Situation des TIC au Maroc : Numeric 2013, E-Learning et E-Gov

By 8 February 2011

Etat de lieux des TIC au Maroc : Numeric 2013, E-Learning, E-Gov, E-Commerce

Le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) connaît une véritable explosion au Maroc. Les chiffres pour plusieurs indicateurs ont en effet galopé, et de nouveaux outils qui ont été développé dans ce secteur connaissent un essor remarquable.

Ainsi, disposons-nous des dernières statistiques (de 2009) sur l’évolution des TIC au Maroc:

II.1. Régulation et réglementation

Le secteur des télécommunications est régulé au Maroc par l’ANRT (Agence Nationale de Régulations des Télécommunications) qui est une agence performante et autonome, crée en 1997 suite à des réformes et restructurations dans le secteur des télécommunications. L’ANRT est dotée de larges prérogatives. Le conseil des ministres a adopté trois décrets les renforçant davantage. L’objectif étant de renforcer la mission de l’ANRT, pour intégrer, outre la veille à la concurrence, la possibilité de trancher et arbitrer les litiges, afin de pouvoir évoluer dans un environnement concurrentiel loyal.

Selon les dernières informations publiées sur le site de l’ANRT, le secteur des télécommunications se dote d’une nouvelle note d’orientations générale à l’horizon 2013.Il est également annoncée que L’ANRT a été désignée en tant que «Meilleur Régulateur Afrique du Nord» pour l’année 2009 lors de la dernière conférence d’Africa Telecom People (ATP), qui s’est tenue le vendredi 12 février 2010 à Paris.

II.2. Opérateurs téléphoniques

En plus des trois principaux opérateurs téléphoniques que sont Maroc Telecom, Meditelecom, Wana, le Maroc compte douze(12) opérateurs satellites fournissant chacun des services divers sur le marché des télécommunications.

II.2.1. Maroc Telecom

Maroc Télécom (إتصالات المغرب = Itissalat-Al-Maghreb), ou IAM, est la 1re société de télécommunications au Maroc. Privatisé par le Royaume du Maroc à partir de 2001, elle devient une filiale du groupe français Vivendi.

1) Historique

§ En 1999, L’ONPT, Office National des Postes et Télécommunications, est divisée en 2 entités séparées: la Poste Maroc et Maroc Télécom, cette dernière devient une société anonyme indépendante appartenant à 100% à l’Etat marocain.
§ En décembre 1999, acquisition de 80% du capital de Casanet, l’un des premiers fournisseurs d’accès à Internet au Maroc, qui a créé en 1995 le site Menara.
§ Le 20 février 2001, Vivendi a acquis 35% du capital de IAM, en obtenant l’appel d’offres international relatif à sa privatisation.
§ Avril 2001: Suite à l’appel d’offres international lancé par le gouvernement mauritanien, Maroc Télécom a acquis 54% du capital du groupe Mauritel, l’opérateur historique mauritanien, né en 1999.
§ Le 17 octobre 2001, Casanet est devenue une filiale à 100% de Maroc Télécom.
§ Décembre 2003, multiplication par 3 du chiffre d’affaires annuel de Casanet. Son activité est centrée sur des offres entreprises et la gestion de portails, dont le portail Menara.
§ Novembre 2004: Vivendi augmente sa participation à 51% du capital de IAM.
§ Décembre 2004: Maroc Télécom introduit une partie de son capital à la BVC de Casablanca et à la Bourse de Paris.
§ Décembre 2007: au terme d’un programme d’échange d’actions entre royaume du Maroc par l’intermédiaire de la Caisse de Dépôt et de Gestion ( CDG) du Maroc et Vivendi. ce dernier acquière 2% supplémentaires, ce qui porte ainsi sa participation à 53% du capital contre 30% pour la CDG. les 17 % étant détenu par le public coté en bourse de Bourse de Paris et de Bourse de Casablanca (2e place boursière d’ Afrique).

2) Activités

Les chiffres consolidés à la fin juin 2008 comprenant les marchés du Maroc, France, Belgique, Mauritanie, Burkina Faso et Gabon.

§ Téléphonie mobile: 16,71 millions de clients.
§ Téléphonie fixe: 1,736 millions de clients.
§ Internet: 560 000 clients.

