Le système bancaire: économie et gestion de la banque

By 12 February 2011

Système bancaire – Section 3:
Comme nous l’avons vu, le mécanisme financier, est le procédé par lequel est assuré le financement de l’économie.

L’intermédiation financière, l’un de ces mécanismes, au sens de GURLEY et SCHAW assure le financement indirect.
La fonction de ces intermédiaires est en plus de la production des ressources financières (monnaie), la transformation et la prise de risque.

C’est ainsi que dans cette section, nous allons présenter d’une manière générale le système bancaire et distinguer les institutions financières. Nous avons, cependant, jugé utile d’étudier l’économie et la gestion de la banque, car elle constitue le pivot de ce financement.

I- Présentation générale du système bancaire
L’organisation du système bancaire s’est accomplie en Europe depuis le 19e siècle. A chaque stade de l’évolution de l’économie, le financement de la production a été réalisé par des institutions et mécanismes mettant en œuvre des techniques financières élaborées. L’essor de la finance a dans un premier temps évolué parallèlement à la progression des échanges et du commerce national et international. Dans un deuxième temps le système bancaire moderne à subi des améliorations suite à des changements politiques, sociaux et économiques causés par la succession des crises et guerres. De nos jours ce système acquiert un caractère international.

Le système bancaire peut être défini comme étant un ensemble d’institutions et de mécanismes permettant le fonctionnement des banques. Ces banques créent la monnaie en consentant des crédits.Elles procurent donc à l’économie des instruments de paiement, en mettant à la disposition des clients leur propre monnaie ou la monnaie émise par la banque d’émission. Cette fonction monétaire qui les distingue des autres organismes financiers ne doit pas faire oublier qu’elles sont elles même des institutions financières.

II- Les institutions financières
Les institutions financières sont un ensemble d’organismes financiers qui collectent des ressources d’épargne liquide et interviennent sur les marchés de capitaux. La nomenclature actuelle des institutions financières françaises considère que toutes les institutions financières sont désormais regroupées dans une seule catégorie, la catégorie des établissements de crédit dont le classement ne repose plus sur la nature des ressources collectées mais sur les caractéristiques et la spécificité de ces organismes. Ainsi on distingue:

  • les banques : catégorie d’établissements de crédits habilités à recevoir du public des fonds et qui peut effectuer toutes les opérations de banques ;
  • banques mutualistes ou coopératives (mutal savings banks) : ce sont notamment les crédits mutuels, la banque populaire, le crédit agricole habilités à recevoir du publique des fonds et qui peuvent effectuer des opérations de banques ;
  • caisse d’épargne et de prévoyance (savings and loan associations) : habilitées à réaliser toutes les opérations de banques sous réserves de respecter une législation propre ;
  • caisse de crédit municipal: Habilitées à réaliser toutes les opérations de banques sous réserves de respecter une législation propre. A la différence des précédents, il conserve le monopole des crédits accordés sur gage mobiliers ;
  • sociétés financières (crédit unions): ce sont des filiales des banques ou d’institutions financières dont leur activité est spécialisée. C’est à dire limitée à un champ d’activité, une clientèle ou une nature de biens financiers: cautionnement, crédits à la consommation, crédit bail etc ;
  • institutions financières spécialisées: ils sont chargés par l’Etat d’une mission permanent d’intérêt public. Il s’agit d’une part, le financement des entreprises, de l’immobilier des particuliers, des collectivités locales, d’autre part la compensation des transactions sur les marchés réglementés.

D’autres institutions financières telles que la banque centrale, le trésor public ne font pas partie de la loi bancaire. Dans notre étude qui suivra, nous nous focaliserons sur les banques, principalement dites commerciales puisqu’elles représentent la part la plus importante de l’activité d’intermédiation financière. Aussi les principes qu’on va dégagé sont applicables à d’autres institutions financières.

