La démarche qualité : Définition et évolution

By 16 July 2011

§2 : La démarche qualité:
De nos jours, aucune activité économique ne saurait se permettre de négliger la recherche de l’excellence et la réalisation des performances. La qualité en tant que facteur de réussite sur le marché est considérée déterminante pour amener une entreprise à des niveaux supérieurs, et son intégration dans le cadre d’une vision globale est impérieuse car elle permet d’accroître l’espérance de vie de l’entreprise, bien plus, sa compétitivité en dépend.

A- Définition et évolution :
La norme ISO9000:2000 définit la qualité comme étant: ” Aptitude d’un ensemble de caractéristique intrinsèques d’un produit, d’un système ou d’un processus à satisfaire les exigences des clients et d’autres parties intéressées”( )

Les exigences sont traduites en critères spécifiés, et des aspects d’aptitude : à l’emploi, de sûreté et de sécurité, de disponibilité, de faisabilité, de maintenabilité et des aspects économiques et / ou relatifs à l’environnement.

Le concept de la qualité n’a cessé d’évoluer depuis les années 20 jusqu’à présent passant d’une vision produit à une vision marché.

– vision produit: elle consiste à ce que chaque travailleur puisse disposer des normes, manuels et méthodes standardisées pour faire le travail conformément à ces normes. Le travail sera jugé satisfaisant si le produit répond aux spécifications qui y sont fixées.

– Vision marché: dans cette nouvelle vision, chaque travailleur est censé non seulement de suivre les normes, mais d’aboutir à la satisfaction de son client donc son travail ne devrait pas se limiter à respecter les normes, mais d’être amélioré jusqu’à satisfaction du client dont les exigences sont sans cesse en pleine mutation.

B- Comment faire de la qualité :
*créer une atmosphère favorable : l’expérience prouve qu’une bonne atmosphère dans l’entité concernée est une condition clé pour la mise en place d’une politique qualité. Un système qualité ne peut être mis en place dans une période troublée (vente d’entreprise, perte d’un gros client, grève …). Obtenir l’adhésion de tous suppose que chacun de membres de l’entreprise soit intimement convaincu de l’urgence de la mise en place du système qualité.

*le management, moteur de la réussite : seule, la volonté, la conviction et la disponibilité de l’ensemble de l’équipe de management permettront le succès de la démarche qualité. Le responsable qualité est immergée dans une entreprise dont chacun des membres contribue à la mise en place d’un système qualité. Il est nécessaire que ce responsable ait non seulement des objectifs formalisés et écrites par la direction, pour leurs fonctions ou services individuels, mais également des objectifs généraux pour l’entreprise.

*Informer: l’ensemble du personnel est informé des conséquences d’une démarche qualité, des intérêts, des règles qu’elle impose et les enjeux qui en découlent, notamment en ce qui concerne :
-la compétence et la formation du personnel.
-l’utilisation des méthodes qualifiées et systématiques.
-l’adéquation des moyens utilisés par rapport aux objectifs à atteindre.

*Responsabiliser : l’organisation et la responsabilisation de chacun et la vérification du bon déroulement des règles seront impérativement respectées.

L’efficacité de cette dynamique d’amélioration de la productivité et de la qualité des produits et services de l’entreprise dépendra du nombre d’individus convaincus que leur participation est importante et ce, à tous les niveaux de l’organisation.

C- Coûts de la non-qualité ( )
La non-qualité fait perdre de l’argent à l’entreprise. la qualité lui permet d’en économiser.
La démarche qualitéDepuis quelques années, les directions des entreprises ont manifesté le souhait que la réduction des coûts de la non- qualité soit partie intégrante des systèmes qualité. On distingue deux aspects dans le coût de la non-qualité :

*la non-qualité elle-même : une fois que le produit a été réalisé de façon non conforme, il n’est plus possible d’agir, le coût du produit doit forcément être supporté.

*le montant des investissements réalisés pour réduire le coût de cette non-qualité : ce coût voulu et mesuré par l’entreprise, a un coût, mais il est générateur d’économies.

D- La qualité au Maroc :
La libéralisation engagée par le Maroc durant la dernière décennie et qui dorés et déjà apporte ses fruits pour l’économie nationale, ouvre autant d’opportunité pour la qualité. les entreprises marocaines sont confrontées à une compétition d’une intensité nouvelle. il ressort de cela que des choix stratégiques doivent être pris aussi bien de la part des pouvoirs public que de la part des directions des entreprises.

Dans le cadre de la mise à niveau de l’entreprise marocaine, le CNMN a placé un groupe de travail « développement de l’infrastructure technologique » dont la mission est l’amélioration de la qualité, la normalisation et la certification des produits des entreprises marocaines.

I-Le rôle des pouvoirs public :
L’Etat marocain a lancé un programme pour la promotion de la qualité des produits marocains. Parmi les composantes de ce programme :

*les centres techniques : ont pour mission d’aider les entreprises à améliorer la qualité de leurs produits.

*IMANOR (institut marocain d’accréditation) qui est sur le point d’être crée par L’Etat et qui aura le rôle de fixer et contrôler les normes des produits industriels.

*la CMA (commission Marocaine d’accréditation) dont le rôle sera de vérifier que les organisations délivrent les certificats, les laboratoires chargés des analyses correspondantes et les secteurs soumis à des normes et standards de production sont en conformité avec les normes officielles.

*l’accompagnement d’un certain nombre d’entreprises dans leurs efforts pour l’amélioration de la qualité de leurs produits, et mettre des experts à la disposition des entreprise intéressées.

Actuellement, le programme de promotion de la qualité est dirigé et perfectionné sur le plan conceptuel par la direction de la promotion de la qualité et de la Normalisation au ministère de l’industrie et dont le rôle consiste à la sensibilisation des opérateurs économiques notamment les chefs d’entreprise à des l’amélioration de la qualité, la formation des cadres d’entreprise et futurs lauréats des établissement universitaires aux techniques de gestion de la qualité et finalement la certification des produits et des entreprises sur la base des normes.

II- Rôle de la direction de l’entreprise :
La direction de l’entreprise de sa part, doit mettre en œuvre un plan de travail pour améliorer la qualité de ses produits. Ceci se manifeste par la définition de la politique qualité où elle fixe les orientations et les objectifs à atteindre (exp. : développer la confiance des clients en leurs fournissant des produits conformes à leurs exigences et dans les délais convenus…), mettre en place une organisation efficace où elle précise les responsabilités et les autorités, définir les moyens humains et matériels et désigne un responsable qualité, et finalement évaluer par des réunions périodiques le système dans le cadre de ce qu’on appelle « revue périodique de direction »pour s’assurer de la pérennité du système.

Lire le mémoire complet ==> (L’environnement et la démarche de la mise à niveau de l’entreprise : problèmes et facteurs)Mémoire de fin d’études