L’entourage et l’abandon de l’allaitement maternel

By 20 April 2011

D) FACTEURS LIÉS À L’ENTOURAGE :

• Soutien de la famille et des amis

Une étude a montré qu’en cas de problèmes liés à l’allaitement, c’est à la famille et aux amis que les femmes s’adressaient d’abord (34,7%), ensuite aux consultantes en lactation (16,5%), au pédiatre (8,8%), à l’obstétricien ou à la sage-femme (8,2%), au groupe de soutien à l’allaitement (5,9%) et à la maternité (2,5%) (Arora 2000).

Selon l’étude de Jodelet et Ohana (2000) les 3/4 des allaitantes, on mentionnait le rôle de la famille comme étant plus important que celui des connaissances ou des médecins, notamment l’exemple trouvé chez des parentes (50 % d’entre elles). Par ailleurs, le fait d’avoir été soi-même allaitée incitait à allaiter. Les auteurs soulignaient que la pratique n’apparaissait ni naturelle (obéissant à un besoin ou à un mécanisme non réfléchi, inné ou instinctif), ni traditionnelle (socialement encouragée et guidée par des raisons et des recettes transmises dans le milieu d’appartenance).

Les mamans qui allaitent plus de 9 mois leur enfant ont de meilleures relations et expriment une plus grande satisfaction à propos du soutien émotionnel reçu de la part de leur conjoint et de la part de leur propre maman que les jeunes mamans qui sèvrent rapidement leur enfant (Ekström 2003).

• Soutien du partenaire

enfant Plusieurs études ont montré que les pères avaient un rôle influent dans la prise de décision des femmes d’allaiter leur enfant (Blyth 2004, Scott 2006, Branger 1998), et que leur soutien était crucial pour le succès de l’allaitement (Wolfberg 2004, Pisacane 2005).

Dans l’étude de Scott menée en Australie (n=587), 59% des femmes qui percevaient que leur partenaire était plus favorable à l’allaitement ont maintenu l’allaitement jusque 6 mois et 53% ont allaité exclusivement leur enfant jusque 3 mois, contre 30% et 26%, respectivement, des femmes qui percevaient que leur partenaire était plus favorable au biberon ou ambivalent quant au type d’alimentation du bébé.

• Influence des professionnels de santé

Le support fourni par le milieu médical n’était reconnu que par 1/3 des allaitantes (pratique de l’allaitement courte ou moyenne). Les femmes mentionnaient soit un manque de soutien dans les premiers jours suivant la naissance, soit des positions contradictoires au sein des équipes, soit une attitude ambivalente de la part du corps médical. Cela conduisait les femmes incertaines sur le choix du mode d’allaitement à interpréter les réponses ou les non-réponses comme une pression implicite de non allaitement.

Une expérience négative de la préparation à l’accouchement et du ressenti de l’accouchement caractérisait les non-allaitantes et celles qui ont mené un allaitement court, une expérience positive était associée aux allaitements moyens et longs.

Lire le mémoire complet ==> (Facteurs de l’abandon de l’allaitement maternel)
Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme d’Etat (INFIRMIERS POLYVALENTS)
Ministère de la santé – Maroc – IFCS Beni Mellal