Une information sans journalistes? naissance de la culture web, Web 2.0

By 8 March 2011

3 – Méthode de la recherche
Dans un premier temps, nous axerons notre recherche sur le discours des journalistes et des sociologues du journalisme sur la nouvelle donne issue de la généralisation de la presse en ligne.

Entre critique qualitative et tentatives incomplètes d’adaptation au numérique, les éditeurs de presse ont d’abord peiné à s’adapter au nouveau contexte de production de l’information. Nous aurons recours à ouvrages spécialisés sur Internet pour mettre en évidence le décalage fondateur entre le journalisme traditionnel et l’essence révolutionnaire du Web participatif, le Web 2.0. Nous en tirerons des conclusions sur les nouvelles contraintes éditoriales auxquelles les journalistes Web doivent se plier pour être acteurs de l’information sur Internet et reprendre un rôle de référence et de prescription de l’information.

Nous établirons dans une deuxième partie une mise en perspective de trois discours éditoriaux  celui de Rue 89, de Slate et de Fluctuat. A travers l’étude des occurrences syntaxiques, sémantiques, de la présence de techniques de production interactive de l’information (commentaires de lecteurs, conférence de rédaction participative, charte de commentaires, forum de lecteurs, blogs de lecteurs etc.) nous évaluerons le rôle croissant des lecteurs dans la formation de l’information et la frontière de plus en plus ténue entre les journalistes et leurs lecteurs contributeurs. Pour ce faire, nous décrypterons le discours éditorial des sites selon la double dimension programmatique et résultative de la ligne éditoriale.

D’un côté, nous mettrons en évidence les promesses éditoriales des sites face à la doxa de la culture Web. Pour ceux, les fondateurs des trois sites que nous avons étudiés ont accepté de témoigner sur le projet éditorial d’origine de leurs sites et aux évolutions qu’ils anticipent pour adapter leur média aux changements de l’espace numérique. Pascal Riché pour Rue 89, Johan Hufnagel pour Slate et Alexandre Boucherot pour Fluctuat ont dévoilé non seulement leurs ambitions et leurs stratégies d’audience et de réussite sur Internet, mais aussi leur vision du journalisme Web et des nouveaux genres d’informations qui répondent à l’esprit du temps et ceux qu’ils aimeraient voir émerger.

De l’autre, nous évaluerons le discours dans les sites, à travers le choix des articles, les intervenants, la mise en page de la Une, la place des contributeurs extérieurs à la formation de l’information et la place attribuée aux lecteurs parmi eux. Nous évaluerons par là la récupération du discours de la révolution Web par les éditeurs 100% Web à des fins d’audimat pour adapter leur positionnement identitaire à un environnement de concurrence et de surabondance informative. Enfin, nous prendrons la mesure des innovations éditoriales de ces sites pure players pour évaluer leur rôle avant-gardiste ou non dans la définition du nouveau profil du journalisme Web, et de répondre aux voix des plus septiques qui souhaitent voir « la survie du journalisme tel que nous l’avons vécu »[1].

I- Les journalistes Web : du désintérêt de la profession pour un sous-genre médiatique à la construction d’une avant-garde légitime et innovante.

A – Une information sans journalistes ? De l’éthique des hackers à la massification du Web 2.0 : le nouveau contrat entre lecteurs et journalistes
Dans un premier temps, nous allons porter notre regard sur les textes fondateurs et l’éthique développée par les pionniers d’Internet. Les valeurs qu’ils développent et dont ils imprègnent le fonctionnement des outils de communication sur Internet nous permettre de souligner le renversement de valeurs face au système médiatique traditionnel. Nous avançons l’hypothèse heuristique que l’éthique des « hackers », ces fondateurs du réseau Internet qui placent les logiciels libres dans les mains du grand public, tant au niveau de la relation au travail que dans la relation à la connaissance, à la technique et à la culture, ont impulsé une remise en cause de l’industrie de la culture et de l’information, développant un nouvel esprit de communication horizontale face à la culture plutôt qu’une consommation verticale d’un émetteur à une masse de récepteurs. Nous essaierons de montrer que l’éthique hacker a impulsé une remise en cause des valeurs culturelles, sans tomber dans le versant déterministe qui voudrait qu’Internet ait révolutionné l’industrie de la culture et annonce la disparition des acteurs traditionnels de la culture et de l’information.