III- Economie et gestion de la banque
Pour comprendre comment fonctionne une banque, nous devons examiner un bilan bancaire, ensuite l’exploitation de la banque et les principes de gestion du bilan. Pour comprendre complètement la gestion des banques et autres institutions financières, nous devons aller au delà de ces principes généraux et regarder en détail comment une institution financière gère ses actifs à travers la gestion du risque de crédit et celle du taux d’intérêt. L’opération de titrisation nous permettra de comprendre comment les banques contournent le ratio imposé par le législateur. L’aspect réglementaire fera l’objet du chapitre 2 prochain.

  1. 1. Bilan de la banque

Le bilan d’une banque présente plusieurs types d’opérations que l’on retrouve pour la plus part parallèlement aussi bien à l’actif qu’au passif. Et comme tout autre bilan il est équilibré: la liste des actifs est égale à la liste des ressources. Le bilan agrégé des banques commerciales américaines se présente dans le schéma suivant à travers lequel allons étudier les caractéristiques du bilan bancaire.

Bilan de la banque

ACTIF (utilisation des fonds)
PASSIF (source des fonds)
Réserves et encaisse
Titres
De l’Etat et des agences     fédérales américaines
Des Etats fédérés et des administrations locales
Prêts
Commerciaux et industriels
Hypothécaires
A la consommation
Interbancaires
Autres
Autres actifs (capital physique)
Compte-chèques
Dépôts non assortis de moyens de paiement
Dépôts à terme de faible montant (< à 100000 dollars) et dépôt d’épargne
Dépôts à terme de gros montant
Emprunts
Capitaux propres
Total 100 Total 100

Bilan agrégé des banques commerciales américaines (en pourcentage du total, janvier 2006) «  monnaie, banque et marchés »

La banque collecte des fonds qui sont investis  en actif productif des revenus:

Passif: Le passif est constitué de l’ensemble des dettes et capitaux propres. La liste de ses éléments est la suivante:

  • dépôts mobilisables par chèques: ce sont entre autres les comptes chèques sans intérêts (dépôts à vue, les compte rémunérés …etc.), ils sont pour la banque des dettes et constituent 7% du total du passif. Alors qu’ils étaient les principales ressources des banques dans les années 1960 (environ 60% du passif), leur part a décliné avec l’apparition de nouveaux instruments financiers plus attractifs. Ces dépôts engendrent deux types de coûts pour la banque qui sont les intérêts à verser et les services (traitement et annulation des chèques, fourniture de services aux guichets, gestion de locaux …etc.) ;
  • dépôts sans moyens de paiement: ce sont des dépôts à termes constituant la première source de fonds pour les banques américaines (59% du passif en 2006). On distingue  des dépôts à termes de faible montant et  des dépôts à termes de gros montants (supérieur a 100000 $). Car ces derniers sont négociables avant l’échéance et sont détenus par les sociétés financières et autre institutions financières. Ils constituent ainsi une alternative au bon du trésor ;
  • emprunts: se sont des dettes contractées par les banques au près de la banque centrale, les banques spécialisées et autres banques. C’est notamment l’emprunt des fonds au jour le jour pour détenir suffisamment de réserve  obligatoire ;
  • capitaux propres: c’est la situation nette de la banque, c’est-à-dire la différance entre l’ensemblede l’actif et les dettes. Ce poste est élevé en émettant de nouvelles actions.

Actif

On appelle ainsi l’utilisation de l’ensemble des  fonds empruntés. Les éléments de l’actif bancaire sont comme suit:

