La globalisation : la problématique de définition

By 5 May 2011

La globalisation et les enjeux des SPL comme une des voies du développement durable – Partie I :
Introduction
Dans une économie plus mondialisée, l’opportunité concurrentielle d’une nation ne peut reposer sur les seules entreprises globalisées. Elle se construit également sur des grappes d’entreprises ancrées sur leurs territoires : distants industriels et systèmes de production localisés. Ces grappes sont historiquement nées des communautés industrielles locales marquées un fort jeu de concurrence et de réciprocité.

A l’instar d’autres pays en voie de développement, le Maroc a une volonté de valoriser cette forme endogène de développement, et ce dans le but de faire face aux contraintes de la globalisation (ch1) et de pouvoir soutenir un développement durable (ch3) ; cela à travers une nouvelle stratégie appelée SPL. Or qu’est-ce qu’un SPL ? Quels sont ces caractéristiques, ces fonctions et ces acteurs ? (ch2).

CHAPITRE 1 : Système productif marocain face aux contraintes de la globalisation
Une des caractéristiques fondamentales de l’organisation, de la production et  des échanges depuis la fin des années 1970, est certainement l’importance que revêt le phénomène de la globalisation des économies.

Bien qu’il soit  loin d’être l’objet d’une unanimité au niveau de sa définition ce phénomène a des influences sur les domaines économique, politique, social et technologique. (S1).

Aussi la globalisation a obligé L’Etat- nation à céder la place aux entreprises locales qui sont aptes et armées pour faire face à l’ouverture[1].

C’est face à la globalisation que le local garde son importance. (S2).

Section I : la globalisation : définitions et domaines d’influence
Dans le cadre de cette section. Nous proposons d’abord d’étudier la problématique de la définition du terme « globalisation » en tant que concept flou vu la multiplicité des définitions  abordées (A). Ensuite nous passerons en revue les différents domaines influencés par ce phénomène (B).

A- La globalisation : la problématique de définition
Il est conventionnellement admis que la définition de la globalisation est chose complexe. C’est pour cette raison qu’on trouve que certains économistes parlent de  la globalisation  comme une réalité  nouvelle (1).

D’autres n’y voient qu’un simple prolongement des tendances passées (2)  ou, du moins, l’expression d’un nouvel âge du capitalisme (3).

1- La globalisation : une réalité nouvelle
Le terme « globalisation », est apparu pendant les années 80 dans les grandes écoles est les départements de gestion des firmes américaines.

Dans ce cadre le directeur général de L’OMC parlait de la  mondialisation dans les termes suivants :

« la globalisation est  une réalité ce  n’est pas une option. C’est une réalité qui est déjà  dans  notre vie quotidienne, c’est une réalité qui commence chez nous. Le matin, vous vous réveillez avec  un petit appareil radio japonais assemblé en Malaisie, vous buvez un café de Colombie ; vous prenez votre voiture qui a été construite en France mais dans 50% des pièces viennent de partout dans le monde,  puis vous allez au bureau où il y a votre ordinateur et tous les autres instruments produits avec des pièces venant de partout  dans  le monde. La mondialisation est déjà  dans notre vie quotidienne une réalité. Ce n’est pas un choix »[2].

Le FMI ajoute que la globalisation est « l’interdépendance économique croissante de l’ensemble des pays du monde, provoquée par l’augmentation du volume et de variété des transactions  »[3].

A  partir des  deux définitions précitées, un ensemble de remarques s’imposent :
– La globalisation n’est qu’une réalité nouvelle qui existe dans  la vie quotidienne des  hommes.
– La globalisation est une exigence et  non pas un choix, d’où la difficulté de se soustraire à elle. Toutefois les vrais perdants  de cette globalisation sont les pays en  développement qui ne sont pas arrivés à saisir les occasions de participer et de s’adapter à ce processus.
-Le FMI   utilisait le terme  globalisation dans une dimension plus large englobant toutes les activités  économiques et financières de l’ensemble des pays.

Dans cette perspective, si certains économistes analysent la  globalisation  comme étant une réalité nouvelle, d’autres voient qu’elle  s’agit d’un prolongement des tendances passées.

2- La globalisation : un prolongement des tendances passées
Selon  certains théoriciens, la   globalisation au  sens économique du terme  n’est pas  un  phénomène nouveau, c’est-à-dire née des  années 90  ou des années 80, mais le phénomène existe depuis au moins la fin de XIXème siècle. On assiste seulement ces dernières années à son accélération.

De même les  échanges internationaux sont  certes très anciens mais depuis quelques  années, leur intensité,  leur diversité, leur extension dans l’espace sont devenu actuellement  une raison voir  même une exigence pour utiliser un  nouveau  concept plus moderne et plus significatif, afin de mieux caractériser  ce processus :« globalisation ».

Riccardo Petrella considère que la globalisation constitue  un prolongement et une accélération des tendances passées dans la mesure ou ce phénomène a été précédé par  deux phénomènes  complémentaires ; l’internationalisation et la multinationalisation.

La globalisation : la problématique de définitionLes trois phénomènes (internationalisation, multinationalisation et mondialisation) font, selon  l’auteur,  partie d’un même processus avec une particularité pour la mondialisation, dans la mesure où elle a tué le marché national qui constituait l’un des fondements du pouvoir des Etats- nations[4]et par conséquent ils n’ont plus la capacité de s’apposer aux marchés mondiaux.

Ainsi l’idée de définir la globalisation comme étant un prolongement des tendances passées ne sont pas partagée par tous les économistes, en effet la globalisation peut être définie comme une nouvelle phase du capitalisme.

3-La globalisation : un nouvel  âge du capitalisme
La globalisation en tant que  nouvel âge du capitalisme signifie que depuis les années 90, l’économie mondiale a connu une transition flagrante, passant d’une mondialisation économique  à  une globalisation financière.

Au-delà de la mobilité des biens, des services et des facteurs de production, on assiste aujourd’hui à une mobilité des capitaux plus intensifiée, ce qu’a permis à l’économie financière d’acquérir une plus grande  autonomie et une supériorité  par rapport  à l’économie réelle.

Suite à la présentation des différentes définitions du terme  globalisation, il convient de préciser les domaines influencés par  ce phénomène.

Lire le mémoire complet ==> (Système de production localisé Filière Bois : Tounfite)
Mémoire de la Licence en Sciences Economiques
Faculté des sciences Juridiques, Économiques et Sociales
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[1]- Yahya El Yayaoui  «  mondialisation communication-monde ultra libéralisme planétaire et pensée unique » 1er édition Janvier 1998 page 45.
[2] – Yahya El Yayaoui  «  mondialisation communication-monde ultra libéralisme planétaire et pensée unique » 1er édition Janvier 1998 page 22.
[3] « Entreprise et mondialisation »  13ème édition, journées portes ouvertes 19-20-21 Mai 1998, ISCAE, page : 29, Maroc.
[4] -Yahya El Yayaoui  «  mondialisation communication-monde ultra libéralisme planétaire et pensée unique » 1er édition Janvier 1998 page 28.