3) Filiales et participations

§ Mauritel (52 %) – Mauritanie
§ Onatel (51%) – Burkina Faso
§ Gabon Télécom (51%) – Gabon
§ Mobisud ( MVNO) (66% et 16% détenu par SFR) – France, Belgique
§ SOTELMA – Mali
§ Médi1Sat (télévision) (39%) – Maroc
§ Casanet ( FAI) (100%) – Maroc
§ Menara Portail FAI (100%) – Maroc

4) Indicateurs d’activités

En 2008, Maroc Télécom a annoncé des bénéfices record en progression de 19,6% pour un chiffre d’affaires de 2,5 milliards d’euros. Bien que son chiffre d’affaires ne constitue que 10% de celui de sa maison mère Vivendi, les bénéfices représentent eux 25% du total, la rentabilité elle se situe à 44% ce qui a fait dire qu’elle défiait les lois de la pesanteur.

5) Concurrence

Avec plus de 22,615 milliards de Dhs de chiffres d’affaires en 2006, Maroc Télécom est le leader historique sur le marché des télécommunications au Maroc avec plus de 60% de part de marché dans la téléphonie mobile, et près de 90% de part de marché en ce qui concerne la téléphonie fixe et l’Internet. Il partage le marché marocain, avec 2 autres opérateurs: Meditelecom et Wana Corporate.

II.2.2. Meditelecom

Meditelecom ou Meditel est le premier opérateur de téléphonie privée au Maroc. Médi Telecom s’est vu octroyer en août 1999 la deuxième licence GSM au terme d’un concours officiel de mise en candidature de sept compagnies de télécommunications.

1) Historique

§ Meditelecom fut créée en 1999 conjointement par Telefónica et Portugal Telecom qui en détenaient 32,18% chacun.
§ En septembre 2009, les groupes marocain Finance Com et CDG rachètent les parts de Telefónica et Portugal Telecom.

2) Actionnariat

Le capital est composé de: Fipar Holding: 49,77 %, Finance Com: 37,18 %, RMA Watanya: 13,06%

3) Indicateurs d’activité

§ Parc clients Mobile (au 30 juin 2009): 8,634 millions (+21,9%)
§ Chiffre d’affaires 2008: 5,2 milliards de MAD
§ Résultat net 2008: 457 millions de MAD.

4) Réseaux de distributeurs

Meditelecom possède un modèle de distribution externalisé. Elle a ainsi confié l’intégralité de sa distribution grand public à un réseau de distributeurs dont: AVEPHONE, First Telecom, BestMark, Mobil om, Mobile Phone, IlaïCom.

II.2.3. Wana Corporate

Wana (anciennement Maroc Connect) est depuis le premier janvier 2007 un opérateur de télécommunications global. Filiale du Groupe ONA, Wana est le troisième opérateur de téléphonie du Maroc. Elle commercialise ses produits sous la marque Bayn avec trois déclinaisons: Bayn Familial, Bayn Personnel et Bayn Internet.

1) Historique

§ 1999: Création de Maroc Connect en tant que deuxième Fournisseur d’accès à Internet au Maroc en partenariat avec Wanadoo.
§ 2000: Maroc connect est le premier fournisseur en Afrique du nord à lancer des solutions d’entreprise basés sur la technologie IP MPLS, il acquiert 80% du marché.
§ 2004: Attijariwafa Bank et la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) entrent dans le tour de table de Maroc Connect suite au désengagement de France Télécom.
§ 2005: Le Groupe ONA, 1er Groupe privé Marocain, est devenu l’actionnaire de référence de Maroc Connect, par ailleurs un partenariat stratégique a été conclu avec l’ Office National d’Electricité dont le réseau de fibres optiques couvre la totalité du Maroc avec un accès direct sur l’Europe via l’Espagne.
§ 2006: Maroc Connect acquiert une licence mobile 3G CDMA en juillet 2006.
§ 2007: Maroc Connect devient Wana, troisième opérateur à devenir global après Maroc Telecom et Meditelecom.
§ 2008: Wana devient un opérateur avec plus de 1 000 000 de clients en mobilité restreinte CDMA.
§ 2009: Wana obtient la 3ème licence 2G (GSM) devenant ainsi un opérateur de télécommunications global. L’opérateur koweïtien Zain acquiert 31% du capital de Wana.
§ 2010: Wana lance l’offre GSM INWI et devient le troisième opérateur mobile au Maroc.

2) Activités

§ Téléphonie fixe (mobilité restreinte CDMA), ce type de fixe (considéré comme tel par l’ANRT) ne dépasse pas un périmètre de 35 km dans la zone d’activation, mais l’envoi et la réception des SMS sont assurés.
§ Téléphonie mobile ( CDMA) avec un prix de 3 dh/min pour tous les opérateurs
§ Internet (Technologie CDMA), la connexion a trois types: le « Huawei EC325 » avec un débit limité à 24 ko/s (128 kpbs) dans les meilleures conditions, le « LG ldu 800 » avec un débit limité à 120 ko/s (1028 kpbs) dans les meilleures conditions, le « LG ldu 1900 » pas d’informations disponibles.
§ Bladibox (Service de voIP) (disponible pour les marocains à l’étranger)
§ WanaOne (Double Play) (pour les entreprises).