  • réserves: ce sont des fonds détenus par toutes les banques, mis en réserve, sous forme des dépôts auprès de la banque centrale ou des monnaies physiquement détenus par la banque. Ces réserves ne porte désormais plus d’intérêts (particulièrement aux USA) qu’ils soient obligatoires ou excédentaires ;
  • effets en recouvrement: sont classés dans cette masse les chèques émis par d’autre banque et encaisser dans la banque ;
  • dépôts auprès d’autre établissement de crédit: pour recevoir des services divers, les petites banques sont amenées de fois à placer l’épargne collectée dans de grandes banques. Ces services peuvent être: encaissement des chèques, le change,…etc ;
  • titres: ce sont des titres détenus par la banque [1]. Ils sont émis principalement par l’Etat et les collectivités locales mais aussi les entreprises, ils sont de l’ordre de 23% de l’actif agrégé des banques américaines et  participent à 10% du revenu des banques [2];
  • prêts: un prêt est une dette pour l’individu ou la société qui le reçoit mais un actif pour la banque. Ils sont estimés à 66% aux Etats unis en 2006 et 50% pour les banques françaises. Les prêts représentent un actif moins liquide pour la banque. C’est pour quoi elles exigent un rendement élevé précisément aux Etats unis dont 50% du revenu des banques sont dus à ces prêts. En plus des prêts hypothécaires les banque octroient  des prêts à la consommation et se prêtent aussi entre elles. C’est d’ailleurs le type de prêt accordé qui distingue les banques ;
  • autres actifs: les actifs physiques tels que le local et les autres immobilisations.
  1. 1. Gestion du bilan

L’activité de la banque c’est la transformation d’actifs c’est-à-dire, elle transforme l’actif du client (son dépôt) en octroyant le crédit qui est pour elle un actif: on dit que la banque emprunte court pour prêter long. Aussi la banque produit des services désirés à moindre coût et obtient un revenu substantiel sur ses actifs.

Cependant, la première préoccupation pour la banque est de s’assurer qu’il ya suffisamment de réserves pour faire face aux fuites de dépôts (gestion de liquidité). Elle poursuit aussi un objectif de risques faibles et acceptables pour son actif (gestion d’actif), elle veut aussi acquérir des fonds à faibles coûts (gestion du passif) et enfin elle se préoccupe du montant de fonds propres à détenir (adéquation du capital).

a) Gestion de liquidité

Lorsque la banque possède un excédent important des réserves, un mouvement de sortie des dépôts  ne nécessite pas des changements d’autres postes du bilan pour combler les réserves obligatoires. Dans le cas contraire quatre options sont envisageables:

  • emprunt interbancaire: le  poste emprunt du passif augmentera du montant restant de la réserve obligatoire, générant ainsi le cout d’intérêt ;
  • cession des titres: ici les titres de la banque diminuent au profit des réserves obligatoires restantes et le coût correspond aux frais de commission ;
  • emprunt à la banque centrale: elle est identique à  l’emprunt interbancaire mais pour cette opération la banque paye l’intérêt au taux d’escompte ;
  • réduction des prêts: c’est à dire réaliser le prêt à l’échéance sans les renouveler ou les revendre à d’autres banques. C’est le moyen le plus couteux.

Les réserves excédentaires sont donc une assurance contre les coûts associés au mouvement des retraits de dépôts. Cependant, le coût d’opportunité correspond au coût cette « assurance ».

b) Gestion d’actif

Pour maximiser son profit, la banque doit chercher les rendements les plus élevés sur ses prêts et ses titres, réduire le risque et faire des provisions suffisantes pour sa liquidité. Pour atteindre ces objectifs Fréderic M préconise:

  • trouver des emprunteurs qui payeront le taux d’intérêt élevé et peu susceptible de faire défaut (habituellement taux de défaut < 1%). La banque examine ainsi sélectivement ses emprunteurs pour réduire les problèmes d’anti-sélection ;
  • acheter les titres à taux de rendement élevé et à faible risque ;
  • diversifier les actifs (différents titres, plusieurs type de prêts…) pour réduire les risques: « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » ;
  • gérer la liquidité de ses actifs pour faire face au problème de liquidité exposé précédemment. Décider donc combien elle doit conserver comme resserves excédentaires, combien placer en titres d’Etat (réserve secondaire), etc.

