Secteur du textile face à la compétitivité internationale

By 25 March 2011

Textile Deuxième Partie: Essai d’application
Introduction de 2ème partie
Pour améliorer sa position concurrentielle et devenir plus compétitive, l’entreprise doit assurer une bonne gestion de la qualité, cette dernière se justifie par la mise en œuvre d’une démarche qualité pertinente, un contrôle efficace, une amélioration de la productivité , une prise en considération des mutations technologiques, une études stratégique du marché (marketing), une assurance d’un bon prix; une formation continue de personnel de l’entreprise, une communication efficace en son sein et entre l’entreprise et sa clientèle, une réponse rapide aux besoins réels des clients.

Ce qui nous laissent devant une question importante: est ce que les entreprises marocaines pratiquent une gestion de la qualité en suivant des normes ?

Et pour répondre à cette question, nous avons mené une enquête d’investigation des pratiques de la gestion de la qualité dans les entreprises textile habillement marocaines.

On évoquera dans cette partie deux points: le premier traitera l’enquête sur le terrain, et le second sera consacré à l’analyse et l’interprétation des résultats de l’enquête.

Chapitre I: l’enquête sur le terrain
Introduction:
L’industrie textile est présentée comme un des fleurons des industries manufacturières du Royaume. Elle est génératrice d’emploi créatrice de richesses et source de devises pour l’économie nationale. Mais cela suffit pour faire du textile habillement marocain, un secteur solide capable de faire face à la montée de la concurrence tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur ? en d’autres mots, les bonnes performances de l’industrie textile seraient elles le reflet de la bonne santé des entreprises marocaine ?

L’environnement macro-économique de cette entreprise est il capable de lui permettre de consacrer, voire améliorer ses parts de marchés ?

Pour pouvoir apporter des réponses à ces interrogations et apprécier; leurs justes valeurs, il faut analyser les points forts et les points faibles de notre industrie accompagnée d’une mise au point du rôle de l’Etat dans l’amélioration des performances de l’entreprise textile exportatrice.

Section I: Le secteur du textile face à la compétitivité internationale
Le profil des forces et faiblesses montre quels sont les problèmes et les obstacles qui s’opposent à l’amélioration dans la compétitivité des deux industries du textile et de l’habillement et surtout quelles sont les forces de potentiel de l’industrie du textile et de l’habillement ?.

Paragraphe I: l’importance et évolution du secteur textile:
L’industrie du textile et de l’habillement constitue au Maroc une activité à fortes potentialités. Elle occupe une place stratégique dans l’industrie nationale de transformation aussi bien sur le plan des emplois et des exportations que sur le plan de l’équilibre socio-économique de ce pays. Le secteur de textile et de l’habillement cumulé les places d’honneur dans l’économie du Maroc, c’est le premier exportateur, premier pourvoyeur de devises, premier investisseur, premier créateur d’entreprise et premier pôle de développement. Le marché international a connu depuis le début de la décennie 90 des mutations profondes tant au niveau des techniques et des sources d’approvisionnement qu’au niveau de la distribution. Du fait de l’ouverture accentuée des marchés et de la mondialisation de l’économie marquée par une conjoncture économique difficile, amorcée par la crise asiatique du textile et de l’habillement continue tout de même d’être un de leviers de l’économie nationale.

A)- Poids économique et cadre générale du secteur textile
L’établissement; en 1974; de l’Accord Multi-Fibre (AMF) a offert un cadre réglementaire qui autorisait l’imposition de contingents, via des arrangements bilatéraux d’autolimitation des exportations lorsqu’un volume des importations désorganisait ou risquait de désorganiser le marché dans les pays importateurs.

La décision ministérielle relative à l’inclusion de ce secteur dans le champ des négociations commerciales multilatérales de L’Uruguay Round en 1986 était particulièrement importante. Ces négociations ont eu pour objet de définir des modalités qui permettaient d’intégrer, dans le cadre du GATT, le secteur des textiles et vêtements, dont une partie importante des échanges faisait l’objet de contingents négociés bilatéralement au titre de l’AMF et d’autres restrictions.

