Les premiers effets de la crise financière sur l’automobile

By 12 June 2011

Les premiers effets de la crise sur l’automobile [1] (II. l)

La crise fait tache d’huile. Tous les secteurs sont touchés et plus particulièrement l’automobile. Le Maroc n’est pas à l’abri et déjà les premiers effets de la crise commercent à ce faire sentir. Et si certains concessionnaires restent optimistes, d’autres sont plus réalistes. « l’impôt de la crise commerce à ce faire ressentir » , déclare Hatim Kaghat, sales manager de KIA . Marque qui pourtant continue à engendrer des parts de marché de 21,8% entre novembre 2007 et novembre 2008

Passant ainsi de 7206  à 8819  unités vendues en année. Kaghat affirme néanmoins que malgré ces prémices de crises sur le sagement CBU, c’est-à-dire les voitures importées montés, «  le plan de développement de KIA pour 2009 reste maintenu avec l’introduction de 4 nouveaux produits, l’ouverture d’une représentation à Marrakech, l’augmentation du budget de la publicité ».

Un budget qui a enregistré une variation négative sur la même période, de -4,92%. Du simple repli conjoncturel ou signe annonciation d’une récession inévitable ?

Les dernières statistiques de l’Aviam (association des importateurs de vehicules au Maroc) font état certes de bon comportement de certaines marques, mais montrent un recul des vente comparées des mois de novembre 2007 et novembre 2008. Ainsi, celle-ci est passée de 8216 à 7812 unités.

Toutefois, limes ténors du marché national résistent. Kai  Peugeot, Renault, Toyota, Hyundai tiennent le haut du pavé. Mais pour combien de temps encore ? Les concernés affirment mettre tout en œuvre pour passer ce cap difficile.

Avec une part de marché de 13,68 % unités pour 8819 unités vendues à fin novembre, KIA caracole en tête. Suivent Peugeot (10 ,88%) avec 7,016 immatriculations et Renault (9,24%) avec 5956 véhicules vendus  avec (8,78%) de parts de marché, Toyota arrive en 4eme rang  en termes de ventes. Le constructeur japonais affiche 5661 véhicules écoulés à fin novembre.

le marché des automobile marocLes autres marques qui contribuent généralement à animer le marché s’en sortent tant bien que mal. Hyundai avec 5012 véhicules vendus revendique 7,777% de parts de marché. L’allemand Volkswagen gagne quelques paliers avec 6,53% de parts de marché pour 4,208 unités écoulées.

Sur le segment des CKD, véhicules montés localement, Citroën et Renault enregistrent une variation négative .Le premier avec une baisse de 9,63% se contente de 5,93%de part de marché pour 169 unité vendues .Le second, à30,45% de part de marché malgré une variation de -6,95%, voit ses ventes baisser à 870 véhicules . Peugeot se maintient avec 10,33% de parts de marché pour 295 véhicules vendus à fin novembres. La palme, sur ce segment, revient à Dacie Logan qui accapare 53,31% et affiche 1523 immatriculations.

L’avenir du secteur est aujourd’hui incertain. « Certes, on n’a pas touché le fond, mais c’est tout le système qui est menaces », avouait le Week-end dernier Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault Nissan, (Cf.. notre édition du 16 décembre). De fait, les ventes de voitures en France ne cessent de reculer toutes marques confondues. En juin et août, elle atteignait 219 754 à 10350 avant de remonter à 145918 à fin novembre.

Lire le mémoire complet ==> (Les origines de la crise financière et son impact sur l’économie marocaine)
Mémoire pour l’obtention d’une licence en sciences économiques et gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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[1] www.maghrebia.com