Les entreprises de presse ont en effet vite cherché à « digérer » les nouvelles pratiques développées sur la blogosphère, à diversifier leurs supports pour s’adapter à l’ère du multimédia. Reste que d’aucuns ont privilégié la seule mise à niveau technique pour élargir leur audience et intégrer le nouveau marché de l’information en ligne. D’autres se sont intéressé de plus près à la nouvelle culture de l’information du Web et ont voulu être des acteurs référents de la cyberculture. Après plus d’une décennie d’expérimentations éditoriales, les éditeurs d’information généraliste font toujours face à la même problématique: trouver un modèle économique rentable. Mais la légitimité des sites des médias, au gré des expérimentations éditoriales et de la compréhension des nouveaux codes culturels du Web, est en progrès constant.

1) De l’esprit pionnier des hackers à la généralisation du web 2.0 : naissance de la culture web
Internet ne peut être compris et analysé dans l’ampleur de son influence à l’heure actuelle sans effectuer un retour sur les racines et les raisons de sa fondation. Si, pour reprendre l’expression de Franck Rebillard, « l’Internet atteindrait depuis le début des années 2000 un nouveau stade d’expansion sociétal », au point que Tim O’Reilly évoque en 2005 le passage du web 1.0 au web 2.0. Symbole d’un nouveau départ après l’explosion de la bulle boursière des nouvelles technologies de l’information et de la communication au début des années 2000, cette généralisation, presque commune pour les « digital natives », est en fait loin d’être naturelle. L’histoire de l’outil de partage d’informations peut se découper en deux périodes. Dans les années 50 à 70, le réseau militaire Arpanet a été construit pour favoriser la circulation des données informatiques. A la fin des années 70, les informaticiens se sont approprié les réseaux informatiques de l’Arpanet et en ont détourné la fin militaire pour en faire un réseau de partage de leurs recherches scientifiques. La valeur de libre accès au résultat des recherches, propre au monde scientifique, s’est transmuée en règle d’or sur l’Arpanet selon Patrice Flichy :

« C’est ce principe d’une circulation libre et gratuite de l’information qui fut adoptée par Arpanet. La seule récompense que pouvait espérer l’auteur d’un logiciel était la reconnaissance de ses pairs »[2].

A cet esprit de libre-échange de l’information s’est adjoint l’esprit d’expérimentation des étudiants-chercheurs en informatique qui s’approprient à leur tour Arpanet et l’étendent à des réseaux parallèles (Usenet ou Bitnet) et forment ainsi l’armature de l’Internet. Les deux piliers de ce qui n’est au début qu’un réseau informatique sont l’esprit de l’échange libre et gratuit du savoir et l’idée d’expérimentation par le bas, de manière progressive, cumulative et collective. Or cet esprit s’est prolongé avec la généralisation du réseau. La continuité de ces valeurs a été garantie par les informaticiens qui ont voulu l’extension du réseau, les « hackers ». Par la pratique du logiciel libre[3], ils élaborent peu à peu la structure du Web, en généralisant son utilisation au grand public. Les deux principes fondamentaux de l’esprit hacker son définis en alternative à la conception traditionnelle de la distribution de la culture et de l’information. D’un côté, ils ne posent aucune barrière marchande à l’appropriation de leurs logiciels ; de l’autre, les utilisateurs ne sont pas de simples consommateurs passifs des logiciels, ils doivent à leur tour participer à l’amélioration et à l’évolution des logiciels et distribuer leur nouvelle version. Une double évolution par rapport au système de communication qui prévaut dans « le monde réel » où, comme le signale Olivier Blondeau :

« A un moment où le savoir tend à être marchandisé, privatisé au profit de grandes entreprises monopolistiques, cette réaffirmation d’un droit inaliénable du public d’avoir accès aux connaissances, conçues comme un bien de l’humanité, est pour le moins intéressante »[4].