II.3. Services offerts par les principaux opérateurs
II.3.1. Téléphonie mobile

Au terme de l’année 2009, le parc des abonnés mobile a enregistré une croissance annuelle de 10,94% en atteignant 25 310 761 abonnés contre 22.815 694 abonnés une année auparavant. Comme pour l’année 2008, le taux de croissance trimestriel des abonnés du mobile a enregistré des évolutions moyennes tout au long de l’année mais avec des ampleurs différentes d’un trimestre à l’autre. En effet, le troisième trimestre de l’année écoulée a connu la plus grande hausse avec un taux de croissance trimestrielle de 6,56% suivi du premier trimestre avec 3,07% de croissance.

Cette performance du segment de la téléphonie mobile s’est répercutée positivement sur le taux de pénétration qui a gagné plus de 7 points en une année en affichant 81,18% à fin décembre 2009 contre 73,98% en 2008.

Figure 6: Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration du Mobile au Maroc (2004-2009).

Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration du Mobile au Maroc

Source: ANRT Maroc

En termes de part de marché, l’opérateur historique détient la plus grande part du parc mobile avec 60,34% du marché et 37,27% pour son concurrent Medi Telecom alors que Wana Corporate détient désormais 2,39% du marché. Ces parts étaient de 63,36%, 34,73% et 1,91% pour les trois opérateurs respectivement une année auparavant.

En ce qui concerne la répartition des clients du mobile par type d’abonnement, on constate qu’il n’y a aucun changement dans la structure du marché par rapport à l’année dernière et que le prépayé prédomine toujours avec une part de 96% (95,96% à fin décembre 2008) contre 4% pour le postpayé. On note également que les deux types d’abonnement ont terminé l’année avec une hausse de 11% pour le prépayé et de 9,65% pour le postpayé par rapport à fin 2008.

II.3.2. Téléphonie fixe

Le marché de la téléphonie fixe a terminé l’année 2009 avec une hausse de l’ordre de 17,56% comparativement à l’année précédente. Ainsi, le parc global d’abonnés a atteint 3 516 281 au 31 décembre 2009 (contre 2 991 158 abonnés en décembre 2008).

Le taux de pénétration du fixe est de l’ordre de 11,28% à la fin de l’année 2009 contre 9,70% en 2008.

Figure 7: Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration du fixe au Maroc (2004-2009).

Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration du fixe au Maroc

Source: ANRT Maroc

En ce qui concerne les parts des différents segments du marché, on remarque que les clients résidentiels occupent la première place avec 84,49% (+2,39% par rapport à fin 2008) suivi des professionnels avec 11,01% et les publiphones avec 4,51% (12,54% et 5,35% respectivement en décembre 2008).En termes de part de marché, l’opérateur Wana Corporate détient 64,60% du marché suivi d’IAM avec 35,10% et Medi Telecom avec 0,30%.

II.3.3. Publiphones 8(*)

Au 31 décembre 2009, le marché des publiphones a connu une baisse de 1,59% par rapport à fin 2008. Ainsi, le parc global des publiphones a atteint 172 101 à fin décembre 2009 (contre 174 890 à fin 2008).

Figure 8: Evolution du parc des publiphones au Maroc (2005-2009).

Evolution du parc des publiphones au Maroc

Source: ANRT Maroc

Quant aux parts de marché, IAM détient 92,05% (+0,52% qu’en 2008) du marché des publiphones à fin décembre 2009 contre 7,95% pour son concurrent Medi Telecom.

II.3.4. Internet

Le Maroc s’est relié au noeud international internet en novembre 1995 et est présent sur le web avec le domaine « .ma ».Ce domaine comprend:
§ Les organismes académiques, d’éducation, les écoles et universités sous l’extension «ac.ma » ;
§ Les organisations commerciales: « co.ma » ;
§ Les organisations gouvernementales, les ministères et les administrations: «gov.ma» ;
§ Les fournisseurs d’accès Internet, de services et les cybercafés: «net.ma» ;
§ Les organismes à but non lucratif: « org.ma » ;
§ Les organismes de presse: « press.ma ».

Il ya aujourd’hui, plus de 8000 noms de domaine « .ma » et plus de 10000 domaines toutes connexions confondues. Cela favorise le développement du secteur de l’internet qui ne cesse de révéler des chiffres satisfaisants.

