La crise immobilière : Cas d’Espagne

By 24 May 2011

La crise immobilière : Cas d’Espagne [26] (II-4)

Ils sont de plus en plus nombreux à devoir vendre ou louer leur appartement. La crise de l’immobilier en Espagne est désormais[1] visible à l’œil nu.

Presque toutes les rues de la capitale ou des grandes villes de l’Espagne sont erronées des fameux organes « se vendre » (à vendre) ou « se alquila » (à louer). Dans certains quartiers résidentiels, c’est même tout une potée de maison qui est mis en vente.

Sesina, une ville nouvelle construite en 2003 au sud de Madrid, eu milieu de la plaine Castillone, incarne à merveille le désenchantement du secteur immobilier. ce projet, le plus ambitieux d’Espagne avec 13503 logements, est aujourd’hui une ville fantôme.
Seul 750 personnes y résident. Sur quasiment l’ensemble des balcons flotte la même banderole : « à vendre ».

Symbole de la spéculation immobilière, Sesena a été achetée par des investissements désireux de toucher un pactole lors de la revente de leurs biens. Mais le ralentissement économique, la hausse des taux d’intérêt et la baisse des prix du logement ont coupé court à leurs rêves. Résulta, des centaines de petits propriétaires se retrouvent sur les bras et un crédit hypothécaire de plus en plus difficile à rembourser.

Selon les arguments de Standrd et Poor’s pour chacune des tendances des pays étudiés. L’Espagne doit se préparer  à un fort retournement du marché immobilier sur l’année 2008. En effet, depuis l’année 2004, l’Espagne connue un boom du secteur immobilier aves des hausse des prix allant jusqu’à +18%.
Standrd et Poor’s Le marché immobilier et surtout le marché de la construction contribuait fortement à la croissance économique espagnole puisqu’il nourrissait le PIB en grande partie (10%) et stimulait la création d’emplois (1 sur 5).

Or depuis le mois de janvier 2008, l’Espagne semble conforter à une crise importante du secteur. Plusieurs symptômes permettent d’affirmer cela : une augmentation bien plus faible des prix (+4%), une chute considérable des ventes (-27%en un an) et alors même que le secteur de la construction enregistre des chiffres records sur l’année (environ 600000 nouveau logements construits entre 2007et2008).

Par ailleurs, l’Espagne se caractérise par le fait qu’il ya une totale inadéquation entre l’offre et la demande. Pour combler le manque cruel de logement, les espagnols ont donc construit en masse de nouveaux logements. Fléchissement remarquable de la demande, ce qui contribuera d’autant plus au marasme de marché immobilier.

Tous les experts se demandent si la bulle immobilière va éclater.
A cette question, les experts de Standard et Poor’s répondent qu’ils envisagent un « retournement brutal » du secteur de la construction (-20% d’ici à mi 2009) accompagné d’une baisse de permis de construire(-40%) entrainant de ce fait un ralentissement accru de l’économie.

Enfin, il semblerait que le pouvoir d’achat des ménages espagnols soit orienté à la baisse depuis quelques mois. Cela se justifie par un accroissement de la durée des emprunts consentis par les banques, par une augmentation du nombre d’hypothèques garantissent au banquier le prix de la maison (et donc son remboursement) et par le fait que la majorité des prêts contractés en Espagne pour financer l’acquisition d’un bien immobilier est à taux variable (indexé sur l’Europe) en fluctuation constante.

Lire le mémoire complet ==> (Les origines de la crise financière et son impact sur l’économie marocaine)
Mémoire pour l’obtention d’une licence en sciences économiques et gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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[1] www.lefigaro.fr