Analyse SWOT : Forces, Faiblesses, Chances et Risques

By 16 July 2011

Conclusions et recommandations – Section II :

Avec l’approchement de plus en plus du délai de l’instauration de la ZLE, l’avancement des réformes de restructuration doit passer à sa vitesse maximale. Une simple analyse des réalisations du PMAN de presque une décennie montre qu’il a subi beaucoup de problèmes et faiblesses dont on doit tirer des recommandations et préconisations à suivre pour le temps précieux restant.

§1 : Analyse SWOT :

A la lumière des résultats de l’enquête réalisé par le GTZ Maroc en 2000 et des statistiques publiés récemment on peut tirer des conclusions intéressantes sous formes d’analyse SWOT (forces, faiblesse, chances et risques).

A– Forces :

– Une situation financière relativement bonne des entreprises qui s’explique par le système protectionniste. Reste toutefois à investir ces gains dans des domaines qui leur permettront d’améliorer leur compétitivité.

– Bonne acceptation des produits de l’industrie marocaine sur le marché locale.
– Les structures fédératives qui deviennent manifestement puissantes dans la défense des intérêts de leurs membres, l’encadrement technique et l’assistance –conseil.
– Bonne maîtrise des technologies modernes et le bon niveau d’information sur ces nouvelles technologies pour la plus parts de ces entreprises.

Faiblesses Il faut souligner enfin, une ouverture grandissante vis-à-vis de l’étranger.

B– Faiblesses :

– La principale faiblesse des entreprises visitées par les enquêteurs du GTZ Maroc est leur faible niveau d’innovation concernant les processus de fabrication des produits. Une organisation innovatrice de l’entreprise et des étapes du travail fait par ailleurs défaut.

– De ce contexte, les entreprises marocaines devraient entièrement réviser leur conception de l’innovation technologique et améliorer leur accès à la recherche et au développement (R&D). Les industriels marocains n’entretiennent pratiquement aucunes relations avec les universités ou les instituts de recherche.

– Une autre faiblesse de l’entreprise réside dans les styles de management patronal, le manque d’esprit entrepreneurial et d’un dynamisme dans centaines entreprises.

– Une faible majeure des entreprises visitées est la part élevée du capital bloqué dans les immobilisations peu productives, au lieu de transformer ce capital en liquidités par la vente ou la location des locaux, les réductions des stocks.

– Un autre déficit qui semble urgent et primordial de corriger, la rareté des informations sur les marchés d’exportation et les marchés locaux.

C- Chances :

– Les chances offertes à l’industrie marocaine résident tout d’abord dans une meilleure utilisation des compétences des jeunes ingénieurs et gestionnaires.
– La coopération entre fabricants des produits similaires d’une part (coopération horizontale) et entre industriels situés en amont et en aval d’autre part (coopération verticale).
– De plus les universités et les établissements de recherche marocaine possèdent des capacités de R&D intéressantes pour les besoins de l’industrie marocaine.
– parmi les opportunités à saisir aussi, les débouchés régionaux c’est – à – dire, du pays du Maghreb et de l’Afrique de l’ouest.

D- Risques :

• le plus grand péril qui menace l’industrie marocaine est manifestement la concurrence exercée par les firmes ouest- européennes et d’autres concurrents étrangers (les chinois, les sud-est asiatiques…..) Et de l’économie informelle locale.

• de plus la hausse constante du coût des technologies modernes peut s’avérer un handicap sérieux , un autre risque important réside dans le fait que les industriels marocains sont trop lents à réaliser les implications du libre-échange et perdent de trop grandes parts du marché locale et à l’étranger avant de s’adapter à la nouvelle donnée.

Lire le mémoire complet ==> (L’environnement et la démarche de la mise à niveau de l’entreprise : problèmes et facteurs)Mémoire de fin d’études