La notion de système de production localisé SPL

By 2 March 2011

La notion de système de production localisé – section I :

Les systèmes de production localisés ne sont pas une catégorie économique nouvelle. En effet, au 19ème siécle, en Angleterre, le célébre économique Alfred Marshall avait identifié des concentrations industrielles en Europe qu’il nomma « districts industriels »(2).

Ces concentrations en un même lieu de nombreuses entreprises engendrent des économies externes, c’est-à-dire que l’ensemble de la zone bénéficie d’avantages en termes de côuts de production par le seul fait de la concentration d’activités qui s’y exercent.

On partant de la notion d’input-output entendu comme un ensemeble d’activités, réunies en un même lieu, conduisant à la production d’un bien commercialisable, caractérisé par un nombre variable d’unités de production interdépendantes et fonctionnant selon une division du travail et une cohérence techniques qui lui sont propres(3).

On peut dire que la notion de système de production localisé se presente donc comme un ensemble d’activités interdépendantes, téchniquement et éconiquement organisées, et territorialement agglomérées.

A- Les caractéristiques des systèmes de production localisés:

En nous basont sur série de travaux riches et diversifiès portont sur les SPL, nous pouvons retenir les caractéristiques suivantes:

– Une concentration spatiale de la production dans un espace restreint, on observe en Italie, dans le val vibrata prés de l’adriatique (travail des peaux et habillement), 1600 PME emploient 12000 persones sur un espace de 30hm2 en France, dans le choletais 200 entreprises dans les chaussure dans un rayon de 30km2.(4)

En fin, on peut citer la plus grande concentration mondiale dans le domaine du textile: le système de Prato où 30000 personnes vivent dans dix communes sur un espace très restreint et qui emploi: 60000 personnes.
– un tissu de petites et moyennes entreprises sur un territoire, mais pas d’entreprise leader, tout au moins dans sa forme originelle.

La dynamique productive n’est donc pas induite par un phénoméne de polarisation autour d’une grande enterprise. En régle générle, aucune entreprise multinationale au départ ne joue de rôle structurant sur le système.

– Une forte spécialisation des productions autour d’un produit, d’un metier sur le territoire considéré (textile, mécanique, cuir et chousure, meuble,micro éléctronique…)
– Des liens interentreprises denses graçe à une histoire et un destin communs: Relation de voisinage, relation de confiance tissés dans la durée, valeurs professionnelles partagées:pratiques,savoir-faire,identité des origines et des parcours d’apprentissage.
– Une production de ces systèmes est suffisament significative pour couvrir une part importante de la production et des exportation nationales. Le poids à l’exportation est une caractéristique imporatante….il illustre l’ouverture de ses systèmes vers l’extérieur et leur implication dans la concurrence mondiale(5).
– Une coexistance de concurrence et solidarité entre les entreprises(6), ces dernière entretiennent les plus souvent des liens informels de solidarité et de réciprocité.
– Des relations étroites avec les autres partenaires (Etat, collectivités, chambre consulaires, société civile…) afin de faciliter et accompagnes les coopération, en favorisant par exemple les actions partenariales de formation et de recherche.

B- Les dynamiques d’agglomération d’entreprises dans les différentes régions du monde.

La dynamique des systèmes de production localisés est engager partout dans le monde. Qu’il s’agisse des autorités nationales, des économies développés ou en développement, des régions avancées ou périphériques, des économies en tronsition, ou de territoire qui suivent les principes économiques de la non intervention ou du dirigisme, chacun s’oriente vers des stratégies d’entreprises pour essayer de reproduire la réussite des agglomérations d’entreprises très concurrentielles.
Les agglomérations d’entreprises prenent toutefois de multiples formes.