Mais elle doit être prudente car les réserves excédentaires ne portent pas d’intérêt et que son passif est très couteux.

c) Gestion du passif
Depuis les années 1960, la composition du bilan bancaire a changé suite aux changements survenus dans le monde de la finance. Notamment l’essor des marchés financiers et plus précisément l’explosion du marché interbancaire. Ainsi les banques ne dépendaient plus des dépôts comme première source de fonds et de ce fait elles ne considéraient plus leurs ressources (passif) comme données [3]. Au contraire elles essayent d’obtenir les fonds en cas de besoin.

C’est pourquoi on assiste actuellement à la gestion des deux cotés du bilan à la fois dans ce qu’on appelle le comité de gestion actif /passif.

a) Adéquation du capital
Les dirigeants doivent prendre des décisions sur le montant du capital pour trois raisons: éviter la faillite, rendement des actionnaires et la contrainte réglementaire.

Pour la première raison, la banque peut être insolvable notamment en cas de retrait des créances douteuses (évaluées à zéro) si le montant du capital est faible. Ce qui amène le législateur à fermer les portes de la banque (cas de Lehmann Brother).

Pour la deuxième raison, on évalue le coefficient de rentabilité comme suit:

Soit:
le coefficient de rentabilité

Alors:
le coefficient de rentabilité

Donc pour un coefficient de rendement donné, plus le capital bancaire est faible plus la rentabilité des propriétaires est élevée.

Ainsi le phénomène d’arbitrage se pose pour ces deux premiers objectifs des dirigeants: le capital est avantageux pour les actionnaires car il rend leur investissement plus sain (réduisant la probabilité de faillite) mais le capital est couteux (plus il est élevé plus la rentabilité est faible).

C’est pourquoi durant les périodes de fortes probabilités des pertes les dirigeants optent pour une hausse de capital et à l’inverse réduire le capital.

Enfin s’agissant de la contrainte réglementaire, le législateur a imposé un minimum légal  afin de sécuriser la banque en particulier et la nation en général. Nous y reviendrons dans la suite de notre sujet.

  1. 1. Gestion du risque

Avant de commencer cette partie quelques notions sont à préciser:

Asymétrie d’information: l’emprunteur connait mieux le rendement et le risque associé à son projet que le préteur.

Anti-sélection ; l’emprunteur le plus risqué est celui qui cherche le plus activement les crédits et a le plus de chance d’être sélectionner car il présente en général un projet très rentable.

Risque moral : c’est le risque que l’emprunteur s’engage dans des activités indésirables pour le préteur.

Pour ces trois problèmes, les spécialistes proposent cinq principes pour la gestion du risque:

  • sélection-surveillance: ce sont deux activités de production de l’information:
    • sélection: les préteurs collectent l’information fiable sur les emprunteurs potentiels entre autre la situation financière (salaire, dépôts, actif immobilisé…), les charges périodiques, relevé de leurs autres emprunts, l’âge, la santé, profit futur,…etc. ce qui permet alors de calculer un score de crédit à partir de ces informations ;
    • spécialisation des prêts: la banque se spécialise dans un type de prêts qu’elle maitrisera avec l’expérience. Or nous avons vu que la diversification est un des principes de gestion d’actifs. Mais la banque, en se spécialisant dans une activité, élimine les mauvais risques de crédits ;
    • surveillance et application des clauses protectrices: afin de réduire le risque moral le préteur inclut dans le contrat, des clauses pour empêcher l’emprunteur de s’engager dans des activités risquées ;
    • relation clientèle à long terme: ceci réduit le cout de collecte d’information et aussi, le besoin de surveillance renforce cette relation ;
    • convention de crédits: c’est de créer une relation de long terme en promettant de fournir à une clientèle des prêt dans une limite spécifiée et à un taux d’intérêt lié au marché ;
    • collatéral et dépôts de garantis: c’est-à-dire les actifs promis au préteur en cas de défaillance notamment le dépôt de garanti (conserver un minimum réglementaire comme dépôt à la banque). Ceci permet le contrôle de l’activité de l’emprunteur ;
      • rationnement du crédit: refuser d’accorder définitivement des prêts à haut taux d’intérêt ou seulement pour des prêts de faible montant.
  1. 2. gestion du taux d’intérêt

Le caractère aléatoire de rendement associé au taux d’intérêt, exige à la banque d’être prudente. En effet si une banque possède plus de dettes sensibles au taux d’intérêt que d’actif, alors une hausse du taux d’intérêt réduit le profit de la banque et vice versa .