L’Uruguay Round a finalement donné naissance à l’Accord sur les Textiles et Vêtements (ATV) qui devrait permettre l’intégration totale de ce secteur aux règles commerciales multilatérales qui régissent les M/ses etc. sur une période de dix années, c’est à dire en 2005. Aussi de l’accord dit multi-fibre, à l’accord sur les textiles et les vêtements, le secteur du textile appelé à intégrer les règles du GATT dès 2005. A l’instar des autres membres de l’OMC, le Maroc a procédé aux trois premières étapes d’intégration prévues par l’ATV.

La marge préférentielle dont bénéficient actuellement les exportateurs marocains se retrécit. Par cailleurs, la disparition des prises de référence aura pour une amélioration de la compétitivité des importations par rapport à la production domestique.

Avec la fin prochaine de l’accord multifibres et la mise en œuvre de l’accord d’association avec l’union Européenne on celui avec les pays de l’AELF; ce secteur se trouvera dans quelques années dans un contexte plus concurrentiel tant sur le marché local que sur les marchés extérieurs. Le textile est considéré comme un secteur industriel initiateur de décollage économique; parce qu’il emploi une main d’œuvre généralement peu qualifiée, et parce qu’il génère des devises donc donne accès à un pouvoir d’achat international.

Durant les années 70 et jusqu’au début des années 80; il y avait non pas un secteur textile mais deux: celui qui exporte et celui qui n’exporte pas, le premier « très à cheval » sur les rapports qualité/prix parce qu’oblige d’avoir des produits compétitifs, le deuxième faisant plutôt pôle figure.

Une industrie qui vent exporter vers un marché global doit d’abord s’adresser au marché domestique avant de songer à l’étranger.

Données économiques sur le secteur pour l’année 2000.

Grandeurs Industrie de transformation Secteur textile habillement Part en %
Nombre de société 6580 1485 23
Effectif 489855 193066 39
Production (Md de Dh) 150 32.2 16
Valeur ajoutée (Md de Dh) 52,8 9 17
Investissement (Md de Dh) 9,6 2,3 24
Exportations(Md de Dh) 37,5 14,7 39

Source: les atouts économiques du Maroc, livre blanc des potentialités économiques du Maroc 2000.

Les performances remarquablement en terme de taux de croissance ont permis au secteur du textile habillement de se placer aujourd’hui comme:
*- Le premier pourvoyeur d’emploi avec un taux moyen de croissance annuelle de 7,3%, contre 4,1 % pour les autres industries.
*- Le premiers investisseur de l’économie avec 10,6% contre 7,3%.
*- Le premier créateur d’entreprises: 4,8 % contre 3,7% pour les autres industries(·).

L’industrie marocaine du textile de l’habillement recouvre des activités très diversifiées.

Que ce par branches on par type d’entreprises. Elle est composée d’une branche textile primaire exportatrice en partie mais travaillant surtout pour les besoins du marché local, et d’une branche habillement performante et tournée presque exclusivement vers l’extérieur.

B)- Importance du secteur textile dans l’économie marocaine
Le Maroc part avec une langueur d’avance plus développé que celle de ses concurrents. L’Asie est encore trop lointaine et ne maîtrise pas totalement sa qualité. Et puis le Maroc travaille déjà avec l’Europe et surtout la France, qui se tourne naturellement vers le Maghreb. Profitant de l’avantage de la langue, qui ne peuvent lui disputer une Allergie trop fermé et une Tunisie encore peu présente sur le secteur, Le Maroc reçoit les 1ers ordres.