L’esprit hacker, avance le chercheur, se serait transposé dans l’outil qu’ils ont démocratisé, car il existe une continuité entre les valeurs qu’ils défendent et le mode fonctionnement Des « codes sources » :

« le hacker est l’idéaltype de l’expressivisme qui produit, à travers son objet, une formulation autopoïétique »[5].

En ce sens, la pratique de l’ « hacktivisme » a permis de développer une nouvelle culture de l’information et du savoir basée sur le droit au savoir et impliquant une conception dynamique et évolutive du savoir. Une culture qui a influencé, par ses mythes et ses textes fondateurs, de nombreux acteurs du web lorsque celui-ci s’est démocratisé. Nous considérons en effet que le mouvement du logiciel libre a structuré un nouvel espace normatif, le web, où les valeurs des pionniers se sont transmises par cette pratique évolutive et interactive du savoir. Un espace normatif de production fondé « sur la coopération décentralisée et non hégémonique »[6]. L’évolution est double. Expressiviste tout d’abord : les consommateurs sont incités à formuler leur subjectivité en se réappropriant par l’expérimentation les objets techniques qu’ils utilisent. Non-marchande : les biens immatériels qui circulent sont destinés à être librement copiés et améliorés en permanence, à l’inverse de la logique commerciale de l’industrie de la culture et de l’information.

éthique des hackers a) L’éthique des hackers défini un « esprit de l’Internet », base de la culture Web
Il importe à présent de souligner la permanence de l’éthique des hackers dans les objets techniques (les codes) qu’ils ont créé sur et qui ont structuré l’ensemble du réseau Internet, et donc dans les pratiques de ses utilisateurs. On peut partir des travaux du philosophe Pekka Himanen qui invitent à penser l’impact des hackers sur la relation à la technique et au travail :

« l’activité à laquelle il se livre n’est ni de l’ordre du travail eentendu comme devoir, valeur en soi, souffrance et morale, ni de l’ordre du loisir conçu comme repos, oisiveté et absence d’activité » [7].

Pour le philosophe, les hackers ont intégré à leur activité la notion d’expressivité, qui retient que le travail ne doit pas se borner à être un devoir social : l’expressivité du travail doit permettre aux individus de réaliser leur humanité. Dans son analyse du « médiactivisme », Olivier Blondeau avance l’idée que les valeurs des hackers se sont transposées dans les outils techniques qu’ils ont développé, au même titre qu’il existe une continuité entre l’homme et la technique. Au-delà de l’utopie d’une technique libératrice, le chercheur s’appuie sur les théories de Simondon[8], lequel considère que la possession d’un objet technique ne suffit pas à en faire un outil de libération: il est indispensable de le connaître. Les hackers traduisent cette nécessité en acte avec Internet, par l’injonction d’ « intentionnalité » pour les utilisateurs vis-à-vis des codes informatiques, lesquels étant incités à s’approprier leurs objets techniques, à les transformer, puis les transmettre à nouveau à leurs pairs. Par la démarche de gratuité et de partage entre pairs, ils subvertissent indirectement les valeurs de l’industrie de la culture et de la communication basées sur la propriété et la diffusion d’un émetteur unique vers une masse de récepteurs.

Dans cette optique, Luc Boltansky et Eve Chiapello[9], auteurs d’un essai sur le nouvel esprit du capitalisme, avancent que le Mouvement du Logiciel Libre a ormé une philosophie qui contrecarre les fondements de l’industrie de la culture et de la communication (information, musique, cinéma, littérature) et qui propose une alternative au capitalisme. Les fondateurs du logiciel libre proposent une alternative à la logique de la consommation verticale et commerciale de la culture au profit d’une consommation horizontale et libre. L’impact de ce bouleversement, nous le verrons, s’est répercuté sur tout le système de production culturelle du fait de la convergence numérique qui a poussé les acteurs de l’industrie culturelle et des télécommunications à élargir leur diffusion sur le Web. Les acteurs de l’industrie culturelle et du commerce (entreprises, industrie de l’information et de la culture, opérateurs de télécommunication etc.) ont dû adopter ces outils techniques, quand bien même le fonctionnement en réseau de ces technologies bouleverse les fondements économiques de leur mode de diffusion. Ce paradoxe constitutif est transversal à toute réflexion sur Internet : le réseau Internet développe à la fois une philosophie de la libération de l’homme de la commercialisation du savoir en prônant sa libre circulation mais, dans le même temps, l’ensemble de l’appareil industriel et du secteur des télécommunications va utiliser Internet comme nouvelle vitrine de ses activités, quitte à passer par un moyen de communication hostile à la logique commerciale. La nouvelle doxa libératrice et humaniste de l’outil Internet, jalonnée de mots-clés comme « autonomie, maitrise et vitesse »[10], va donc être récupérée par les publicitaires et les sociétés de télécommunication[11].

