Qu’est-ce qu’une firme multinationale ?

By 14 July 2011

§3 :L’environnement internationale de l’entreprise marocaine:
A- L’entreprise marocaine face aux multinationales :
Il ne passe pas un jour sans que l’on parle de mondialisation, de globalisation et d’entreprises multinationales .Ceci n’est pas récent, puisque depuis le renouveau de la croissance économique après la seconde guerre mondiale, ces thèmes ont fait largement débat entre les économistes. Adoptés par le grand public et les hommes politiques, les firmes multinationales (FM) deviennent les responsables tantôt de toutes les difficultés intérieurs et particulièrement du chômage, tantôt au contraire elles représentent la seule sortie pour revenir à une croissance porteuse d’emploi et de bien -être.

I Qu’est-ce qu’une firme multinationale (FM) ?
1- La multinationale : une réalité complexe :
Multinationales, transnationales, transplantes, filiales …, de multiples noms ou qualificatifs ont été données à ce type d’entreprises, d’une façon simple mais non dépourvue d’ambiguïté, on peut considérer comme firme multinationale FM toute entreprise possédant au moins une unité de production à l’étranger, cette unité de production sera alors sa filiale. La logique de la production domine, une entreprise peut avoir des représentations commerciales à l’étranger, mais elle ne sera vraiment multinationale que si elle produit tout ou partie de ses produits à l’extérieur de son territoire national.

En principe, une filiale devrait appartenir complètement à la maison mère. Toutefois, lorsqu’une firme possède au moins 10% du capital d’une entreprise étrangère, cette dernière peut être considérée comme une filiale de la première.

*Les différents modes d’entrée sur les marchés étrangers :
La multinationalisation de l’entreprise s’intègre dans une dynamique comprenant plusieurs stades, engendrant eux-mêmes une intensité de la multinationalisation de plus en plus forte. L’entreprise est une structure complexe multifonctionnelle et multi-produits. Lors de sa multinationalisation, c’est cette structure complexe qui s’évolue et se réforme.

De nombreuses voies d’implantation alternatives ou complémentaires peuvent être exploitées, en remontant la chaîne de valeur de l’entreprise, on peut envisager les grandes types d’internationalisation de l’entreprise sur les marchés étrangers :
1-la commercialisation à l’étranger ;
2-la production à l’étranger ;
3-la recherche et conception ;
4-la prise de décision à l’étranger et le financement de cette décision.

Ces actions s’effectuent à travers les vecteurs suivants : filiales, partenariat ou délégation des activités à d’autres entreprises.

2- Les modes d’implantation sur le territoire d’accueil.
firme multinationale1er type : la création ou l’acquisition d’une filiale de production : dans ce cas, l’entreprise entreprend elle- même la pénétration des marchés étrangers par la commercialisation la production, la recherche ou bien la décision concernant ses propres produits. L’implantation de ses filiales passe essentiellement par des créations exnihilo ou bien des fusions-acquisitions.

2éme type : les partenariats inter-entreprises : engage plusieurs entreprises qui conservent leur autonomie ou une partie de celle-ci. Ces partenariats concernent aussi bien la commercialisation de produits (franchising) que la production ou la recherche et développement (R&D).Ces coopérations peuvent être verticales entre firmes complémentaires mais aussi horizontales entre concurrents

3éme type : les délégations à des entreprises étrangères : la présence sur le marché étranger n’est plus directe, mais s’effectue par l’intermédiaire des entreprises étrangères (associées), indépendantes de la firme nationale, qui réalisent à sa place la commercialisation, la production ou la recherche pour un produit. Cette délégation pourra prendre la forme de franchising, d’accord de licence pour un produit exportable de la forme ou de relations de sous-traitance.

Lire le mémoire complet ==> (L’environnement et la démarche de la mise à niveau de l’entreprise : problèmes et facteurs)Mémoire de fin d’études