Un diagnostic dans les différents pays, filières, régions voire continent ouvrirait la voie à l’élaboration de modèle spécifiques de développement et de nouvelles formes d’échange. Par exemple, dans les payes du sud, le groupement d’entreprises ne peut émerger sans le couplage de la demande et des talents… le développement des grappes peut faire l’objet de plusieurs types de stratégies. Anisi, les messures à prendre en faveur d’une grappe récément formée dans un secteur traditionnel d’une économie en développemnt où l’infrastructure fait défaut ne sont pas nécésairement les mêmes que celles qu’il convient d’appliquer à une grappe de pointe situe dans une région prospère d’un pays mombre de l’OCDE. Autrement dit, la mondialisation n’exige pas l’homogénéisation au niveau local. Il n’existe pas de modèle qui peut fonctionner partout. Cela demande de la prudence dans le choix de modèle, il faut faire du sur-mesure, lien avec l’économie et les politiques du pays(7).

C- Les systèmes de production localisées comme réponse à de nouveaux défis.

système de production localiséAujoud’hui, les systèmes de production localisés sont obligés de s’adapter pour faire face à l’internationalisation et à l’évolution rapide de la technologie et des marchés. La « nouvelle économie » (fondée sur la diffusion, acquisition et échanges de toutes sortes d’information et de connaissances grâce à la télématique et au réseau informatiques) monte en puissance tandis que les nouvelles technologies de l’information et de communication (NTIC) progréssent rapidement et revêtent une importance croissante pour l’activité des entreprises(8).

Les technologies de l’information et des communications favorisent l’organisation en réseau des petites entreprises, mettent ensemble leurs pouvoirs d’achat, s’organisent face aux fournisseurs. Autrement dit, les SPL ont une capacité à développer de l’emlpoi et des mitiés de qualité.

De plus, l’organisation flexible (accords interentreprises, souplesse de l’utilisation du travail, etc…) des systèmes de production permet de donner un avantage afin de répondre à l’évolution rapide des marchés et des technologies.

Les entreprises sont aujourd’hui confrontées à une demande de consommation qui varie et se diversifie de plus en plus, à des cycles de vie de produits plus courts, à des technologies de l’information et des communication qui favorisent l’organisation en réseau et à de nouveau moyens informatiques polyvalent. Les PME se spécialisant dans des niveaux de complémentarité ont alors leur mot à dire. En termes théoriques, les grappes d’entreprises paraissent illustrer le passage de la production de masse fordiste classique (où dominent des biens et services standardisées, des méthodes de production normalisées, une main-d’œuvre peu qualifiée et une concurrence par le prix) à un système de production de produits et services surmesure avec des moyens polyvalents et flexibles, avec une main-d’œuvre qualifiées et adaptable.

La définition du SPL, considéré comme un réseau coopératif d’entreprise rassemblées localement , autour d’un même métier ou d’un même couple produit-marché, renvoie à la notion de proximité et réaffirme la dimension territoriale du développement économique.

Dans cette optique, le territoire n’est pas un support passif, mais il se définit par « sa capacité d’organiser son développemnet dans économie de plus en plus mondialisé»(9).

Première Partie: Analyse de développement local
CHAPITRE II: Les systèmes productifs locaux

Lire le mémoire complet ==> (Développement des NTIC au Maroc : Apport économique et contraintes)
Mémoire de Licence en Sciences Economiques
Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales
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(2)- pour plus de détails sur les « diotricts industrils », voir les pages: 15,16,25,61,75,83,90,109…Benko et Lipietz « les régions qui gageuent ».
(3)– il s’agit de spécialistaion autour notion ou d’un produit (voir la thése de Mme EDDLLANE P.128)
(4)- sont des données des ministére de l’economien des finances et de l’industrie de la panco
(5)– Voir page 45 « les régions qui gagnent »: Benke et lipietz
(6)– on utilise le terme « coopération » pour vendre compte de cette conjonctionentre la concurrence…….et la solidarité.
(7)– cogrés mondiale des SPL: des territoires et leurs d’entreprises ouverts sur le monde .(recherche sur le site wib www.google.am)
(8)– G.Benla et A. Lipietz: « les régions qui gagnet » P.11.
(9)-voir (Beauviala-Ripert. Peuquev, Roussier, 1993,P:2)