Deux indicateurs nous permettent alors de mesurer le risque du taux d’intérêt:

  • analyse d’impasse: le «gap» mesure la différence entre le montant de l’actif sensible au taux d’intérêt et le passif de même caractéristique ;
  • analyse de duration: la duration moyenne des deux parties du bilan est calculée algébriquement par la définition de Macaulay indiquant alors la sensibilité de ces parties.

Ces deux indicateurs aboutissent au même résultat s’agissant de la situation financière de la banque.

A ce principe s’ajoute la titrisation une innovation du 20e siècle.

  1. 3. Titrisation

La titrisation, une des plus importantes innovations financières de ces deux dernières décennies, est un exemple capital d’innovation financière issue de l’amélioration à la fois des transactions et technologies d’informations. La titrisation est un processus de transformation d’actifs financiers non liquides (prêts immobiliers ; crédits automobiles, comptes de cartes de crédit) en titres échangeables sur le marché de capitaux. L’amélioration de la collecte d’information facilite la vente des titres du marché financier. De même grâce à la baisse des coûts de transactions liés au progrès informatique, les institutions financières se rendent compte qu’elles peuvent, pour un faible coût, relier un portefeuille de prêts (prêts immobiliers, par exemple) de petits montants (souvent moins de 100000 dollars), collecter les paiement des intérêts et du principal de ces prêts, puis s’en défaire en les transférant à un tiers.

En divisant le portefeuille de prêt en lots standardisés, l’institution financière peut vendre comme des titres le versement des intérêts et du principal de ces prêts à des tiers. Les montants standardisés de ces prêts titrisés en font des titres liquides, et le fait qu’ils soient constitués d’un assortiment de prêts permet de diversifier  le risque, ce qui les rend plus attrayants. L’institution financière qui vend les prêts titrisés fait un profit en nourrissant les prêts – elle collecte les versements des intérêts et du principal et les renverse – et en chargeant des frais au tiers pour ce service. Le schéma suivant illustre le processus de titrisation.

Processus de la titrisation
Processus de la titrisation
Les préoccupations des établissements de crédits, on l’a vu ont trait à la gestion de liquidité puis celle de crédit et avec les réglementations, le ratio de solvabilité. L’impact de la titrisation sur ces ratios est capital:

  • la titrisation contribuera à améliorer le ratio de trésorerie puisqu’elle occasionne une entrée de cash pour la banque et permet en outre la disparition de son bilan d’engagements à terme qui ont été cédés ;
  • à l’heure actuelle du ratio réglementaire, la cession des créances permet d’améliorer le ratio de fonds propres: la créance cédée n’est plus soumise à un provisionnement quelconque au  niveau des fonds propres.

Ainsi, la titrisation permet aux banques de faire face aux contraintes réglementaires, qui à l’heure actuelle, constitue un sérieux frein à leur activité. Mais aussi cette opération, mettant en relation le système bancaire et le marché financier, est l’un des facteurs à la base de la crise du système financier international.

Chapitre I : Fonctionnement et organisation du système financier

Lire le mémoire complet ==> (La crise financière et les défaillances réglementaires)
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[1] Uniquement des titres de dette pour les banques commerciales, ils ne peuvent détenir des actions
[2] Fréderic MISHKIN  « Monnaie,  banques et marchés financiers »
[3] Les mutations remarquées précédemment: emprunt interbancaire  passant  de 2% à 42% et les dépôts de 61% à 7%