En effet, fin 2009, le parc total Internet9(*) a atteint 1 186 923 abonnés en réalisant une hausse de 56,70% par rapport à 2008 (757 453 abonnés).

Figure 9: Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration des l’internet au Maroc (2004-2009).

Evolution du parc des abonnés et du taux de pénétration des l'internet au Maroc

Source: ANRT Maroc

En termes de part de marché, IAM détient 53,96% du parc Internet suivi de Wana Corporate avec 32,87% et de Medi Telecom avec 12,94%.
Le parc des abonnés Internet bas débit, en comptabilisant les utilisateurs de l’option d’accès Internet « sans abonnement »3 a atteint 4 019 abonnés en décembre 2009 soit un recul de 26,32% par rapport à fin 2008.

Le nombre d’abonnés Internet ADSL a enregistré un recul de 1,70% au cours de l’année 2009 (1,34% de croissance en 2008 et 21,9% de croissance en 2007), en passant de 482 791 abonnés en décembre 2008 à 474 561 abonnés en 2009.
Le parc des abonnés à l’Internet 3G a connu une croissance soutenue durant l’année écoulée en passant de 268 131 à 707 137 abonnés soit une hausse annuelle de plus de 163,73%.
La répartition des abonnés par mode d’accès donne l’avantage à l’accès Internet 3G qui représente 59,58% du parc global Internet suivi de l’ADSL avec 39,98%.

II.4. Le secteur offshore

Le domaine du offshore est très prisé partout du fait de la grande compétitivité en matière de main d’oeuvre bon marché et de bonne qualité avec des compétences de très haut niveau (multilingues, capacités d’adaptation etc.).L’offshore est identifié comme une niche à très haute valeur ajoutée, que ce soit les activités de développements informatiques confiées à des sociétés marocaines ou délocalisées (offshore) programming, ou bien l’infogérance consistant à sous-traiter des systèmes d’information métier d’entreprises par un prestataire spécialisé local.

De nombreux secteurs ont été précisés comme offrant un marché potentiel important pour les activités offshore notamment les banques, les assurances et les contenus multimédias.

A cet effet, de nombreuses entreprises de calibre mondial spécialisées dans les TIC et un vivier de PME étrangères très dynamiques dans ce domaine, ont d’ores et déjà délocalisé leurs activités au Maroc. Plusieurs centres créés au Maroc permettent en effet le développement du secteur des TIC au Maroc ; il s’agit entre autres de Technopolis à Salé, du Technoparc de Casablanca, de Casa-offshore à Casablanca, Tanger-offshore à Tanger, des centres d’appels qui se trouvent dans de nombreuses villes du Royaume, etc….

Ces différents centres sont les lieux privilégiés du développement de diverses entreprises dans plusieurs domaines en général et en particulier dans celui des TIC. Ces centres contribuent à la réduction du chômage par des créations d’emplois et participe à la croissance économique du pays.

En guise d’exemple, selon un bilan en 2006, cinq(5) ans après la création(en 2001) de Technoparc de Casablanca, les résultats étaient satisfaisants. Ainsi, pouvons-nous constater que ce ne sont pas moins de 60 entreprises qui sont créées chaque année sur ce site. Depuis 2001, ce sont plus de 300 entreprises qui ont bénéficié des services du Technopark. Actuellement 160 entreprises sont accompagnées dont 30 ont été créées par des Marocains qui ont décidé de rentrer au bercail. Sur un autre registre, le Technopark a permis la création de 1200 emplois qualifiés sur une période de cinq ans. Actuellement, plus de 900 cadres et ingénieurs travaillent au sein de ces différentes entreprises. Enfin, la contribution à l’économie du pays devient de plus en plus importante. En 2005, ces entreprises ont généré plus de 500 millions de DH de chiffre d’affaires, ce qui représente près de 10% du secteur des TI (à l’exclusion des télécommunications).

Encore faut-il le signaler, le nombre des centres d’appel installés au Maroc a atteint 180 Centres en 2006 en assurant un chiffre d’affaires du Maroc de 350 Millions d’euros. Ces chiffres expliquent l’impact très positif ressenti au niveau sur l’emploi (25000 postes en 2006), malgré que l’essentiel de l’activité des centres d’appel soit essentiellement orienté vers la France et l’Espagne.

II.4.1. Les cybercafés

Plusieurs facteurs permettent d’expliquer la croissance du nombre des utilisateurs d’Internet. Il s’agit entre autres l’augmentation spectaculaire du nombre des cybercafés qui a dépassé les 7664 cybers en Juin 2007 (83% des accès se font dans ces espaces) avec des tarifs variant entre 3 et 5 MAD/h.

