Différents emplois et valeurs de la préposition à

By 22 April 2011

III- La troisième séance :
Le cadre conceptuel
* Niveau               : 2ème ACSQ
* Période              : 2ème semestre
* Activité              : Langue
* Durée                 : une heure
* Support             : extrait du roman ” le Père Goriot” de Balzac

Déroulement de la leçon
Durant cette séance, l’élève doit être capable d’identifier les différents emplois et valeurs de la préposition “à”.

TEXTE :
Ces hommes concluent les marchés pour les bâtisses avec tous les entrepreneurs, qu’ils payent en effets à longs termes, et consentent, moyennant une légère somme, à donner quittance à mon mari qui est alors possesseur des maisons, tandis que ces hommes s’acquittent avec les entrepreneurs dupés en faisant faillite. Le nom de la maison de Nucingen a servi à éblouir les pauvres constructeurs. J’ai compris aussi cela. J’ai compris que pour prouver, en cas de besoin, le payement de sommes énormes, Nucingen a envoyé des valeurs considérables à Amsterdam, à Londres, à Naples, à Vienne. Comment les saisirions-nous ?
Balzac”Le Père Goriot”

La mise en situation
Avant de commencer, il faut mettre l’élève dans la situation. Pour ce faire, nous commençons d’abord par définir la préposition en générale son étymologie et ses types. Ensuite nous nous concentrons sur la préposition “à” qui constitue notre objet d’étude.

Explication / conceptualisation :
Après une lecture vocale du texte, les élèves vont extraire les phrases contenant la préposition “à ” qui seront notées sur le tableau :
-Qu’ils payent en effets à longs termes.
-à donner quittance à mon mari.
-Le nom de la maison de Nucingen a servi à éblouir les pauvres constructeurs.
– Nucingen a envoyé des valeurs considérables à Amsterdam, à Londres, à Naples, à vienne.

Une fois les phrases notées, on va traiter chacune d’elles à part.
Dans la 1ère phrase, la préposition “à” relie deux mots : un substantif et un verbe. Le substantif est employé sans déterminant. Quant au verbe “payer” il admet deux (2) constructions transitive et intransitive. Il change de sens en fonction de la préposition qui le suit.
Exp.: payer de sa personne c’est-à-dire s’exposer ou agir personnellement.

Pour la 2ème et la 3ème phrase elles ont la même construction du groupe verbal “à + infinitif”. La préposition “à” dans la 2ème phrase détermine le substantif qui la précède ” somme”. Le verbe de cette phrase exige 2 compléments : un complément du verbe “quittance et complément d’objet second ” à mon mari. La préposition “à” dans la 3ème phrase est déterminée par le sens du verbe servir destiné à qui nécessite un complément. Ce verbe peut être employé avec la préposition “de” au sens de ” servir quelqu’un de quelque chose. Le groupe prépositionnel assume la fonction de complément d’objet indirect.

Le verbe de la 4ème phrase est un verbe à la fois transitif direct et indirect. Il ne s’emploie qu’avec la préposition “à”. Celle-ci sert à construire un substantif qui a pour fonction un complément circonstanciel de lieu. La répétition de la préposition “à” dans cette phrase c’est pour mettre en relief chaque partie du régime. Mais parfois la préposition “à” ne se répète pas quand les membres du régime constituent une locution toute faite.
Exp.:il aime à aller et venir ou quand ces membres représentent les mêmes êtres ou objets :
Exp.: à mon collègue et ami.

CONCLUSION
La préposition “à” est un instrument qui subordonne un constituant à un autre constituant de la phrase. Elle aide à construire un complément appelé régime de la préposition qui dans la plupart des cas est employé comme un complément circonstanciel mais aussi un objet direct, un complément déterminatif, un complément d’adjectif ou d’adverbe.
Aucun élément de la phrase n’impose la présence de telle ou telle préposition, seul le sens à donner au complément est déterminant.

Bibliographie
la préposition à– Delphine Denis et Anne Sancier Château, Grammaire du français, Edition
Le livre de poche .
– « Le Petit Robert » Dictionnaire de la langue française.
Dictionnaire Quillet de la langue française.
– Maurice Grevisse,  le Bon usage, Edition Duculot, 1980.
– Maurice Grevisse, Le Bon usage, Edition Duculot, 1986.
– R.L. Wagner et J. Pinchon, Grammaire du français classique et
Moderne, Librairie Hachette.
– « Cyber » bibliothèque.

Sommaire
Introduction.
Première partie
Chapitre premier
I- Morphologie des prépositions
1- Cas de certaines prépositions transmises directement du latin :
2/Cas des prépositions formées par dérivation impropre .
3-Cas des prépositions formées par composition
II- Place et régime de la préposition “à”
III- les emplois de la préposition “à”
1- Un infinitif
2/un substantif.
3-Un adjectif numéral :
III- 1 La répétition de la préposition “à”
III-2 / Présence ou absence de la préposition “à”
Chapitre II.
I : Définition :
II-Valeurs de la préposition “à”
1-Les rapports de “à” avec les autres prépositions
a. La préposition de
b. la préposition avec.
c.  la préposition en
d. La préposition chez.
III- Valeurs des compléments introduits par “à”
1/Le temps.
2/Le lieu
3/Le but.
4-La destination
5-La conséquence
6-L’attribution
7-Le Moyen
IV / – Les verbes construits avec “à”
1/Rêver
2 – Comparer
3- Echapper
Deuxième partie
I- La première séance
II- La deuxième séance
III-La troisième séance
CONCLUSION
La préposition « à » Emplois et Valeurs