La compétitivité d’une nation : de quoi parle-t-on ?

By 23 March 2011

Qualité et compétitivité de l’entreprise marocaine La première partie :

Introduction de la 1ere partie

Dans le contexte économique actuel caractérisé par l’intensification des échanges; la globalisation des marchés et la diversification des modes de consommation, la maîtrise de la qualité reste le levier puissant de la compétitivité voire un gage fondamental de pérennité et de développement des entreprises.

En effet, les entreprises marocaines doivent opter la compétitivité prix liée à une meilleure allocation des ressources et la réalisation des économies d’échelle recherchée par la grande taille, ainsi que la compétitivité hors prix en améliorant la qualité de leurs produits et en cherchant des créneaux innovateurs de production et de commercialisation.

Dans le cadre de cette première partie , nous verrons dans le premier chapitre, l’analyser de la compétitivité en générale , et dans le 2ème chapitre nous examinerons la qualité comme facteur de compétitivité.

Chapitre I: La compétitivité

Introduction :

La compétitivité est le centre de débat de beaucoup de sociétés et de gouvernements, elle constitue le plus grand défi des entreprises.

En effet, la notion de compétitivité a pris une ampleur considérable dans la littérature économique contemporaine. Elle est évoqué, la plupart du temps, pour justifier et expliquer les performances réalisées par les nations sur les marchés internationaux des biens manufacturés.

Dans le présent chapitre, nous allons essayer de montrer les fondement théoriques de la compétitivité et ces déterminants.

* Nous commençant par définir les notions de compétitivité, aussi bien sur le plan micro, méso que macro-économique (section I).
* Ensuite, nous étudions les fondements théoriques de la compétitivité ( section II)

Enfin, nous allons voir les facteurs déterminants de la compétitivité (section III).

Section I: la compétitivité: de quoi parle-t-on ?

La notion même de « compétitivité » est ambiguë d’une part c’est un concept qui n’as pas de référence théoriques vraiment clair pour l’économiste et il est par conséquent susceptible d’interprétation diverses qu’il faut, d’ailleurs, distinguer sous peine d’en tirer des conclusions de politiques économiques erronées.

Elle est, d’autre part, ambiguë dans la mesure où elle ne recouvre pas la même réalité selon qu’elle porte sur l‘évolution macro, micro-économiques ou sur les productions principalement industrielles et selon qu’on envisage le court ou le long terme « à long terme, la compétitivité d’une nation est sa capacité à accroître le bien être de ses habitants, grâce aux progrès de productivité- au niveau sectoriel, elle mesure ses avantages comparatifs et l’adaptation de son offre à la demande mondiale. A court terme et au niveau marco-économique, elle s’exprime principalement par l’évolution de ses prix relatifs, dont les coûts salariaux et les taux de change sont les principaux déterminants- au niveau d”une production, elle s’exprime par l’accroissement de ses parts marché».(CPII)([1])

La compétitivité est bien un concept théoriquement ambiguë et empiriquement complexe.

Successivement dans cette section, nous partons à la quete d’une signification de notion de compétitivité à travers ses divers aspects (marco, mécro, et méso-économique)

Paragraphe 1: Au niveau de la nation :

Le concept de compétitivité s’inscrit dans une logique globale expliquant les conditions et modalités d’intégration d’une économie nationale dans l’économie mondiale ou la division internationale du travail.

La compétitivité est dans ce cas synonyme d’une capacité d’insertion efficace dans les courants d’échange internationaux.

L’appréciation de la compétitivité est alors basée sur l’analyse des performances du pays considéré.

Par performance, il faut entendre à la fois les performances internes et externes de l’économie.

1)- Les performances internes :

Les performances internes d’une économie sont considérées comme un indicateur de sa compétitivité.

La compétitivité: de quoi parle-t-on?Les performances internes sont mesurées essentiellement à partir des taux de croissance de la production, de l’emploi, de l’investissement et du stock de capital.

Le premier indicateur utilisé dans ce cadre est le produit intérieur brut ( PIB), il s’agit d’un indice relatif à la totalité des activités.

Cependant, le PIB présente une limite relative à son caractère « statique » une appréciation viable du dynamisme d’un pays nécessite, en effet, la prise en compte du taux de croissance du PIB, un tel indice donne par ailleurs, une idée assez claire sur les perspectives futures de l’économie.

Il en va de même pour le taux de croissance de l’emploi, qui est un indice important de la compétitivité, et du taux d’investissement qui est important surtout pour apprécier la viabilité économique d’un pays à long terme, et donc sa compétitivité. En effet « le taux d’investissement global d’un pays est un indice important de la santé économique à plus long terme et, par voie de conséquence , de sa compétitivité internationale»([2]).

[1] Centre d’études prospectives et d’informations internationales.
[2] FORUM Economique mondiale: op cite P 56

Ces indices forment donc la base de départ pour les entreprises nationales et sont, de ce fait, important pour apprécier les conditions de base présidant à la réalisation des performances externes.

2)- Les performances externes :

Les performances externes d’un pays reflètent, le succès plus ou moins important, rencontrés par ses produits sur les marchés étrangers.

Elle sont synonymes, à ce titre, d’une intégration plus ou moins efficace du pays dans le courant d’échanges internationaux.

Une telle intégration étant largement tributaire de la capacité d’adaptation de ses entreprises aux exigences de la demande et des marchés.

Pour mesurer les performances externes, on utilise principalement, le taux de couverture, le taux de pénétration et les parts de marché.

Le taux de couverture en volume, qui est égal au rapport entre les exportations et les importations en volume, permet de saisir dans quelle mesure le pays arrive à couvrir ses importations par les exportations.

Mais, pour pouvoir comparer la situation d’un pays avec celle des autres pays, on utilise le taux de couverture relatif en volume , celui-ci étant égal au taux de couverture de pays considéré rapport au taux de couverture moyen des partenaires.

Le raisonnement en volume, bien que significatif, reste insuffisant à lui seul pour constituer des indicateurs pertinents des performances extérieures

En effet; une appréciation viable de ces performances passe par le calcul du taux de couverture en valeur.

Par ailleurs, le taux de couverture relatif peut être corrigé du différentiel de demande entre le pays et ses partenaires pour oboutir à un indicateur synthétique des performances; le taux de couverture structurel.

Ce taux présente l’avantage de tenir compte de la croissance relative du pays par rapport à ses partenaires. En effet, un taux de couverture relativement élevé peut résulter d’une demande faible, et donc des importations faibles conséquence d’une croissance inférieure à celle des partenaires, le taux de couverture structurel est donc un indicateur permettant à la fois de saisir les performances internes et externes de l’économie. Le calcul du taux de pénétration, rapportant les importations à la demande intérieure, donne une idée sur le degré de pénétration du marché local par les importations.

Cet indicateur permet de juger du degré d’ouverture de l’économie considérée sur l’extérieur.

La part de marché est autre indicateur, non moins important, des performances extérieures d’une économie.

Rapportant les exportations du pays à la demande mondiale, cet indicateur permet d’évaluer la part du marché mondial dont bénéficie le pays en question.
Pour ces deux indicateurs, on peut calculer des indices relatifs, en rapportant les taux absolus aux parts des six, ou plus grand pays.

Le but de ce calcul est d’avoir une vue sur la valeur relative des performances extérieures du pays par rapport à ses partenaires ou ses concurrents.

Lire le mémoire complet ==> (La qualité comme facteur de compétitivité dans l’entreprise, Cas: Secteur Textile-Habillement)
Mémoire de fin d’études – Option: Economie & Gestion
Faculté de Sciences Juridiques, Economiques et Sociales