Il se développe donc bien une culture à partir de « l’esprit Internet », liée à une représentation du monde basée sur la désintermédiation et l’absence de hiérarchie, la gratuité, l’immédiateté des échanges et la coopération créative. Pour le chercheur du CNRS Dominique Wolton, cette culture n’est autre que l’aboutissement de l’idéal néolibéral où la liberté individuelle est poussée à son paroxysme, au détriment des institutions intermédiaires, Etat, école, partis politiques. Le chercheur précise que l’idéal d’égalité virtuelle de l’accès à l’information n’a pas supprimé la hiérarchie préalable à l’accès au savoir[12]. S’il constate les valeurs démocratiques et solidaires de l’utopie communicationnelle du Web, Dominique Wolton distingue donc la « doxa » programmatique des zélateurs des nouvelles technologies et la réalité de leur appropriation par les individus qui restent inégalement dotés en capital économique, social et culturel. On peut nuancer l’annonce de l’extension du savoir faite par les hackers car l’importance de l’appropriation des outils techniques, relevée par ces pionniers du réseau, n’est pas également accessible selon la maîtrise de cette « doxa » véhiculée par les défenseurs des nouvelles technologies. La vitesse, la multiplication des échanges, l’expressivité sont autant de termes qui libèrent un sens particulier pour les individus qui partagent des codes de langage préalables, une même communauté de valeurs.

Toutefois, les ressources symboliques préalables à la compréhension des nouvelles technologies ne sont pas déterminée par rapport à la situation sociale des acteurs. Dans le domaine médiatique, Internet est ainsi un espace clé pour le développement des médias alternatifs. Ces derniers préexistent à l’émergence d’Internet mais ils ont été parmi les premiers à intégrer la pratique du réseau pour détourner le dispositif traditionnel du système médiatique. Un pan entier de la production médiatique sur Internet est donc produite par des collectifs alternatifs qui utilisent la rapidité et l’instantanéité du nouveau moyen de communication pour diffuser des messages informatifs détournés du mode de communication codifié par l’industrie culturelle. Le détournement des médias de masse n’est pas né avec Internet. S’il se développe sur le réseau, c’est en réaction à l’échec relatif du développement des médias communautaires selon Olivier Blondeau[13]. Les « médiactivistes » partagent a priori la même ambition de « justice communicationnelle » que les ONG et les pays en développement qui ont participé à l’élaboration du NOMIC (Nouvel Ordre Mondial de la Communication) dans le cadre de la 21ème session de la conférence générale de l’UNESCO[14]. Ils sont d’accord sur le constat qu’il existe une asymétrie des moyens de communication en faveur des pays du Nord, mais pas sur les moyens pour la transformer. Plutôt que de débattre sur le « droit à la communication » et l’impérialisme culturel, d’aucuns ont pris acte de l’avancée technique et politique du Web pour expérimenter des technologies et des nouveaux dispositifs de communication. Plutôt que de passer par l’Etat et les ONG, La campagne WSIS ? We Seize a utilisé le réseau Internet. Le médiactivisme sur le Web joue des ressources du multimédia. Au niveau de l’image, on peut citer les collectifs de vidéastes qui développent les « vidéo-vérité » contre la mise en scène traditionnellement pratiquée dans les documentaires télévisuels. Au niveau du texte, le réseau Indymédia prend acte du monopole des agences de presse des pays du Nord et développe une agence de presse alternative. Ils couvrent alors des évènements qui ne sont pas inscrits dans l’agenda des agences traditionnelles et pratiquent une médiatisation du militantisme et des mouvements sociaux peu médiatisés ou censurés dans leurs pays d’origine. Pour ces médias alternatifs, les nouvelles technologies de communication déployées sur Internet portent l’espoir d’une révolution :