Puis de plus en plus d’ordres; avant la ruée. Le Maroc travaille le plus souvent a contrefaçon, il importe la matière, l’assemble et réexporte le tout. Parfois, il ne fait qu’une partie du travail dans un content aussi favorable, presque insolent de faciliter entrepreneurs rentrent parfois dans leurs frais on font fortune en une seule raison. La matière première de l’industrie textile est le fibre, qui peut être soit d’origine naturelle (laine, coton, lin, soie) soit artificielle (en générale des dérivés du bois, comme la viscose) soit synthétique (principalement du pétrole, polyamide, etc..)

Secteur du textileLe Maroc est pratiquement dépourvu des ressources naturelles, sa production de laine est trop grassière pour l’habillement et reste destinée au tapis. Le pays procédait d’une production de coton de bonne qualité.

Le Maroc ne dispose ni de pétrole; ni de la matière première pour produire les fibres synthétiques; ni d’un marché suffisamment important, le Maroc jouit d’un atout essentiel: sa proximité géographique avec l’Europe. Afin d’entirer la meilleur partie; il est incontestable qu’il faut procéder à une simplification des procédures douanières. Les procédures doivent être efficientes pour des délais courts, c’est dans ce cadre qu’une commission a été créée, entre autres sur les questions relatives à la rationalisation et l’harmonisation des procédures du commerce extérieur.

Ses travaux ont abouti à l’adoption de certaines mesures visant la réduction du délai, de séjours des marchandises tant à l’importation qu’à l’exportation; il s’agit de l’institution de la déclaration unique de la marchandise, la décentralisation et la généralisation du régime de dédouanement a domicile et l’adhésion du Maroc à l’accord relatif à l’évolution en douane du GATT. L’autre atout très important dont dispose le Maroc est la qualité et le professionnalisme de sa main d’œuvre. Mais les commerçants; coincés par les droits de douanes, s’essaient timidement à l’industrie. L’Etats dans la sillage d’une politique volontariste veut montrer l’exemple en créant des unités: Catef, Cafitex.

De 1973 à 1981; les industriels se lancent à l’assaut du marché local qu’ils conquirent rapidement, aidés en cela par les protections douanières. Maîtrisant définitivement le marché intérieur, ils se lancent à l’assaut des marchés extérieurs à partir de 1981. Mais c’est de 1986 à 1991, que le secteur va explorer et parcourir en cinq ans , plus de chemin qu’en trente ans. Le retournement de conjoncture de 1991 en a donc été d’autant plus brutal. Depuis l’extérieur sur lequel, le Maroc a bâti sa fortune textile est en plein changement et contraint le secteur à un douloureux ajustement.

Une part importante des exportations du secteur est réalisés sous le régime de l’admission temporaire, utilisant des supports étrangers. Mais des efforts sont déployés aussi bien par les pouvoirs publique par les opérateurs privés afin d’assurer une meilleure intégration du secteur et pour diversifier les marchés de destination. C’est dans ce sens que les professionnels marocains du textile habillement , regroupés au sein du L’AMITH, organisant des salons spécialisés au Maroc et à l’étranger et encadrent la participation des entreprises marocaines aux faires et salons extérieurs.

Les entreprises marocaines sont aujourd’hui structurées pour répondre à ces commandes de réassort, dans des temps de plus en plus courts à condition que les entraves soient levées, car chaque jour compte et vent de l’argent. Dans cette course à l’adaptation; tous ne sont pas armés de la même façons, beaucoup d’entreprises de confection sont de petites unités peu structurées, souffrant d’un sous encadrement chronique et reposant sur les épaules d’un patron omnipotent.

L’industrie textile marocaine doit miser sur la qualité, l’objectif est double. Il s’agit d’abord, d’amener les donneurs d’ordres européens à s’approvisionner directement sur le marché local en matières premières, sans se courier aux importations et aux contraignants des admission temporaires (AT).

Lire le mémoire complet ==> (La qualité comme facteur de compétitivité dans l’entreprise, Cas: Secteur Textile-Habillement)
Mémoire de fin d’études – Option: Economie & Gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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  • · -Bulletin de la conjoncture N° 24 Mai 2002.