II.4.2. Télé-services

Le développement des e-services, notamment ceux liés au e-gouvernement tels que définis par la stratégie «Maroc Numeric 2013», aux services de banque en ligne et au e-Learning grâce aux programmes de généralisation des technologies de l’information dans l’enseignement (GENIE, …), peut représenter de réelles potentialités de croissance du marché durant la période à venir.

Le Maroc connaît ainsi ces dernières années le développement de plusieurs services électroniques mais nous nous limiterons à citer quelques uns.

1) E-Learning

Le e-Learning est un concept de formation en ligne basé sur du contenu multimédia. Les supports multimédia utilisés peuvent combiner du texte, des graphismes en 2 ou 3 dimensions, du son, de l’image, de l’animation et même de la vidéo. Ces supports permettent de révolutionner l’approche pédagogique, d’employer des méthodes plus ludiques où l’interactivité joue un grand rôle, de diversifier les outils employés, de s’adapter davantage au processus d’apprentissage de l’apprenant, qui devient le pilote de sa formation. Ce dernier pourra se former à son rythme en fonction de ses besoins et de ses disponibilités, ce qui est particulièrement important à une époque où la formation se décline tout au long d’une vie.

Le concept de E-Learning englobe trois éléments:
§ Du contenu pédagogique multimedia (textes, images, animations, son, vidéos) disponible sur Intranet ou Extranet ou Internet ou CD-ROM,
§ Un système de tutorat synchrone ou asynchrone,
§ Un outil de gestion et de suivi de la formation (LMS: Learning Management System).

L’adoption du e-learning par les entreprises est assez récente et s’est développée rapidement à partir de 1999. Seulement 6.8 % des entreprises utilisaient cette technique de formation avant 1998 et elles sont 65 % à l’avoir introduite depuis l’an 2000. Aujourd’hui dans les pays développés, le e-learning représente plus de 60 % du budget formation des entreprises contre moins de 10 % pour les pays en voie de développement.

Le e-learning au Maroc est un outil permettant de mettre à niveau la population et réduire le taux d’analphabétisme. Pour les entreprises qui adoptent le e-learning, cela leur permettra de réaliser des innovations technologiques, de développer un plus fort potentiel de compétences et d’améliorer le rendement de l’entreprise.

2) E-Gov

Le programme e-Gouvernement a pour but d’améliorer le processus de traitement de l’information effectué par l’Administration et la mise en ligne de ses services au profit de l’entreprise et du citoyen. L’objectif recherché est de réduire les coûts supportés par le contribuable, d’améliorer la qualité du service rendu et de diminuer les délais de traitement.

Quand bien même le E-gouvernement se développe de plus en plus au Maroc (inscrit dans le plan Maroc Numeric 2013), des efforts restent encore à consentir ; en effet, dans son indice “2010 UN Global E-Government readiness survey”, l’ONU évalue le degré d’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) par les administrations publiques de manière à améliorer leurs prestations de services. Cet indice a classé le Maroc 126ème sur 192 pays, derrière Tunisie (66ème), Oman (82ème), l’Égypte (86ème), le Liban (93ème) et la Libye (114ème).

Quelques indicateurs de performance E-gov sont présentés dans le tableau suivant:

quelques indicateurs de performance E-GOV
Tableau 10: quelques indicateurs de performance E-GOV.

3) E-Commerce

Le commerce électronique ou vente en ligne, désigne l’échange de biens et de services entre deux entités sur les réseaux informatiques notamment internet.

D’après Maroc telecommerce.com, le montant total des paiements effectués auprès des e-marchands affiliés à Maroc Telecommerce et proposant majoritairement (plus de 99%) le paiement par carte bancaire a dépassé 52,9 millions de DH au 1er Trimestre 2010. Ce montant constitue une progression de 25% par rapport au 4ème Trimestre 2009 et la moitié du montant réalisé en 2009 (107 millions de DH). Le nombre de transactions en ligne progresse également pour dépasser les 59 mille transactions en trois mois. Ce nombre constitue une progression de 31% par rapport au 4ème Trimestre 2009 et plus de la moitié du nombre de transactions réalisé en 2009 (107 mille) .Le panier moyen s’établit pour sa part au dessus de 1000 Dhs pour les paiements par carte bancaire, en baisse de 11 % par rapport au dernier trimestre 2009 (plus de 1100 DH).

II. Etat de lieux des TIC au Maroc
Partie I: Approche théorique
Chap. III: les TIC au Maroc

Lire le mémoire complet ==> (L’impact des TIC sur le tissu productif des biens et services)
Projet de Fin d’Etudes – Option : Statistique
Haut Commissariat au Plan – Institut National de Statistique et d’Economie Appliquee