« Les médias doivent être libérés, éloignés de la propriété privée et du commerce et mis au service de l’humanité entière. Nous devons rendre les médias crédibles. Nous devons assurer un contrôle délibéré sur la vidéosphère »[15].

On le voit, l’utopie de s’approprier le nouvel espace médiatique d’Internet pour en faire un média alternatif aux médias traditionnels (télévision, journaux et radios) est inscrite dans l’ADN du Web tel que nous le connaissons aujourd’hui. Pour les médias traditionnels, cet ADN n’est pas partagé, et le décalage s’inscrit dans les gènes des éditions numériques qu’ils s’empressent de fonder dans les années 1990. Le paradoxe constitutif au Web défini par Luc Boltanski et Eve Chiapello[16] s’applique en effet particulièrement aux médias. Comme nous allons le voir plus loin, les médias traditionnels se sont approprié l’outil Internet et certains ont réussi à « digérer » ses pratiques et sa doxa. Cependant, l’arrivée des médias sur le Web souligne le décalage entre les pratiques médiatiques traditionnelles et les valeurs subversives des outils techniques qu’ils s’emploient à maîtriser.

Lire le mémoire complet ==> (Les discours éditoriaux des sites pure player d’information à l’heure de la culture Web)
Master 2 de Journalisme Culturel de l’Université de Paris III
La Sorbonne Nouvelle
_______________________________________________
[1] L’éditorialiste John Carlin, dans un numéro spécial de l’hebdomadaire Courrier International consacré à l’avenir de la presse intitulé « Mais où va la presse ?», n° 972, 18-24 juin 2009
[2] Patrice Flichy, « Utopies et innovations. Le cas Internet », Sciences Humaines, Hors-série n°16, 1997
[3] Le Logiciel Libre est un logiciel qui peut être utilisé, copié, étudié, modifié et redistribué sans restriction. Il existe plusieurs catégories de licence de logiciel libre, dont la licence publique générale GNU écrite par Richard Stallman qui a introduit la notion de copyleft.
[4] Olivier Blondeau, Devenir média, Edition Amsterdam, Paris, 2007, p.33
[5] Olivier Blondeau, op.cit, p.32
[6] Olivier Blondeau, op.cit, p.33
[7] Pekka Himanen, L’éthique hacker et l’esprit de l’ère de l’information, Exils, 2001
[8] Simondon Gilbert, Du mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris, 1958
[9] Luc Boltansky et Eve Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Edition Gallimard, Paris, 1999
[10] Dominique Wolton, Internet, et après ? Edition Flammarion, Paris, 2000, p.87
[11] Dominique Wolton cite les publicités pour Club-Internet qui évoquent « la tradition d’humanisme » et d’ « universalité » du groupe Hachette Lagardère qui propose leur « vision » de l’Internet, à savoir « égalité de parole, liberté d’expression ». op.cit, p.87
[12] Dominique Wolton, op. cit. p.89
[13] Olivier Blondeau, Devenir média, Edition Amsterdam, Paris, 2008, pp. 65-75
[14] Lors de cette conférence, le rapport Mac Bride insiste sur la situation monopolistique des entreprises de communication transationales, coupables selon lui d’organiser des contenus sur un modèle asymétrique conduisant à l’uniformisation de la culture des pays du Sud.
[15] Youngblood, un des premiers théoriciens de l’art vidéo, « the videosphere », Radical Software, n°1, 1970 in Olivier Blondeau, Devenir Média, Editions Amsterdam, Paris, 2008, p. 77
[16] Luc Boltansky et Eve Chiapello, op. cit.