatrice de WAFA BANK, la BCM qui avait déclaré son intention de faire fusionner les deux établissements avant Octobre 2004, a lancée le 26-04-2004 une offre d’achat de 5.4 MM DH(milliards de Dirhams) sur WAFA BANK a fin de créer la première banque d’Afrique du Nord par les actifs .cette offre propose aux détenteurs de 6.45 million de titres WAFA BANK , soit un rachat à 825 DH par action WAFA BANK soit un échange à raison de cette nouvelle action BCM contre 8 action WAFA BANK .

Une fois la boucle fermée, le nouveau groupe détient ainsi une part de marché estimée à près de 29.5% au Maroc pour les dépôts et de 30% pour les crédits (les prêts). Le nouveau-né compte dans son escarcelle 513 agences et affichera des actifs nets de près de 9 MM DH.

Le TIJARI WAFA BANK est devenu le numéro 1 par les actifs mais restera deuxième en termes de dépôts.

Selon des analystes, les banques marocaines cherchent à se prémunir face à la concurrence croissante d’établissements contrôlées par des banques françaises telle BMCI détenue par BNP Paribas et dans la perspective des accords de libre-échange conclus avec l’union européenne et les Etats-Unis qui auront pour effet d’intensifier encore la concurrence dans le pays .

Avec cette offre close le 10 Mai précédent, le TIJARI WAFA BANK bénéficie d’une taille critique qui le mettra à l’abri des gros prédateurs, ce qu’estiment des analystes. Ce rapprochement permettra d’anticiper le développement du paysage bancaire Marocain.

Lire le mémoire complet ==> (L’environnement et la démarche de la mise à niveau de l’entreprise : problèmes et facteurs)Mémoire de fin d’études